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CIRCUIT DE CONTROLE POUR SELECTION ELECTRIQUE
Cette invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux circuits de contrôle pour sélection électrique, et plus particulièrement à des circuits pour le contrôle d'opérations sélectives numériques pour la commande de commutateurs sélecteurs, tels que ceux utilisés dans les systèmes pour bureaux centraux téléphoniques.
La présente invention constitue un perfectionnement apportés aux circuits décrits dans notre brevet déposé le 13 avril 1946 sous le titre : "Perfectionnements aux systèmes de commutation automatique en téléphonie" et elle est décrite ci- après en se référant aux figures 1 et 2 dès dessins joints, les- quels montrent schématiquement les parties principales de deux formes de réalisation données à titre d'exemples.
Dans le système téléphonique automatique envisagé les stations d'abonnés appelant et appelé 1 et 2 (figure 1) peuvent être interconnectées par des moyens comprenant une série de
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commutateurs sélecteurs tels que 3 et 4. L'opération numérique des sélecteurs est contrôlée par les envoyeurs d'impulsions ordinaires placés à la station de l'abonné appelant, ou par tout autre dispo- sitif indicateur de chiffres à travers un enregistreur placé au bureau central. La station appelante 1 est connectée aux balais d'un sélecteur 3 par des commutateurs non numériques, non montrés, et un circuit de connexion 6, et l'enregistreur est relié au circuit de connexion 6 au moyen de dispositifs commutateurs 5.
Les commutateurs sélecteurs sont du type ordinaire com- prenant un banc de bornes desservi par un ensemble de balais. Sur le dessin, trois balais sont montrés pour le sélecteur 3, bien qu'il puisse y avoir un plus grand nombre de balais. Ceux-ci sont déplacés sur les bornes quand un électro-aimant P est excité, et sont arrêtés sur l'ensemble de bornes voulu quand cet électro-aimant est déexcité.
L'enregistreur comprend une série de commutateurs succes- sivement actionnés par le dispositif d'appel en concordance aveo les chiffres successifs du numéro appelé et qui est marqué au disque par l'abonné appelant. Un balai et un ensemble de bornes d'un de ces commutateurs de l'enregistreur sont montrés sur la figure 1. C'est le commutateur d'enregistreur qui répond au chiffre destiné au sélec- teur 3. Quand le balai RB s'avance vers une de ses dix bornes sui- vant la manoeuvre du dispositif d'appel de la station 1, le relais de démarrage RSR de l'enregistreur est excité de la manière habituel- le, et un circuit est fermé à travers la terre, l'armature et le contact de repos d'un relais VR, l'armature de droite et le contact de travail deRSR, l'enroulement du relais AR du sélecteur, la bat- terie et la terre.
Le relais AR s'excite, éloignant la terre du balai d'essai T du sélecteur 3, et fermant un circuit de commande pour l'électro-aimant moteur P en parallèle avec son enroulement.
Le sélecteur commence sa recherche pour une borne qui a le même potentiel que celui appliqué à la borne sur laquelle le balai RB de l'enregistreur est arrêté.
Avant que le relais AR ne s'excite, la terre de l'armature
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est reliée à travers les résistances R6 et R5 d'un réseau B en forme de pont de Wheatstone prévu dans l'enregistreur, et en mul- tiple avec les résistances R1 et le redresseur S4, au balai RB et de là au p8le négatif de la batterie et à la terre. Cela rend la partie de gauche du réseau B négative par rapport à la partie de droite de ce réseau, et par conséquent la grille d'un tube V1 est négative par rapport à sa cathode qui est reliée à la partie de droite du réseau B. Cela est le cas quand le balai RB repose sur l'une des cinq premières bornes qui sont reliées au pôle négatif de la batterie.
Quand le balai passe sur le deuxième groupe de cinq bornes de l'enregistreur, il est relié au pôle positif de la batterie à travers les résistances R5 et R6 en dérivation sur la résistance R1 et le redresseur S2, vers la terre du contact de repos du relais AR. Dans ce cas aussi, la partie de gauche da réseau en forme de pont est négative par rapport à la partie de droite.
