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Nouveau dispositif de .commande de machines diverses au moyen d'un groupe du genre Léonard dont le moteur est constitué par un moteur à variation de vitesse par le champ La. présente invention a pour objet un nouveau dispositif de commande de machines les plus diverses au moyen d'un groupe du genre Léonard dans lequel on réalise les variations de vi- tesse du moteur en agissant à la fois sur la tension qui lui est appliquée par la génératrice du groupe et sur le champ du dit moteur, de façon à obtenir une gamme de vitesses extrêmement étendue, notablement plus importante que dans le cas d'emploi
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d'une simple commande Léonard.
L'invention permet de réaliser un tel dispositif de commande d'une façon particulièrement simple et d'obtenir u- ne variation aussi progressive que l'on désire pour la vites- se du moteur final. En particulier, selon l'invention, la commande des variations de vitesse se fait au moyen d'un or- gane unique d'un bout à l'autre de la gamme de vitesses, cet organe unique commandant aussi bien le rhéostat d'excitation du moteur que le rhéostat d'excitation de la génératrice du groupe Léonarde
L'invention permet également de réaliser, au moyen de cette commande unique,toute combinaison désirée des ca- ractéristiques de couple et de puissance :fonctionnement à couple constant, à puissance constante, à couple et puissance simultanément variables, ces divers modes de fonctionnement pouvant être réalisés successivement dans un ordre quelconque approprié.
L'invention vise également à obtenir, dans une com- mande par groupe Léonard du type ci-dessus indiqué, les amé- liorations déjà réalisées suiva.nt le brevet français déposé par les demandeurs le 15 Décembre 1941 pour "Perfectionnements aux moteurs électriques à courant continu à variation de vi- tesse par le champ et à, leur appareillage de commande", et en particulier les suivantes:
a) rapidité du freinage, b) indépendance de la course de l'organe commandé par rapport aux vitesses utilisées, c) précision des arrêts, d) adjonction, sur ledit organe commandé, d'un indi- cateur de course permettant de régler celle-ci par avance,
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en grandeur et en position, par rapport à un point fixe (par exemple par rapport à un outil si la machine commandée est une machine-outil), quelles que soient les conditions de fonc- tionnement utilisées.'
Ces améliorations sont réalisées, dans la commande par groupe Léonard, grâce au procédé d'arrêt qui constitue une des caractéristiques essentielles de l'invention et suivant lequel on ramène tout d'abord la vitesse du moteur quelle que soit celle-ci, aune vitesse déterminée, voisine de la plus petite vitesse réalisable avec le groupe,
au moment où se produisent la coupure de l'excitation de la génératrice et la mise en freinage de l'induit (ou au moment où se produit l'inversion de cette excitation, dans le cas où il s'agit d'une commande par groupe Léonard avec renversement de marche). suivant l'invention également, l'excitation sur la géné- ratrice et par conséquent la tension d'alimentation du moteur sont ramenées en un ou deux stades (suivant l'importance de la variation de tension employée) aux minima prévus pour le fonctionnement.
Conformément à l'invention enfin, en vue d'obtenir un groupe Léonard présentant, en même temps que les autres avan- tages ci-dessus énumérés, une montée en vitesse rapide, on applique au groupe Léonard organisé suivant les'indications précitées, les caractéristiques prévues dans la demande de brevet français déposée par les demandeurs le 1 Mai 1942 pour "Perfectionnements aux moteurs à courant continu dans le but d'obtenir une montée en vitesse rapide".
Enfin, en vue d'ajouter à ces divers avantages d'un grou- pe Léonard ainsi établi, d'autres avantages tels que : -possibilité d'obtenir, sur l'organe oommandé, de très
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faibles courses sans fatigue anormale pour le matériel électri- que et mécanique, -limitation automatique du réglage des vitesses maxima utilisables lors de l'emploi des petites vitesses, on applique à la partie électrique du groupe et à son appareil- lage de commande des dispositions analogues à celles qui ont été décrites dans la demande de brevet français sus-visée du 15 Décembre 1941.
On obtient ainsi en définitive un groupe de commande du genre Léonard présentant tout un ensemble d'avantagés très com- plet, sur les groupes Léonard actuellement utilisés pour la commande des machines les plus diverses, ce nouveau groupe, tout en conservant les qualités de souplesse de tout groupe Léonard, présentant, grâce à ces avantages, de nouvelles pos- sibilités telles par exemple que celles de permettre des mo- difications automatiques de vitesse en cours de courses de l'organe entraîné en des points prédéterminés de celle-ci, et ceci très rapidement.
Sur le dessin annexé, on a représenté schématiquement et à titre d'exemples seulement divers modes de réalisation de l'invention;
Sur ce dessin :
La. figure 1 montre le schéma. électrique d'un groupe Léonard sans inversion de marche, établi conformément à l'in- vention
La figure 2 est un schéma analogue à. la figure 1 mais se rapportant à une variante de réalisation;
La figure 5 est un schéma analogue à la figure 1 mais un peu plus détaillé et se rapporte à un groupe Léonard avec inversion du sens de marche;
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La. figure 4 est un diagramme de fonctionnement montrant les variations de l'excitation de la génératrice du groupe Léonard en fonction de la course de l'organe commandé, au mo- ment du freinage, dans un groupe Léonard suivant l'invention;
La figure 5 est un diagramme correspondant mais rela- tif aux variations de la vitesse du moteur en fonction de la course de l'organe commandé;
Les figures 6 et 7 sont des diagrammes correspondant à ceux des figures 4 et 5 mais obtenus dans le cas où on n'u- tilise pas le procédé d'arrêt qui constitue l'un des points caractéristiques de l'invention;
La figure 8 est un schéma du circuit d'excitation de la génératrice, circuit dans lequel est utilisé le dispositif qui constitue une des caractéristiques de l'invention;
La figure 9 montre, d'une façon très schématique le dis- positif électro-mécanique utilisé pour commander le dispositif d'arrêt perfectionné de la figure 8;
La figure 10 est un schéma des circuits d'excitation du moteur et de la génératrice d'un groupe Léonard établi confor- mément à l'invention, avec inversion du sens de marche;
La figure 11 est un schéma des circuits de contrôle cor- respondant au groupe Léonard représenté, en partie, sur la figure 10;
La figure 12 est un schéma des rhéostats d'excitation du moteur et de la génératrice d'un groupe Léonard conforme à l'in- vention, avec inversion du sens de marche;
La figure 13 enfin est un schéma montrant la combinaison des dispositions de la figure 1 avec des éléments de circuit ayant pour but de réaliser une montée en vitesse rapide.
Comme on le voit sur la figure 1, le groupe Léonard au-
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quel l'invention est appliquée comprend comme à l'ordinaire un moteur M alimenté par une génératrice G qui est elle-même entraînée par un moteur quelconque approprié Me (par exemple, cornue on l'a indiqué schématiquement sur la, figure 1, par un moteur triphasé), les circuits d'excitation du moteur M et de la génératrice G étant alimentée eux-mêmes par une excita- trice E montée sur le même arbre que le moteur d'entraînement Me et la génératrice G.
