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Perfectionnements apportés au renforcement des semelles premières pour chaussures.
UNITED SHOE MACHINERY COMPANY - Société Anonyme Belge.
Cette invention a trait aux procédés et machines servant à renforcer des semelles premières entrant dans la fabrication des chaussures.
En fabriquant des chaussures à trépointe, on a coutume d'employer une permière munie d'une gravure interne et d'une gravure externe, les lèvres de ces gravures étant retroussées et collées ensemble, et la semelle première étant après cela recouverte d'une toile de renforcement que l'on applique intérieu- rement de la nervure et jusqu'au haut de celle-ci.
Cette façon de renforcer les semelles augmente considéra- blement le prix de revient. Or, on a constaté qu'en limitant le renforcement de la semelle première à la face interne de la ner- vure ét à une portion de la partie de corps de celle-ci, on ob-
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tient non seulement des résultàts aussi satisfaisants, quant à la fermeté et la durée de ladite première, mais on réalise en même temps une économie notable de fonds. Or, la présente inven- tion prévoit la fixation, à l'aide d'une colle adhérant par pres- sion, d'une bande de toile appliquée à la nervure et à ladite partie de corps de la première,.
une portion de la largeur de ladite bande étant appliquée sur le corps de la semelle, à par- tir du bas de la nervure vers l'intérieur, et préférablement assez loin en dedans de la gravure Interne pour que l'aiguille de la machine à coudre la trépointe ne risque pas d'en transpercer le bord même, et l'autre portion de la largeur de la bande re- couvrant la nervure, à partir de la base jusqu'au haut de celle- ci, sans toutefois la dépasser, ce qui a l'avantage de supprimer l'opération ultérieure de rafraîchissage.
On verra que l'application de la bande de renforcement peut s'effectuer avantageusement si l'on évite le contournement de l'extrémité du bout de la première, travail plutôt difficile à exécuter. Pour cela, il est proposé d'effectuer l'application de la bande en deux opérations distinctes, d'un côté d'abord, à partir du bout de la semelle vers la ligne marquant l'emplacement du devant du talon, où la bande est coupée, puis inversement de l'autre côté de la semelle, c'est-à-dire à partir de ladite ligne du talon vers l'extrémité du bout.
De préférence, le bout anté- rieur de la première bande est disposé de manière à dépasser vers l'extérieur la nervure à l'avant-bout de la semelle, et quand la deuxième bande, dont l'application se termine à l'avant-bout, atteint cette portion de la semelle, elle est posée par-dessus le bout dépassant de la première bande de manière à le croiser et à s'en projeter aussi un peu vers l'extérieur, après quoi elle est coupée. Ainsi, la nervure qui contourne l'extrémité du bout de la première, ordinairement chétive à cet endroit, se trouve renforcée par les deux couches croisées de la toile.
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Pour adapter la machine illustrée ci-contre à la réali- sation du procédé expliqué ci-dessus, cette machine comporte un mécanisme fait pour supporter une semelle première et la faire passer sous un rouleau applique-bande, ledit rouleau serrant une portion marginale de la bande susdite contre la partie de corps de la semelle première, en un point adjacent à la nervure, alors que l'autre portion marginale de la bande est pliée d'abord dans le sens de l'entraînement de l'ouvrage, puis tournée de manière à lui faire prendre, en long de la face interne de la nervure, une position qui est parallèle à ladite nervure, après quoi cette portion marginale est serrée à son tour contre la face in- terne de la nervure,
Bien entendu,
la bande et la portion de semelle à laquelle elle est destinée auront été préalablement enduites d'une couche de colle adhérant par pression, en sorte que bande et semelle adhèrent l'une à l'autre dès qu'elles sont amenées en contact.
Quand une portion de bande est appliquée contre le corps de la semelle première, le long des courbes de la nervure, et plus particulièrement à l'endroit de la ligne des doigts, il im- porte que la bande ne bouge pas latéralement par rapport au rou- leau d'application. Or, ledit rouleau est armé de pointes ou épe- rons de longueur suffisante pour empêcher la portion de bande entourant le rouleau de se mouvoir par rapport à celui-ci. Il importe aussi que les différentes longueurs parallèles de bande correspondent à la longueur des portions de semelle sur lesquel- les lesdites longueurs sont couchées. A cette fin, le rouleau dont s'agit comporte préférablement plusieurs disques distincts dont chacun est adapté à tourner librement et est pourvu, autour de sa périphérie, des éperons susdits.
Cette construction permet une maîtrise si complète de la bande que la portion de son bord marginal qui est couchée sur le corps de ladite semelle est de largeur essentiellement uniforme. Il s'ensuit donc que l'autre portion de bande appliquée contre la nervure de la semelle a, elle aussi, partout la même largeur, et comme elle ne dépasse en aucun point le haut de la nervure, ladite bande ne demande pas
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à être rafraîchie.
Pour être sûr que le bout de bande se placera comme il faut en contact avec le rouleau applique-bande, quand celui-ci se met en position active, il est prévu un doigt qui, durant le mouvement du rouleau vers son point d'opération, appuie con- tre la bande et amène oelle-ci à entrer comme il faut en prise avec les éperons dudit rouleau.
Pour faciliter la tâche de l'opérateur, lorsqu'il guide l'ouvrage vers les rouleaux autour desquels la bande passe, il est prévu, tout près du point d'opération, deux guides dont 1!un vient en contact avec la face interne et l'autre avec la face externe de la nervure, et qui, en aoheminant la nervure vers les- dits rouleaux, permettent à la machine d'effectuer son travail sans exiger une trop grande attention de la part de l'opérateur.
Celui des guides qui agit sur la face interne de la nervure est libéré automatiquement par la venue en contact d'un doigt avec la nervure à l'avant-bout de la semelle première.
Une garde, contre laquelle la semelle première est sou- levée une fois la bande appliquée sur un des côtés de la semelle, est située au ras du point d'opération. Deux lames articulées, mobiles par l'opérateur, sont ainsi agencées qu'elles sont inca- pables de se fermer pour couper la bande avant l'achèvement du mouvement qui les amène en position active. Il est aussi prévu des moyens qui empêchent lesdites lames de fonctionner si le rou- leau applique-bande n'a pas été enlevé de leur chemin.
Quand on commenoe au bout-avant de la semelle première l'application de la bande de renforcement, il convient que l'ex- trémité antérieure libre de celle-ci se projette passablement du rouleau applique-bande. Par contre, quand cette application est commencée à la ligne marquant l'emplacement du devant du talon, un bout de bande moins long suffit. Or, il est prévu des moyens qui meuvent le rouleau applique-bande alternativement à
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des distances différentes du point où s'effectue la coupure du- dit bout, ce qui permet d'obtenir des bouts libres longs et courts, selon que l'application de la bande commence à une extrémité de la semelle ou à la ligne du talon, le tout tel qu'expliqué ci- dessus.
