Procédé pour la régulation d'un moteur à courant continu et dispositif pour sa mise en oeuvr e. La présente invention est relative à un procédé et un dispositif pour la régulation d'un moteur -à courant continu.
Elle a pour but, surtout, de créer un pro cédé et un dispositif qui répondent mieux que ceux connus jusqu'à présent aux divers desi derata de la pratique, notamment qui permet tent de réaliser des gammes de vitesses nota blement plus étendues, de diminuer l'encom brement des machines et d'améliorer le fac teur de puissance des installations à courant alternatif.
Pour ce qui est du procédé en question, consistant à faire varier la tension d'alimen tation, il comprend, à cet effet, deux stades opératoires consistant, l'un, à transformer une tension alternative fixe en une tension alternative d'amplitude variable, l'autre, à réaliser, à partir de cette tension alternative variable, la tension continue désirée; et, pour ce qui est du dispositif selon l'in vention pour la mise en oeuvre du procédé, il est caractérisé par un transformateur opérant le premier stade (par exemple un autotrans- formateur ou un régulateur d'induction) et une commutatrice opérant le deuxième stade, le tout dans le but de réaliser une gamme étendue de tensions continues.
L'invention pourra être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne visant, bien en- tendu, que des exemples d'exécution des objets de l'invention.
La fig. 1 de ces dessins est un schéma d'une installation pour la commande et la ré gulation d'un moteur à courant continu.
Les fig. la et lb montrent respectivement, en vue de côté, deux éléments de l'ensemble représenté sur la fig. 1.
Les fig. 2, 2a et 3 montrent une installa tion du même genre établie selon deux autres modes de réalisation de l'invention.
Les fig. 3a et 3b montrent, schématique ment et séparément, certains éléments du dis positif de commande représenté sur la fig. 3.
Les fig. 4 et 5 montrent, respectivement en élévation schématique, portions en coupe, et en coupe transversale par V-V fig. 4, une installation établie conformément à un autre mode de réalisation.
Les fig. 6 à 9, enfin, montrent séparé ment et à plus grande échelle respectivement en coupe verticale, en coupes transversales par VII-VII et VIII-VIII fig. 6 et en plan-coupe certains des organes d'une der nière forme d'exécution.
Il convient de rappeler préalablement que divers moyens sont connus pour assurer l'ali mentation d'un moteur à courant continu sous une tension variable, de façon à obtenir, concurremment ou non avec une variation du champ inducteur, une gamme de vitesses appropriée. A cet' effet, on peut avoir recours, en par ticulier, à des groupes Léonard, dans lesquels l'alimentation du moteur à courant continu est assurée par l'ensemble d'un moteur et d'une génératrice attelée à ce dernier.
Bien que de tels groupes donnent lieu à des gammes de vitesses plus étendues que les moyens agissant seulement sur des rhéostats insérés dans les circuits d'inducteur, ces gammes sont cependant encore relativement limitées, pour diverses raisons. On constate notamment qu'on ne peut les augmenter sans accroître en même temps le dimensionnement de la génératrice, dont le fer doit être calculé pour le flux maximum et le cuivre pour l'in tensité maximum.
D'autre part, pour les grands courants débités, notamment au dé marrage, et pour les couples élevés, il se pro duit une distorsion de flux très importante avec possibilité de flash aux collecteurs de la génératrice, d'où la nécessité d'un enroule ment de compensation et, en conséquence, un dimensionnement important de la machine. Enfin, dans le cas où le moteur entraînant la génératrice est un moteur asynchrone ali menté par un secteur alternatif, on obtient un facteur de puissance relativement bas, d'où de mauvaises conditions d'utilisation.
Conformément à l'invention, on procède de façon telle que la tension continue régla ble avec laquelle on se propose d'alimenter le moteur soit obtenue en deux stades, à savoir: un premier stade pour transformer la tension alternative fixe en une tension alternative d'amplitude variable, et un deuxième pour réaliser, à, partir de cette tension variable, la tension continue désirée.