Dans le groupe Léonard classique, le moteur M est un simple moteur à courant continu, dans le groupe qui fait l'ob- jet de l'invention, ce moteur est un moteur à courant continu à variation de vitesse par le champ. Le moteur commandé par le groupe Léonard en question peut être à un seul sens de marche (cas des figures 1 et 2 par exemple) ou être à inversion du sens de marche (cas des figures 5 et 10 à 12).
Dans tous les cas, corformément à l'invention, le grou- pe Léonard comporte, ainsi qu'on le voit en particulier sur les figures 1 et 2 une commande unique de rhéostatd'excita- tion Rg de la génératrice G et du rhéostat d'excitation Rm du moteur M; en outre,ces rhéostats sont combinés l'un avec l'autre de manière à, réaliser, grâce à la manoeuvre de cette commande comune, une gamme de vitesses très étendue et toute succession désiree de caractéristiques de couple et de fonc- tionnement.
En ce qui concerne la gamme de vitesses, si on allie par exemple une variation de tension allant de 1 à 10 (par variation de l'excitation de la génératrice) à une variation de champ du moteur allant de 1 à 5, on obtient finalement une gamme de vitesses allant de 1 à 30 pour le moteur M. De plus, si l'on choisit convenablement le nombre de plots sur
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les deux rhéostats d'excitation Rg et Rm, on peut réaliser une variation de vitesses aussi progressive et un réglage aussi fin qu'on le désire.
Si l'on considère tout d'abord la figure 1 qui se rapporte à un groupe Léonard sans inversion du sens de mar- che, on voit que les deux rhéostats d'excitation Rg et Rm de la génératrice G et du moteur M comportent un curseur commun Cgm alimenté par un fil commun 1 venant d'un pôle de l'exci- tatrice E dont l'autre pôle est relié par un fil 2 à une des bornes des enroulements d'excitation de la génératrice G et du moteur M, soit respectivement de l'enroulement 3g et de l'enroulement 3m.
Les deux rhéostats d'excitation Rg et Rm sont combi- nés de façon à réaliser une certaine caractéristique désirée de fonctionnement, dans le cas particulier représenté, de fa- çon à obtenir un fonctionnement à couple constant dans la par. tie basse de la gamme de vitesses et un fonctionnement à puis- sance constante dans la partie haute de cette gamme de vitesses.
A cet effet, le curseur commun Cgm se déplade tout d'a- bord sur un segment continu 4Rm du rhéostat Rm, pendant qu'il se déplace sur les plots 5Rg du rhéostat Rg, puis sur les plots 7Rm du rhéostat Rm en même temps qu'il se déplace sur le seg- ment continu 6Rg du rhéostat Rg. Les segments continus 6Rg et 4Rm des deux rhéostats sont reliés respectivement par des fils 8 et 9 aux secondes bornes des enroulements d'excitation 3g et 3m de la génératrice et du moteur.
Avec cette disposition, tant que le curseur Cgm res- te sur le segment continu 4Rm du rhéostat Rm, l'excitation du moteur M reste constante et ledit moteur fonctionne par consé- quent à couple constant, la variation de vitesse étant réalisée
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par variation de la tension fournie au moteur par la généra- trice G (le curseur Cgm se déplaçant pendant ce temps sur les plots 5Rg du rhéostat d'excitation Rg); puis, lorsque ledit curseur Cgm continuant à être déplacé vers la, droite, arrive sur le segment continu 6Rg du rhéostat Rg et en même temps sur les plots 7Rm du rhéostat Rm, le moteur M fonctionne à puis- sance constante (puisque l'excitation de la génératrice G est maintenue constante), la variation de vitesse étant obtenue alors uniquement par la variation du champ dudit moteur.
Il est à noter accessoirement en outre que le rhéostat Rm estshunté au démarrage par la fermeture d'un contact 10 qui est ouvert après démarrage, ce contact est ferm juste a- vant un contact 11 placé sur le circuit d'excitation de la génératrice G.
L'intérêt de la disposition combinée des deux rhéostats Rg et Rm telle que montrée sur/la figure 1 réside dans le fait que le couple da démarrage correspond alors au couple maximum du moteur (celui-ci étant dans ces conditions dimensionné en conséquence pour qu'on ait le couple désiré), tandis que la puissance maxima du moteur est limitée à celle du fonctionne- ment à puissance constante..
Il est bien évident cependant qu'on peut réaliser au moyen des mêmes caractéristiques : commande commune des rhéos- tats d'excitation du moteur et de la génératrice et combinai- son convenable de ces rhéostats, des caractéristiques quelcon- ques voulues de couple et de puissance autre que celle qui a été indiquée ci-dessus (couple constant da.ns la partie basse de la gamme de vitesses, puissance constante dans la partie haute).
C'est ainsi par exemple que, dans un mode de réalisa- tion tel que celui de la figure 2, on obtient une zone de fonc-
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tionnement à couple constant (correspondant au segment conti- nu 4Rm du rhéostat d'excitation Rm du moteur), puis une zone de fonctionnement à couple et puissance simultanément varia- bles (correspondant à la partie où les plots 5Rg et 7Rm des deux rhéostats se chevauchent), enfin une zone de fonctionne- ment à puissance constante (correspondant au segment continu 6Rg du rhéostat d'excitation Rg de la génératrice).
Sur la figure 3, on a représenté schématiquement l'application des caractéristiques ci-dessus indiquées à un groupe Léonard avec inversion du sens de marche du moteur et réglage indépendant des vitesses pour chaque sens. Dans ce cas, il est nécessaire d'avoir deux groupes de curseurs de rhéostats, l'un pour la marche avant, l'autre pour la marche arrière, en outre, les curseurs de chacun des deux rhéostats peuvent être électriquement distincts, mais doivent être mé- caniquement solidaires.
C'est ainsi que le curseur Cg de mar- che avant pour le rhéostat Rg (curseur qui se déplace sur les plots 5Rg, puis sur le.segment continu 6Rg comme dans le cas de la figure 1, le courant étant amené de l'excitatrice par le segment 12g et le fil 13) est solidaire du curseur Cm de marche avant pour le rhéostat Rm (curseur qui se déplace sur le segment continu 4Rm, puis sur les plots 7Rm comme dans.le cas de la figure 1, le courant étant amené de l'excitatrice par le segment 14m et le fil 15, et se déplace en synchronisme avec le curseur Cg). Il est à noter d'ailleurs que le mouvement de rotation si- multanée des deux curseurs Cg et Cm tel qu'il a été représenté sur la fig.3 pourrait évidemment être remplacé par un mouvement de translation simultanée sur les plots et segments correspon- dants.