Quand le rouleau applique-bande est actionné pour amener le bout plus long de la bande en contact avec l'extrémité avant de la semelle, ledit bout a tendance à rencontrer la garde sus- dite et à se retrousser de manière à s'écarter de la semelle première. Pour obvier à cet état de choses, la présente machine possède des moyens qui rabattent jusqu'en contact avec ladite semelle le bout retroussé de la bande et, quand la deuxième bande est appliquée sur l'autre côté de la chaussure, son bout repose par-dessus le bout de la première bande.
Etant donné que les deux bandes empiètent l'une sur l'au- tre à l'avant-bout de la semelle, il importe de mettre de la col- le entre les faces empiétantes pour souder celles-ci l'une à l'autre. A cette fin, un dispositif enoolleur agit automatique- ment pour déposer, sur le bout de bande appliqué en premier lieu, une ou deux gouttes de colle, avant que le deuxième bout de bande soit couché dessus.
On se sert quelquefois d'une bande de renforcement qui a été préalablement enduite d'un agent raidisseur thermoplastique.
Or, la présente machine est pourvue de moyens à l'aide desquels une telle bande peut être chauffée et ramollie juste avant son arrivée au'rouleau applique-bande, lesdits moyens servant en outre à chauffer ledit rouleau en vue d'empêcher un refroidisse- ment trop subit de ladite bande.
Au dessin ci-joint,
Figure 1 est une vue en perspective de la machine sur le point d'achever la pose de la bande de renforcement sur la se- melle ;
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Figure 2, une vue analogue de la machine son travail achevé, cette vue montrqnt les ciseaux en train de trancher la bande ;
Figure 3, une vue en perspective montrant comment s'opère l'application d'une bande de renforcement sur la semelle, en partant de l'avant-bout de celle-ci vers l'arrière, le rouleau supérieur d'entraînement étant omis pour simplifier le dessin ;
Figure 4, une vue en coupe des outils travailleurs de la machine, rouleau supérieur d'entraînement compris ;
Figure 5, une vue en perspective illustrant les diverses positions que la bande est amenée à prendre durant son passage dans la machine ;
Figure 6, une vue en détail de l'un des disques du rou- leau applique-bande ;
Figure 7, une vue antérieure de la tête de la machine, cette vue faisant voir les pièces en position initiale ;
Figures 8 et 9 sont des détails montrant respectivement les positions inactive et active du mécanisme associé au rou- leau applique-bande et coopérant avec lui pour coucher le bout de la bande ;
Figure 10 est une vue antérieure illustrant la position des pièces en train d'agir sur une semelle première ;
Figure 11, une vue en détail et en coupe, prise par la ligne XI-XI de fig. 10 ;
Figure 12, une vue en plan du mécanisme coupe-bande en position arrière ou inactive, et fige 13 illustre le même mé- canisme en train de couper la bande de renforcement ;
Figure 14 montre de profil la tête de la machine, cette vue étant prise en-regardant de la droite de fig. 7 ;
Figure 15, est une vue en détail et en coupe, prise par la ligne XV-XV de fig. 14 ;
Figure 16, une vue de profil de la tête de la machine, cette vue étant prise en regardant de la gauche de fig. 7 ;
Figure 17, une vue en détail et en élévation postérieure du mécanisme illustré fig. 16 et servant à raccorder la pédale
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au rouleau applique-bande ;
Figure 18, une vue de profil, à droite, de la portion inférieure de la machine, cette vue montrant le mécanisme con- trôlé par la pédale et servant à faire marcher la machine au moteur ; Figures 19 et 20 montrent chacune en perspective une semelle première, ces vues illustrant des phases successives de l'application de la bande sur ladite semelle ;
Figure 21 est une vue de face, analogue à fig. 7, et montrant la machine munie des dispositifs servant à chauffer la bande et le rouleau applique-bande ;
Figure 22 ressemble à fig. 21, cette vue montrant les pièces en position de travail et le dispositif chauffe-bande en position active.
Figures 19 et 20 représentent'chacune une semelle première en cuir munie de gravures interne et externe dont les lèvres ont été retroussées et collées ensemble de manière à former, à l'avant-bout et de chaque côté de ladite semelle, une nervure dont le côté dedans sera renforcé par deux bandes en toile, les- quelles se croisent à l'avant-bout. De préférence, ce même côté de la nervure et la portion adjacente de la partie de corps de la semelle, tout comme une des faces de la bande de renforcement, sont enduits d'une colle faite de caoutchouc dispersé dans l'eau, par exemple, du latex, qu'on laisse sécher.
Le côté enduit de la bande est après cela apposé le long de la face interne de la nervure et le long du corps de la semelle première, d'un côté de celle-ci d'abord, par exemple, à partir du bout dans le sens de la ligne marquant l'emplacement du devant du talon. De pré- férence,, l'extrémité avant de la bande est disposée de manière à se projeter de l'avant-bout de la semelle, tel que montré fig. 19. Une bande est ensuite posée sur l'autre côté de la semel- le première (fig. 20) et, cette fois, la bande est préférablement dirigée d'arrière en avant, c'est-à-dire à partir de la ligne marquant l'emplacement du devant du talon vers l'avant-bout de la semelle, où elle est menée, elle aussi, un peu au delà dudit
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avant-bout, puis coupée.
Cela fait que la portion de nervure située à l'avant- boutade la semelle est renforcée par deux bouts superposés de bandes, ce qui est d'un gros avantage, attendu que ladite por- tion, formée par les lèvres usuelles de la gravure, est plus ou moins fragile à cet endroit.
Il est donc clair qu'en effectuant de la façon expliquée ci-dessus l'application des deux bandes, le bout de la deuxième bande sera invariablement orienté dans le même sens ; et, comme l'opérateur de la machine à coudre les trépointes commence toujours la couture à la ligne marquant l'emplacement du devant du talon, c'est-à-dire avec le bout de la chaussure (pour pied droit ou gauche) à sa droite, il s'en- suit que le guide-ouvrage allant avec ladite machine suivra, en passant par-dessus les bouts superposés des bandes, le sens dans lequel la deuxième bande a été couchée, et ce sans rencontrer aucun obstacle.
En vue de douer la nervure entoilée de la raideur dont elle a besoin pour supporter, sans se plier sensiblement vers l'extérieur, les efforts de traction de l'empeigne préalablement montée sur forme, il est avantageux, notamment quand la bande de renforcement est faite d'une toile légère, d'appliquer une matière indurante sur la bande ou sur le morceau de toile dans laquelle cette bande est prise.
