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Mémoire descriptif déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION
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"Perfectionnements aux machines â encoller usitées en cordonnerie"
Cette invention, relative aux travaux d'encollage exécutés notamment avec des machines à pompe, sera décrite dans son application à une de ces machines spécialement étudiée pour enduire le dessous d'une chaussure d'une couche de colle avant d'y fixer une semelle.
La colle employée habituellement dans la confection des chaussures a semelle soudée est une colle de pyroxyline qui est très visqueuse et sèche assez rapidement. Quand la chaussure n'a pas de trépointe, cette colle est appliquée sur la portion d'empeigne qui a été rabattue par-dessus le bord de la semelle première au montage;mais si la chaussure
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est munie d'une trépointe, la colle est appliquée sur le débordant de cette trépointe aussi bien que sur la couture en première ou la substance intermédiaire. Or, ces diverses surfaces sont très difficiles a bien encoller en raison de leur conformation particulière. En effet, dans les chaussures sans trépointe, la portion rabattue de l'empeigne est rarement plate et présente des fronces et tuyaux en maints endroits.
En outre, le dessous d'une chaussure, vu de profil, n'est pas régulier, et la. position qu'il occupe par rapport aux parties
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àttêfiantes'varJ-e.-bèaucoup suivant'le'modele-de l'article en main et le galbe de la forme. D'autre part, dans les chaussures munies d'une trépointe, le côté chair de celle-ci est rugueux, la couture en première présente une multitude de saillies et de creux et n'est pas toujours rafraîchie également partout, enfin la trépointe reste souvent retroussée sur le fond de la chaussure.
Eu égard. a cet état de choses, la présente invention vise a doter le métier d'une machine avec laquelle on pourra appliquer la colle d'affichage en quantités prédéterminées par unité de surface et l'étendre si bien sur les surfaces inégales mentionnées plus haut qu'il ne restera pour ainsi dire aucune partie de ces surfaces qui n'en sera pas recouverte.
Une particularité importante de l'invention réside dans l'emploi, pour les travaux d'encollage dont s'agit, d'une tuyère faite pour lancer un jet de colle sous pression, cette tuyère étant surtout établie de manière a obvier au manque de continuité et d'uniformité de l'encollage, et à fournir en même temps le moyen de déposer la colle aux bons endroits sur le fond de la chaussure. On verra que la nouvelle tuyère en usage ici est flexible dans le sens vertical et qu'elle incline de haut en bas et vers l'avant pour en tourner le bec dans le sens général d'entraînement de l'ouvrage et lui permettre de glisser dessus.
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Une autre particularité de l'invention comporte une échancrure rectangulaire pratiquée par en dehors dans l'extrémité de décharge de la tuyère susdite et remplie de colle par de petits canaux partant de l'intérieur de la tuyère. Cela fait que l'ouvrage, au lieu d'appuyer directement sur les ouvertures extérieures desdits canaux quand il est présentéà l'outil encolleur bouche l'chancrure, ce qui donne une chambre ouverte à la sortie de la tuyère.
Cette chambre se remplit d'assez de colle pour pouvoir l'appliquer sur l'ouvrage en un ruban dont la largeur est déterminée par les parois latérales de l'échancrure. De préférence et comme illustré ci-contre, le bec de la tuyère pourvu de ladite échancrure est élastique; et comme il peut être fléchi et tordu en tous sens, on sera capable de le tenir fermement en contact avec la surface irreguliere et inégale à enduire, sans courir le risque d'élargir le ruban de colle et avec la certitude que la quantité déposée sur l'ouvrage aura toujours la même épaisseur.
Pour appliquer une quantité uniforme de colle sur le dessous d'une chaussure au moyen d'une tuyère dans laquelle la colle est refoulée par une pompe, chaussure et tuyère sont supposées effectuer entre elles un mouvement relatif à une vitesse à peu près uniforme. Or, un tel mouvement d'entraînement est certainement plus difficile à réaliser avec une chaussure qu'avec une semelle. De plus, le mécanisme utilisé à cette fin ne devrait pas entraver l'action de la tuyère ni être sali par la colle sortant de celle-ci. La machine est en conséquence munie (et c'est la une autre particularité de l'invention) d'un mécanisme d'entraînement constitué par une roue commandée, faite pour porter sur le côté de la chaussure et capable d'en être rapprochée ou écartée à volonté.