Le groupe de curseurs C'g et C'm pour la marche ar-
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rière est organisé d'une façon absolument analogue.
Les circuits d'excitation de la génératrice comportant évidemment dans ce cas des contacts 16a et 17a d'un inver- seur du sens de marche. Il est également prévu des contacts 18a-18b commandés par un contacteur de coupure des curseurs Cg et C'g des rhéostats d'excitation de la génératrice en mar- che avant et en marche arrière.De même, il estprévu des con-
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-tacts 16b et c, 17b et .±. commandés par les oontaoteurs d3xz version du sens de marche pour passer de la marche avant à la, marche arrière et inversement (la vitesse dans les deux sens de marche étant déterminée par la, position des deux curseurs de chaque groupe le long des rhéostats correspondants).
Par exemple, dans la position représentée, l'enroule- ment 3m du moteur M est excité par le circuit suivant : - Borne del'excitatrice E, fil 20, contact 17c fil 21, seg- ment commun 14'm, curseur C'm de marche arrière,plot 7'Rm du rhéostat Rm, fil 22, prise 23 du rhéostat Rm, partie de ce rhéos- tat, fil 24, enroulement d'excitation 3m du moteur, fil 25 et retour à l'autre borne de l'excitatrice.
Des circuits analogues s'établissent pour l'enroulement d'excitation 3g de la génératrice G, mais passent en outre par les contacts d'inversion 16a eu 17a.
Il y a lieu d'observer qu'on pourrait réaliser (dans le cas particulier envisagé de deux sens de marche avec, dans chaque sens, une seule vitesse pour chaque position des our- /point Murs) un/commun entre les curseurs du moteur et de la généra,- trice, soit Cm et Cg ou C'm et Clg, après inversion sur les rhéostats correspondants, ce qui permettrait de supprimer les
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contacts 16o et 17e (ou 16b et 17).
Sur la fig. 8, on a représenté, très sommairement, le
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dispositif qui est utilisé, conformément à l'invention pour améliorer le freinage du moteur M alimenté par groupe Léonard et pour obtenir une grande précision des arrêts. Sur cette figure, on a représenté seulement la partie des circuits d'excitation relative à la génératrice, étant entendu qu'un dispositif visant au même but (dispositif tel par exemple que celui qui a été décrit dans le brevet français des demandeurs du 15 Décembre 1941 rappelé dans le préambule) peut être uti- lisé pour le moteur M à variation de vitesse par le champ, comme on le décrira d'ailleurs plus en détail par la suite.
Le procédé d'arrêt utilisé a pour but d'assurer la rapidité du freinage, la précision des arrêts et l'indépen- dance de la course par rapport aux vitesses utilisées. C'est un problème qui a déjà été résolu par les demandeurs pour les moteurs à variation de vitesse par le champ (voir demande de brevet français, ci-dessus indiquée du 15 Décembre 1941). La présente invention permet de résoudre ce même problème, avec une solution bien entendu différente convenant au matériel qu'il s'agit d'améliorer, pour les sytèmes de commande par groupe Léonard.
Le procédé d'arrêt utilisé conformément à l'invention consiste à ramener tout d'abord la vitesse du moteur, quelle que soit celle-ci, à une vitesse déterminée, voisine de la plus petite vitesse réalisable avec le groupe Léonard consi- déré, au moment où se produit la coupure de l'excitation de la génératrice et la mise en freinage de l'induit (ou l'inver- sion de cette excitation dans'le cas d'un renversement de marche).
A cet effet, on effectue avant freinage (ou inversion) ce qu'on appellera une préparation de tension, autrement dit,
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on établit, en un ou deux stages (suivant l'importance de la variation de tension employée), l'excitation minima sur la génératrice, ce qui ramène la tension d'alimentation du mo- teur à la tension minima prévue au fonctionnement.
Si la préparation de tension a lieu en deux stades (par exemple dans le cas où la variation de tension est su- périeure à deux, ce qui est généralement le cas), le premier stade est réalisé suivant une caractéristique qui est fonction de la vitesse réglée en marche normale et qui est intermédiai- re entre la tension normale et la tension minima. de la géné- ratrice, de cette façon, plus cette vitesse est élevée, plus la tension correspondant à cette préparation est basse (et correspond donc à une vitesse faible). Le deuxième stade de la préparation de tension consiste à établir le champ corres- pondant à la tension et à la vitesse minima.
Pour mieux faire comprendre le procédé d'arrêt uti- lisé conformément à l'invention, on a représenté sur les fi- gures 4 et5 des graphiques qui indiquent l'intensité d'exci- tation de la génératrice et la vitesse en fonction de la cour- se de l'organe entraîné. La première préparation de tension se fait en C3 et la seconde en C4, la coupure se fait en C5 et l'arrêt en C6.
Sur chacun de ces graphiques, on a, montré trois exemples de vitesse : par exemple une vitesse V1 de 1050 tours/minute (correspondant à une excitation i1 de la génératrice), une vitesse V2 de 420 tours (correspondant à une excitation i2) et unevitesse Vm de 100 tours (correspon- dant à une excitation im) qu'on supposera, être la vitesse minima, réalisable avec le groupe Léonard considéré.
Si l'on considère la vitesse Vi, on voit que 1a pre- mière préparation de tension consiste à ramener la vitesse à
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une vitesse intermédiaire V'1 (correspondant à l'excitation il 1 fig.4), cette vitesse dépend de la vitesse en marche nor- male (si l'on considère la vitesse plus faible V2, corres- pondant à l'excitation i2, on voit en effet que la vitesse intermédiaire est V'2 correspondant à l'excitation il 2 inférieure à il,)*
Mais, avant qu'on ait atteint cette vitesse V'1 on réalise en 04 la seconde préparation de tension qui ra- mène la vitesse intermédiaire (correspondant à i'1) à la vitesse minima Vm (correspondant à l'excitation minima im).
Si l'on part de la vitesse V2 (correspondant à l'excitation i2 en marche normale), la première préparation de tension raméne la vitesse intermédiaire à V'2 (corres- pondant à i'2) et, en C4, la deuxième préparation ramène cette vitessé V'2 à la vitesse minima, Vm@
On voit'ainsi que, dans tous les cas, au moment où s'effectue la coupure de l'excitation de la génératri- ce (ou l'inversion), c'est-à-dire en 05, la vitesse se trou- ve ramenée à une valeur sensiblement constante, égale à la vitesse minima Vm réalisable avec le groupe Léonard con- sidéré. Par conséquent l'arrêt se fera toujours au même point C6, quelle que soit la vitesse normale de laquelle on est parti.