La matière indurante peut être appliquée soit sur la toile encore en morceau soit après le découpage de la bande ; elle peut aussi être appliquée avant ou après l'encollage avec le latex, la matière indurante employée étant préférablement la résine ou une gomme, par exemple, la gomme dammar, copal, résine oumarique ou "Nuba", On peut faire usage, pour le traitement de @ la toile à bande, de solutions de ces gommes auxquelles on ajou- te un faible pourcentage de caoutchouc, en vue d'empêcher que la bande n'en absorbe une trop grande quantité, ladite solution étant de préférence appliquée sur le côté opposé à celui que l'on enduit de colle.
Cette solution, qui ne pénètre pas assez
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avant dans la toile pour affecter la qualité adhésive de la colle dont est enduit le tissu, sert non seulement à raidir ce dernier mais aussi à assurer que la lisison fournie par la colle entre la bande et la semelle première ne sera pas atténuée par les agglutinants employés dans les matières de remplissage, par exemple, la cire dont on fait un si fréquent usage.
Pour raidir la matière de renforcement, on peut se servir de la gomme du commerce, connue sous le nom de "Nuba", dont le point de fusion varie entre 100 et 125 C., cette gomme se ramol- lissant à la chaleur, étant robuste, élastique, et se dissolvant facilement dans le benzol ou la naphte. La formule suivante a été trouvée satisfaisante :
EMI9.1
<tb> "Nuba" <SEP> 70%
<tb>
<tb>
<tb> Benzol <SEP> 15%
<tb>
<tb>
<tb> Naphte <SEP> 15%
<tb>
On peut améliorer cette solution indurante en y ajoutant une faible quantité de caoutchouc, 0, 5% ayant donné de bons résultats.
La gomme ou résine cumarique est, elle aussi, bonne à employer dans le présent cas, les proportions étant soixante parties de gomme dissoutes dans quarante parties de toluol.
On peut employer d'autres substances qui impartiront à la bande une raideur assez considérable, sans toutefois en détruire la flexibilité. Par exemple, la protéine venant de la graine de soja ou de la caséine donne de bons résultats, mais à la condition d'y ajouter un agent plastifiant, tel que l'urée ou la triéthanolamine. La formule suivante a été trouvée satisfaisante :
EMI9.2
<tb> Protéine <SEP> de <SEP> graines <SEP> de <SEP> soja <SEP> 100 <SEP> gr,
<tb> Ammoniac <SEP> 10 <SEP> cm3
<tb> Urée <SEP> 30 <SEP> gr
<tb> Eau <SEP> 860 <SEP> cm <SEP> 3
<tb>
Les dérivés de la cellulose peuvent aussi être employés tomme agent raidisseur.
Par exemple, on dissout vingt parties d'acétate de cellulose ou de nitrate de cellulose dans quatre- vingts parties d'acétone méthylique, puis on ajoute une faible
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quantité de plastifiant approprié pour le dérivé de-*la cellulose, par exemple, le phtalate de dibutyle.
De préférence, une des solutions susdites de raidissage, par exemple la solution à base de "Nuba", est d'abord appliquée sur un tissu en morceau, tel que la toile, par exemple, Gem et, après séchage, le côté opposé du tissu est enduit de latex et on laisse sécher, La toile est après cela découpée, le long de la chaîne, pour en former des bandes de largeur convenable, et cha- que bande est ensuite enroulée de manière à lui permettre d'être maniée par l'appareil décrit ci-dessus.
La machine illustrée ci*-contre, laquelle est adaptée à la réalisation du procédé susvisé, possède un arbre horizontal 18 (fig. 1, 16) qui porte un rouleau inférieur d'entraînement 20, préférablement revêtu de caoutchouc, lequel est cylindrique à sa portion antérieure et tronconique à sa portion arrière. Une table 24 (fig. 2),, dont la face supérieure est presque tangente à la face de dessus du rouleau 20, est assujettie au bâti de la machine et présente, à l'arrière, une portion repliée vers le bas qui correspond à l'inclinaison de la portion tronconique (fig. 14).
Un engrenage 32 et une poulie 34 sont montés à l'arrière de l'arbre 18, l'engrenage étant en prise avec un autre engrenage, 36, fixé à un arbre 38 qui porte, à l'avant-bout, un rouleau supérieur d'entraînement 40 (Figo 2)) dont la portion avant est tronconique. Les portions tronconiques 20 et 40 sont parallèles et sont faites pour recevoir entre elles le bord aminci de la semelle première, d'une chaussure à trépointe, et pour replier aussi ledit bord en bas de manière à lui faire former un angle avec le corps de ladite première, en sorte que la nervure, qui est ordinairement inclinée vers l'intérieur, se dresse à pio contre la face extrême du rouleau 40, L'agencement de ce dernier est tel qu'il se rapproche et s'écarte d'une quantité donnée du rouleau 20, et lors de l'abaissement d'une pédale 50 (fig.
18), ce rouleau 40 se meut élastiquement vers le rouleau 20, une courroie 5,2, qui passe autour de la poulie 34 de l'arbre 18,
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transmettant en même temps la force motrice aux rouleaux 20 et 40 qui tournent alors continuellement et inélastiquement pour entraîner l'ouvrage.
La courroie 52 court sur une poulie 54 (fig. 18) montée folle sur un arbre moteur 56, et elle est faite pour venir en contact avec et être commandée par un disque frot- tant 60, à rotation continue, monté à demeure sur l'arbre 560 Un levier d'angle 74-76, pivotant en 72, serre la poulie 54 con- tre le disque 60 pour lui faire actionner les rouleaux d'Entrai-- nement, le bras 74 dudit levier rencontrant le moyeu de la poulie 54 et l'autre bras, 76, étant relié par une tige 78 à un bloc fourchu 80 articulé à la pédale 50 du bâti. On voit donc que l'abaissement de la pédale 50 amène le rouleau 40 en contact avec l'ouvrage et serre contre le disque frottant 60 la poulie 54 et fait, par suite, tourner les rouleaux.
Une quantité non déterminée de matière de renforcement, découpée en bande, est enroulée sur un dévidoir 90 (fig. 14) qui est monté pour tourner sur une portion 92 du bâti, Lors de son déroulement du dévidoir, la bande passe d'abord à travers un guide 94, puis à travers un guide 107 (fig. 3, 7), pour se rendre finalement à une plaque 108 contre laquelle elle est serrée par un ressort méplat 110. La plaque 108 est montée à pivot et elle est sollicitée vers le rouleau applique-bande 130 (fig. 3) par un ressort 123, La plaque 108 (fig. 7) porte une plaque-guide 124 qui en est écartée d'une distance n'excédant guère l'épais- seur de la bande..
