Procédé de commande d'une machine par un groupe du genre Léonard et installation pour la mise en aeuvre dudit procédé. La présente invention a pour objet un procédé de commande d'une machine au moyen d'un groupe du genre Léonard agencé de façon que l'on puisse réaliser les varia tions de vitesse du moteur en agissant au moins séparément sur la tension qui lui est appliquée par la génératrice du groupe et sur le champ dudit moteur.
Ce procédé est carac térisé par le fait que, pour ralentir le moteur, on augmente brusquement la résistance du circuit d'excitation de la génératrice pour faire travailler ledit moteur, pendant un nom bre de tours déterminé, sur une caractéristi que de vitesse intermédiaire entre la vitesse de régime et la vitesse minimum, cette vitesse intermédiaire étant d'autant plus basse que la vitesse de régime est elle-même basse.
L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre du procédé de commande précité, cette installation se dis tinguant des installations connues par le fait que le circuit d'excitation de la génératrice comprend une résistance variable constituant le rhéostat d'excitation de la génératrice, une première résistance fixe ayant sensiblement la même valeur que la résistance totale du rhéostat d'excitation et une seconde résistance fixe, un commutateur étant prévu pour relier en série cette seconde résistance fixe, respectivement avec la première résis tance fixe et avec la résistance variable,
l'en- semble des deux résistances ainsi reliées en série étant branché en parallèle par rapport à la résistance restante.
Le dessin annexé représente, schématique ment et à titre d'exemple seulement, diffé rentes formes de réalisation d'une installation pour la mise en aeuvre du procédé.
La fie. 1 montre le schéma. électrique de principe d'un groupe Léonard sans inversion de marche.
La fie. 2 est un schéma de principe ana logue à celui de la fie. 1, mais se rapportant à une variante de réalisation.
La fie. 3 est un schéma analogue à la fil. 1, mais Lin peu plus détaillé, et se rappor tant. à un groupe Léonard avec inversion du sens de marche.
La fie. 4 est un diagramme de fonction nement, montrant. les variations .de l'excita tion de la génératrice du groupe Léonard en fonction de la course de l'organe commandé, au moment du freinage.
La. fig. 5 est un diagramme correspondant, mais relatif aux variations de la vitesse du moteur en fonction de la course de l'organe commandé.
Les fie. 6 et î sont des diagrammes cor respondant à ceux des fie. 4 et 5, mais obtenus à l'aide d'une installation ne compor tant pas de dispositif d'arrêt spécial. La fig. 8 est un schéma partiel donnant le détail du circuit d'excitation de la génératrice d'une installation munie d'in dispositif d'ar rêt spécial.
La fig. 9 montre, d'une façon très schéma tique, le dispositif électromécanique utilisé pour commander le dispositif d'arrêt de la fig. 8.
La fig. 10 est im schéma montrant les liai sons électriques entre les circuits d'excitation du moteur et de la génératrice du groupe Léonard, avec inversion du sens de marche.
La fig. 11 est un schéma des circuits de contrôle du groupe Léonard représenté, en partie, sur les fig. 3 et 10.
La fig. 12 est un schéma des liaisons élec triques des rhéostats d'excitation du moteur et de la génératrice du groupe Léonard, avec inversion du sens de marche.
La fig. 13, enfin, est mi schéma montrant la combinaison du schéma de la fig. 1 avec des éléments de circuit ayant pour but de réaliser une montée en vitesse rapide.
Comme on le voit sur la fig. 1, le groupe Léonard comprend, comme à l'ordinaire, un moteur<I>I11</I> alimenté par une génératrice C qui est elle-même entraînée par un moteur électrique triphasé 11e. Dans une variante de l'installation, ce moteur triphasé<I>Ille</I> pourrait être remplacé par tout autre type de moteur. Les circuits d'excitation du moteur III et de la génératrice G sont alimentés eux-mêmes par une excitatrice E montée sur le même arbre q-ae le moteur d'entraînement 31e et la géné ratrice G.
Dans un groupe Léonard classique, le mo teur 11 est constitué généralement par un simple moteur à courant continu. Par contre, dans l'installation qui fait l'objet de 'l'inven tion, le groupe Léonard utilisé est un groupe Léonard spécial dans lequel le moteur de tra vail est un moteur à courant continu à varia tion de vitesse par le champ, c'est-à-dire un groupe dans lequel les variations de vitesse dudit moteur se font en agissant au moins séparément sur la tension qui lui est appli quée par la génératrice du groupe et sir le champ dudit moteur.
Le moteur commandé du groupe Léonard en question peut être soit un moteur à un seul sens de marche (cas des fig. 1 et 2 par exemple), soit im moteur à inversion du sens de marche (cas des fig. 3 et 10à12).
Dans tous les cas, le groupe Léonard com porte, ainsi qu'on le voit en particulier sur les fig. 1 et 2, un organe de commande unique du rhéostat d'excitation Rcg de la génératrice G et du rhéostat d'excitation Rit du moteur JI. Ces rhéostats sont combinés l'un avec l'au tre de manière à réaliser, par la. manceuvre de cet organe de commande commun, une gamme de vitesses très étendue et toute succession désirée de caractéristiques de couple et de fonctionnement.
En ce qui concerne la gamme des vitesses, si on allie par exemple une variation de ten sion allant de 1 à 10 (par variation de l'exci tation de la génératrice) à une variation de champ du moteur allant de 1 à 3, on obtient finalement une gamme des vitesses allant de 1 à 30 pour le moteur 11. De plus, par le choix du nombre de plots intermédiaires de chacun des deux rhéostats d'excitation Rg et Rm, on petit réaliser une variation de vitesses aussi progressive et un réglage aussi fin qu'on le désire.
En examinant la fig. 1 qui se rapporte à. un groupe Léonard sans inversion du sens de marche, on voit que les deux rhéostats d'excitation Rg et Rtn de la. génératrice G et du moteur IYI comportent un curseur commun Cgnt alimenté par un fil commun 1 venant d'un pôle de l'excitatrice E dont l'autre pôle est relié par un fil 2 à une des bornes des enroulements d'excitation de la génératrice G et du moteur<I>Dl,</I> soit respectivement de l'en roulement 3cg et de l'enroulement 3nt.
Les deux rhéostats d'excitation Rg et Rtn sont combinés de façon à réaliser une cer taine caractéristique désirée de fonctionne ment. Dans le cas particulier représenté à la fig. 1, ces rhéostats sont combinés et prévus de façon à obtenir un fonctionnement à cou ple constant dans la partie basse de la gamme des vitesses et un fonctionnement à puissance constante dans la partie haute de cette gamme de vitesses.