Pour réaliser ces opérations, on peut avoir recours à tous appareils de types connus; il conviendra généralement de prévoir deux appareils distincts correspondant aux deux susdits stades, bien que - éventuellement ceux-ci pourraient avoir lieu dans un appa reil unique.
C'est ainsi que, concernant tout d'abord le premier stade, on peut le réaliser par exemple: soit à l'aide d'un transformateur à rap port variable à-prises réglables; soit à l'aide d'un autotransformateur, comme illustré fig. 1; soit à l'aide d'un transformateur à rap port variable du type rotatif, tel qu'un régu lateur d'induction, comme illustré fig. 3.
Pour ce qui est du deuxième stade, on peut recourir, pour le mettre en aeuvre: soit à des appareils du genre des redres seurs; soit à une commutatrice qui recevra, d'un côté, la tension alternative réglable issue du premier stade de transformation et, de l'au tre, fera apparaître la tension continue régla ble destinée à alimenter le moteur.
Considérant, par exemple, pour fixer les idées, la solution considérant à recourir à un autotransformateur et @à une commutatrice, on voit qu'une telle combinaison présente de nombreux avantages.
L'auto-transformateur est, en effet, de construction simple et peu coûteuse, ne don nant lieu en outre qu'à un encombrement ré duit puisqu'il est généralement dimensionné pour une puissance apparente (la puissance réellement transformée) plus faible que la puissance réelle.
D'autre part, la commutatrice peut être elle-même dimensionnée pour une puissance plus faible que la puissance normale puisque: 10 Le courant alternatif watté absorbé - qui est proportionnel au courant continu débité - est en sens inverse de ce dernier, de sorte que les pertes Joule sont diminuées et que la densité de courant peut être augmen tée, d'où diminution du poids de cuivre d'in duit.
20 Les ampères-tours alternatifs wattés et continus étant ainsi au moins approxima tivement compensés, il n'y a pas de distor sion de flux comme dans la génératrice du groupe Léonard, d'où la possibilité de char ger cette commutatrice là où on ne pourrait pas le faire avec la génératrice.
30 L'entrefer de la commutatrice peut, de ce fait, être plus faible que pour la géné ratrice du groupe Léonard, d'où la réduction des ampères-tours d'entrefer et la diminu tion du poids de cuivre des inducteurs.
En outre, il convient de dire qu'une telle eommutatrice donne lieu à un facteur de puissance peu différent de l'unité et qu'on a même la possibilité de décaler le courant en avant sur la tension: il suffit à cet effet de prévoir des moyens pour, en même temps qu'on effectue le réglage du rapport de trans formation, agir de façon appropriée sur l'exci tation de la commutatrice.
On peut, à l'aide d'un ensemble tel que venant d'être mentionné, appliquer aux bornes du moteur considéré une tension con tinue variant dans de très larges limites. C'est ainsi que le rapport entre les deux tensions extrêmes (hormis la période de démarrage) sera par exemple de l'ordre de 1 à. 30, étant entendu qu'il n'y a là qu'une simple indica tion et que, selon les applications, ce rapport peut varier largement.
Une telle alimentation - sous tension va riable dans de larges limites - permettra, comme on le conçoit aisément, de conduire à des rapports également très élevés entre les vitesses extrêmes du moteur, quel que soit le genre de ce dernier, étant entendu qu'il pourra être notamment: soit du type shunt, soit du type à excitation séparée, soit d'un type à réglage potentiométri- que de l'excitation, soit du type compound, soit du type série.
Sur la fig. 1, relative à l'un des modes de réalisation, on a représenté en 1 un secteur alternatif triphasé qui alimente un auto- transformateur 2 à travers un interrupteur 3. L'alimentation des bobines a lieu en des points intermédiaires 4, de sorte que l'appa reil puisse fonctionner à volonté en abaisseur ou en élévateur de tension. Le réglage du rapport de transformation est effectué, dans ce mode de réalisation, à. l'aide d'un collec teur 5 relié aux diverses sections du bobi nage, présentant des balais 6, le collecteur étant supposé mobile en étant commandé par vis et pignon 7, 8 (le collecteur pourrait aussi être fixe et les balais mobiles).
