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" Perfectionnements aux calandres ".
L'invention se rapporte aux calandres employées pour la fabrication de feuilles à partir d'une matière plastique ou d'une pâte, ces feuilles étant des produits finis ou semi-finis, comme par exemple dans le cas de feuilles composites en amiante ou de produits intermédiaires dans le traitement de divers produits alimentaires ou fourrages par exemple.
La calandre employée d'ordinaire à cet effet, possède deux cylindres superposés ou juxtaposés tournant en sens inverse et
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laissant entreeux un écartement réglable, l'un descylindres étantchauffé etl'autre artificiellement refroidi si c'est né- cessaire. La pâte est introduite dans le jeu entre les cylindres etelle adhère au cylindre chauffé sur lequel elle estétalée en forme de pellicule, Quand l'extrémité de cette pellicule atteint 10 jeu, on applique d'ordinaire de nouveau de la pâte pour former une autre couche etcela est répété aussi souvent qu'il est né- cessaire pour atteindre l'épaisseur désirée.
La rotation esta- lors arrêtée etla couche qui recouvre le cylindre chaud est fen- due suivant une génératrice du cylindre, de sorte que la couche peut être enlevée sous forme d'une feuille.
Cette méthode n'est pas générale et pour certaines applica- tions, elle n'est pas complètement satisfaisante.
Les dimensions des feuilles produites sont évidemment limi- tées par la circonférence du cylindre chaud et de grands cylin- dres sont non seulement encombrants, nais encore ils sont coûteux parce que dans certains cas, pour réduire l'amiante en feuilles en particulier, une surface; très dure est exigée, de sorte qu'il faut employer de l'acier fondu, durci ou moulé, Qund un '0\.;
1 cy- lindre est réforné, ce qui est nécessaire de tempsen temps, il faut éventuellement enlever la couche dure et le cylindre doit alors être rectifié, Un inconvénient observé parfois dans le cas de la fabrication de feuilles d'amiante, provient de la tempéra- ture relativementélevée à laquelle le cylindre chaud doit être porté. Cette température doit être suffisante pour évaporer le solvant du caoutchouc mélangé aux fibres d'amiante.
Le caoutchouc est mélangé avec un vuleanisateur et la chaleur nécessaire pour évaporer le solvant pendant son court passage autour du cylindre peut commencer la " cuisson " du caoutchouc et produire la vulca- nisation à un point tel, que lorsqu'une nouvelle couche de pâte est appliquée, elle ne peut pas se lier vraiment à la couche qui existe sur le cylindre. De plus, la réduction du diamètre par mou- lage affecte la longueur des feuilles, de sorte qu'elle n'est pas
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uniforme.
Suivant l'invention, on emploie en plus des deux cylindres mentionnés, au moins un cylindre supplémentaire, parallèle aux premiers, mais de sorte que l'on peut monter sur ce cylindre et le cylindre chaud, une bande sans fin, de préférence en acier, la largeur de cette bande étant substantiellement égale à la lon- gueur des cylindres. Avec ce dispositif, la bande reçoit la pâte sur sa surface externe et la, feuille est étendue sur la bande.
Entre les cylindres portant et dirigeant la bande on dispose les réchauffeurs nécessaires et ces réchauffeurs à vapeur ou électri- ques sont réglables et sont disposés de façon à assurer un accrois- sement ou une chute de température le long de la bande suivant les besoins. Le troisième cylindre peut être chaufféou non, sui- vant les cas, et on peut lui associer ou non un cylindre presseur.
En général, la bande est entraînée par friction seulement, mais dans des cas spéciaux, il peut être désirable de la munir sur les bords, de perforations dans lesquelles s'engagent des pignons de chaînes portés par les axes des cylindres, ou de commandes par engrenage, montées entre les cylindres, servant aussi si on le désire, de support à la bande.