Avec le présent système de 'machine, l'opérateur prenant une chaussure à deux mains
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la présente sens dessus dessous au bec pendant de la tuyère, puis il la fait pirouetter sur elle-même pour amener ledit bec a encoller de point en point la partie marginale de son côté dessous. Ladite roue d'entraînement est tenue éloignée de la tuyère dans l'intervalle des opérations d'encollage, en sorte qu'elle n'est pas exposée à se salir ni a salir après cela l'empeigne lorsqu'elle viendra appuyer dessus.
La courbe longitudinale du dessous d'une chaussure étant bien différente en cambrure de ce qu'elle est à l'emboîtage ou à l'avant-pied, il est tenu compte ici de cette différence en montant la roue d'entraînement de manière a ce qu'elle puisse être mue vers l'extérieur par l'opérateur et garder normalement cette position, tout en pouvant céder vers l'intérieur pour se prêter aux variations de courbure des cotes de la chaussure pendant que le pourtour de celle-ci est passé sous la tuyère d'encollage. De là l'emploi d'un mécanisme capable de faire tourner la roue d'entraînement dans toutes les positions qu'elle puisse prendre. Pour l'encollage du dessous des chaussures à trépointe, ladite roue est montée de façon à effectuer un mouvement rectiligne dans une direction virtuellement horizontale.
Conformément à d'autres particularités de l'invention, la roue d'entraînement est amenée en contact frottant avec la chaussure avant d'ouvrir la soupape pour projeter de la colle sur l'ouvrage, et ladite roue est écartée de celui-ci avant la fermeture de cette soupape. On est ainsi doublement sûr que la roue d'entraînement restera toujours propre.
Une autre particularité importante de l'invention comporte le maintien de la trépointe fermement en contact avec le bec de la tuyère à l'aide d'un doigt qui est monté à proximité de celle-ci et vient se placer en position
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active lorsque la roue d'entraînement est mue vers l'extérieur. De préférence, et aux fins indiquées ci-après, le doigt appuie-trépointe est anime d'un double mouvement de rotation et de translation.
Les particularités de l'invention spécifiées ci-dessus, ainsi que d'autres, ressortiront clairement du mémoire descriptif qui va suivre en regard du dessin ci-joint dont
Fig. 1 est une vue de profil â droite de la tête de la machine dont un des couvercles latéraux a été enlevé;
Fig. 2, une vue de face de ladite tête;
Fig. 3, une vue analogue à fig, 1 illustrant une modification de la machine en vue de l'adapter tout particulièrement à l'encollage du dessous des chaussures sans trépointe;
Fig. 4, une vue partielle montrant la tuyère et la roue d'entrainement du système de fig. 3 en contact avec une portion de la chaussure;
,
Fig. 5, une vue agrandie montrant en coupe un fragment d'une chaussure a trépointe, ainsi que les outils du système de machine de fig, 1 et 2 en position active;
Fig, 6, une section de la tuyère suivant la ligne VI--VI de fig. 5 Illustrant le fléchissement du bec de ladite tuyère à mesure que l'ouvrage passe sous ledit bec;
Fig. 7, une vue partielle de la tuyère serrée contre le dessous d'une chaussure munie d'un talon chiquet;
Fig. 8, une vue angulaire d'une portion du dessous d'une chaussure a trépointe, cette vue montrant une tuyère reposant sur un bout de la trépointe et prêt à l'enduire de colle;
Fig. 9, une vue détaillée montrant le bec d'une tuyère glissant sur le fond d'une chaussure a proximité d'un cambrion a dos d'âne;
Fig. 10, une autre vue angulaire, à plus grande échelle, du bec d'une tuyère spécialement destinée a l'encollage du 'dessous des chaussures sans trépointe;
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Fig. 11, une vue analogue, détaillée et agrandie, d'un doigt appuie-trépointe;
Fig. 12, une vue en coupe et à bien plus grande échelle du bout d'une tuyère comme celle représentée fig. 10, mais en position invertie.