A cet effet, le curseur commun Cgni se déplace tout d'abord sur un segment continu 4Rni - en une matière présentant une résis tance spécifique très petite - du rhéostat Rm, pendant qu'il se déplace d'un plot 5Rg à l'autre du rhéostat Rg, puis d'un plot.
7fn à l'autre du rhéostat Rm en même temps qu'il se déplace sur le segment continu 6Rg - en une matière présentant une résistance spéci fique très petite - du rhéostat Rg. Les seg ments continus 6Rg et 4Rm des deux rhéostats sont reliés respectivement par des fils 8 et 9 aux secondes bornes des enroulements d'exci tation<B>39</B> et 3m de la génératrice et du moteur.
Grâce à cette disposition, lorsque le cur seur Cgm, se déplace le long du segment con tinu 4Rm, du rhéostat. Rni, l'excitation du mo teur 31 reste constante, la résistance totale de ce segment étant négligeable.
Il s'ensuit que le moteur fonctionne à couple constant; la variation de vitesse étant, réalisée par varia tion de la tension fournie au moteur par la génératrice G, variation provoquée par le dé placement du curseur Cgm. d'un plot 5Rg <I>à</I> l'autre du rhéostat d'excitation Rg. Lorsque ledit curseur Cgm, continuant à être déplacé vers la droite du dessin, arrive simultanément sur le segment continu 6Rg du rhéostat Rg et sur les plots 7Rm du rhéostat Rm,
le moteur M fonctionne à puissance constante puisque l'excitation de la génératrice G est maintenue constante, la résistance totale du segment 6Rg étant négligeable; la variation de vitesse est obtenue alors uniquement par la variation du champ dudit moteur.
Il est à noter accessoirement, en outre, que le rhéostat Rni est shunté au démarrage par la fermeture d'un contact 10 qui est ouvert après démarrage; ce contact 10 est fermé im médiatement avant un contact 11 placé dans le circuit d'excitation de la génératrice G.
L'intérêt. de la disposition combinée des deux rhéostats Rg et Rm telle que montrée sur la fig. 1 réside dans le fait que le couple de démarrage du moteur correspond alors au couple maximum de celui-ci. Dans ces condi- tions, le moteur est dimensionné en fonction du couple maximum désiré, tandis que sa puissance maxima est lin-iitée à. celle du fonc tionnement à puissance constante.
Il est bien évident, cependant, que dans des variantes d'exécution de l'installation dé crite, on peut réaliser, par manoeuvre de l'or gane de commande commun aux rhéostats d'excitation du moteur et de la génératrice et une combinaison de ces rhéostats étudiée en vue des conditions de marche désirées, toutes caractéristiques voulues de couple et de puis sance autres que celle qui a. été indiquée ci- dessus (couple constant, dans la partie basse clé la gamme des vitesses, puissance constante dans la partie haute).
C'est ainsi, par exem ple que, dans une variante de réalisation telle que celle de la fig. 2, on obtient: a) une zone de fonctionnement à couple constant correspondant à la partie du dépla cement de l'organe de commande pour lequel le curseur Cgm glisse le long du segment continu 4Rni du rhéostat d'excitation Rm du moteur et d'un plot. 5Rg à l'autre du rhéostat. Rg;
b) une zone de fonctionnement. à couple et puissance simultanément variables corres pondant à la partie du déplacement de l'or gane de commande pour lequel le curseur Cgrn passe d'un plot 5Rg à l'autre du rhéostat.
Rg et d'un plot Mit à l'autre du rhéostat R-m: c) une zone de fonctionnement à, puis sance constante correspondant. à la partie du déplacement de l'organe de commande pour lequel le curseur Cgni. glisse sur le segment continu 6Rg du rhéostat d'excitation Rg de la génératrice et. simultanément passe d'un plot 7R 2 à l'autre du rhéostat Rin.
Sur la fig. 3, on a représenté schématique ment. une installation comprenant un groupe Léonard avec inversion du sens de marche du moteur et, réglage indépendant des vitesses pour chaque sens. Dans ce cas, il est néces saire de prévoir deux groupes de curseurs de rhéostats, l'un pour la marche avant, l'autre pour la marche arrière. Les curseurs de cha cun des deux rhéostats peuvent être électri quement distincts, mais doivent être mécani- quement solidaires.
C'est ainsi que le curseur <I>Cg</I> de marche avant pour le rhéostat Rg (curseur qui se déplace sur les plots 5Rg, puis sur le segment .continu 6Rg, comme dans le cas de la fig. 1, le courant étant amené de l'excitatrice par le segment 12g et le fil<B>13)</B> est solidaire du curseur<I>Cm</I> de marche avant pour le rhéostat Rm (curseur qui se déplace sur le segment continu 4Rm, puis sur les plots 7Rm, comme dans le cas de la fig. 1,
le cou rant étant amené de l'excitatrice par le seg ment 14m et le fil 15, et se déplace en syn chronisme avec le curseur<I>Cg).</I> Il est à noter d'ailleurs que dans une variante de l'installa tion les déplacements angulaires simultanés des deux curseurs <I>Cg</I> et<I>Cm</I> pourraient évi demment être remplacés par des déplacements de translation simultanés sur les plots et seg ments correspondants.
Le groupe de curseurs C"g et C'm pour la marche arrière est agencé d'une faon absolu ment analogue à celle du groupe du curseur <I>Cg</I> et<I>Cm.</I> Dans ce dernier cas, les circuits d'excita tion de la génératrice comportent des contacts 7.6a et 17a d'un inverseur du sens de marche. Il est également prévu des contacts 18a---18b commandés par un contacteur de coupure des curseurs<I>Cg</I> et<B><I>Cg</I></B> des rhéostats d'excitation de la génératrice en marche avant et en mar che arrière.
De même, il est prévu des con tacts 16b et 16c, 17b et<B>17e</B> commandés par les contacteurs d'inversion du sens de marche pour passer de la marche avant à la marche arrière et inversement (la vitesse dans les deux sens de marche étant déterminée par la position des deux curseurs de chaque groupe le long des rhéostats correspondants).