Pour mieux faire apparaitre l'intérêt du,procé- dé qui vient d'être décrit, on a représenté, sur les figu res 6 et 7, des graphiques analogues aux précédents, mais dans le cas où l'on utilise le procédé habituel de freinage et d'arrêt. On voit sur ces graphiques, qu'en coupant l'ex- citation (ou en l'inversant) en un point fixe C@ de la course de l'organe entraîné, la course dudit organe se ter-
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minera en C7, C8 ou C9 suivant la vitesse utilisée V1 V2 ou Vm (correspondant aux trois intensités d'excitation i1, i2 et im), vitesses qu'on a choisies les mêmes que celles des gra- phiques des figures 4 et 5.
Autrement dit, dans le cas du procédé normal de freinage et d'arrêt, la course est fonc- tion de la vitesse utilisée en marche normale, au lieu de se terminer, comme dans le cas de la présente invention, uni- formément en C6 (voir figures 4 et 5). Pour obtenir une cour- su déterminée, il faudra donc, avec le procédé habituel, ré- gler le point de coupure C5, par tâtonnement d'ailleurs, pour chaque vitesse, ce qui constitue un sérieux inconvénient, évité grâce au procédé de freinage et d'arrêt ci-dessus décrit.
Comme il a été dit ci-dessus, on pourrait aussi sui- vant l'invention, effectuer la préparation de tension en un seul stade au lieu de deux. Il est toutefois préférable d'a- dopter cette dernière solution pour éviter, lors de l'emploi de moyennes vitesses,un ralentissement plus ou moins brutal regrettable pendant la course de préparation. La préparation en deux stades permet de réaliser un ralentissement plus pro- gressif.
Le procédé décrit présente un autre avantage que l'on va indiquer. On sait que ce qui conduit souvent à limiter la rapidité d'abaissement de la tension en vue du freinage, c'est la valeur des inerties mises en jeu à la grande vitesse, il s'ensuit, que le freinage aux moyennes et aux basses vitesses estainsi moins rapide,avec le procédé habituel, qu'il pourrait l'être. Avec le procédé suivant l'invention, la répartition en trois stades de la variation de tension (deux stades de prépa- ration en C3 et C4 et un.stade de coupure ou d'inversion en C5) réalise aux grandes vitesses un freinage moins brutal que celui
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qui serait obtenu avec le procédé habituel, tandis qu'aux moyennes et aux basses vitesses, le freinage est comparable à ce qu'il est habituellement.
Cela permet de conserver pour ces vitesses toute la rapidité de freinage désirable.
Il est à noter que, pendant la période de ralentis- sement correspondant à la préparation de tension pour le freinage, la variation de tension ne dispense pas de conser- ver un couple moteur utilisable, ce qui permet d'intégrer cette course de préparation à la course utile de l'organe commandé.
Le procédé de préparation de tension ci-dessus décrit en vue du freinage dans -un groupe Léonard se rapproche, dans un certain sens, du procédé de préparation de champ décrit, propos des moteurs à variation de vitesse par le champ, dans la demande de brevet sus-rappelée du 15 Décembre 1941 des demandeurs, avec cette différence capitale toutefois que les variations de oourant d'excitation sont inverses. Ceci conduit d'ailleurs à utiliser, pour la mise en oeuvre de ce procédé, un dispositif électrique tout à fait différent de celui qui a été décrit, dans la dite demande de brevet, pour les moteurs à variation de vitesse .par le champ.
En effet, dans ce dernier cas, la préparation de champ, obtenue par court-oircuitage partiel d'un rhéostat d'excitation, était sans effet aux vitesses inférieures à celle correspondant à la valeur du champ de préparation, tandis quesi l'on voulait réaliser la préparation de tension en imposant l'excitation correspondant à la tension de pré- paration, on réaliserait bien la préparation désirée pour les valeurs de la vitesse supérieures à celle correspondant à la tension de préparation, mais, lors de l'emploi de vi-
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tasses inférieures à, celle-ci, on imposerait obligatoire- ment à la préparation l'adoption de la caractéristique de préparation, ce qui entraînerait, dans ce cas une augmen- tation de la vitesse de régime, ce qui ne saurait être ad- mis,
pour mettre en oeuvre le procédé qui a été décrit ci- dessus pour un groupe Léonard, on utilise en conséquence le dispositif électrique qui a été représenté sur la figure 8 et le dispositif électro-mécanique représenté sur la fi- gure 9.
Ainsi qu'on la voit sur la figure 8, le circuit d'ex- citation de la génératrice G (d'un groupe Léonard que l'on suppose être sans inversion de sens de marche) comporte, conformément à l'invention, un rhéostat d'excitation spécial formé de la résistance variable normale du rhéostat Rg (al- lant du point a au point'b) avec ses plots 5Rg et son cur- seur Cg, et d'une résistance fixe 26 (allant du point b au point c) avec une résistance fixe additionnelle 27, les deux résistances Rg et 26 étant de valeur égale. En outre, le contact 28a d'un inverseur peut être appliqué soit sur la borne a,'soit sur la borne c. Enfin, sur le circuit du curseur Cg est placé le contact 18a du conta.cteur de cou- pure du curseur.
En régime normal, le contact inverseur 28a, se trou- ve sur la borne a. A la première préparation de tension, le contact inverseur 28a est amené sur la borne c et, à la deuxième préparation de tension le contact 18a s'ouvre (cou- pure du curseur du rhéostat), Pour l'arrêt, l'excitation est coupée par suite de l'ouverture du contact 29a.
La commande des contacteurs qui agissent sur les
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contacts 28a, 18a et 29a se fait au moyen d'un dispositif de taquets et d'interrupteurs analogue à celui qui a été dé- crit dans le brevet français des demandeurs du 15 Décembre 1941 sus-rappelé pour les moteurs à variation de'vitesse par le champ. On a représenté sur la figure 9 le dispositif électro-mécanique utilisé à cet effet. Sur cette figure, 50 représente l'organe commandé par le groupe Léonard perfection- né qui fait l'objet de l'invention, sur cet organe est fixé un taquet réglable 31 qui peut venir actionner successivement les trois dispositifs de contact 323, 324, 325.
Le dispositif de contact 323 actionné en premier lieu commande le contacteur agissant sur le contact 28a de la figure 8 (et: correspond à la première préparation de tension, en C3 des figures 4 et 5), le dispositif de contact 324 actionné ensuite commande le contacteur agissant sur le contact 18a de la fig. 8 (et cor- respond à la deuxième préparation de tension, en C4 des figu- res 4 et 5), enfin, le dispositif de contact 325 actionné en dernier lieu, commande le contacteur agissant sur le contact 29a (et correspond à la coupure de l'excitation de la géné- ratrice, en C5 des figures 4 et 5).