La portion arrière de la plaque 124 se replie vers la droite (fig. 10), c'est-à-dire dans le sens opposé à l'entraînement de la sérielle première, autour d'un axe sis en long de la bande, en sorte que la portion marginale arrière de celle-ci forme un angle par rapport au reste de la bande (fig. 3) qui pourrait être un angle droit mais qui, de préférence, est passablement plus ou .vert. La plaque 108 s'étend plus loin vers le bas que la plaque 124, et son bord de droite 126 (fig. 7) pré- sente une porticln convexe qui se trouve au ras de la face de la semelle première, durant le fonotionnememt de la machine (fig. 3, la)'.
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Après son passage par la plaque 124, la bande appuie, sur presque toute sa largeur, sur le rouleau applique-bande 130 (fig. 4). Une broche 132, munie à un bout d'une tête 134 et à l'autre bout d'une portion réduite 136, porte trois disques, 138, 139 et 140, ladite portion 136 se vissant dans un bras- support 100 auquel elle est fixée par un écrou 1420 Les disques susdits tournent librement sur la broche 132, et leur périphérie est armée d'éperons destinés à traverser la bande mais ne deman- dent pas nécessairement à être assez longs pour traverser la se- melleo La pénétration des éperons dans la bande a pour effet d'empêcher celle-ci de bouger par rapport au rouleau applique- bande, Dans l'espèce illustrée ci-contre, les faces de contact des disques 138,
139 et 140 sont pourvues de rainures'143 (fig. 6) qui sont tangentielles à ladite broche, lesdites rainures étant prévues pour faciliter l'enlèvement de la colle qui pourrait se loger entre les disques. La construction du rouleau 130 est telle qu'il applique presque toute la largeur de la bande sur la partie de corps de la semelle première, y compris la gravure de laquelle la lèvre interne de la nervure est retroussée. Pour permettre l'ap- plication de la bande sur la gravure interne, le disque 140 est pourvu d'un épanouissement, et la tête 134 de la broche 132 cor- respond par son diamètre à celui dudit épanouissemento En outre, ladite tête, qui, bien entendu, ne tourne pas avec les disques, est épaissie au bas afin de pouvoir refouler la portion marginale de la bande dans l'angle formé par la nervure et la partie de corps de la semelle.
Cette même tête sert aussi à empêcher le dis- que 140 de venir en contact avec la portion retroussée de la bande, ou avec la nervure même, attendu que ce contact pourrait causer un déplacement de la bande et de la nervure l'une par rapport à l'autre. On verra que le rouleau supérieur d'entraine- ment 40 coopère avec la tête 134 pour serrer l'une contre l'autre la nervure et la portion marginale de la bande, la face extrême du rouleau 40 et la tête d'une vis 147, qui maintient celui-ci
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sur son arbre-support, présentant une forme légèrement conique, ce qui fait que la portion qui vient en contact avec la face externe de la nervure est parallèle à la face de la tête 134 qui serre la bande contre la face interne de la nervure.
Il va de soi que, si la nervure était plus épaisse au bas qu'au haut, la conicité du rouleau 40 pourrait être accrue.
Le rôle de chaque disque constituant le rouleau applique- bande 130 est de contrôler la longueur de la portion de bande sur laquelle il agit - avant que ladite portionsoit serrée sur la semelle - en vue de proportionner celle-là à la longueur de se- melle qu'elle recouvrira, Il est clair que lorsque la semelle se meut en droite ligne et perpendiculairement à l'axe dudit rou- leau, les disques se déplacent tous de la même distance dans un temps donné et que les longueurs des diverses portions paral- lèles de bande appliquées par les divers disques sont toutes les mêmes. Les trois disques éperonnés susdits agissent sur trois portions parallèles longitudinales de cette partie-là de la bande qu'on est en train de coucher sur le corps de la semelle.
Puisque les éperons, qui se trouvent en dessous des disques, s'enfoncent dans la bande, ils serrent celle-ci contre la semel- le et, tout en empêchant la bande de se déplacer par rapport à celle-ci, lesdits éperons assurent que la longueur de chaque par- tie de bande appliquée contre la semelle correspondra à celle de la portion de semelle sur laquelle ladite bande est appliquée.
Par exemple, là où la nervure est convexe par rapport à un endroit situé en dedans de ladite nervure, le disque 140 se déplace moins que les deux au tres, et lé disque 139 moins encore que le disque 138, la distance plus ou moins longue parcourue par les- dits disques dépendant naturellement du rayon de la courbe.
Etant donné que la bande, quand elle est en prise avec les épe- rons, ne peut glisser ni longitudimalement ni latéralement, et étant donné aussi que ces éperons empêchent le disque de glisser par rapport à la semelle, il est clair que la longueur de la portion de bande couchée par chaque disque correspond nécessaire-
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ment à la distance parcourue par chaque disque sur la semelle.
Et bien que cela puisse occasionner un étirage ou un resserrement des fils du tissu, et, par suite, une déformation de la bande, cette déformation est vite rectifiée grâce à l'inversion de la courbe de la nervure, inversion 'qui amène la bande à être couchée d'une façon égale et avec une assez large portion tournée de bas en haut pour que son bord atteigne juste le haut de la nervure et ne demande, par suite, aucun rafralchissage ultérieur.
Pour pouvoir présenter une portion marginale de bande parallèlement au côté interne de la nervure, cette portion-là de la bande qui est repliée vers l'avant par la plaque 124 est guidée par-dessus le bord 126 de la plaque 108 (fig. 3), après quoi elle prend une direction parallèle au côté dedans de la ner- vure contre lequel la tête 134 la serre par frottement. Evidem- ment, le reste de la largeur de la bande est refoulé, sous l'ef- fet d'une pression par roulement, contre le corps de la première, tel qu'illustré fig. 4, de manière à les faire adhérer l'un à l'autre.
Pour mouvoir en position active (celle de fig. 1, 3 et 10) rouleau 130 et plaque-guide 124, sur un arbre 106, dont un bras 104 porte ledit rouleau, est monté fixe un autre bras, 148 (fig. 2,10), qui est relié à une tige 149 que l'abaissement d'une pédale 50 tire élastiquement en bas.