Il est clair qu'avec ce dispositif, les dimensions des feuil- les produites dépendent de la surface de la bande sans fin et non de celle d'un cylindre, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'em- ployer de grands cylindres pour produire de grandes feuilles.
Pour des feuilles de longueurs différentes, on use de bandes dif= férentes, le troisième cylindre étant ajustable sur bâti de façon à s'adapter à la longueur de la bande. Les cylindres eux-mêmes n'exigent pas de taille spéciale et ne subissent pas un dur ef- fort. La bande relativement bon marché peut être remplacée pour un prix modéré quand c'est nécessaire.
pour faire des feuilles d'amiante, il est utile d'employer une bande d'acier très dur, aussi dur ou plus dur que l'acier employé pour les scies à ru@@n
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Suivant une variante''de l'invention, on emploie plusieurs cylindres ajoutés à la paire primitive associés à des rouleaux presseurs de sorte que l'on meut alimenter la bande de pâte en d'autres parties et aussi appliquer plusieurs couches au cours d'un seul passage de la bande comme on le décrira en détail plus loin.
La présente invention concerne également des dispositions en vue de l'amélioration du rendement, d'une simplification de la construction, d'une réduction d'encombrement et de commodité d' emploi.
Suivant l'invention, les cylindres sont disposés l'un au dessus de l'autre, de sorte que la bande passe verticalement de l'un à l'autre, ce qui diminue l'emplacement occupé sur le sol, et présente d'autres avantages accessoires; cependant certaines modifications exposées plus loin à propos de cette disposition sont applicables aussi aux machines dans lesquelles les deux cy- lindres ont leurs axes dans un même plan horizontal, ou dans un plan autre que vertical.
Dans les dessins joints, on a montré sur les figures 1 et 2, à titre de précision, un schéma représentant la section verticale de deux formes de l'appareil à calandrer connu précédemment décrit.
Dans chaque cas, il y a un cylindre chauffé A et un cylindre presseur refroidi B tournant en sens inverse l'un de l'autre avec la même vitesse périphérique, mais dans la figure 1 ces cylindres sont juxtaposés, tandis que dans la figure 2, le cylindre refroidi B estsuperposé au cylindre chaud. Le cylindre B a une liberté de mouvement limitée par rapport au cylindre A, de sorte que lorsque la pâte est introduite en C entre les surfaces des cylindres, le cylindre B peut s'opposer à la pression exercée par le levier E chargé, jusqu'à une limite réglée au moyen du volant à main D, permettant à la pâte d'être pressée à travers le jeu qui en résul- te, comme on l'a décrit précédemment.
Dans le mode de construction représenté sur la figure 2, la pression exercée par le poids du
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cylindre, est augmentée par le levier chargé E. Un volant F, per- met au cylindre presseur B, d'être écarté du cylindre A ou de la feuille si cela est nécessaire.
Les boites des coussinets du cylindre supérieur B, sont portées par l'arbre sur lequel le volant F, est monté. Cet arbre passe librement à travers la portée sur le levier dont le pivot est porté paf le châssis. Au dessous et au dessus de cette portée, il y a des écrous réglables filetés sur ledlt arbre. Si on tourne le volant F, on fait monter ou descendre l'arbre et avec lui les boites de coussinets du cylindre B suivant le mouvement du levier.
Le levier chargé E au pied de la tige sur laquelle l'autre volant D est monté, tend à maintenir la tige abaissée et constitue le moyen par lequel le cylindre B est pressé vers le bas contre le cylindre inférieur A. La partie supérieure de la tige fait prise avec l'extrémité plus étroite du levier au moyen d'une vis file- tée. Si on tourne le volant D, cela tend donc à soulever ou abais- ser ledit levier, ce qui permet un réglage précis tandis que le volant F permet un réglage semblable mais grossier.
Tous ces faits sont connus dans les calandres antérieures et l'invention ne les concerne,pas.
La figure 3 représente un mode de construction simple sui- vant l'invention.