Les valeurs des résistances Rg.2& et 27 sont calculées de faon que :
1 - Le contact 28a étant sur la borne a, on obtienne, par le jeu du curseur Cg allant d'un bout à l'autre des plots 5Rg, un courant d'excitation correspondant à ses valeurs maxima et minima (tensions correspondant à la plus petite vitesse et à la plus grande vitesse), les résistances 27 et 26 en série étant alors en parallèle sur la partie de la résistance réglable Rg non court-circuitée par le curseur Cg ;
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2 - Le contact 28a éta.nt sur la, borne a et le curseur Cg étant à. l'extrémité de gauche des plots 5Rg, on obtienne, pour le courant d'excitation, la. valeur que l'on s'est fixé pour le courant d'excitation à la première préparation de tension pour la plus grande vitesse (i'1 sur la figure 4), la résis- tance 27 étant alors en parallèle sur la résistance 26.
A la plus petite vitesse (cuiseur Cg à l'extrémité de droite des plots 5Rg), le passa.ge du contact inverseur 28a du plot a a.u plot.±. est sans effet, puisque les deux résistances Rg et 26 ont été choisies égales, c'est d'ailleurs ce que re- présente la. figure 4 pour'l'intensité im correspondant à la vitesse minima.
On conçoit en tout cas que, par le choix des valeurs des trois résistances Rg, 26 et 27, on puisse ajuster à vo- lonté les caractéristiques de préparation de tension, suivant les valeurs que l'on désire, pour la grande vitesse et pour les vitesses intermédiaires.
A titre d'exemple non limitatif, on peut indiquer que pour obtenir en marche normale une intensité d'excitation i allant de 1 à 10 ampères sur un circuit de 25 ohms de résis- tance extérieure au rhéostat et pour réaliser une préparation de tension, à la grande vitesse,correspondant à i = 5 ampères on pourra adopter les valeurs suivantes pour les résistances
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<tb> Rg <SEP> et <SEP> 26 <SEP> : <SEP> 440 <SEP> ohms
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<tb> : <SEP> 25 <SEP> ohms
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<tb>
<tb>
<tb> Dans <SEP> ces <SEP> conditions <SEP> on <SEP> aura <SEP> :
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<tb> pour <SEP> i, <SEP> normal <SEP> = <SEP> 10 <SEP> a <SEP> lère <SEP> préparation <SEP> à <SEP> i <SEP> = <SEP> 5 <SEP> a <SEP>
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<tb> pour <SEP> anormal <SEP> ? <SEP> 7 <SEP> a, <SEP> " <SEP> " <SEP> i <SEP> = <SEP> 4 <SEP> a,3
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<tb> pour <SEP> anormal <SEP> = <SEP> 4 <SEP> a, <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> i= <SEP> 3 <SEP> a
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<tb> pour <SEP> anormal <SEP> = <SEP> 2 <SEP> a, <SEP> " <SEP> " <SEP> i= <SEP> 1 <SEP> a,82
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pour .1 normal = 1 a, Il n Il ¯ , Ill
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Si au lieu d'un équipement Léonard du type normal, on utilise en outre, comme cela est préconisé suivant l'inven- tion, un équipement comportant, en plus une variation de vitesse par le champ du moteur (comme on l'a représenté sur les figures 1 à 3),
pour pouvoir obtenir la même précision d'arrêt que celle à laquelle on a fait allusion dans ce qui précède, on fera précéder les deux préparations de tension ci-dessus indiquées d'une ou de deux préparations de champ sur le circuit d'excitation du moteur, dans les conditions pressées dans la demande de brevet français déposée le 15 Décembre 1941 par les demandeurs et déjà rappelée précédem- ment.
Il est à noter toutefois ici que, conformément à l'in- vention, on réalise dans ce cas la ou les préparations de champ avant la ou les préparations de tension, on pourra d'ailleurs en général se contenter d'une seule préparation de champ, consistant simplement à rétablir le-plein champ du moteur.
Dans le cas ainsi envisagé, on ajoute au dispositif électro-mécanique représenté sur la figure 9, avant les dis- positifs à contacts 323, 324 et 325,'un ou deux dispositifs à contacts supplémentaires pour réaliser la ou les prépara- tions de champ du moteur en vue du freinage.
Il est d'ailleurs à noter en passant que le dispositif électro-mécanique représenté sur la figure 9 pour la comman- de des divers contacts de préparation et de coupure (ou d'in- version) a été simplement indiqué à titre d'exemple et qu'il pourrait être remplacé par tout dispositif équivalente
Sur la figure 8, on a représenté l'application de l'in- vention à un groupe Léonard sans inversion du sens de marche.
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Il est évident qu'un dispositif électrique analogue pourrait être appliqué à un groupe Léonard avec inversion du sens de marche du moteur commandé. Dans ce cas, si l'on considère par exemple le dispositif électro-mécanique de la figure 9 le dernier interrupteur 325, au lieu de commander le contacteur de coupure de l'excitation, commande les contacteurs 16 et 17 d'inversion du courant dans l'enroulement 3g de la géné- ratrice et de passage d'un jeu de curseurs à l'autre (figure 3) pour agir dans un sens ou dans l'autre.
Sur les figures 10, 11 et 12 on a d'ailleurs représen- té un schéma complet des circuits d'excitation du moteur et de la génératrice du groupe Léonard perfectionné suivant l'invention et les circuits de contrôle des contacteurs uti- lisés dans ces circuits d'excita,tion, ceci dans le ca.s géné- ral de groupe Léonard avec inversion de marche, utilisation d'un moteur à variation de vitesse par le champ et possibi lité de réaliser automatiquement deux ou plusieurs vitesses types sur un sens de marche déterminé.
Sur la figure 10, les rhéostats sort représentés d'u- ne façon schématique et conventionnelle, ils sont en réalité disposés comme on l'a représenté sur la figure 12 plus endé- tail, en réalité, pour avoir un schéma plus exact, il suffit, de remplacer la représentation conventionnelle des rhéosta.ts par celle de la figure 12 en raccordant les bornes d e f g h i j k l aux bornes correspondantes de la figure 12.
Ainsi qu'on le voit sur les figures 10 et 12, le rhéos- tat Rg de la génératrice comporte deux curseurs Cg et C'g pour la marche avant et pour la marche arrière, curseurs qui se déplacent (voir figure 12 plus spécialement) l'un sur le segment continu 12g ainsi que sur le plot 5Rg et le segment
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continu 6Rg l'autre sur des segments continus et des plots correspondants dans le but d'obtenir, ainsi qu'on l'a indi- qué à propos de la figure 3, un fonctionnement à couple constant pour les faibles vitesse et à puissance constante pour les grandes vitesses,''des curseurs Cg et C'g étant, com- me on l'a expliqué précédemment à propos de la figure 3, mé- caniquement solidaires avec les curseurs correspondants Cm et C'm des rhéostats d'excitation Rm du moteur.
Dans le dispositif représenté sur les figures 10 et 12, on utilise, comme indiqué précédemment à propos de la figure 8 relative à une installation sans inversion de mar- che, dans le circuit d'excitation de la génératrice, une résistance fixe 26 et une résistance fixe additionnelle 27, un double contact 28a - 28b permettant, ainsi qu'on le voit sur la figure 10, de faire passer la résistance additionnel- le 27 de sa disposition en série avec la résistance 26 à une disposition en parallèle avec cette résistance (dans la position représentée sur la figure 10, la résistance addi- tionnelle 27 est en parallèle avec la résistance 26).