Fig. 1, 2 et 5 illustrent un système de machine spécialement étudié pour enduire, par exemple d'une couche de colle de pyroxyline, la partie marginale du dessous d'une chaussure à trépointe avant d'y fixer une semelle. La colle est projetée directement sur le cote chair de la trépointe et sur la couture en première. D'autre part, la modification illustrée fig. 3 et 4 est spécialement étudiée pour traiter de même la partie ms.rginale du dessous d'une chaussure sans trépointe avant d'y fixer une semelle, Pour l'exécution de ces travaux, les deux systèmes de machine sont munis d'une tuyère 20 dans laquelle une pompe 22 refoule de la colle venant d'un réservoir 24, tuyère et pompe étant reliées ensemble par un tuyau flexible 26.
La distribution de cette colle sur l'ouvrage est sous le contrôle dtune soupape 28, et un manomètre 30 indique la force du jet. La pompe 22 consiste en une paire de roues dentées 32 mutuellement en prise (fig.
1) et une soupape d'échappement 34 à boulet (fig. 2)., laquelle est retenue en place par un ressort 36 dont la tension peut être réglée à l'aide d'une vis 38. Plus le ressort 36 est tendu plus la pression dans le tuyau 26 augmente, et plus il est applique de colle sur chaque unité de surface de la partie à enduire. Les roues 32 sont logées dans un évidement 40 pratiqué dans un bout dtun bloc 42 percé d'un trou 44 (fig.
2) débouchant dans le réservoir 24, Une des roues 32, calée sur un arbre traversant le bloc 42 et un presse-étoupe à l'extrémité la plus éloignée dudit bloc, est commandée par un engrenage 46 mis( en jeu par un arbre moteur 48. La soupape d'échappement 34 est sise dans une plaque de
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recouvrement 50, amovible. Le réservoir 24 est monte à son tour sur une console 52 (fig. 1) venue de fonte avec le bâti 54 de la tête de la machine, cette tête reposant sur une colonne 56. On observera que le réservoir 24 est muni d'un couvercle à charnière 58 d'ou remonte un bossage 60 perce d'un trou fait pour recevoir le goulot d'un bidon d'alimentation montré en 62 sur fig. 1.
Sur le couvercle 58 sont formées des oreilles 64 qui viennent appuyer sur le côté du réservoir 24 quand le couvercle est renversé en position horizontale. On peut alors déboucher un bidon rempli.,de colle et en introduire le goulot de bas en haut dans le trou du couvercle, après quoi bidon et couvercle seront replacés dans une position ou le bidon restera debout et goulot en bas afin de permettre à la colle y contenue de se déverser dans le réservoir 24.
Les deux systèmes de machine représentes possèdent une roue d'entraînement commandée, cette roue étant munie d'un bandage en caoutchouc et montée mobile, comme expliqué ci-après, afin de pouvoir être reculée Jusqu'en position inactive ou elle reste éloignée de la tuyère mais pas en dessous d'elle, et être retirée de cette position, au gré de l'opérateur, pour l'amener en contact avec le côté d'une chaussure et la lui faire entraîner pendant qu'elle est présentée sens dessus dessous à la machine.
La disposition est ici telle que l'opérateur, tenant la chaussure invertie et en position approximativement horizontale,,commence par faire accoter sur la tuyère d'encollage la partie du dessous de la chaussure avoisinant le devant de l'emboîtage, puis il appuie sur une pédale (non représentée) dont la descente amené la roue d'entraînement 70 en contact avec l'ouvrage, ouvrant en même temps la soupape 28 pour laisser sortir la colle de la tuyère 20.
La rotation de la roue 70 fait tourner la chaussure qui est guidée alors par l'opérateur de manière à faire passer
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la tuyère sur le pourtour marginal du dessous de celle-la à partir du devant de l'emboîtage, pour y appliquer un ruban de colle d'une épaisseur prédéterminée et d'une largeur uniforme nonobstant les variations du contour transversal du dessous de la chaussure.