Le courant alternatif de tension variable' fourni par l'auto-transformateur est appliqué aux bagues 9 de la commutatrice 10, dont l'enroulement inducteur -est représenté en 11, étant supposé du type shunt. L'excitation est rendue réglable à l'aide d'un rhéostat 12 manoeuvrable par un contacteur rotatif 13, 14 commandé, par vis et pignon 15, 16 du même genre que celui décrit plus haut.
On a représenté en 10, un ventilateur en traîné par la commutatrice et qui permet d'assurer le refroidissement du moteur à cou rant continu, ainsi que de l'auto-transforma- teur, étant entendu que tous autres moyens de refroidissement pourraient être prévus.
Le courant continu recueilli sur les balais 17 de la commutatrice est appliqué à l'induit du moteur M en 18, moteur dont l'enroule ment inducteur 19 est supposé du type à ré glage rhéostatique. Celui-ci, selon la réalisa tion représentée, comporte un rhéostat com posé d'une résistance 20 combinée avec un autre contacteur rotatif 21, 22 commandé en 23, 24.
Enfin, un inverseur est prévu en 25. ma- n#uvrable comme il va être indiqué.
Pour ce qui est de la commande unique, elle est constituée, essentiellement, par un arbre 26, le long duquel sont alignés les di vers dispositifs de réglage; cet arbre est agencé<B>dé</B> façon qu'il puisse subir, par exem ple, d'une part, des mouvements de transla tion et, d'autre part, des mouvements de ro tation dans un sens ou dans l'autre, corres pondant aux deux sens de marche du mo teur M.
L'interrupteur 3, dans la réalisation re présentée, est commandé à partir d'un doigt 27, dont l'extrémité peut s'engager dans une gorge 28 d'un manchon 29 calé sur l'arbre 26, avec, en :outre, une rainure 30 permettant le dégagement du doigt pour une certaine position angulaire de l'arbre.
Le pignon 8 est monté sur une partie can nelée 31 de l'arbre 26, de façon à être tou jours entraîné en rotation par celui-ci. Les pignons 16 et 24 sont également susceptibles d'être entraînés en rotation pour certaines positions seulement de l'arbre 26 le long de son axe -, cet entraînement étant effectué par des doigts 32, 33 et des encoches 34, 35.
Enfin, l'inverseur 25 est commandé à partir d'une came 36 agissant sur un galet 37 monté à l'extrémité d'une tringle 38 avec ressort 39. Ladite came comporte un secteur de repos 40 et deux secteurs de travail 41, 42 correspondant aux deux positions de l'in verseur.
Le tout est complété par un volant de ma noeuvre 43 monté en bout de l'arbre 26 et pouvant comporter une graduation en vitesses, en combinaison avec un index.
Un tel ensemble fonctionne comme suit: Avant le démarrage, le doigt 27 est sup posé engagé dans la gorge 28, sans faire vis- à-vis à la rainure 30; le volant est en posi tion pointillée.
Pour provoquer le démarrage, on tire sur le volant (position en trait plein), ce qui a pour effet de fermer l'interrupteur 3. Puis, on tourne ledit volant d'un certain angle, ce qui amène l'auto-transformateur à une posi tion correspondant à l'alimentation de la com- mutatrice 10 sous tension réduite; celle-ci démarre.
Il est à noter que, à la fin de la course angulaire du volant, telle que venant d'être définie, le doigt 27 vient se présenter devant la rainure 30.
Le démarrage de la commutatrice 10 étant obtenu, on repousse le volant 43. Le doigt 27 s'engage dans la rainure 30 et sort du manchon 29; en outre, les doigts 32, 33 s'engagent dans les logements 34, 35. On peut alors manoauvrer à nouveau en rotation ledit volant et on le fait dans un sens ou dans. l'autre, selon le sens de marche désiré.
