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'1'µçrfeationnements aux dents rtificielles et leur fabrication. "
La présente invention est relative aux dents artificiel- les en porcelaine, et plus particulièrement aux dents destinées à .être assujetties sur leurs supports par scellement. Pour obtenir
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Uno Moillouye .rétention du scellement - rétention à laquelle s'op- pose le glaçage superficiel que présente la porcelaine après cuis- son il est possible de traiter la surface de la dent qui doit être scellée par de, l'acide fluorhydrique. Ce traitement ne déter. mine toutefois qu'un simple dépolissage de la surface de la dent, insuffisant, dans bien des cas, pour assurer un scellement assez solide pour éviter le décollement ou l'arrachement accidentel de la dent.
L'invention a pour objet un procédé qui permet d'amélio- rer très sensiblement la rétention des dents artificielles, et elle concerne également, à titre de produits industriels nouveaux, la matière première propre à la fabrication de dents artificielles déterminées, ainsi que les dents fabriquées par application dudit procédé et de .la dite' matière.
Le procédé suivant l'invention consiste essentiellement à incorporer à la porcelaine, dans la partie de la dent correspon-
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dant au scellement, de la poudre d'une variété d'alumine présen- tant une dureté au moins aussi élevée que celle de la porcelaine et une résistance à l'attaque par l'acide fluorhydrique sensi- blement supérieure à celle de la porcelaine, par exemple de la poudre d'alumine fondue naturelle ou artificielle. On obtient ainsi, après cuisson, un produit dont la surface présente, dans la partie additionnée d'alumine, une rugosité en rapport avec les dimensions des grains d'alumine utilisés et d'où résulte une faculté de rétention par scellement notablement accrue.
Il semble en outre que l'incorporation d'alumine à la porcelaine, non seulement ne diminue pas la résistance mécani- que de cette dernière mais assure une augmentation de cette résistance. En tout cas, on constate une excellente soudure des grains d'alumine avec la porcelaine, ce qui peut vraisem- blablement être expliqué par le fait que l'alumine est attaquée superficiellement à chaud par les silicates rentrant dans la composition de la porcelaine.
Pratiquement, on peut utiliser comme poudre d'alumine pour la réalisation de l'invention, des rains de corindon pas- sant par des tamis allant du n 43 (correspondant à une grosseur de grains'de 400 à 1410 au N 220 (correspondant à une gros- seur de crains de 25 à 90 ). Les meilleurs résultats semblent être obtenus au moyen de grains correspondant aux tamis allant du ? 80 au N 150, les dimensions optima pour ces grains pa- raissant se trouver entre 100 et 200 Toutefois, les grains correspondant au N 220 donnent encore une rugosité appréciable et très supérieure à celle qu'on obtient par l'attaque d'une porcelaine normale par l'acide fluorhydrique. La proportion d'alumine incorporée à la porcelaine peut'varier dans de larges limites.
Des résultats satisfaisants sont obtenus, par exemple,
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en employant des mélanges de porcelaine et d'alumine correspon- dant approximativement à un rapport volumétrique de 2 pour la porcelaine à 1 pour l'alùmine, la dose optima étant déterminée par ders essais pour chaque porcelaine.
On peut, si cela est utile, augmenter la rugosité obtenue par l'incorporation de poudre d'alumine - et par consé- quent la faculté de rétention par scellement - en traitant la surface intéressée à froid par l'acide fluorhydrique, celui-ci attaquant la porcelaine en respectant les grains d'alumine dont les arêtes vives sont alors parfaitement dénudées. On a cons- taté que même le fluorure acide d'ammonium, dont le pouvoir d"attaque sur les silicates composant la porcelaine est supé- rieur à celui de l'acide fluorhydrique, n'attaque pratiquement pas les grains de corindon incorporés à la porcelaine conformé- ment à l'invention.
Le procédé faisant l'objet de l'invention peut être appliqué dans tous les cas où il s'agit de fixer par scellement des dents ou des portions de dents artificielles, et notamment aux reconstitutions en porcelaine devant être scellées sur des dents naturelles ( couronnes, "inlays", "onlays") ; aux dents artificielles de tous types devant être soellées sur des mon- tures métalliques ou utilisées sur des prothèses en matières plastiques (caoutchouc durci, celluloïd, résines synthétiques, etc...).
Dans l'application de ce procédé aux couronnes de por- celaine et aux incrustations faites par le dentiste lui-même, on peut se contenter de garnir le moule de platine sur lequel est alors cuite la porcelaine, d'une couche mince de porcelaine additionnée de poudre d'alumine. On procède ensuite à la cuis- son de cette couche et l'on termine le travail par les méthodes
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habituelles avec de la porcelaine ordinaire. Après démoulage, la surface cuite sur le platine étant luisante, il suffit de la traiter à froid à l'acide fluorhydrique pour dénuder les grains d'alumine et obtenir la rugosité favorable au scellement.
Dans l'application de l'invention aux dents artificiel- les fabriquées industriellement, plusieurs méthodes peuvent être envisagées.
Une première méthode peut consister, lors du moulage de la dent, .à garnir de poudre propre à la production de porce- laine, additionnée de poudre d'alumine, les parties du moule correspondant aux surfaces qui devront être rugueuses sur la dent terminée, le remplissage du reste du moule étant effectué avec de la porcelaine normale. Le traitement par l'acide fluor- hydrique peut être fait soit par le fabricant, soit par le dentiste lui-même.