En combinaison avec le circuit d'excitation de la génératrice qu'on vient de décrire, on utilise, pour le mo- teur un circuit d'excitation établi sensiblement suivant les données de la demande de brevet français du 15 Décembre 1941 à laquelle il a été fait allusion ci-dessus, autrement dit, le rhéostat d'excitation du dit moteur comprend deux curseurs Cm et C'm pour les deux dans de marche, on voit en outre que pour ledit moteur on utilise, en vue du freinage, une seule préparation de champ, celle qui consiste à établir le plein champ maximum par fermeture du contact 33a qui shunte com- plètement le rhéostat Rm.
Deplus peut être prévue une ré-
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sis tance fixe 34 (voir figures 10 et 12) en parallèle avec le rhéostat Rm. sur le circuit des deux curseurs Cg et C'g sont placés les deux contacts 18a et 18b actionnés par le con- tacteur de coupure des curseurs sur la. génératrice. Enfin à la fois sur les curseurs Cg et C'g du rhéostat, de la gé- nératrice et les curseur Cm et C'm du rhéostat du moteur :se trouvent les contacts 19a et 19d destinés à provoquer l'in- version des curseurs (laquelle peut être indépenda,nte de l'inversion du sens de marche).. Dans la position représen- tée sur le dessin, ce sont les curseurs Cm et Cg qui sont en service.
Enfin, sur le circuit d'excitation de la généra.tri- ce, on a prévu l'inverseur de marche 16a et 17a, suivant que les unes ou les autres de ces séries de contacts sont fermées, le moteur commandé par le groupe tournera'dans un sens ou dans l'autre. L'inverseur comporte des contacts spéciaux à. ouverture s'appuyant sur des bornes d'une ré- sistance de décharge 35.
L'utilisation de préparations de tension conformé- ment à ce qui a été indiqué précédemment et l'utilisation combinée de préparations de champ et de tension conformément à ce .qui vient d'être dit, rend possible, non seulement l'obtention d'arrêts précis et indépendants des vitesses utilisées, mais encore l'obtention de modifications de vi- tesses en des points précis et déterminés de la course de l'organe entraîné pour réaliser toute succession désirée de vitesses en course de travail.
, Par 'exemple, si la machine commandée par le groupe Léonard perfectionné est une machine-outil, en particulier
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une raboteuse, on peut, grâce au dispositif qui fait l'objet de l'invention, réaliser ce qu'on a appelé dans le brevet français précité déposé par les demandeurs le 15 Décembre 1941, le cycle Berthiez, c'est-à-dire un cycle dans lequel on peut utiliser, pendant la course de travail, trois vitesses : unevitesse inférieure V1 ou vitesse d'entrée et de sortie de l'outil, une vitesse V2 plus grande ou vitesse de coupe, et une vitesse V3 encore plus grande (égale par exemple à la vitesse de retour) ou vitesse entre coupes.
La succession désirée des vitesses est obtenue, comme dans le brevet précédent, au moyen de taquets et d'interrup- teurs placés aux points précis appropriés de la course de l'organe entraîné, mais ici ces interrupteurs au lieu d'a- gir simplement sur les contacts de sélection des curseurs du rhéostat du moteur (ici les contacts 19c et 19a) et sur le contact 33a d'établissement de plein champ maximum, agissent également, dans les circuits d'excitation de la génératrice, sur les contacts de préparation de tension 28a-28b sur les contacts de sélection des curseurs des rhéostats de la gé- nératrice (ici les contacts 19b et 19d) et sur les contacts 18a et, 18b de coupure des curseurs du rhéostat de la géné- ratrice.
Dans les circuits de contrôle, représentés sur la figu- re 11, à titre d'exemple, et qui commandent les différents contacts représentés, sur la figure 10, dans les circuits d'excitation du moteur et de la génératrice, on a supposé, mais cala n'est qu'un exemple non limitatif, que le groupe Léonard était appliqué à une machine-outil destinée à appli- quer le cycle Berthiez en question, c'est-à-dire un cycle dans lequel, au cours du travail, on utilise, pour un même
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sens de marche, trois vitesses possibles V1, V2, V3. Bien entendu, le schéma des circuits de contrôle pourrait être modifié en conséquence par tout technicien s'il voulait envisager une application différente de celle donnée à, titre d'exemple ici.
Les circuits de contrôle montrés sur la figure 11 comportent toute une série de contacteurs qui vont être dé- crits en détail dans ce qui va suivre et qui sont alimentés par le circuit de l'excitatrice au moyen par exemple des fils 36 et 37 venant des bornes de l'excitatrice ou par toute autre source extérieure,
Ainsi qu'on le voit sur cette figure 11, on trouve d'abord le contacteur 16 qui agit sur les contacts 16a de l'inverseur de marche (voir figure 10).
On trouve ensuite le contacteur 17 qui agit sur les contacts 17a de l'inverseur de marche (voir figure 10). Les inverseurs d'excitation 16 et 17 sont excités d'une façon inverse comme on le verra plus loin, l'inverseur 16 étant par exemple excité pendant la course de coupe et l'inver- seur 17 étant excité pendant la course de retour.
On trouve ensuite le relais 36 de parche automatique puis le contacteur 39 d'induit agissant sur le contact 39a de la figure 10, avec pôle de freinage à ouverture,et per- mettant de mettre en circuit une résistance de freinage 40 (un autre système pourrait d'ailleurs être utilisé éventuel- lament)..
On trouve ensuite le contacteur 19 de sélection des curseurs agissant sur les contacts 19a-19d de la. figure 10.
Ce contacteur est par exemple excité pendant la course de retour et ne l'est pas pendant la course de coupe (ou inver- sement).
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On trouve ensuite le contacteur 28 de première préparation de tension sur la génératrice, contaoteur qui agit sur les contacts 28a- 28b de la figure 10 et qui est, par exemple, , excité en marche normale.
On trouve ensuite le contacteur 33 qui est le con- tacteur de préparation de champ sur le moteur et qui agit sur le contact 33a de la figure 10, ce contacteur étant exci- té, par exemple, en marche normale.
Enfin, on trouve dans ces circuits de contrôle le contacteur 18 de coupure des curseurs du rhéostat de la gé- nératrice (contacteur agissant sur les contacts 18a-18b de la figure 10 et excité, par exemple, en marche normale).
Sur le circuit de l'inverseur d'excitation 16 se trou- ve un contact 17d actionné par l'autre inverseur d'excitation 17 de telle façon que ce contact 17d d'ouvre lorsque l'inver- seur 17 est excité ou enclenché.