Dans ce cas, il y a deux cylindres A et B avec un mécanisme régulateur de pression D, E, F, analogue à celui que montre la figure 2, mais la machine comporte un cylindre 'supplémentaire G, semblable au cylindre A, mû avec le cylindre A par un axe H et par un engrenage à vis sans' fin. Sur les cylindres A et G, est montrée une bande flexible sans fin J, et la pâte fournie en C est étendue sur cette bande, comme on l'a décrite précédemment.
La figure 3 est dessinée à la même échelle que les figures 1 et 2 et on peut voir que les deux cylindres relativement petits A et G avec la bande sans fin J, produisent des bandes de la même longueur que les grands cylindres A des figures 1 et 2 et occupent
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seulement à peu près la Blême surface du sol. L'économie de prix de revient est très substantielle, car les cylindres A et peu- vent être en fonte et n'exigent pas de taille.
Dans le mode de construction représenté par la figure 4, à la même échelle que la figure 3, on a ajouté aux cylindres A et G, un troisième cylindre K, placé entre les deux premiers et chacun des cylindres A, K et G est associé à un cylindre presseur B, de sorte que, en fait, la machine comporte trois jeux de ca- landres, telle que celles de la figure 3 et la pâte peut être fournie à chaque paire de rouleaux, de sorte que dans une seule course du cylindre et de la bande flexible, autour des cylindres inférieurs, trois couches de pâte peuvent être appliquées.
Dans ce cas, le volant manuel D, contrôle collectivement les pressions exercées par les trois cylindres presseurs, mais leurs distances à la bande peuvent être séparément réglées par les volants ma- nuels F, de sorte que chacun d'eux peut être levé ou abaissé in- dépendamment'des autres ou bien peut être immédiatement mis hors d'action, si on le désire, ntre les paires de cylindres, sous la partie supérieure de la bande sans fin, on peut voir des ré- chauffeurs L réglables séparément, utilisables comme on l'a dé- crit précédemment et les cylindres A. K. et G. peuvent être chauf- fés ou non suivant les exigences du travail effectué. Bien enten- du, on peut ajouter des jeux de cylindres supplémentaires, ce qui augmente le rendement de la machine.
La figure 5 représente un triple jeu, à l'échelle de la figure 2, la construction étant la même que celle représentée figure 4 et on peut voir qu'on peut obtenir une production triple avec une seule machine beaucoup moins encombrante et aussi meilleur marché que trois machines sé- parées de l'ancien modèle. A part cela, il y a une substantielle économie de main d'oeuvre parce que si l'on institue une alimen- tation automatique en pâte des trois jeux combinés, un seul homme peut servir la machine produisant la même quantité de feuilles que trois machines à deux cylindres.
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Les dispositions prises pour régler séparément ou collec- tivement les cylindres presseurs, permettent de se dispenser dans beaucoup de cas, d'une machine séparée ( ou laminoir ) dans la- quelle deux ou plusieurs feuilles produites par calandrage sont passées afin de les réunir, après qu'elles aient été enduites d' une solution de caoutchouc ou d'un autre liant. Avec la machine à jeux multiples de l'invention, la pression nécessaire peut être obtenue par un réglage approprié des divers cylindres presseurs et si le mouvement est rendu réversible, la feuille multiple peut passer en allant et en revenant si c'est nécessaire.
Il est évident que l'on peut disposer les cylindres pres- seurs où quelques-uns d'entre eux, dans des positions autres que verticalement au-dessus des cylindres de bande, mais la position verticale est généralement préférée.
Suivant une autre variante de l'invention, le nombre de points d'alimentation peut surpasser le nombre de cylindres sup- portant la bande. Dans ce but on ajoute d'autres cylindres pres- seurs, de sorte que deux dientre eux peuvent presser sur un seul cylindre porteur aux points où le sens du mouvement de la bande permet une alimentation supplémentaire ou auxquels on désire une pression additionnelle sans alimentation complémentaire.