Pour être sur que la bande enveloppera comme il faut le rouleau d'application 130 et sera présentée en bonne position à la semelle première, et pour être sûr aussi que les éperons s'ancreront comme il faut dans ladite bande, il est prévu un doigt 150 (très bien montré fig. 1, 2,7 et 10). Ce doigt est monté pour pivoter en 152, en un point de sa longueur, sur le bras 104, le haut: dudit doigt étant relié audit bras par le moyen d'un ressort de tension 154 (fig. 2) qui le sollicite vers le rouleau 130, Tel que représenté fig. 7(, le cb igt 150 est maintenu en position inactive par le contact d'un rebord 158, formé dessus, avec lime oreille 160 prévue sur une console fixe
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163 (fig. 7, 16).
Quand la bras 104 bascule de haut en bas pour mouvoir le rouleau 130 en position active, le doigt 150 descend par rapport à l'oreille 160, et le ressort 154 se trouve dès lors capable d'amener le bout inférieur courbe du doigt 150 en contact avec la bande et serrer celle-ci contre le rouleau 130 avant que ce dernier ait atteint sa position active.
Le contact du doigt 150 avec la bande s'effectue à peu près à l'endroit du plus grand diamètre du disque 140 (fig. 4), et une broche de butée 161 (fig. 7), prévue sur le bras 104, bloque le mouvement dudit doigt pour empêcher celui-ci de rencontrer le rouleau 130 quand il n'y a pas de bande entre lui et le rouleau,
Pour guider comme il faut vers le rouleau 130 la semelle première et permettre à la bande d'être appliquée sur celle-ci avec un minimum d'attention de la part de l'opérateur, il est prévu ici deux guide-nervure dont l'un, 162, appuie contre le côté dehors, et l'autre, 164, appuie contre le côté dedans de la nervure.
Normalement, ces guides sont exhaussés (fig.. 7) pour faciliter l'insertion de l'ouvrage et, quand la pédale 50 est manoeuvrée, ils sont abaissés dans une position qui les amène respectivement en regard des faces externe et interne de la ner- vure (fig. 11), Pour l'obtention de ce résultat, un prolongement 166 de l'arbre 106 (fig. 7) est relié à une tige 168 dont la por- tion inférieure filetée traverse une oreille 170 reliée au bras postérieur 174 d'un levier tourillonné en 176 (fig. 14) et muni d'un bras antérieur 178. Ce dernier est articulé à une barre 180 sur le haut de laquelle est monté, de façon réglable, un lo- quet 181 (fig. 15) qui aohevale un bras 182 pivotant en 184 sur une console fixe 186, C'est sur l'extrémité externe du bras 182 qu'est monté le guide-nervure 164.
Une vis 183, qui traverse une fente ménagée dans le loquet 181 et se visse dans la barre 180, sert à maintenir le loquet en position d'ajustage sur la barre 180, une goupille 185, :portée par ladite barre, se logeant dans une échancrure dudit loquet 181 de manière à empêcher la rota- tion l'une par rapport à l'autre des pièces 181 et 180. Une vis
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187 traverse à jeu libre un trou ménagé dans le bas de la barre 180 et se taraude dans le bras 178, Entre la barre 180 et la tête de la vis 187 est interposé un ressort 189 qui permet au loquet 181 de basculer vers l'extérieur quand l'extrémité supé- rieure biseautée dudit loquet vient en contact avec le bras 182.
Le guide-nervure 162 est formé par l'extrémité antérieu- re d'un levier, articulé en 190 (fig, 14) à la console 186 et portant un bras postérieur 192, celui-ci étant muni d'une vis de butée 194, réglable, qui occupe la position voulue pour venir en contact avec le bras 174, près du point pivotal de ce dernier, ce qui fait que, quand le levier 174-178 oscille sur son pivot 176 pour baisser le guide 164, la vis 194 est rencontrée par le bras 174 et exhaussée, ce qui fait descendre aussi le guide 162 jusqu'en position active.
Le bras de levier 178 pivote en 195 sur un bloc 197 muni d'un trou pour laisser passer l'arbre 38, et d'une échancru- re qui achevale l'arbre 18. Ainsi, quand le levier 174-178 est aotionné pour rapprocher de l'ouvrage les guides 162 et 164, le bloc 197 est mû vers le bas, ce qui fait descendre aussi le rou- leau supérieur d'entraînement 40 jusqu'en contact avec la semelle première.
Quand, à l'abaissement de la pédale 50, l'arbre 106 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre (fig. 1), le prolongement 166 fait monter litige 168 jusqu'à ce que des écrous 196 rencontrent l'oreille 170 (fig. 7) et soulèvent le bras de levier 174 pour actionner les guides de la façon expli- quée. Un ressort de compression 198, qui entoure la tige 168, entre l'oreille 170 et des écrous 200, sur la tige, sert à sou- lever les guides quand la pédale est lâchée.
Quand une portion de bande a été appliquée sur un côté ou l'autre de la semelle première, ladite portion est coupée par un mécanisme représenté fig. 2,12, 13,et 18, lequel oom- prend une paire de ciseaux qui occupent normalement une position inactive (fig. 12) et qui, après avoir été amenés en position active (f ig. 2,13), sont actionnés pour trancher la bande par
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l'entremise d'un solénolde dont le fonctionnement est contrôlé par un interrupteur situé à proximité du genou de l'opérateur.
Les ciseaux se composent (fig. 12,13) d'une lame 2D2 à laquelle une lame 204 est articulée en 206, La lame 202 est assujettie à ou forme partie d'une glissière 208' adaptée à effectuer un mou- vement de va-et-vient horizontal sur un bloc fixe 209 (fig. 16), mouvement qui est limité dans les deux sens par l'entrée en prise d'une broche 213 (figo 12) dans une fente 215 du bloc 2090 Une deuxième glissière, 210, montée sur le dessus de la glissière 208, est munie de fentes longitudinales 212 traversées par des vis à tête 214 qui servent à assembler ensemble les deux glissiè- 208 et 210, sans toutefois les empêcher de se mouvoir longitudi- nalement l'une par rapport à l'autre. Une queue 216 dont est munie la lame 204 porte une vis 218 qui traverse une fente oblique 220 de la glissière 210.
Le mouvement de celle-ci vers la droite de fig. 12 par rapport à la glissière 208 fait fermer les lames 202 et 204, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en consultant la figure 13. Il ressort aussi clairement de cette figure que l'in- clinaison l'un par rapport à l'autre des bords tranchants des lames 202 et 204 est telle que, lorsque ces lames se ferment sur l'ouvrage, elles coupent avec la pointe d'abord et, par conséquent attaquent au début le bord antérieur de la bande et continuent de la couper jusqu'au bord postérieur.
En effet, quand on s'est servi, avec la machine dont s'agit, de ciseaux coupent de la façon usuelle, c'est-à-dire à partir de l'articulation des lames vers la pointe, on a constaté que lesdites lames tendaient, en se fermant, à repousser la bande vers l'extérieur, alors que l'agencement prévu par la présente invention permet à. la bande de maintenir sa position entre les lames et garantit par suite une coupure nette d'un bord à l'autre de la bande, ce qui est d'un grand avantage. Le mouvement de la glissière 210 vers l'ar- rière est limité par des broches de butée 221 serties dans la glissière 208.
