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" "SYSTEMES D'ENTRAINEMENT AUTO-REGLABLES"
Dans certains cas d'entraînement, il est désirable de réaliser un réglage automatique du moteur en vue d'obtenir une allure déterminée de ses caractéristiques. On connait de nombreux systèmes de ce genre,, et le problème a été en particulier résolu par l'emploi de machines à courant continu, mais cette -solution exige des machines spéciales qui sont relativement coûteuses,
La présente invention, système Galzin, Letrilliart et Delastre, permet de résoudre ce problème à l'aide de machines à
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courant alternatif de construction normale, n'exigeant qu'un seul réglage effectué par des moyens très simples et robustes et destiné à modifier une grandeur quelconque, par exemple la puissance, tandis que la grandeur réglée, par exemple le couple,
varie automatiquement suivant une loi désirée, en fonction d'un ou de plusieurs paramètres, par exemple de la vitesse.
Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu par l'alimentation du moteur d'entraînement à l'aide d'une généra- trice qui lui fournit du courant alternatif, la loi désirée ùe variation de la grandeur réglée résultant notamment des varia- tions automatiques de la fréquence, de la tension et des glis- sements des deux machines dont les caractéristiques sont conve- nablement choisies à ceteffet.
L'application de ce système permet notamment de réaliser le fonctionnement du moteur à une puissance constante, ou bien à une intensité constante ; on peut également réaliser un régime intermédiaire de fonctionnement, ou bien encore obtenir d'autres lois de variation de diverses grandeurs.
Pour illustrer l'invention, on en décrira, , titre d'exemple, une application particulière où il s'agit de réaliser la puissance constante du moteur pour une certaine gamme de vitesses; la valeur de cette puissance constante doit pouvoir être modifiée ::, volonté.
Le travail de métaux, tel que le laminage de fils ou de tôles fines, doit être accompagné de l'enroulement de ces pro- duits de laminage sur des bobines à diamètre variable. Cette opération exige d'une part, le synchronisme entre les laminoirs et les dites bobines d'enroulement; d'autre part, il faut que la tension du fil reste constante ou tout au moins, qu'elle ne dépasse pas une valeur déterminée, quelle que soit la vitesse.
Ces conditions doivent être réalisées par le moteur qui entraîne la bobine réceptrice.
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Le dessin annexé représente schématiquement quelques formes de réalisation de l'invention applicables dans ce cas particulier.
Sur la figure 1, l'alternateur i est entraîné à une vitesse proportionnelle à celle du laminoir 2 débitant dans le sens de la flèche le fil 3 qui s'enroule sur la bobine 4.
Cette bobine est entraînée par le moteur 5, qui est alimenté par l'alternateur 1.
Si la machine 1. est un alternateur synchrone convena- blement excité par les inducteurs 6, et si la machine 5 est un moteur asynchrone à double cage ayant de préférence une caractéristique couple-vitesse "anti-décrochante", le fonction- nement de l'ensemble s'effectue de la façon suivante :
La position du rhéostat d'excitation 7 détermine le courant maximum, c'est à dire le couple maximum produit sur l'arbre du moteur. La vitesse à vide du moteur 5 (et'de la bo- bine 4) est proportionnelle à celle du laminoir.
Si la tension du fil 3 augmente pour une cause quelconque, le courant dans le moteur 5 croît, la tension aux bornes de l'alternateur 1 diminue, et le glissement du moteur en est accru: à la limite, le moteur peut même s'arrêter, mais il maintient un couple déterminé qui dépend de la position du rhéostat 7 et qui est sans dommage pour le produit laminé 3.
Dans la zône des vitesses normales de laminage, il y a intérêt à réaliser une tension déterminée F du fil, ainsi qu'une vitesse linéaire V d'enroulement, égalé à la vitesse de débit du laminoir 2 qu'on suppose constante. Si D est le - diamètre variable d'enroulement du fil sur la bobine 4, le couple 0 = F.D, et la vitesse V =#D.n, où n est le nombre de tours du moteur 5.
Lorsque 0 et V sont constants, le moteur 5 fonctionne à puissance constante. Pour réaliser cette condition, on peut donner aux caractéristiques de l'alternateur 1 et du moteur 5
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les formes représentées sur les fige 2 et 3.
Sur la fig. 2, on voit les variations de la tension U de l'alternateur 1 en fonction du courant I débité; sur la fig.
3, on a tracé, pour les différentes tensions U0U1 U2 U3, les courbes correspondantes des couples respectifs C0 C1 C2 fl3 du moteur à double cage 5 en fonction de sa vitesse n; N est la vitesse synchrone. Au fur et à Mesure que le glissement du moteur 5 augmente, le courant croissant I qu'il absorbe produit une chute de tension croissante dans l'alternateur 1, et le couple résultant varie 'd'après la courbe N D B A, tandis que la vitesse varie entre TT et N1.On voit que le tronçon B D de cette courbe du couple résultant ne s'écarte pas beaucoup de l'hyperbole H qui correspond à la puissance rigoureusement constante,
et on conçoit qu'il soit ainsi possible de choisir les caractéristiques de l'alternateur et du moteur de façon à ce que la puissance développée par le moteur 5 reste pratique- ment constante entre certaines limites de vitesse Ni et N2 qui correspondent respectivement au diamètre maximum et au diamètre minimum de la bobine 4.
La valeur de cette puissance constante (ou de la ten- sion correspondante F) peut être modifiée par le rhéostat d'ex- citation 7 qui peut constituer le seul organe de réglage du système.
Suivant une variante représentée sur la fig. 4, le moteur 5 à double cage peut être remplacé par un moteur asyn- chrone 8 à rotor bobiné avec bagues, dans le circuit duquel est inséré un dispositif 9 constitué par des résistances et réactances réglables reliées en parallèle. Cette disposition permet de régler la zône de fonctionnement à puissance cons- tante.
On peut également remplacer, suivant la fig. 5, l'al- ternateur 1 par une génératrice asynchrone 10 dont le stator 11 est excité par le réseau 12 en série avec un régulateur à
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induction 13. Le rotor de la génératrice 10 peut alors être entrainé en sens inverse du champ tournant, auquel cas la fré- quence produite n'est pas exactement proportionnelle à la vitesse de rotation, mais la caractéristique résultante du système géné- ratrice- moteur assure encore un effort et un enroulement conve- nables. Le couple maximum peut dans ce cas être modifié à volon- té par le régulateur à induction 13.
Il va de soi que les moyens décrits ci-dessus et leurs variantes peuvent être appliqués à d'autres cas d'entraînement où il s'agit de réaliser une caractéristique voulue du couple, de la vitesse, de la puissance etc, en fonction d'un ou de plu- sieurs paramètres.