On provoque ainsi, de toute façon: d'une part, par la came 36, la fermeture du commutateur inverseur 25, et, d'autre part, par les pignons 8, 16, 24, la commande simultanée du réglage de l'auto- transformateur, de l'excitation de la commu tatrice et de celle du moteur.
On peut ainsi obtenir toute vitesse dési rée (visible sur le volant, en regard de son index) grâce à la variation combinée de la tension d'alimentation et de l'excitation du moteur.
Enfin, pour arrêter le moteur, on tourne le volant en sens inverse jusqu'à sa position angulaire de fin de démarrage; puis, on tire de nouveau axialement pour amener ledit volant à la position de trait plein (le doigt 27 passant alors dans la rainure 30)i après quoi, on tourne encore le volant jusqu'à sa position de zéro, puis on le repousse à nouveau, ce qui a pour effet d'ouvrir l'interrupteur 3 (le susdit doigt 27 étant alors pris dans la gorge 28).
Pour la marche du moteur en sens inverse, on procède de même, sauf que le sens de rota tion du volant après démarrage s'accomplit dans le sens opposé. On obtient la même gamme de variations de vitesses que plus haut.
Sur les fig. 2 et 2a, on a représenté par tiellement un ensemble du même genre, mais dans lequel le réglage rhéostatique des excita tions est remplacé par un réglage potentio- métrique. On voit en 20,, 202 les deux parties de la résistance potentiométrique, disposées de façon telle que, suivant que l'on se trouve sur l'une ou l'autre d'entre elles, le courant puisse être inversé dans l'enroulement d'exci tation 19;
de cette manière, on peut suppri mer l'inverseur 25 de la fig. 1, lequel est remplacé par un simple interrupteur 25, com mandé par la came 40,.
Sur les fig. 3, 3a et 3b, on a représenté un ensemble du même genre, mais dans lequel l'auto-transformateur est remplacé par un ré gulateur d'induction, dont le rotor est illustré en 2, et le stator en 22.
Cette figure montre également, toujours à titre d'exemple, une commande par levier 43,. (remplaçant le susdit volant 43), étant entendu que cette commande pourrait s'appli quer aux dispositifs des autres figures. Le rotor du régulateur d'induction décrit un certain angle pour faire varier la tension d'alimentation de la commutatrice, depuis une faible valeur initiale jusqu'à une certaine valeur déterminée correspondant à la fin du démarrage de cette commutatrice.
Pour la va riation de la vitesse du moteur à courant con tinu, ce même rotor doit ensuite tourner d'un angle supplémentaire plus important, qui dé pend du nombre de pôles de cette machine et qui correspond à la variation totale de la ten sion d'alimentation du moteur à courant con tinu.
D'autre part, lorsqu'on inverse le sens de rotation de ce dernier, le rotor du régulateur doit décrire le même angle, mais toujours dans le même sens.
Ces divers mouvements sont obtenus par la commande à levier 431, celui-ci compor tant: un premier mouvement vertical, par exem ple dans le sens de la flèche f1 dans la fig. 3b, autour d'un axe a, pour le démarrage de la commutatrice, et un second mouvement horizontal autour d'un axe b, dans le sens de la flèche f;;, pour le réglage du moteur à courant continu.
4 cet effet, ledit levier, qui est coudé, porte, du côté opposé à la poignée et à l'extré mité d'un petit bras 85, un galet 86.
Par ailleurs, sur l'axe b, est calé un sec teur denté 87 qui, par le mouvement hori zontal du levier à gauche ou à droite de la position zéro, peut venir engrener soit avec un pignon p1, soit avec un pignon p_-, ceux-ci étant solidaires de deux roues dentées r1 et r= qui engrènent entre elles par leur denture extérieure.