Par exemple, dans la position représentée, l'enroulement 3m du moteur 11I est excité par le circuit suivant: borne de l'excitatrice E, fil 20, contact 17c, fil 21, segment commun 14'm; curseur C'm de marche arrière, plot 7'Rm du rhéostat Rut, fil 22, prise 23 du rhéostat Rm, partie de ce rhéostat, fil 24, enroulement d'excitation 3m du moteur, fil 25 et retour à l'autre borne de l'excitatrice.
Des circuits analogues s'établissent pour l'enroulement d'excitation 3g de la généra trice G, mais passent en outre par les con tacts d'inversion 16ca ou 17a.
On pourrait aussi, lorsque, comme dans le cas particulier envisagé ci-dessus, l'installa tion comporte -Lui groupe Léonard à deux sens de marche avec, dans chaque sens, une seule vitesse pour chaque position des curseurs, prévoir un point commun entre les curseurs du moteur et de la génératrice, soit Cm et Cg ou C'm et<B><I>Cg,</I></B> après inversion sur les rhéostats correspondants, ce qui permettrait de suppri mer les contacts<B>16e</B> et<B>17e</B> (ou 16b et 7.7b).
Sur la fig. 8, on a représenté, très som mairement, un dispositif -utilisé pour amélio rer le freinage du moteur 111 alimenté par groupe Léonard et pour obtenir une grande précision des arrêts. Sur cette figure, on a re présenté seulement la partie des circuits d'excitation relative à la génératrice, étant entendu qu'un dispositif visant au même but (dispositif tel, par exemple, que celui qui a été décrit dans lé brevet suisse<B>NI> 262077)</B> peut être utilisé pour le moteur i1'1 à variation de vitesse par le champ, comme on le décrira d'ailleurs plus en détail par la suite.
La commande de l'arrêt, prévue dans cette variante, a pour but d'assurer la rapidité du freinage, la précision des arrêts et l'indépen dance de la course de l'organe mobile de la machine commandée (dit organe com mandé ) par rapport aux vitesses utilisées.
La commande de l'arrêt prévue ici con siste à ramener tout d'abord la vitesse du moteur, quelle que soit celle-ci, à une vitesse déterminée, voisine de la plus petite vitesse réalisable avec le groupe Léonard considéré, au moment où se produit la coupure de l'excitation de la génératrice et la mise en freinage de l'induit (ou l'inversion de cette excitation dans le cas d'un renversement de marche).
A cet effet, on effectue avant freinage (ou inversion) ce qu'on appellera une prépa ration de tension, autrement dit, on établit, en un ou deux stades (suivant l'importance de la variation -de tension employée), l'excita- tion minima sur la génératrice, ce qui ramène la tension d'alimentation du moteur à la ten sion minima prévue au fonctionnement.
Si la préparation de tension a lieu en deux stades (par exemple dans le cas où la varia tion de tension est. supérieure à deux, ce qui est généralement le cas), le premier stade est réalisé suivant. une caractéristique qui est fonction de la vitesse réglée en marche nor male et qui est, intermédiaire entre la ten sion normale et la tension minima de la gé nératrice; de cette façon, plus cette vitesse est élevée, plus la tension correspondant à cette préparation est basse (et correspond donc à une vitesse faible). Le deuxième stade de la préparation de tension consiste à établir le champ correspondant à la tension et à la vitesse minima.
Pour mieux faire comprendre la com mande de l'arrêt utilisée, on a représenté sur les fi-. 4 et 5 (les graphiques qui indiquent l'intensité d'excitation de la génératrice et la vitesse en fonction de la course de l'organe commandé.
La première préparation de ten sion se fait en ('s et la seconde en C4; la cou pure se fait en C5 et l'arrêt en Cs. Sur cha cun de ces graphiques, on a montré trois exemples de vitesse: par exemple une vitesse Vi de 1050 tours/minute (correspondant à une excitation ii de la génératrice), une vi tesse V2 de 420 tours (correspondant à. une excitation i2) et une vitesse 1"", de 100 tours (correspondant à une excitation i",) qu'on supposera être la vitesse minima réalisable avec le groupe Léonard considéré.
Si l'on considère la vitesse Vi, on voit que la première préparation de tension consiste à ramener la vitesse à une vitesse intermédiaire V'1 (correspondant à l'excitation i'1 (fig. 4); cette vitesse est fonction de la vitesse en mar che normale (si l'on considère la vitesse plus faible V2 correspondant à l'excitation i2, on voit en effet que la vitesse intermédiaire est. 1"2 correspondant à l'excitation i'2 inférieure à i'i).
niais avant qu'on ait atteint cette vitesse V'i, on réalise en C'4 la seconde préparation de tension qui ramène la vitesse intermé- diaire (correspondant à<I>il)</I> à la vitesse mi nima V", (correspondant à l'excitation mi nima i",).
Si l'on part de la vitesse V2 (correspon dant à l'excitation i2 en marche normale), la première préparation de tension ramène la vitesse intermédiaire à V'2 (correspondant à i'2) et, en C4, la deuxième préparation ra mène cette vitesse 1"'.= à la. vitesse minima On voit ainsi que, dans torts les cas, au moment où s'effectue la coupure de l'excita tion de la -énératrice (ou l'inversion), c'est- à-dire en C\;
, la vitesse se trouve toujours ramenée sensiblement à une même valeur, égale à la vitesse minima -V", réalisable avec le groupe Léonard considéré. Par conséquent, l'arrêt se fera toujours au même point Ca, quelle que soit. la vitesse normale de laquelle on est parti.
Pour mieux faire apparaître l'intérêt. de la commande qui vient d'être décrite, on a. re présenté, sur les fig. 6 et 7, des graphiques analogues aux précédents, niais dans le cas où l'on utiliserait le procédé habituel de frei nage et d'arrêt. On voit, sur ces graphiques, qu'en coupant l'excitation (ou en l'inversant) en un point fixe C5 de la course de l'organe commandé, la course dudit. organe se terminera en C7, Cs ou<B>Cg</B> suivant. la vitesse utilisée Vi, V2 ou V. (correspondant.
aux trois inten sités d'excitation ii, i2 et i.), vitesses qu'on a choisi les mêmes que celles des graphiques (les fig. 4 et 5. Autrement dit, dans le cas (l'une commande normale du freinage et (le l'arrêt., la course de l'organe commandé est fonction de la vitesse utilisée en marche nor male, au lieu de se terminer uniformément et toujours en C" (voir fig. 4 et 5).