Suivant une seconde méthode, plus spécialement ap- plicable aux dents dites "diatoriques" on peut, après sécha- ge et démoulage de la dent, mais avant cuisson, enduire au pinceau les surfaces à rendre rugueuses avec un lait clair de porcelaine additionnée de poudre d'alumine, après quoi on pro- cède à la cuisson.
Une variante de cette méthode peut consister à enduire de colle ou de vernis, additionnés ou non de porcelaine, les parties de la dent crue à rendre rugueuse, puis à les saupoudrer d'alumine, les grains d'alumine se trouvant alors soudés à la surface au moment de la vitrification de la porcelaine à la cuisson.
On peut aussi appliquer l'invention à des dents du type "diatorique" déjà cuites, en badigeonnant au pinceau les par- ties voulues de la dent avec un lait de porcelaine additionnée
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dtalumine et présentant un point de fusion légèrement inférieur à celui de la porcelaine de la dent, la dent étant ensuite sou- mise à une seconde cuisson à une température assez .élevée pour produire à la fusion de la porcelaine du badigeon mais insuf- fisante pour provoquer la fusion de:la dent.
L'invention a également pour objet une matière pre- mière propre à la fabrication des dents artificielles du type considérée cette matière étant formée d'un mélange d'une pou- dre de composition utilisée habituellement pour la fabrication de telles dents artificielles, par exemple de poudre obtenue par broyage de porcelaine précédemment cuite, et de poudre d'a- lumine possédant la grosseur de grain et les caractéristiques définies plus haut.
Dans tous les cas, l'application de l'invention per. met d'obtenir pour les dents une solidité de scellement tout à fait remarquable. C'est ainsi qu'on a constaté que des dents plates, même privées de leurs crampons habituels, sont effica- cement retenues par le caoutchouc durci'dont elles paraissent inarrachables. Un tel résultat permet d'envisager la fabrica- tion de dents de ce type sans crampons, la surface plate de la dent pouvant être éventuellement augmentée par des cannelures faciles à obtenir par moulage.
On réalise ainsi en même temps qu'une simplification notable dans les opérations de fabrica- tion et d'ajustage des dents artificielles, un encombrement pratiquement nul des organes d'assemblage ; on a en outre la possibilité de réduire au minimum l'épaisseur tant de la porce- laine que de la monture en matière'plastique, ce qui assure, au total, une diminution sensible de prix de revient et du poids des appareils.
Un autre résultat avantageux procuré par l'invention
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réside en ce que le retrait des matières plastiques ( et en particulier de la vulcanite) ne se produit pratiquement plus au niveau de la porcelaine rurueuse, la matière plastique res- tant étroitement liée à celle-ci. Pour les dents diatoriques, en particulier, où ce retrait, peu apparent de l'extérieur, est cependant important et crée des vides se prêtant à des infiltra- tions et rétentions de substances putrescibles, le progrès qui en découle est important au point de vue hygiénique.
En outre dans la fabrication de ce dernier type de dents, la solidité du scellement obtenu grâce à l'invention est susceptible de rendre inutile le travail de retouche que l'on fait subir à ces dents après démoulage et avant cuisson, en vue de rendre retentit le trou central. Indépendamment de la simplification et de l'économie résultant de cette suppression, les dents diatoriques deviendront de ce fait interchangeables - notamment dans le cas où l'incorporation d'alumine aura été faîte au cours du moulage -,le la dent-, ce qui rendra possible leur utilisation par scellement sur des prothèses métalliques ou desbridges.
L'intérêt d'utiliser de la poudre d'alumine pour in- corporer à la surface de la dent qui doit être fixée par scelle- ment, tient à la fois à la dureté présentée par cette substance et à sa réfractairité qui, ainsi qu'on le sait, est plus élevée que celle de la porcelaine. Ces propriétés physiques permettent aux crains d'alumine de subsister comme tels après la cuisson qui suit leur application, tout en présentant une résistance mécanique suffisamment élevée pour assurer une rugosité persis- tante de la surface de scellement. Il résulte de cela qu'on peut., sans sortir du cadre de la présente invention, substituer à l'alumine dans les différents modes d'application de cette
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invention, toute matière présentant des propriétés analogues de dureté et de réfractairité.
Comme exemples de telles matières peuvent être citées, le quarts, la quari;ziùe, la serpentine, la silice, certains silicates, le zircone et, en général, toutes roches très dures et réfractaires.
Au dessin ci-annexé on a représenté, à titre d'ex- emples non limitatifs, deux exemples d'application de l'inven- tion :
La fig. 1 est une vue en coupe d'une dent plate a fixée sans crampons sur une prothèse en b, par exemple'en caout- chouc durci. Conformément à l'invention, la surface de scelle- ment de la dent a comporte une couche c de porcelaine addition- née de poudre d'alumine. Cette surface présente ici des canne- lures d formées par moulage et destinées à augmenter la solidité du scellement. la fig. 2 est une vue en coupe d'une dent diatorique e scellée sur une prothèse f, également en caoutchouc durci.
Une couche de porcelaine aluminéeg est iciprévue sur toute la surface de la dent destinée à être enrobée dans la masse de caoutchouc durci. Grâce à la liaison étroite entre ce dernier et la porcelaine aluminée, aucun vide ne se produit par suite du retrait du caoutchouc entre la dent et la prothèse. Comme il a été expliqué,plus haut, les évidements latéraux 1 (repré- sentés en traits mixtes) qüi sont habituellement pratiqués a- vant cuisson dans le trou central h de la dent en vue de ren- dre celui-ci rétentif, peuvent être avantageusement suppri- més.