Le mouvement est transmis aux ciseaux par un levier coudé,
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qui pivote en 226 (figo 16) sur le bâti de la machine et dont la branche montante 222 est articulée en 228 à la glissière 210, alors que sa branche horizontale 224 est articulée à son tour en 230 à l'armature 232 d'un solénolde 234. l'arrivée du courant électrique au solénolde est contrôlée par un interrupteur à bou- ton poussoir 236 (fig. 18) situé à l'arrière d'un pan 238. Ce pan est raide mais rembourré, et il pivote en 240 sur la colonne- support de la machine.
En poussant du genou vers la colonne le pan 238, l'opérateur ferme l'interrupteur 236 pour fournir le cou- rant au solénolde 234, ce qui fait descendre l'armature 232 et, en actionnant le levier coudé 222-224 pour mouvoir vers l'avant la glissière 210, fait avancer en position active les lames 202,204 des ciseaux, après quoi lesdites lames se ferment pour couper la bande.
On décrira maintenant en regard des figures 2,7, 12 et 13 le mécanisme dont le présent système est pourvu et servant à empêcher les lames 202, 2D4 de se fermer avant d'avoir atteint leur position active. Une plaque 242 est articulée, près d'un de ses bords, à deux oreilles 244 d'un support fixe 245 (figo 2), et un ressort méplat 246, assujetti par des vis 248 audit support, appuie contre un bord carré de ladite plaque de manière à main- tenir celle-ci en position horizontale, tout en permettant à son bord opposé libre d'être soulevé. Sur le dessous du bord libre de la plaque 242 est formé un rebord descendant 250 dont la por- tion inférieure externe est biseautée (fig. 2). La tête de la vis 218 pourrait, elle aussi, être biseautée sur le côté faisant face au pivot de la plaque 242.
Durant le mouvement des ciseaux vers leur position active, la tête de la vis 218 reste en con- tact avec le rebord 250, et les lames 202 et 204 sont incapables de se fermer ; et, quand lesditciseaux ont atteint leur position active (fig. 2, 13), la vis 218 a dépassé le rebord 250, et les lames se ferment. Quand la glissière 210 a presque fini de recu- ler sous l'action d'un ressort 252 rattaqhé, par un bout, au bras 222, et par l'autre bout à une broche fixe 254, les lames s'ouvrent et la tête de la vis 218 est poussée avec force sous le
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, rebord 250 jusqu'en position initiale.
Si l'amorçage du solénolde actionnait les ciseaux cepen- dant que le rouleau 130 et sa monture sont en position active, c'est-à-dire quand la pédale 50 est baissée, les ciseaux vien- draient en contact avec ladite monture et pourraient endommager la machine. Or, il est obvié ici à cette éventualité par l'em- ploi du mécanisme illustré fig. 18'. Le bloc 80 articulé au levier de la pédale 50 est pourvu d'une tige 260 dont le haut est arti- culé à un levier 264 qui tourne en 266 sur le bâti, une autre tige, 268, fixée audit levier étant articulée à son tour par le haut à un levier d'arrêt 274 tournant en 276 sur une oreille mon- tée fixe 278.
Quand la pédale 50 est baissée le levier 274 oscille autour de son pivot 276 pour amener son extrémité antérieure à se placer entre la colonne-support et le pan 238, empêchant par suite celui-ci d'être poussé assez loin vers la colonne pour fermer l'interrupteur 236. Il s'ensuit que, tant que le rouleau 130 n'a pas été exhaussé suffisamment pour permettre aux ciseaux de passer en dessous de lui, ceux-ci sont incapables de fonctionner.
Le levier 264 (fig. 18) forme aussi partie du mécanisme servant à mouvoir le rouleau applique-bande 130 en position active, et sa portion arrière 280 est reliée à une tige 282 adaptée à pivoter par le haut sur un levier 284 (fig. 17), en un point de la longueur de celui-ci. Une extrémité du levier 284 tourne en 286 sur une console fixe 288, et son autre extrémité présente en 290 une portion plate percée d'un trou pour laisser passer la tige 149. Un collier 292, monté fixe sur la tige 149, est muni, au bas, d'une pointe destinée à venir en contact avec la portion 290, alors qu'un collier 294, analogue au collier 292, est adapté à coulisser sur la tige 149 et à venir en contact avec le dessous de ladite portion 290, un ressort de compression 298 étant interposé entre le collier 294 et des écrous 296, vissés au bas de la tige 149.
L'abaissement de la pédale 50 fait des- cendre la tige 282 et actionne le levier 284 pour lui faire tirer élastiquement en bas la tige 149 actionnant le bras 148 (fig. 10) pour faire tourner l'arbre 106, et faire descendre jusqu'en
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position active le rouleau 130 (fig. 18). L'exhaussement de la pédale 50 s'effectue à l'aide d'un ressort de tension 299 qui relie la tige 282 à la tête de la machine (fig. 16).
L'arbre 106 est monté de façon à se déplacer d'une quantité donnée dans le.sens de son axe, et il est sollicité vers l'arriè- re par un ressort 300 (fig. 1) intercalé entre un collier fixe 302 et le bâti. Le mouvement arrière de l'arbre est contrôlé par un galet 304 (fig. 16) en contact avec une face à came 306 formée sur un bloc 308 fixé au bâti, Ce galet est porté par le bras 148 à une courte distance de l'arbre 106, et quand ledit bras est actionné pour amener le rouleau 130 en position active, ledit galet court le long de la face à came 306, ;
et, quand le rouleau 130 est presque rendu à sa position active et est sur le point de se mettre en contact avec la semelle, ledit galet glisse dans une portion creuse 310 de ladite face à came, ce qui permet au ressort 300 de pousser vers l'arrière l'arbre 106 et refoule la portion inférieure de la tête 134 dans l'angle formé par la partie de corps de la semelle première et la face interne de la nervure, pour lui faire serrer contre ladite nervure la portion retroussée de la bande, la nervure étant, naturellement, suppor- tée par en dehors par le rouleau d'entraînement 40.
La rotation de l'arbre 106 pour mouvoir le rouleau 130 en position active est limitée par une butée 311 fixée au bras 1480 Quand il n'y a pas de semelle première dans la machine, ladite butée vient en con- tact avec une face 313 formée sur le bâti et sert à empêcher le rouleau 130 de rencontrer le rouleau d'entraînement 20, pour le cas où la pédale 50 serait baissée.