Pour obtenir une course déterminée, il est donc nécessaire, avec le procédé habituel, de régler le point de coupure C:,, par tâtonnement d'ailleurs, pour chaque vitesse, ce qui constitue tin sé rieux inconvénient, évité grâce à la commande décrite ci-dessus.
On pourrait. aussi, dans une variante de l'installation, effectuer la préparation de ten sion en un seul stade au lieu de deux. Il est toutefois préférable d'adopter cette dernière solution pour éviter, lors de l'emploi de moyennes vitesses, un ralentissement plus ou moins brutal regrettable pendant la course de préparation. La préparation en deux stades permet de réaliser im ralentissement plus progressif.
Le procédé de commande décrit présente encore -Lin autre avantage. On sait que dans les installations connues, la valeur des inerties mises en jeu à la grande vitesse conduit sou vent à limiter la rapidité d'abaissement de la tension en vue,du freinage; il s'ensuit que le freinage .aux moyennes et aux basses vitesses est moins rapide qu'il pourrait l'être.
Avec le procédé de commande décrit, la répartition en trois stades de la variation de tension (deux stades de préparation en C-. et C4 et un stade de coup-Lire ou d'inversion en C5) réalise aux grandes vitesses un freinage moins brutal que celui qui serait obtenu avec les procédés connus, tandis qu'aux moyennes et aux basses vitesses, le freinage est compara ble à ce qu'il est habituellement. Cette parti cularité permet de conserver pour ces vitesses toute la rapidité de freinage désirable.
Il est à noter que, pendant la période de ralentissement correspondant à la préparation de tension pour le freinage, la variation de tension ne dispense pas de conserver un cou ple moteur utilisable, ce qui permet d'inté grer la course de l'organe commandé corres pondant à la préparation à la course utile de celui-ci.
La commande de l'arrêt par la prépara tion de tension ci-dessus décrite en vue du freinage dans un groupe Léonard se rappro che, dans un certain sens, du procédé de pré paration de champ décrit, à propos des mo teurs à variation de vitesse par le champ, dans le brevet suisse N 262077, avec cette différence capitale toutefois que les varia tions du courant d'excitation sont inverses.
Ceci conduit d'ailleurs à utiliser, poiu la mise en aeuvre du procédé décrit ci-dessi-s, un dis positif électrique tout à fait différent de ce lui qui a été décrit, dans ledit brevet, pour les moteurs à variation de vitesse par le champ.
En effet, dans ce dernier cas, la prépara tion de champ, obtenue par court-circuitage partiel d'un rhéostat .d'excitation, était sans effet aux vitesses inférieures à celle corres pondant à la valeur du champ de prépara tion, tandis que si l'on voulait réaliser la pré paration de tension en imposant l'excitation correspondant à la tension de préparation, on réaliserait bien la préparation désirée pour les valeurs de la vitesse supérieures à celle correspondant à la tension de préparation, mais, lors de l'emploi de vitesses inférieures à celle-ci, on imposerait obligatoirement à la préparation l'adoption de la caractéristique de préparation, .ce qui entraînerait, dans ce cas, une augmentation de la vitesse de régime,
ce qui ne salirait être admis.
Pour mettre en #uvre le procédé qui a été décrit ci-dessus pour un groupe Léonard, on utilise en conséquence l'installation repré sentée sur les fig. 8 et 9.
De l'examen de la fig. 8, il ressort que le circuit d'excitation de la génératrice G (d'un groupe Léonard que l'on suppose être sans inversion .de sens de marche) comporte un rhéostat d'excitation spécial formé de la ré sistance variable normale du rhéostat Rg (allant du point a au point b), avec ses plots 5Rg et son curseur Cg, et d'iuie résistance fixe 26 (allant du point b au point c), avec une résistance fixe additionnelle 27, les deux résistances Rg et 26 étant de valeur égale. En outre, le contact 28a d'un inverseur peut être appliqué soit sur la borne a, soit sur la borne c.
Enfin, sur le circuit du curseur Cg est placé le contact 18a du contacteur de cou pure du curseur.
En régime normal, le contact inverseur 28a se trouve sur la borne<I>a.</I> A la première préparation de tension, le contact inverseur 28a. est amené s-Lu la. borne c et, à la deuxième préparation de tension, le contact 18a. s'ouvre (coupure du curseur du rhéostat). Pour l'ar rêt, l'excitation est coupée par suite de l'ou verture du contact 29a.
La commande des contacteurs qui agissent. sur les contacts 28a, 18a. et 29a. se fait au moyen d'un dispositif de taquets et d'inter- rupteurs analogue à celui qui a été décrit dans le brevet suisse N 262077. On a repré senté sur la fi-. 9 le dispositif électromécani- clue utilisé à cet effet.
Sur cette figure, 30 re présente l'organe commandé par le groupe Léonard décrit en référence aux fig. 1 et 3; sur cet organe est fixé un taquet réglable 31 qui peut venir actionner successivement les trois dispositifs de contact 32s, 324, 32s. Le dispositif de contact. 32s, actionné en premier lieu, commande le contacteur agissant sur le contact 28a de la fig. 8 (et correspond à la.
première préparation de tension, en Cs des fig. 4 et 5); le dispositif de contact. 324, actionné ensuite, commande le contacteur agissant sur le contact. 18a, de la fig. 8 (et correspond à. la deuxième préparation de ten sion, en C4 des fig. 4 et 5) ; enfin, le disposi tif de contact 32.,, actionné en dernier lieu, commande le contacteur agissant sur le con tact 29a (et correspond à la coupure de l'exci tation de la génératrice, en Cs des fig. 4 et 5).
Les valeurs des résistances Rg, 26 et 27 sont calculées de faon que: 1 Le contact 28a étant sur la borne a, on obtienne, par le jeu du curseur Cg allant d'un bout à l'autre des plots 5Rg, un courant d'excitation correspondant à ses valeurs maxima et minima (tensions correspondant à la plus petite vitesse et à la plus grande vi tesse), les résistances 27 et 26 en série étant alors en parallèle sur la partie de la résis tance réglable Rg non court-circuitée par le curseur Cg.
2 Le contact 28a étant sur la borne c, et le curseur<I>Cg</I> étant à l'extrémité de gauche des plots 5Rg, on obtienne, pour le courant d'excitation, la valeur que l'on s'est fixé pour le courant d'excitation à la première prépara tion de tension pour la plus grande vitesse (i'i sur la fig. 4), la résistance 27 étant. alors en parallèle sur la résistance 26.