Le haut du bâti (fig. 1, 2) est formé de deux montants latéraux 72, 74 espaces l'un de l'autre, le montant 74 étant tronçonne en 76 afin d'obtenir un couvercle amovible qui facilite l'assemblage de la machine. Entre ces montants 72, 74 est interposé un levier porte-tuyère 80 dont le bout descendant 82 pivote sur une broche transversale 84. Sur les cotes opposes du devant de ce levier sont formées des faces oblongues 86 faites pour porter et glisser sur les faces attenantes des portions supérieures 88 (fig. 2) des montants latéraux du bâti. Le levier porte-tuyère 80 est empêche de basculer de bas en haut par un ressort 90 (fig, 1) intercalé entre une oreille 92 du levier et une console 94 solidaire du montant 72 (fig. 2).
La position la plus basse occupée normalement par le levier 80 est déterminée par une vis de butée 96 (fig. 2) montée dans une oreille 98 dudit levier et venant appuyer sur un ergot 99 du montant 72. Le réglage de la vis 96 permet de mettre la tuyère a la hauteur qu'il faut par rapport à la roue d'entraînement 70 afin de placer celle-la aussi près de celle-ci qu'il est pratique de le faire.
Grâce à ce réglage, la roue d'entraînement n'effectuera qu'un minimum de mouvement cédant ou élastique vers l'intérieur en passant sur le côté dedans de la cambrure d'une chaussure.
La tuyère 20,qui peut être en caoutchouc mousse ou autre matière élastique, est fixée au bas d'un bras 100 par le moyen d'une bride 102, ce bras étant maintenu dans la position angulaire désirée sur une tige-support 106 du levier 80 par des vis de calage 104 traversant une portion
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fendue du bras. Il est entendu que l'opérateur se tiendra du côté de la machine illustré fig, 1 et présentera la chaussure au bec de la tuyère 20 en la faisant porter sur la roue d'entraînement à peu près au point le plus externe de la périphérie de cette roue, un tel point de contact permettant à la chaussure de bien tourner sur elle-même durant sa présentation à la machine.
Si un opérateur prenait l'habi- tude d'appuyer la chaussure sur la roue d'entraînement d'un cote ou l'autre du point susindiqué, il sera facile de remédier à cette fausse manoeuvre par un ajustage correspondant du bas de la tuyère pour le rapprocher du vrai point de contact de la chaussure avec la roue d'entraînement, cet ajustage consistant à tourner le bras 100 sur la tige-support 106 après avoir desserre les vis de calage 104, puis à resserrer lesdites vis. Une telle rectification assurera l'application d'un ruban de colle parallèle à la partie marginale de la chaussure.
La tige 106 est ajustable en longueur dans l'extrémité dehors du levier 80, et elle est maintenue en place et empêchée de tourner par une vis de serrage 108 dont la pointe conique s'encastre dans une rainure de forme correspondante 110 pratiquée dans la tige 106, Apres avoir desserre la vis 108, on pourra avancer ou reculer la tuyère afin de modifier sa position par rapport a la face latérale de la chaussure et pouvoir,ainsi appliquer sur la partie marginale du dessous de celle-ci un ruban de colle qui la recouvrira entièrement ou qui laissera une marge extérieure non encollée.
Avec la soupape 28 va une pièce 112 qui se visse sur une plaque 114 montée sur une paire de doigts 116 venus de fonte avec le bras 100. De cette structure descend un tube métallique 118 sur lequel est enfilé le haut de la tuyère 20.
Cela donne une conduite étanche entre le tuyau flexible 26 et la tuyère 20. La soupape est commandée par le moyen d'un
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bras 120 attaché à une tige de soupape 122 tourillonnée dans une flasque 124 descendant du levier 80 et formant corps avec lui. Etant donné que le bras porte-tuyère 80 est capable de céder de bas en haut en vainquant la tension du ressort 90, tout coincement du raccord de la soupape 28 àsa tige de commande 122 est évite par l'interposition d'une pièce 126 (fig. 3) assemblée à la soupape et à la tige par des joints universels. Une partie de l'un de ces joints est bifurquée afin de pouvoir le découpler aisément, et un ressort 127 enroule autour de la tige 122 maintient ce même joint en position active.