La roue dentée r1 porte sur sa face supé rieure un bossage 88, dans lequel est taillée une rainure inclinée 89 (fig. 3a) où s'engage le galet 86 du levier, pendant la course ver ticale de ce dernier. L'arbre 90, sur lequel sont calés le pignon p1 et la roue r1, porte une roue r3 qui engrène avec la roue r4; cette der nière, par l'intermédiaire de l'arbre 91 et des engrenages 92 à 96, commande le rotor du ré gulateur.
L'arbre 91 commande aussi, par l'intermédiaire des roues r4 et r5, les rhéostats 13 et 21 pour le réglage des excitations du moteur et de la commutatrice.
L'ensemble décrit fonctionne comme suit: Sur la figure, on l'a représenté à la posi tion zéro; on peut voir que, dans ce cas, le galet 86 du levier est dans la rainure 89 et que le secteur denté 87 n'engrène pas avec les pignons p1, p2. Pour démarrer la commuta trice, on imprime au levier 43 un mouvement vertical de haut en bas autour de l'axe a, dans le sens f1; le secteur 87 reste immobile et désengrené.
Par son mouvement vertical, le levier ferme l'interrupteur tripolaire 3 d'alimentation du régulateur, par l'intermé diaire d'une tringle 97, et le galet 86, engagé dans la rainure oblique 89, fait tourner les roues ri,<I>r3,</I> ce qui fait exécuter au régulateur d'induction la course angulaire correspondant au démarrage de la commutatrice, en même temps que les rhéostats 13 et 21 sont réglés à leur position convenable.
Le démarrage de la commutatrice étant obtenu, le levier 43 se trouve au zéro et dans la position horizontale (en pointillé), le galet 86 étant dégagé de la rainure. On manoeuvre ensuite le levier horizontalement, à droite ou à gauche, suivant le sens de rotation désiré pour le moteur à courant continu;
ce levier ferme alors l'inverseur 25, dans un sens ou dans l'autre, par tous dispositifs appropriés, tels que 98 à 102, et le secteur denté 87 engréne soit avec le pignon. p1, soit avec le pignon p., mais en imprimant à l'arbre 90 un mouvement toujours dans le même sens, grâce à l'engrènement des roues r, et r,,. En même temps que s'effectue le mouvement du régulateur, les rhéostats 21 et 13 sont réglés aux valeurs désirées.
Enfin, sur les fig. 4 et suivantes, on a illustré une autre forme d'exécution du dis positif selon l'invention.
L'auto-transformateur, la commutatrice, les rhéostats, les interrupteurs et les organes rotatifs coagissant avec lesdits rhéostats ont été désignés par les mêmes chiffres de réfé rence que sur la fig. 1. Les rhéostats com portent des balais rotatifs 14, 22 coagissant avec des segments concentriques de forme plane.
L'arbre 26, solidaire du volant 43, est monté coulissant à l'intérieur d'un carter fixe 44. Il est susceptible d'occuper axialement deux positions opératoires différentes (posi tions 1 et II sur le dessin). Pour l'une d'elles, un doigt 45, porté par ledit arbre, se présente, par exemple, à gauche d'un épaulement 49 prévu dans le boîtier, tandis que, pour l'au tre, le doigt en question se présente à droite; d'autre part, pour passer de l'une à l'autre de ces positions, le doigt 45 est amené à passer (ainsi qu'il sera montré ci-après) à travers l'une de trois encoches 46, 47, 48 ménagées dans l'épaulement 49.
Cet ensemble 45 à 49 constitue un dispo sitif de positionnement pour déterminer les courses angulaires du volant, notamment pen dant le démarrage, comme an l'expliquera plus spécialement en référence à la fig. 9. Par ailleurs, l'arbre 26 porte encore des doigts d'entraînement 50, 51, 501, capables de venir embrayer avec des encoches corres pondantes 52, 53, 521 ménagées dans deux éléments filetés 54, 55 montés sur l'arbre 26 et pouvant tourner autour de celui-ci.