A la phis petite vitesse (curseur Cg à l'extrémité de droite des plots 5Rg), le pas sage du contact inverseur 28a chi plot a au plot c est sans effet, puisque les deux résis tances Rg et 26 ont été choisies égales; c'est d'ailleurs ce que représente la fig. 4 pour l'in tensité i", correspondant à la vitesse minima.
On conçoit en tous cas que, par le choix des valeurs des trois résistances Rg, 26 et 27, on puisse ajuster à volonté les caractéristiques de préparation de tension, suivant les valeurs que l'on désire, pour la grande vitesse et pour les vitesses intermédiaires.
A titre d'exemple non limitatif, on peut indiquer que, pour obtenir en marche normale une intensité d'excitation i allant de 1 à 10 ampères sur un circuit de 25 ohms de résis tance extérieure au rhéostat et pour réaliser une préparation de tension, à la grande vi tesse, correspondant à i = 5 ampères, on pourra adopter les valeurs suivantes pour les résistances Rg et 26 : 440 ohms 27 :
25 ohms Dans ces conditions, on aura pour i normal = 10 A, première préparation à, i = 5 A pour<I>i</I> normal = 7 A, première préparation<I>à i =</I> 4,3 A pour i normal = 4 A, première préparation à i = 3 A pour i normal = 2 A, première préparation à i = 1,82 A pour i normal = 1 A, première préparation à i = 1 A Si, au lieu d'un équipement Léonard du type normal, on utilise un équipement com portant une variation de vitesse par le champ du moteur (comme représenté sur les fig. 1 à 3), pour pouvoir obtenir la même précision d'arrêt que celle à laquelle on a fait allusion dans ce qui précède,
on fera préeéder les deux préparations de tension ci-dessus indiquées d'une ou de deux préparations de champ sur le circuit d'excitation du moteur, dans les conditions précisées dans le brevet suisse N 262077.
Il est à noter toutefois ici qu'on réalise dans ce cas la ou les préparations de champ avant la ou les préparations de tension; on pourra d'ailleurs en général se contenter d'une seule préparation de champ consistant simplement à rétablir le plein champ du mo teur.
Dans le cas ainsi envisagé, on ajoute au dispositif électromécanique représenté sur la fig. 9 et avant les dispositifs à contacts 32s, 324 et 325, 11n ou deux dispositifs à contacts supplémentaires pour réaliser la ou les pré parations de champ du moteur en vue du freinage.
Il est d'ailleurs à noter en passant que le dispositif électromécanique représenté sur la fig. 9 pour la commande des divers contacts de préparation et de coupure (ou d'inversion) a été simplement indiqué à titre d'exemple et qu'il pourrait être remplacé par tout dispo sitif équivalent.
Sur la fig. 8, on a représenté l'application de l'invention à un groupe Léonard sans inversion du sens de marche. Il est évident qu'une installation analogue pourrait être appliquée à un groupe Léonard avec inver sion du sens de marche du moteur commandé. Dans ce cas, si l'on considère, par exemple, le dispositif électromécanique de la fig. 9, le dernier interrupteur 325, au lieu de com mander le contacteur de coupure de l'excita tion,
commanderait les contacteurs 16 et 17 d'inversion d11 courant dans l'enroulement 3y de la génératrice et de passage d'un jeu de curseurs à l'antre (fig. 3), pour agir dans mn sens ou dans l'autre.
Sur les fig. 10, 11 et 12, on a d'ailleurs représenté un .schéma complet des circuits d'excitation du moteur et de la génératrice du groupe Léonard et des circuits de contrôle des contacteurs utilisés dans ces circuits d'excita tion, ceci dans le cas général d'un groupe Léonard avec inversion de marche, utilisa tion d'un moteur à variation de vitesse par le champ et possibilité de réaliser automati quement deux ou plusieurs vitesses types sur un sens de marche déterminé.
Sur la fig. 10, les rhéostats sont représen tés d'une faon schématique et convention nelle. Ils sont en réalité disposés comme on l'a représenté sur la fig. 12 plus en détail. En résumé, pour obtenir le schéma exact, il suf fit de remplacer dans la fig. 10 la représen tation conventionnelle des rhéostats par celle de la fig. 12 en raccordant les bornes<I>d, e, f,</I> g, le, j, <I>la, L</I> aux bornes correspondantes de la fig. 12.
Ainsi qu'on le voit sur les fig. 10 et 12, le rhéostat Rg de la génératrice comporte deux curseurs<B>Cg</B> et<B>Cg</B> pour la marche avant et pour la marche arrière, curseurs qui se dépla cent (voir fig. 12 plus spécialement) l'un sur le segment continu 12g ainsi que sur les plots 5Rg et le segment continu 6Rg, l'autre sur des segments continus et des plots correspon dants, dans le but d'obtenir, ainsi qu'on l'a indiqué à propos de la fig. 3,
un fonctionne ment à couple constant pour les faibles vi tesses et à puissance constante pour les grandes vitesses, ces curseurs<I>Cg</I> et C'g étant, comme on l'a expliqué précédemment à pro pos de la fig. 3, mécaniquement solidaires avec les deux curseurs correspondants Cna et C'nz des rhéostats d'excitation Rm du moteur.
Dans l'installation représentée sur les fig. 10 et 12, on utilise, comme indiqué pré cédemment à propos de la fig. 8 relative à une installation sans inversion de marche, dans le circuit d'excitation de la génératrice, une résistance fixe 26 et une résistance fixe additionnelle 27, un double contact 28a-98b permettant, ainsi qu'on le voit sur la fig. 10, de faire passer la résistance additionnelle 2 7 de sa ,disposition en série avec la résistance 26 à lune disposition en parallèle avec cette résistance (dans la position représentée sur la fig. 10, la résistance additionnelle 27 est en parallèle avec la résistance 26).
En combinaison avec le circuit. d'excita tion de la génératrice qu'on vient de décrire, on utilise, pour le moteur, un circuit d'excita tion établi sensiblement suivant les données du brevet suisse N 262077; autrement dit, le rhéostat d'excitation dudit moteur comprend deux curseurs<I>Cm</I> et C'yn pour les deux sens de marche;
on voit, en outre, que pour ledit moteur on utilise, en vue du freinage, une seule préparation de champ, celle qui consiste à établir le plein champ maximum par fer meture du contact. 33(a qui shunte complète ment le rhéostat Rial. De plus, une résistance fixe 3-1 peut. être prévue (voir<B>fi-. 10</B> et 12) en parallèle avec le rhéostat Rm.