De même, sur le circuit de l'inverseur 17 se trouve un contact 16d soumis à l'action de l'inverseur 16 et agis- sant dans les mêmes conditions. Sur le circuit de l'inver- saur 16 se trouve également un contact électro-mécanique 40c4 manoeuvré par un inverseur de table, contact qui est fermé pendant la marche dans un sens (pendant la course de coupe par exemple) et ouvert pendant la marche dans l'autre sens (course en retour). C'est ce contact qui commande en quel- que sorte l'excitation de l'inverseur 16 et par conséquent la fermeture des contacts 16a.
De même, l'inverseur de ta- ble commande le contact 40r4 placé sur le circuit de l'in- verseur' d'excitation 17 et qui occupe la position inverse . de celle du contact 40c4 (fermé en course coupe, tandis que 40r4 est fermé en course retour).
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Sur les circuits des deux inverseurs 16 et 17 se trou- vent encore le contact 39b soumis à l'action du contacteur d'induit 39, ainsi que le contact 38a soumis à l'action du relais de marche automatique 38.
Ce relais de marche automatique 58 est excité lorsqu'on ferme le bouton 41 de marche automatique comme on le voit sur le dessin. En outre,sur le circuit de ce relais de mar- che automatique 38 est placé par mesure de sécurité un con- tact de relais à maximum 42.
En dehors de cette marche automatique, on peut réaliser une marche a la train au moyen dû bouton 41'et des deux bou- tons de coupe et de retour 43 et 44 qui permettent de com- mander par exemple à la ma.in l'excitation à volonté de l'un des deux inverseurs d'excitation 16 et 17.
Les deux boutons 41 et 41' constituent ensemble un in- verseur commandant la mise en fonctionnement ou 1 'arrêt de la marche automatique, l'un est ferme quand l'autre est ou- vert.
Le contacteur d'induit 39 comporte sur son circuit un contact 38c à action retardée agissant en cas de marche automatique, et deux contacts 16e et 17e agissant en cas de marche à la main par l'intermédiaire du bouton 41' autori- sant la marche à la main.
Dans le circuit du contacteur 19 de sélection des cur- seurs sont placés en parallèle deux contacts 45e et 45c qui sont prévus sur la table de la Tachine-outil (exemple envi- sagé ici) pour la réalisa.tion de ce qu'on a appelé le cycle Berthiez, qu'il est inutile de décrire de nouveau ici puisqu'il l'a été dans le brevet des demandeurs du 15 Décem- bre 1941 ci-dessus mentionné et relatif,aux moteurs à varia..
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tion de vitesse par le champ. En série avec les deux con- tacts 45e et 45a se trouve un contact 16d actionné par l'in- verseur d'excitation 16, en outre, en série avec le contact 45e se trouve un contact de maintien 19e actionné par le contacteur 19.
En parallèle avec ces trois contacts 19e, 16d et 45é, et en parallèle également avec le contact 45c se trouve un contact 17d actionné par le second inverseur d'excitation 17, en voit que de cette façon les deux con- tacts 45e et 45c sont sans action dans le sens retour (ce. lui où le contact 17d est fermé).
.Sur le circuit du contacteur 19 se trouve enfin un contact 38d soumis 4 l'action du relais 38 de marche auto- matique.
Sur les circuits des contacteurs 28, 33 et 18 (contacteur de première préparation de tension, contacteur de préparation de champ sur le moteur, contacteur de coupu. re des curseurs) se trouve respectivement une double série de contacts 40c2-40r2, 40c1-40r1, 40c3-40r3 fonctionnant les uns dans un'sens'(course de coupe; ce sont les contacts 40c) et les autres dans l'autre sens (course de retour, ce sont les contacts 40r). Ces contacts 40c et 40r sont action- nés par des taquets portés par l'organe commandé (par exem- ple la table de la machine-outil) d.ns un ordre déterminé.
Les contacts 40c1, 40c2, 40c3 d'une part, et les contacts 40r1, 40r2, 40r3 d'autre part, sont fermés en mar- che normale, chaque contact de chaque série est disposé en parallèle par rapport au contact correspondant (même indice) de l'autre série. Les contacts de la série s'ouvrent dans l'ordre des indices à la fin de la course coupe et se refer- ment automatiquement lorsque leurs taquets ont cessé d'agir
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sur eux après inversion du sens de marche.
Il en est de même pour les contacts de la série r, mais à la fin de la course retour,
En série avec chaque contact de la série c se trou- ve un contact 16g, et en série avec chaque contact de la série r se trouve un contact 17g, le rôle de ces contacts 16g et 17g étant de ne permettre l'alimentation du contac- teur (28, 33ou 18) que par la série de contacts correspondant au sens de marche utilisé (par exemple pour la course coupe le contact 16g ne permet l'alim@ntation des contacteurs en question que par la série c de contacts 40).
Sur ces mêmes circuits des contacteurs 28, 33, 18 se trouvent placés respectivement des contacts 45a, 45d et 45b qui sont analogues aux contacts 40c2, 40c1 et 40c3 mais agissent en cours de course (cycle Berthiez) et non plus en fin de course.
Tous les contacts 45 portant les indices a, b, c, d sont des contacts qui sontprévus pour la réalisation du cycle Berthiez dont il a, été parlé ci-dessus. A cet effet on utilise une came qu'on peut appeler "coupe, ralentisse- ment, retour" et qui attaque successivement les contacts 45a 45b, 45 de façon à réaliser successivement les vitesses V2 (vitesse de coupe) puis la vitesse V1 plus faible (vitesse' de sortie de l'outil) et la vitesse V3 maxima (ou vitesse égale à la vitesse de retour et utilisée pour le déplacement entre les périodes de coupe dans un même sens).
Une came qu'on peut appeler "retour, ralentissement coupe" attaque successivement les contacts 45d, 45a, 45b et 45c, ceci après l'action de la came précédente, pour. ob- tenir successivement les vitesses V3 (égale à la vitesse de
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.retour), V1 (ou vitesse d'entrée de l'outil) et V2 (ou vi- tesse de coupe, correspondant à une nouvelle coupé d'une partie de pièce suivante).
Comme on l'a indiqué grâce à la présence des con- tacts 17d et 17g,, ces deux cames sont sans action dans le sens retour,
On remarque, sur le schéma de la figure 11, que les circuits des trois contacteurs 28, 33 et 18 comportent également un contact 38e soumis à l'action du relais de marche automatique, deux contacts 16f et 17f soumis respec- tivement aux deux inverseurs d'excitation 16 et 17, et en- fin un contact 46a d'un relais de freinage à contre-courant non représenté ce contact se fermant sur la borne du haut dans la rotation sens coupe, et se fermant sur la borne du bas dans la rotation sans retour, de cette façon les trois con- tacteurs 28, 33 et 18 ne peuvent s'exciter.qu'après que le sens de rotation du moteur a été établi dans le sens désiré.