Sur ces éléments sont engagés des manchons également filetés 56, 57, qui sont empêchés de tourner par des vis de guidage 58, mais peuvent se déplacer axialement. Lesdits man chons commandent, par des crémaillères 64, 65, des pignon.> 66, 67 de mouvements éon- jugués à ceux des balais 14, 22, d'une part, et des balais 6, d'autre part.
Enfin, ledit arbre 26 comporte encore, d'une part, un système de rampe disposé lon gitudinalement en 59 pour la commande, en 60, de l'interrupteur 3 et, d'autre part, un système du même genre disposé dans un plan transversal, en 61, pour la commande de l'in verseur 25, par une liaison cinématique 62, 63. Le fonctionnement est le suivant: Le dispositif est représenté au repos. Pour le démarrage, on tire le volant vers la droite, ce qui ferme l'interrupteur 3. Pendant cette manoeuvre, le doigt 45 passe dans l'encoche centrale 46.
En tournant ensuite ledit volant d'un certain angle, on entraîne en rotation (par le doigt 51) le manchon 55, d'où l'ac- tionnement du contacteur 5, 6 de l'auto- transformateur.
On repousse ensuite le volant. Le doigt 45 passe dans l'une des encoches 47, 48 (selon que l'on a tourné dans un sens ou dans l'au tre, correspondant à l'un des deux sens de marche). Le galet 60,. se trouve alors sur une partie lisse de l'arbre, de sorte que l'interrup teur 3 reste fermé.
Puis on continue à tourner le volant, ce qui assure à la fois la fermeture de l'inver seur 25 par la came 61 et la manoeuvre simul tanée des éléments filetés 54, 55, des man chons 56, 57 et des balais 6, 14, 22 corres pondants. L'élément 54 est entraîné par le doigt 50 en 52, tandis que l'élément 55 est entraîné par le doigt 501 en 52,,.
On fait les mêmes manoeuvres en sens in verse pour l'arrêt du moteur.
On peut encore recourir @à certaines dispo sitions supplémentaires, notamment les sui vantes: Selon l'une d'entre elles, on prévoit des moyens pour permettre d'alimenter les enrou lements inducteurs (notamment celui du mo teur et celui de la commutatrice) sous des tensions différentes, par exemple sous la pleine tension débitée par la commutatrice ou sous une tension moitié.
Lesdits moyens peuvent être réalisés de multiples manières. C'est ainsi que, comme représenté sur la fig. 1, on peut faire aboutir le point neutre N du transformateur à un in terrupteur à deux positions 68, cet interrup teur étant agencé de façon que, dans l'une de ces positions, il permette d'alimenter les deux enroulements 11 et 19 sous la tension débitée aux bornes de la commutatrice, tandis que, pour l'autre position, il permette de les alimenter entre le neutre et l'une desdites bornes, sous tension moitié, et ce, à partir d'une position angulaire déterminée du volant.
Un autre mode de réalisation est repré senté sur la fig. 4. L'interrupteur 68 de la fig. 1 est constitué par deux contacts 681 et 682 respectivement montés sur les axes des contacteurs 18 et 21. Le neutre de l'auto- transformateur est amené, en 69,. et 692, sur (les secteurs appropriés desdits contacteurs, tandis que d'autres secteurs sont reliés au circuit de sortie de la commutatrice, de la manière représentée déjà à la fig: 1.
Grâce à cette disposition - qui permet d'alimenter sous tension moitié le circuit d'excitation du moteur lit pour les valeurs élevées de la vitesse de ce dernier et de sa tension d'alimentation -, on pourrait dimi nuer l'importance de la résistance à insérer dans ledit circuit pour ces mêmes valeurs; par contre, aux faibles vitesses et aux faibles tensions, induit et inducteur du moteur M seront alimentés sous tension entière. Il est d'ailleurs entendu que le passage de la pleine tension à la tension moitié - ou inverse ment - pourrait être obtenu automatique ment.
Selon une autre forme d'exécution du dis positif selon l'invention, on prévoit des moyens pour permettre - après qu'a été obtenu le démarrage de la commutatrice et avant le démarrage proprement dit du mo teur - de provoquer une nouvelle variation de la tension alternative fournie par l'auto- transformateur, en particulier en abaissant cette tension, lesdits moyens agissant à cet effet sur le contacteur.