Une garde 12 (fig. 2,12), adjacente aux lames 202, 204, sert à empêcher l'opérateur d'être blessé par celles-ci lorsqu'elles sont e. n train de couper la bande de renforcement, une portion angulaire 314 de ladite garde (fig. 7) étant assujet- tie en 316 au bâti. :L'extrémité dehors 318 de la garde est orien- tée vers la droite (f'ig, 2) et occupe une position en avant des- dites lames. La garde 312 fait en outre l'office d'un arrêtoir
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pour limiter l'altitude à laquelle la semelle première peut être portée (fig. 2), et elle aide ainsi à bien présenter la semelle par rapport aux lames 202 et 204 pour leur faire trancher la bande qui vient d'être appliquée.
La garde est munie, par en des- sous, d'un bouton 320 (fig. 2, 7), dont la fonction sera expli- quée plus loin. Une broche 321 (fig. 12), remontant de la lame 202, sert à empêcher le bout libre de la bande de se reporter vers l'arrière pendant que le rouleau applique-bande 130 se meut vers sa position active.
Etant donné que le bout libre de la bande appliquée en premier lieu (fig. 19) sur la semelle doit être plus long que celui de la bande appliquée en second lieu (fig. 20), le présent système de construction prévoit un mécanisme, très bien montré fig. 7 et 10, grâce auquel on obtient invariablement la longueur de bout libre dont on a besoin pour commencer, sur un côté ou l'autre de la semelle, l'application de la bande de renforcement.
La position inactive que le rouleau 130 accuse sur fig. 7 est celle qu'il prend quand l'application de la première bande est sur le point d'être commencée. Autrement dit, la portion de bande qui dépasse la plaque 124 est assez longue pour dépasser aussi l'avant-bout de la semelle quand on commence à cet endroit le travail de renforcement. Ce résultat est assuré parce que, avant la mise en jeu des ciseaux, le rouleau applique-bande 130 et la plaque guide-bande 124 ont pu, lors de l'abaissement.de la pédale 50, atteindre leur plus haut point d'élévation, élévation déter- minée par une bielle 322 (fig. 1) qui pivote sur le prolongement 166 et porte, au bas, une broche 324 orientée vers l'arrière.
Cette broche se loge dans l'un ou l'autre de deux évidements 325 et 327 ménagés dans une came 326 qu'une vis 328 permet de pivoter sur une plaque,330, Un ressort 332 (fig. 14), interposé entre la tête de la vis 328 et la-came 326, sert à maintenir par frotte- ment cette dernière dans l'une ou l'autre de ses deux positions, positions déterminées par la venue en contact de l'un ou l'autre des coins inférieurs de ladite came avec une plaque 12 formant partie de la tête de la machine (f ig. 10). Supposé que la machine
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soit actionnée en vue de l'application d'une bande de renforce- ment partant de l'avant-bout pour se diriger vers l'arrière de la semelle.
Durant ce travail, la bielle 322 prend la position de fig. 10, et la broche 324 est maintenue dans une position cen- trale grâce à son engagement avec une fente 336 ménagée dans une plaque 338'f ixée à la face antérieure de la plaque 330, la came gardant, bien entendu, la position de fig. 7. Quand la bande est rendue à la ligne du talon et que la pédale est lâchée, la bielle 322 descend et la broche 324 entre dans l'évidement moins profond 327 de la came 326 et fait basculer celle-ci dans la position représentée fig. 1 et 10. Il est donc clair que le rou- leau 130 et la plaque 124 ne montent pas aussi haut qu'avant, ce qui fait que la bande est coupée de manière à donner un bout libre plus court et ayant juste la longueur requise pour commencer à l'endroit de la ligne marquant l'emplacement du devant du talon, l'application de la bande.
Quand la pédale est lâchée à la fin de cette application, la broche 324 entre dans l'évidement plus profond 325 de la came 326, et le rouleau 130 monte, par suite, à sa plus haute position pour donner un bout libre plus long avec lequel on pourra commencer, à l'avant-bout de la semelle suivante, l'application de la bande de renforcement.
Quand oh commence à l'avant-bout le travail de renforce- ment et que le rouleau 130 est amené en position active (fig. la), le bout de la bande vient en contact avec la garde 312 et est apte à ne pas se placer comme il faut par-dessus la nervure à l'avant-bout. Pour parer à cette éventualité, il est prévu ici un mécanisme, illustré fig. 8 et 9, à l'aide duquel ledit bout de bande est amené en bonne position par rapport à la nervure et refoulé contre la face interne de celle-ci, à l'avant-bout, pour que, lors de l'application de la deuxième bande, le bout de cette dernière puisse être placé par-dessus le premier bout. Sur un bras 100 pivote en 340 un moyeu 342 d'un bras 344, la face de un champ du moyeu 342 étant maintenue normalement par/ressort 348 contre une broche d'arrêt 346.
Un levier 350, qui pivote lui aussi en 340, est articulé, par un bout, à un loquet 354 et
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porte, à son autre bout, une vis d'arrêt réglable 356. Un épau- lement 358, formé sur ledit loquet, est adapté à se promener le long d'une face de champ 360 dudit moyeu, le centre de cour- bure de celle-ci coïncidant avec celui du pivot 340. Un ressort 364 maintient le loquet 354 contre la face 360, et quand le rou- leau 130 se meut de la position de fig. 8 à celle.,de fig. 9, la vis 356 rencontre la garde 312, ce qui amène l'épaulement 358 du loquet 354 à entrer en prise avec une oreille 362 du moyeu 342, et fait basculer de haut en bas le bras 344 pour lui faire rabattre uniment le bout de bande et le coucher contre la nervure de la semelle première (fig. 9).
A cette phase du travail, une queue 366 du loquet 354 heurte une butée fixe 368, ce qui amène l'épaulement 358 susdit à se soulever en-dessus de l'oreille 362, après quoi le ressort 348 agit pour ramener le bras 344 à sa position initiale.
Pour que le côté dehors du bout de la bande appliquée en premier lieu soit encollé avant l'apposition dessus du bout de la deuxième bande, il est prévu un mécanisme illustré fig. 1, 10 et 14. En un point de la longueur du bras 182 (fig. 14)', lequel porte le guide-nervure 164, pivote en 370 un levier muni d'un bras antérieur 372 et d'un bras postérieur 3749 adjacent au loquet 181 (fig. 15).