Sur le circuit des deux curseurs<I>Cg</I> et C',g sont placés les deux contacts 18a, et 181) actionnés par le contacteur de coupure des curseurs sur la génératrice. Enfin, à la fois sur les curseurs<B>Cg</B> et C'g du rhéostat de la génératrice et les curseurs Ci>z et C'm du rhéostat du moteur se trouvent les contacts 19a à 19d destinés à provoquer l'inversion des curseurs (laquelle peut. être indépendante de l'inversion du sens clé marche). Dans la position représentée sur le dessin, ce sont les curseurs Cin et<I>Cg</I> qui sont en service.
Enfin, sur le circuit d'excitation de la gé nératrice, on a prévu l'inverseur de marche 16a et 17a, suivant. que les fuies ou les autres de ces séries de contacts sont fermées, le mo teur commandé par le groupe tournera. dans un sens ou dans l'autre. L'inverseur comporte des contacts spéciaux à ouverture s'appuyant sur des bornes d'une résistance de décharge 35.
L'utilisation de préparations de tension conformément à ce qui a été indiqué précé demment et l'utilisation combinée clé prépa rations de champ et de tension conformé ment à ce qui vient d'être dit, rend possible, non seulement l'obtention d'arrêts précis et indépendants des vitesses utilisées, mais en core l'obtention de modifications de vitesses en des points précis et déterminés de la course de l'organe commandé pour réaliser toute succession désirée de vitesses en course de travail.
Par exemple, si la machine commandée par le groupe Léonard décrit. est une ma chine-outil, en particulier une raboteuse, on peut, grâce à l'installation décrite, réaliser ce qu'on a appelé, dans le brevet, suisse N 262077, le cycle Berthiez, c'est-à-dire un cycle dans lequel on peut utiliser, pendant la course de travail de l'organe commandé, trois vitesses différentes: une vitesse inférieure Vi ou vi tesse d'entrée et de sortie de l'outil, une vi tesse V 2 plus grande ou vitesse de coupe, et une vitesse Vs encore plus grande (égale par exemple à la vitesse de retour) ou vitesse entre coupes.
La succession désirée des vitesses est obte nue, comme dans le brevet précédent, au moyen de taquets et d'interrupteurs placés aux> points précis appropriés de la course de l'organe commandé, mais ici ces interrup teurs, au lieu d'agir simplement sur les con tacts de sélection des curseurs du rhéostat du moteur (ici les contacts 19c et 19(a) et sur le eotitaet 33a d'établissement de plein champ maxiniuni, agissent é-alement, dans les cir cuits d'excitation de la génératrice,
sur les c=ontacts de préparation de tension 28a-28b, sur les contacts de sélection des curseurs des rhéostats de la génératrice (ici les contacts 7.9b et 19d) et sur les contacts 18(a et 18b de coupure des curseurs du rhéostat de la. géné ratrice. Dans les circuits de contrôle, représentés sur la fig. 11,à titre d'exemple, et qui com mandent les différents contacts représentés, sur la fig. 10, dans les circuits d'excitation du moteur et de la génératrice, on a supposé.
irais cela n'est qu'un exemple non limitatif, que le groupe Léonard était appliqué â, une machine-outil destinée à appliquer le cycle Berthiez en. question, c'est-à-dire un cycle dans lequel, au cours du travail, on utilise, pour un même sens de marche, trois vitesses possibles V i, 1'2, Vs. Bien entendu, le schéma clés circuits de contrôle pourrait être modifié en conséquence par tout technicien s'il voulait envisager une application différente de celle donnée à titre d'exemple ici.
Les circuits de contrôle montrés sur la fi-. 11 comportent toute une série de contac teurs qui vont être décrits en détail dans ce qui va suivre et qui sont alimentés par le cir cuit de l'excitatrice au moyen, par exemple, des fils 36 et 37 venant des bornes de l'exci tatrice ou par toute autre source extérieure.
ainsi qu'on le voit sur cette fig. 11, on trouve d'abord le contacteur 16 qui agit sur les contacts 16a, de l'inverseur de marche (voir fi-. 10). On trouve ensuite le contacteur 17 qui agit sur les contacts 17a de l'inverseur de marche (voir fig. 10). Les inverseurs d'exci tation 16 et 17 sont excités d'une faon inverse comme on le verra plus loin, l'inver seur 16 étant par exemple excité pendant la course de coupe ou de travail et l'inverseur 17 étant excité pendant la course de retour.
On trouve ensuite le relais 38 de marche automatique, puis le contacteur 39 d'induit agissant sur le contact 39a, de la fig. 10, avec pôle de freinage à ouverture, et permettant de mettre en circuit une résistance de frei nage 40 (un autre système pourrait d'ail leurs être utilisé éventuellement).
On trouve ensuite le contacteur 19 de sé lection des curseurs agissant sur les contacts 19a-19d de la fig. 10. Ce contacteur est, par exemple, excité pendant la course de re tour et ne l'est pas pendant la course de coupe (ou inversement).
On trouve ensuite le contacteur 28 de pre mière préparation de tension sur la généra trice, contacteur qui agit sur les contacts 28c-28b de la fig. 10 et qui est, par exemple, excité en marche normale.
On trouve ensuite le contacteur 33 qui est. le contacteur de préparation de champ sur le moteur et qui agit sur le contact 33a de la. fig. 10, ce contacteur étant excité, par exemple, en marche normale.
Enfin, on trouve dans ces circuits de con trôle, le contacteur 18 de coupure des cur seurs du rhéostat de la génératrice (contac teur agissant sur les contacts 18a-18b de la fig. 10 et excité, par exemple, en marche nor male).
Sur le circuit de l'inverseur d'excitation 16 se trouve un contact 17d actionné par l'a-Litre inverseur d'excitation 17, de telle façon que ce contact 17d s'ouvre lorsque l'inverseur 17 est excité ou enclenché.
De même, sur le circuit de l'inverseur 17 se trouve un contact 16d soumis à l'action -,de l'inverseur 16 et agissant dans les mêmes conditions. Sur le circuit de l'inverseur 16 se trouve également un contact électromécanique 40c4 manoeuvré par i-ui inverseur de table, contact qui est fermé pendant la marche dans un sens (pendant la course de coupe par exemple) et ouvert pendant la marche dans l'autre sens (course en retour).