Dans cette nouvelle disposition et comme précédemment, on munit l'appareil de systèmes séparés de réglage et d'ajustement de la pression ou de l'écartement entre les divers cylindres presseurs et la bande et aussi d'un réglage principal destiné à se superposer auxdits réglages divers.
La figure 5 est une coupe transversale verticale d'un appa- reil dans lequel les cylindres portant la bande sont placés l'un au-dessus de l'autre.
La figure 6 est une coupe analogue d'une machine du même type ayant trois alimentations et trois cylindres presseurs.
La figure 7 est une machine horizontale ayant trois alimen- tations et trois cylindres presseurs.
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Si on se reporte aux figures, a,a1 représentent les cylin- dres porteurs, b la. bande sans fin portée par les cylindres a,a1.
Les cylindres presseurs c,c1et c2; d,dl,d2 sont les points où se fait l'alinentation à l'aide de hottes ou trémies e, el, e2 respectivement; f représente la transmission de l'appareil moteur qui agit sur les cylindres a, al par vis sans fin g, et par vis sans fin et pignon h, hl. Le mouvement est transmis aussi par des roues droites i, il sur les axes des cylindres a, al aux
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pignons 1< et 11, ou k, k- *} et k2 sur les axes des cylindres pres- seurs c, c et c2 respectivement.
Un volant à main I, ou, si on le désire, un régulateur auto- matique qui le remplace, ajuste l'intervalle entre le palier des cylindres presseurs c, c1, c2 et la bande b, par l'intermédiaire des tiges m et n etleviers o, p à double bras.
La pression des cylindres presseurs contre la bande est ré-
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glabre 2. 1.'c=id.: du levier g et du poids rzobile r.
On a muni aussi l'appareil de volants à main s, s1, s2 pour des réglages individuels séparés des cylindres presseurs, ou s'il est nécessaire pour les débrayer, si l'appareil doit restér hors service pendant de longues périodes.
Le réglage individuel de la pression des cylindres pres- seurs c, cl et c2 contre la bande porteuse est obtenu par les axes desvolants s, s1 etS2 respectivement qui portent des file- L'ages commandant les boîtes à coussinets des axes des cylindres c, c1 et c2; Le réglage principal de la pression par le volant 2¯ est obtenu par vis sans fin et pignon à partir de l'arbre de la roue 1 jusqu'aux leviers o, n, p, pl par des moyeux dans lesquels les arbres des volants s, sl, s2 passent librement. Il en résulte qu'une déviation angulaire donnée aux leviers o, n, p, pl par ac- tion du volant 1 provoque un déplacement collectif des -caliers des cylindres presseurs c, c1 et c2 les rapprochant ou les éloignant de la bande porteuse.
Le chauffage de la bande b est ici obtenu par des chanbres
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de vapeur placées à proximité de la bande entre ses cylindres porteurs et le côté interne de la bande.
L'appareil ainsi construit permet d'étaler des matières sous forme de feuilles et de les soumettre à divers traitements thermiques par les réchauffeurs placés à l'intérieur de la bande, la feuille circulant une ou plusieurs fois avant de la couper pour la séparer de la bande. Il permet aussi l'addition de cou- ches successives dans l'élaboration de feuilles d'une épaisseur donnée, chaque passage, un passage partiel ou un passage répété, fournissant une longueur variable de la course de la bande avant d'en détacher la couche en la coupant.
REVENDICATIONS.
1.) Calandre pour presser en feuilles une matière plastique ou une pâte, caractérisée en ce qu'elle comprend une paire de cy- lindres, une bande sans fin agissant comme un transporteur tempo- raire, bouclée autour de l'un des deux cylindres et de l'autre cylindre parallèle, décalé par rapport à celui qui porte la bande et autour duquel la bande sans fin est aussi bouclée, la bande étant en acier ou en une autre matière à laquelle la matière plas- tique ou la pâte peut adhérer et la longueur totale de la bande étant égale à celle de la feuille à former.