A mesure que les balais du sélecteur 3 s'avancent et que le balai d'essai T parcourt les bornes successives, le courant passe du balai RB de l'enregistreur vers le balai T du sélecteur, relative ou vice-versa suivant la polarité/des bornes de ces appareils.
Cependant la partie de gauche du réseau B, et par suite la grille du tube VI. reste toujours à un potentiel appréciable négatif par rapport à la partie de droite du réseau et à la cathode de Vl, jus- qu'à ce que le même potentiel soit appliqué aux deux balais.
Quand le relais RSR est excité, une batterie à haute tension HTB est connectée à travers l'armature de gauche au tra- vail de ce relais et une résistance R2 à l'anode du tube à vide Vl.
Cette batterie est aussi connectée à travers un condensateur C1 à la grille d'un deuxième tube à vide V2, mais cette grille est main- tenue négative par une connexion avec une batterie à travers une résistance R3.
Quand le balai T du séleoteur atteint une borne ayant un potentiel de même valeur et de même signe que celui de la borne sur laquelle le balai RB est arrêté, alors approximativement le
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même -.potentiel est appliqué à la cathode et à la grille du tube V1.
La courbe caractéristique du tube Vl est telle que ce tube devient conducteur et ferme le circuit d'anode dans les conditions présentes.
Quand cela a lieu, le potentiel au condensateur Cl est suffisamment réduit pour amener la grille du deuxième tube V2 à une valeur posi- tive, ou à une valeur telle que le tube V2 devient aussi conducteur et actionne le relais VR à grande vitesse. Ce relais ouvre le cir- cuit de l'électro-aimant du sélecteur qui s'arrête.
Le circuit d'anode du tube V1 peut être tracé comme suit: batterie à haute tension HTB, contact de travail de RSR, résistance R2, anode de V1, cathode de V1, partie positive du redresseur en pont avec les résistances R5 et R6 en multiple, balais RB et T res- pectivement, et pôle négatif ou positif de la batterie mise à la terre. Une petite quantité du courant passe à travers R1 puis en multiple à travers les redresseurs S2 et S4 vers les balais RB et T.
Cependant puisque R1 est shunté par R5 et R6, du courant insuffisant passe à travers ce chemin pour rendre la grille de contrôle de V1 suffisamment négative et arrêter l'émission dans le cas où des tubes à vide poussé sont utilisés. De préférence des tubes à gaz sont utilisés dans ce circuit, car une fois que ces tubes sont mis en action, le retour ae la grille à un potentiel négatif n'arrête pas et même ne diminue pas l'émission, et de cette manière le relais VR est toujours assuré de recevoir un courant suffisant pour fonc- tionner.
Les résistances R1 à R6 sont suffisamment grandes pour que le courant ne soit pas trop élevé sur le conducteur d'essai pen- aant l'opération de recherche pour produire des interférences.
Quand la batterie à haute tension est connectée au con- tact de travail du relais RSR, le circuit en pont doit être maintenu continuellement fermé de manière que la partie de gauche de ce cir- cuit reste toujours négative par rapport à sa partie de droite jus- qu'à ce que les balais RB et T aient des potentiels de même valeur et de même signe. Cela est réalisé sur le côté sélecteur du pont
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en appliquant la terre d'abord sur le contact de repos du relais AR, puis à travers la résistance R4. Le chemin vers le pont ne sera jamais ouvert quand le balai T passe d'une borne à la borne suivante. Ainsi que cela est expliqué dans notre brevet du 13 Avril 1946, les balais du sélecteur sont ordinairement mis en ac- tion avant que les balais EB de l'enregistreur ne soient au repos.