Enfin, dans le circuit du contacteur 33 de prépa- ration de champ sur le moteur se trouve un contact 28a sou- mis à l'action du contacteur 28 et un contact 18a soumis à l'action du contacteur 18. De cette façon, la réduction de champ éventuelle'sur le moteur par le contacteur 33 action nant le contact 33a ne peut avoir lieu qu'après enclenche- ment ou excitation du relais 28 de préparation de tension et du relais 18 de coupure des curseurs, c'est-à-dire qu'on ne peut réduire le champ du moteur qu'après ébut de l'aug- mentation de la tension.
De cette façon, on obtient un ren- versement très doux et sans appel de puissance importante
Sur la figure 13 enfin, on a représenté les cir- cuits d'excitation de la génératrice et du moteur d'un grou-
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pe Léonard dans lequel se trouve combiné le dispositif repré- senté sur la fig.1 (dispositif de commande unique des deux rhéostats de l'excitation du moteur et de la génératrice sui- vant les caractéristiques de couple et de puissance détermi- nées ici, fonctionnement à couple constant à petite vitesse puis à puissance constante à grande vitesse) avec le dispo- sitif de mise en vitesse accélérée qui a fait l'objet de la demande de brevet français déposée par les demandeurs le 1 Mai 1942 à laquelle il a été fait allusion dans le préambule.
Dans cet exemple de combinaison des dispositifs en question, on a pris simplement le cas d'un groupe Léonard sans inversion de marche .Il est évident qu'une telle combinaison est appli- cable également à un groupe Léonard avec inversion de marche, tel par exemple que celui représenté sur les figures 10, 11 et 12.
Dans ce dispositif de la figure 13, on utilise dans le circuit de l'enroulement d'excitation 3m du moteur com- prenant lerhéostat Rm, avec ses parties à résistance cons- tante et à résistance variable telles que décrites précédem- ment, et, conformément au brevet du 1 Mai 1942 précité, une résistance 47 en série avec la résistance Rm et une résistan- ce 48 qui peut venir se placer en parallèle avec la résistance Rm, ainsi que deux contacts 49a et 49b dits de corrélage et permettantde 'lettre en circuit ou d'annihiler l'action des deux résistances 47 et 48.
Sur le circuit de l'enroulement d'excitation 3g de la génératrice, circuit comprenant le rhéostat Rg sur les plots duquel se déplace le curseur Cgm, commun également au rhéostat Rm, on dispose, conformément à l'invention;, un sys- tème analogue comprenant une résistance 50 qui est suscepti-
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30 ble de venir en prallèle avec la partie variable de la résis- tance Rg et comprenant également une résistance fixe 51 dis. posée en série aveo le rhéostat Rg, des contacts 49c et 49d de sur-règlage étant prévus pour mettre en circuit ou pour annihiler les deux résistances 50 et 51.
Les contacts 49o et 49d ont une action inverse de celle des contacts 49a et 49b, c'est-à-dire que les uns sont ouverts quand les autres sont fermés. A cet effet, les contacts 49a et 49c d'une part, 49b et 49d d'autre part, sont conjugués et soumis au même contac- teur non représenté sur le dessin, mais qui peut être placé dans les circuits de contrôle, de la même façon que les autres contacteurs représentés sur la figure 11. En service normal, les contacts de sur-réglage 49c et 49d oorrespondant à la gé- nératrice sont ouverts tandis que les contacts 49a et 49b cor- -respondant au moteur sont fermés. Pendant la montée en vi- tesse et jusqu'à l'obtention de la vitesse désirée, les con- tacts de surèrèglage précités sont maintenus en position in- verse de celle qu'ils doivent conserver en service normal.
Autrement dit, les contacts 492.et 49d sont maintenus fermés tandis que les contacts 49a et 4,9b sont maintenus ouverts.
Il est inutile de répéter ici les raisons pour lesquel- les on peut obtenir grâce à cette organisation une montée en vitesse rapide puisqu'il suffira pour cela de se reporter à la demande de brevet précitée du 1 Mai 1942 et puisqu'en ou- tre, ce qui fait ici la caractéristique de l'invention, c'est d'avoir combiné ce système de sur-règlage à la fois sur la gé- nératrice du groupe Léonard et sur le moteur à variation de vitesse par le champ, et d'avoir combiné le système en question avec des rhéostats à commande commune conjugués l'un à l'autre de façon à obtenir tout régime de mise en marche désiré (par
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exemple démarrage à petite vitesse avec couple constant, puis fonctionnement à puissance constante à grande vitesse).
Le moteur commandé par le groupe Léonard perfectionné qui a été décrit ci-dessus peut en outre comporter, s'agissant d'un moteur à variation de vitesse par le champ, tous les per- fectionnements qui ont été décrits pour ce genre de moteur dans la demande de brevet français déposée par les demandeurs le 15 Décembre 1941 à laquelle'il a déjà été fait allusion pré- cédemment.
Finalement, on obtient avec un groupe Léonard permet- tant de grandes variations de vitesse et une grande souplesse dans le fonctionnement, toutes les séries d'avantages qu'il était possible d'obtenir avec une commande réalisée simplement au moyen d'un moteur à variation de vitesse par le champ tels qu'ils ont été énumérés dans la. demande de brevet précitée du 15 Décembre 1941, avec, en plus, une grande simplicité de ma- neeuvre, du fait qu'on n'utilise poux la. commande des deux rhéostats d'excitation du moteur et de la génératrice qu'un seul organe, en outre, grâce à la conjugaison de ces deux rhéostats,on peu obtenir tout régime de fonctionnement dé- siré.
La. commande par groupe Léonard qui a été décrite dans ce qui précède peut être appliquée, comme il a déjà été dit à la, commande de machines-outils telles que raboteuses. Il est toutefois entendu que cette invention s'applique non seule- ment à la commande de telles machines mais également à celle de tous autres appareils ou machines, spécialement aux machi- nes et a.ppareils à mouvements alternatifs tels que laminoirs, machines d'extraction, ascenseurs, grues, machines'imprime- rie, machines à papier, machines textiles, etc...
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il est évident en outre que des''modifications pour- raient être apportées dans les détails de réalisation des dispositifs décrits et représentés, spécialement'pour te- nir compte de l'application envisagée,
sans que l'économie générale de l'invention s'en trouve pour cela altérée.
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1) Procédé. de commande de machine par groupe Léonard, caractérisé par le fait que, pour réaliser des variations de vitesse et, en particulier, le freinage en des points précis de la course de l'organe commandé, on ramène tout d'abord la vitesse du moteur, quelle que soit celle-ci, à une vitesse déterminée,' voisine de la plus petite vitesse réalisable avec le groupe, au moment ou. se produit la cou- pure de l'excitation de la génératrice et la mise en frei- nage de l'induit (ou au moment où se produit l'inversion de'cette excitation, dans le cas où.il s'agit d'un groupe
Léonard avec renversement de marche immédiat).