C'est ce con tact qui commande en quelque sorte l'excita tion de l'inverseur 16 et, par conséquent, la. fermeture des contacts 16a. De même, l'inver seur de table .commande le contact<I>40r4</I> placé sur le circuit de l'inverseur d'excitation 17 et qui occupe la. position inverse de celle du con tact 40c4 (fermé pendant la course de travail, tandis que 40r4 est fermé pendant la course de retour).
Sur les circuits des deux inverseurs 16 et 17 se trouvent encore le contact 39b soumis à l'action du contacteur d'induit 39, ainsi que le contact 38a soumis à l'action du relais de marche automatique 38.
Ce relais de marche automatique 38 est excité lorsqu'on ferme le bouton 41 de marche automatique comme on le voit sur le dessin. En outre, sur le circuit de ce relais de marche automatique 38 est placé, par mesure de sé curité, un contact de relais à maximum 42.
En dehors de cette marche automatique, on peut réaliser une marche à la main au moyen du bouton 41' et des deux boutons de coupe et de retour 43 et 44 qui permettent de commander, par exemple, à la main l'exci tation à volonté de l'un des deux inverseurs d'excitation 16 et 17.
Les deux boutons 41 et 41' constituent en semble un inverseur commandant la mise en fonctionnement ou l'arrêt. de la marche auto matique; l'un est fermé quand l'autre est ouvert. .
Le contacteur d'induit 39 comporte sur son circuit un contact 38e à action retardée agissant en cas de marche automatique, et deux contacts 16e et 17e agissant en cas de marche à la main par l'intermédiaire du bou ton 41' autorisant la marche à la main.
Dans le circuit du contacteur 1.9 de sélec tion des curseurs sont placés en parallèle deux contacts 45e et 45e qui sont prévus sur la table de la machine-outil (exemple envisagé ici) pour la réalisation de ce qu'on a appelé le cycle Berthiez, qu'il est inutile de décrire de nouveau ici puisqu'il l'a. été dans le brevet suisse N 262077 et, relatif aux moteurs à va riation de vitesse par le champ. En série avec les deux contacts 45e et 45c se trouve un contact 16(l actionné par l'inverseur d'excita tion 16; en outre, en série avec le contact. 45e se trouve un contact de maintien 19e actionné par le contacteur 19.
En parallèle avec ces trois contacts 19e, 16d et 45e, et en parallèle également avec le contact. 45c, se trouve Lin contact 17(l actionné par le second inverseur d'excitation 17: on voit que, clé cette faqon, les deux contacts 45e et 45e sont sans action dans le sens retour (celui où le contact 17d est fermé).
Sur le circuit du contacteur 19 se trouve enfin un contact 38d soumis à l'action du re lais 38 de marche automatique.
Sur les circuits des contacteurs 28, 33 et 18 (contacteur de première préparation de tension, contacteur de préparation de champ sur le moteur, contacteur de coupure des cur seurs) se trouve respectivement une double série de contacts 40c2-401-2, 40ei-40ri, 40C3-40ri fonctionnant les uns dans un sens (course de coupe, ce sont les contacts 40ci, 40c2, 40c3) et les autres dans l'autre sens (course de retour, ce sont les contacts 401-i, 40r2, 40r3)
. Ces contacts 40ci, 40c2, 40c3 et 401-i, 40r2, 40r3 sont actionnés par des taquets portés par l'organe commandé (par exemple la table de la. machine-outil) dans un ordre déterminé.
Les contacts 40ci, 40c2, 40c3, d'une part, et les contacts 401-i, 40r2, 401-a, d'autre part, sont fermés en marche normale; chaque con tact de chaque série est. disposé en parallèle par rapport au contact correspondant (même indice) clé l'autre série. Les contacts de la série c s'ouvrent dans l'ordre des indices à la fin de la course coupe et se referment auto matiquement lorsque leurs taquets ont cessé d'agir sur eux après inversion du sens de marche. Il en est de même pour les contacts de la série r, mais à la fin de la course retour.
En série avec chaque contact de la. série c se trouve un contact 16g, et en série avec chaque contact de la série r se trouve un con- tact 17g, le rôle de ces contacts 16g et 17g étant de ne permettre l'alimentation. du con tacteur (28, 33 ou 18) que par la série de contacts correspondant. au sens de marche utilisé (par exemple pour la course coupe, le contact 16g ne permet l'alimentation des con tacteurs en question que par la série c de contacts 40).
Sur ces mêmes circuits des contacteurs 28, 33 et 18 se trouvent placés respectivement clés contacts 45a, 45d et 45b qui sont analo- pues aux contacts 40c2, 40ci et 40c3, mais agissent. en cours clé course (cycle Berthiez) et non plus en fin de course.
Tous les contacts 45 portant les indices ca, <I>b, c, d,</I> e sont des contacts qui sont prévus pour la réalisation du cycle Berthiez dont il a, été parlé ci-dessus. A cet effet, on utilise une came qu'on peut appeler coupe, ralen tissement, retour et qui attaque successive ment les contacts 45a, 45b, 45e de façon à réaliser successivement les vitesses y , (vitesse de coupe), puis la vitesse 1'i plus faible (vi tesse de sortie clé l'outil) et, la vitesse Z'.;
maxima (ou vitesse égale à la vitesse clé re tour et utilisée pour le déplacement entre les périodes de coupe dans -Lui même sens).
Une came qu'on peut appeler retour, ra lentissement, coupe attaque successivement les contacts 45d, 45a, 45b et 45e, ceci après l'action de la came précédente, pour obtenir successivement les vitesses Z'3 (égale à. la vi tesse de retour), T'i (ou vitesse d'entrée de l'outil) et. j'2 (ou vitesse de coupe, corres pondant à une nouvelle coupe d'une partie de pièce suivante).
Comme on l'a indiqué, grâce à la présence des contacts 17d et 17g, ces deux cames sont sans action dans le sens retour.
On remarque, sur le schéma de la fig. 11, que les circuits des trois contacteurs 28, 33 et 18 comportent également un contact 38e soumis à l'action du relais de marche auto matique, deux contacts<B>16f</B> et<B>17f</B> soumis res pectivement aux deux inverseurs d'excitation 16 et 17, et enfin un contact 46a d'un relais clé freinage à contre-courant non représenté, ce contact se fermant sur la borne du haut dans la rotation sens coupe et se fermant sur la borne du bas dans la rotation. sens retour; de cette façon, les trois contacteurs 28, 33 et 18 ne peuvent s'exciter qu'après que le sens de rotation du moteur a été établi dans le sens désiré.