Pour éviter une mauvaise manoeuvre, le balai de l'enregistreur est assez large pour recouvrir des bornes adjacentes, et il doit tou- jours être en avance d'un ou deux pas par rapport au balai T du sélecteur. Le sélecteur fonctionne avec une vitesse de six à dix fois celle de l'enregistreur. Evidemment dans le sélecteur le recouvrement 'de deux bornes par le balai n'est pas possible, car les bornes d'essai sont multipliées et un faux essai aurait lieu si le balai faisait contact avec une borne tandis qu'il est encore en contact avec la borne réceptrice. La mise à la terre du conduc- teur d'essai à travers la résistance R4 compense cette action.
La cathode du tube V1 doit toujours être libre d'une mise à la terre. Cela peut être assuré en utilisant des cathodes flottantes ou chauffées indirectement, ou bien encore en chauffant les cathodes-filaments de chaque tube à travers un petit transfor- mateur individuel T, ainsi que cela est représenté. Les circuits primaires de chaque transformateur de tube T sont connectés avec une source d'énergie de 60 cycles à travers les contacts de travail d'un relais SR qui fonctionne quand l'enregistreur est choisi pour une connexion avec le circuit 6. Cela élimine tout retard dans le chauffage du filament. Les filaments peuvent être chauffés au moyen d'une source à courant continu en insérant des redresseurs dans les circuits secondaires des transformateurs individuels T, ou en prévoyant des batteries individuelles.
Cette méthode de chauffage des filaments peut tre recommandable pour de petites installations où de l'énergie à courant alternatif n'est pas pos- sible.
On peut noter que quand les balais du séleoteur et de
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l'enregistreur restent sur le potentiel négatif le plus haut, dans le cas présent 20 volts, alors le potentiel effectif de la batterie HTB à haute tension est accru. D'autre part, quand les balais res- tent sur le potentiel positif le plus élevé, alors le potentiel ef- fectif de HTB est réduit. Evidemment la batterie HTB doit compenser cette chute.
Dans l'arrangement montré figure 2, deux paires de redres- seurs SI, S2 et S3, S4 sont utilisées. Chaque paire est polarisée en opposition et les paires de redresseurs prévoient des chemins pa- rallèles alternés entre le balai RB de l'enregistreur et le balai T du sélecteur. La grille de la triode V1 est connectée à un chemin entre les aeux redresseurs et la cathode avec l'autre chemin, aussi entre les deux redresseurs. Ceux-ci sont polarisés de manière que quand un courant quelconque passe d'un balai à l'autre, la grille du tube V1 sera toujours négative et la cathode de ce tube sera toujours positive. Seulement quand les balais RB et T ont la même polarité et sont au même potentiel, la cathode et la grille du tube V1 ont la même tension et provoquent le fonctionnement du deuxième tube V2.
A tous les autres points de vue les circuits des figures 1 et 2 sont identiques.
Puisque les redresseurs ont une résistance très élevée pour les courants passant dans une certaine direction, le seul cou- rant appréciable qui a lieu pendant la recherche passe à travers la haute résistance R4 vers la terre. Cela évitera encore le phénomène d'interférence. Si le courant à travers le conducteur d'essai vers R4 est trouvé préjudiciable, il peut être complètement éliminé en reliant la résistance R4 au balai T non à l'enregistreur mais au sélecteur. Cela est indiqué en lignes pointillées.
Tandis que dans la figure 1 les bornes sont montrées comme séparées par des tensions de quatre volts, le circuit de la figure 1, aussi bien que celui de la figure 2, opèrera pour des différences de deux volts ou naturellement pour des différences plus grandes que quatre volts.
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Si le redresseur S4 est shunté par une résistance, alors le tube Vl peut être utilisé pour actionner le relais VR directe- ment plutôt que par l'intermédiaire d'un deuxième tube V2. Cet ar- rangement peut offrir l'inconvénient que quand un courant apprécia- ble passera à travers cette résistance shunt, quand RB est positif par rapport à T, un phénomène d'interférence préjudiciable pourra se produire.
Puisque le potentiel de la grille ne change pas par rapport à la cathode quand Vl émet le courant entier, les deux tubes Vl et V2 peuvent être des tubes à vide poussé, Cependant des triodes à gaz sont préférables surtout pour le tube V2.