Le bras antérieur 372 porte une tuyère 376 (figo 2, 10)' descendant d'un carter 378 qu'un tuyau 380 alimente de colle, ledit tuyau étant raccordé à un réservoir 382 (fig. l) qui, pour la commodité, peut être installé sur le bâti, en-dessus de la tuyère 376 en vue de fournir la colle par l'action de la pesanteur.'Le passage de la colle à travers la tuyère 376 est contrôlé par un robinet à pointeau 384 (figo 10) qu'un ressort 386 entoure et maintient normalement fermé. Un levier 388, ser- vant à ouvrir le robinet, pivote en 390 sur une oreille 392 se projetant du carter 378, et il est pourvu d'un bras situé, en- dessous d'un collier 393 du robinet 384 et servant à exhausser ce dernier.
Etant donné.que la tuyère 376 est montée sur le bras de levier 372, elle peut être mue à la gauche de la machine. Tou- tefois, le mouvement du levier 388 est empêché par la venue en
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contact de celui-ci avec une oreille 394 du guide-nervure 164.
Ainsi, quand la deuxième bande est sur le point d'arriver à l'avant-bout de la semelle, la nervure de celle-ci heurte la tuyère 376 et, en déplaçant celle-ci vers la gauche par rapport au levier 388 (figo 1), soulève le robinet à pointeau et permet à la colle de s'échapper de la tuyère et de se déposer sur l'ex- trémité avant de la bande couchée en premier lieu sur la semelle.
Le rouleau 130 applique près cela la deuxième bande en travers du bout antérieur de la première bande, la colle servant à assu- jettir l'un à l'autre les deux bouts de bande. Quand la tuyère se meut tel que susdit, le bras de levier 374 heurte le loquet 181 et le fait tomber de sur le bras 182 et celui-ci, qui porte le guide intérieur 164 et la tuyère 376, peut être exhaussé par un ressort de tension 369 (fig. 14) interposé entre ledit bras et le bâti.
Et, puisque la tuyère et le guide 164 sont exhaussés hors du chemin de la nervure de la semelle première, le rouleau 130 peut continuer l'application de la bande jusqu'à la nervure, à l'avant-bout. Gela fait, la pédale est lâchée, et le rouleau 130 est libre de monter à sa position la plus haute, et la bro- che 324 entre après cela dans l'évidement plus profond 325 de la came 326. La semelle accote maintenant contre la garde 312 (fig.
2), l'opérateur ferme l'interrupteur 236, d'un coup de genou, pour amorcer le solénolde 234, et les lames 202 et 204 avancent pour trancher la bande presque à fleur de la face supérieure de la garde 312, ce qui laisse un long bout qui servira à commencer l'application, à l'avant-bout d'une autre semelle première, de la bande de renforcement. Le bouton 320, mentionné plus haut comme étant formé sur le dessous de la garde 312 (fig. 16), entre maintenant en jeu et refoule à fond les bouts croisés des deux bandes dans 7¯'angle formé par la nervure et la partie de corps de la semelle à l'avant-bout, au fur et à mesure que ladite semelle se retire de dessous la garde 312.
Si l'on fait usage d'une bande de renforcement préalable- ment ensuite d'une matière thermoplastique de raidissage, la
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machine du présent système comporte un dispositif servant à chauffer bande et rouleau d'application, et illustré fig. 21 et 22. L'agencement est ici tel qu'une portion de la bande est maintenue tendue, à peu près en ligne droite, entre le galet- guide 94 et la plaque-guide 124, le guide 107 empêchant la bande de se relâchero Un bras 406 est assujetti en 408 au bâti, et sur son bout de gauche pivote en 410 un levier 412 dont le bras infé- rieur porte deux éléments de chauffe 414 qui sont reliés en para lélisme pour recevoir le courant, venant de toute source convena- ble et transmis par l'entremise de fils conducteurs 416. Le haut du levier 412 est bifurqué pour fournir un court bras 417 et un bras plus long 418.
Un ressort de tension 420 se rattache, par un bout au bras 418 et, par l'autre bout, au bras 406. Entre les bras 417 et 418' du levier 412 pivote, en 410, un bras 421, por- tant une broche d'arrêt 423 qu'un ressort 425 (fig. 22) maintient normalement contre la courte branche 417. Le bras 100 porte, près de son extrémité inférieure, un élément de chauffe 422 qui reçoit le courant par l'entremise de fils 424, ledit élément servant à chauffer par conduction le rouleau applique-bande 130 et les pièces y attenantes.
En se reportant à fig. 21, on verra que, lorsque le rouleau applique-bande 130 se meut autour du centre de l'arbre 106 vers le point d'opération, la portion de bande qui s'étend en droite ligne de la plaque-guide 124 au guide 94 et qui est sou- tenue en un point intermédiaire par le guide 107, est amenée dans une position presque parallèle aux faces laissées à découvert des éléments chauffeurs 414, Juste avant l'arrivée du rouleau 130 à son point d'opération, la vis 95 du guide 94 (fig. 21) rencontre le bras 421 et fait basculer,, autour de son pivot 410, le levier 412 portant lesdits éléments 414 jusque dans la position de fig. 22, position déterminée par la rencontre dudit levier avec le guide 107.
Les faces laissées à découvert des éléments 414 sont maintenant parallèles à la bande et quelque peu espacées de celle-ci. Ce résultat une fois obtenu, le rouleau 130 est capable
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de se mouvoir davantage vers sa position active, attendu que le bras 421 peut céder à l'encontre du ressort 425 pour permettre un tel mouvement. Par conséquent, une fois le rouleau applique- @ bande 13$en position active, la bande est soumise à la chaleur intense émanant des éléments 414 à mesure qu'elle avance et avant d'atteindre la plaque-guide 124, cette dernière étant elle-même chauffée par l'élément 422, après quoi la bande se rend directe- ment au rouleau 130, qui est chaud, et celui-ci l'applique sur la semelle première.
De cette façon, la bande préalablement rai- die est beaucoup assouplie et peut être appliquée à la semelle première aussi facilement qu'une bande non raidie.
Le dispositif d'encollage 378 susmentionné est omis de fig. 22, et la tuyère 376 est remplacée par un doigt 426, lequel descend d'un levier ressemblant au levier 372-374 susdit, Quand ledit doigt rencontre la nervure de la semelle première, le levier est mû pour dégager le loquet 181, ce qui permet au guide-nervure interne 164 d'être exhaussé en-dessus de la nervure pour laisser passer cette dernière sous lui.
Que la bande de renforcement ait été imprégnée ou non d'- une matière thermoplastique, on peut se servir d'un des éléments de chauffe 414 et 422, ou des deux. Ainsi, on a constaté que l'emploi de l'élément 414 durant l'application d'une bande de ren- forcement, munie d'une couche de colle de latex mais non imprégnée d'une substance indurante, résulte en une bien meilleure adhé- rence de la bande de renforcement à la semelle première.