Enfin, dans le circuit du contacteur 33 de préparation de champ sur le moteur se trouve im contact 28a soumis à l'action du contac teur 28 et un contact 18a soumis à l'action du contacteur 18.
De cette façon, la réduc tion de champ éventuelle sur le moteur par le contacteur 33 actionnant le contact 33a ne peut avoir lieu qu'après enclenchement ou excitation du relais 28 de préparation de ten sion et du relais 18 de coupure des curseurs; c'est-à-dire qu'on ne peut réduire le champ du moteur qu'après début de l'augmentation de la tension. De cette façon, on obtient un renversement très doux et sans appel de puis sance important.
Sur la fig. 13, enfin, on a représenté les circuits d'excitation de la génératrice et du moteur d'un groupe Léonard dans lequel se trouve combiné le dispositif représenté sur la fig. 1 (dispositif de commande unique des deux rhéostats de l'excitation du moteur et de la génératrice suivant les caractéristiques de couple et de puissance déterminées: ici, fonc tionnement à couple constant à petite vitesse, puis à puissance constante à grande vitesse) avec le dispositif de mise en vitesse accélérée qui a fait l'objet du brevet suisse N 263117.
Dans cet exemple de combinaison des disposi- tifs en question, on a pris simplement le cas d'un groupe Léonard sans inversion de mar che. Il est évident qu'une telle combinaison est applicable également à un groupe Léonard avec inversion de marche, tel par exemple que celui représenté sur les fig. 10, 11 et 12.
Dans ce dispositif de la fig. 13, on utilise dans le circuit de l'enroulement d'excitation 3m du moteur comprenant le rhéostat Rm., avec ses parties à résistance constante et à ré sistance variable, telles que décrites précédem ment et, conformément au brevet N 263117, une résistance 47 en série avec la résistance Rm et une résistance 48 qui peut venir se placer en parallèle avec la résistance Rna, ainsi que deux contacts 49a et 49b dits de surréglage et permettant de mettre en circuit ou d'annihiler l'action des deux résistances 47 et 48.
Sur le circuit de l'enroulement d'excita tion 3g de la génératrice, circuit comprenant le rhéostat Rg sur les plots duquel se déplace le curseur Cgm commun également au rhéostat. Rm, on dispose, conformément à, l'invention, un système analogue comprenant une résis tance 50 qui est susceptible de venir en pa rallèle avec la partie variable de la résistance Rg et comprenant également une résistance fixe 51 disposée en série avec le rhéostat Rg, des contacts 49c et 49d de surréglage étant.
prévus pour mettre en circuit ou pour annihi ler les deux résistances 50 et 51. Les contacts 49c et 49d ont une action inverse de celle des contacts 49a et 49b, c'est-à-dire que les uns sont ouverts quand les autres sont fermés. A cet effet, les contacts 49a et 49c, d'une part, 49b et 49d, d'autre part, sont conjugués et soumis à l'action d'un contacteur semblable non représenté sur le dessin, mais qui peut être placé dans les circuits de contrôle, de la même façon que les autres contacteurs re présentés sur la fig. 11.
En service. normal, les contacts de surréglage 49e et 49d corres pondant à la génératrice sont ouverts, tandis que les contacts 49a et 49b correspondant au moteur sont fermés. Pendant la montée en vitesse et jusqu'à l'obtention de la vitesse dé sirée, les contacts de surréglage précités sont maintenus en position inverse de celle qu'ils doivent conserver en service normal. Autre ment dit, les contacts 49e et 49d sont main tenus fermés, tandis que les contacts 49a et 49b sont maintenus ouverts.
Il est inutile de répéter ici les raisons pour lesquelles on peut obtenir, grâce à cette disposition, une montée en vitesse rapide puis qu'il suffira pour cela de se reporter au bre vet suisse N 263117. Toutefois, dans l'instal lation décrite ci-dessus, ledit dispositif de sur- réglage est combiné et agit simultanément sur la génératrice du groupe Léonard et sur le moteur à variation de vitesse par le champ,
et (le plus ce dispositif de surréglage est com biné avec des rhéostats à commande com mune conjugués l'un à l'autre de faon à obtenir tout régime de mise en marche désiré (par exemple démarrage à petite vitesse avec couple constant, puis fonctionnement à puis sance constante à grande vitesse).
1,e moteur commandé par le groupe Léonard qui a été décrit ci-dessus peut en outre comporter, s'agissant d'un moteur à va riation de vitesse par le champ, tous les per fectionnements qui ont. été décrits pour ce genre de moteur dans le brevet suisse N 262077.
Finalement, on obtient. avec un groupe Léonard permettant de grandes variations (le vitesse et une grande souplesse dans le fonc tionnement, toutes les séries d'avantages qu'il était possible d'obtenir avec une commande réalisée simplement au moyen d'un moteur à variation de vitesse par le champ tels qu'ils ont été énumérés dans le brevet suisse N 262077, avec, en plus, une grande simpli cité de manoeuvre, du fait qu'on utilise pour la commande des deux rhéostats d'excitation du moteur et de la génératrice un seul et même organe de commande, tout en conser vant, grâce à la conjugaison<B>de</B> ces deux rhéostats,
la possibilité d'obtenir tout régime de fonctionnement désiré.
La commande par groupe Léonard telle qu'elle a été décrite ci-dessus permet, en par ticulier, d'obtenir les effets suivants: a) rapidité du freinage; b) indépendance (le la course de l'organe mobile de la machine commandée, par rapport aux vitesses utilisées; c) précision des arrêts; d) adjonction, sur ledit organe com mandé, d'un indicateur de course permettant. de régler celle-ci à. l'avance, en grandeur et en position, par rapport à un point fixe (par exemple par rapport à lin outil, si la machine commandée est une machine-outil), quelles que soient les conditions de fonctionnement utilisées.
Le procédé de commande par groupe Léo nard quia été décrit dans ce qui précède peut être appliqué, comme il a déjà été dit, à la commande de machines-outils, telles que raboteuses. Il est. toutefois entendu que ce procédé peut être appliqué non seulement à la commande de telles machines, mais égale ment à celle de tous autres appareils ou ma chines, spécialement aux machines et appa reils à mouvements alternatifs tels que lami noirs, machines d'extraction, ascenseurs, grues, machines d'imprimerie, machines à papier, machines textiles, etc.