De tels moyens sont représentés sur les fig. 6 à 9. Pour la clarté de l'exposé, on a rappelé, sur la gauche de la fig. 9 et en vue développée, le doigt 45 et les encoches de po sitionnement 46, 47, 48.
Lesdits moyens comprennent essentielle ment un boîtier 70 monté en bout de 1'61é- ment fileté 55 et susceptible d'être entraîné solidairement avec l'arbre 26 et avec ledit élément, ce boîtier comportant en outre un système cinématique propre à permettre (immédiatement à la fin de la période de démarrage, c'est-à-dire lorsqu'on repousse le volant de II en I) de faire subir à l'élément :5 5 un déplacement angulaire d'amplitude dé terminée en sens inverse de celui qui lui a été communiqué au démarrage.
Ledit système est constitué, dans la réali sation représentée, par deux doigts 71 soli daires d'un levier 80 (fig. 7) porté par l'ar bre 26, ces doigts pouvant - lorsque le vo lant est dans la position II et qu'on com mence à l'entraîner angulairement - venir s'engager dans une rainure 72 d'un des leviers 73 articulés sur le susdit boîtier 70, en 74, et par deux crémaillères 75 en prise avec un pignon 76 solidaire d'un secteur 77 attaquant un pignon 78 porté par l'élément 55,
chacune desdites crémaillères étant action- nable par un levier 73, auquel elle est arti culée en 73,.
Cet ensemble, combiné à un dispositif du genre de celui de la fig. 4 (mais dans lequel on aurait supprimé les doigts 51 et 50i), fonctionne comme suit: Lorsqu'on tire le volant de I en II, on provoque les mêmes effets que ci-dessus. Puis, en le faisant tourner dans un sens ou dans l'autre, on amène immédiatement l'un des doigts 71 en prise avec le levier 73 corres pondant; à partir de ce moment, l'ensemble dudit levier et du boîtier est entraîné avec le volant ainsi que - conséquemment - l'élé ment fileté 55. On obtient donc l'actionne- ment de l'auto-transformateur en vue du dé marrage.
La fin de cette course angulaire est dé terminée par la rencontre du doigt 45 avec une butée 471.
Si, maintenant, on repousse le volant de II en I (le doigt 45 passant dans l'encoche 47), le boîtier 70 reste immobile, mais le le vier 73, en prise avec le doigt 71, est déplacé angulairement dans le sens f (fig. 6) et actionne la crémaillère 75 correspondante: il s'ensuit un nouveau déplacement angulaire (en sens inverse de celui précédemment obtenu) de l'élément fileté 55, par l'intermé diaire du secteur denté 77 et du pignon 78.
Il est û noter que les réactions appliquées pendant ce mouvement à l'arbre 26 sont en caissées par le doigt 45 et l'encoche 47.
Enfin, le volant est revenu â sa position I et, le doigt 45 étant sorti de son encoche 47 en 79 (fig. 9), on peut de nouveau faire tourner le volant pour la montée des vitesses.
Le même résultat est obtenu pour l'autre sens de rotation, pour lequel le doigt 45 vient passer dans l'encoche 48.
Il convient de noter que l'amplitude du mouvement de recul imprimé, aussitôt après démarrage de la commutatrice, aux balais de l'auto-transformateur peut être rendue ré glable par tous moyens appropriés. C'est ainsi que, selon la réalisation représentée, on peut prévoir des moyens permettant de dé placer les axes d'articulation 74 des leviers 73, ces moyens comprenant, par exemple, des supports 81 solidaires de plateaux 82 régla bles simultanément ou indépendamment en 83, lesquels supports 81 agissent sur des ergots 74,. attenant à des éléments intermé diaires portant les susdits axes d'articulation.
Des billes d'arrêt ou autres peuvent être prévues pour régler la position de repos du boîtier 70.