L'opérateur pourra des lors découpler de la soupape 28 la tige 122 en poussant vers l'arrière sur le ressort, toutes les fois qu'il voudra rendre la soupape inactive. Une vis de butée 128, montée dans la flasque 124 et appuyant sur le bras de commande 120 de la tige de la soupape, limite le mouvement de ce bras dans le sens de fermeture de la soupape, Un mécanisme servant a mouvoir cette tige 122 pour ouvrir la soupape au gré de l'opérateur sera décrit ci-après.
L'entraînement de l'ouvrage par la roue d'entraînement 70 est grandement facilite par le fait que cette roue est montée mobile et capable de céder pour tenir compte des variations dans le galbe de la chaussure ou des diverses manières dont les chaussures sont présentées à la machine par différents opérateurs. On verra par fig. 1 que la roue 70 est tourillonnée dans un support mobile 130, et que ce support repose sur des bielles 132, 134 pivotant sur des boulons transversaux 133, 135 logés dans les montants 72 et 74 du bâti (fig. 2). Le support 130 peut donc se mouvoir vers l'intérieur et vers l'extérieur sur une ligne horizontale.
La roue d'entraînement est commandée par un arbre 136 monté dans le support 130 et relié par un engrenage conique et un court arbre intermédiaire à une roue dentée 138 (fig, 5) portée
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par la roue 70. L'arbre 136 est relie à son tour à un arbre 140 (fig. 1) tourillonné dans le bâti par le moyen d'un arbre télescopant 142-144 assemblé aux arbres 136 et 140 par des joints universels. Une vis sans fin 146 raccorde l'arbre 140 à l'arbre moteur 48. On verra par fig. 2 que le support 130 porte directement sur les faces internes des montants latéraux 72 et 74 qui peuvent ainsi guider le mouvement dudit support. La limite du mouvement extérieur est déterminée par une vis de butée 150 (fig. 5) qui appuie sur une face verticale du support.
Le mouvement latéral imprime à la roue d'entraînement pour l'éloigner de la tuyère facilite aussi beaucoup la présentation d'une chaussure à la machine, car il permet à l'opérateur de la pencher à une telle inclinaison par rapport à l'horizontale que le bout de la trépointe peut être placé par-dessus le doigt 69 quand ce dernier est en position inactive, celle indiquée f ig. 1.
Le support 130 de la roue d'entraînement est actionne l'aide d'une pédale (non représentée) qu'un ressort tient normalement en l'air et qui se raccorde a une tige 154 (fig.
1) munie de colliers 156, 158 vissés dessus. Dans l'intervalle de ces colliers est monté à glissement sur la tige 134 un manchon 160 qu'un ressort 162 tient normalement en contact avec le collier du bas. Ce manchon porte une broche latérale 164 engrenant dans une boutonnière formée dans un bras 166 qui est attaché au bras 134 pour obtenir un levier coudé. L'abaissement de la pédale fait mouvoir le support 130 et la roue d'entraînement 70 vers l'extérieur et rapproche celle-ci de l'ouvrage jusqu'en un point déterminé par la vis de butée 150.
Si l'opérateur pousse la roue.d'entraînement vers l'intérieur pendant qu'il guide le mouvement de la chaussure passant sous la tuyère, le ressort 162 se comprimera pour permettre a ladite roue de
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reculer.-tout en la tenant en contact élastique avec la chaussure. La tige de pédale 154, qui est sise entre les montants latéraux 72 et 74 du bâti et qui descend à travers le creux de la colonne 56, se meut suffisamment pour éloigner du manchon 160 le collier du bas 156 quand la face 152 vient buter contre la vis 150.
Pour actionner le bras 120 de la soupape, la tige de pédale est articulée par le haut à un levier 170 (fig. 1) monté sur un ecrou a double tête 172 enfile dans les côtés opposes du bâti. Ce levier 170 sert donc à guider le haut de la tige de pédale, et il est accouple à une broche 176 par une bielle 174 dont le bas est fendu. La broche 176, retenue en place par une vis de calage, passe entre les bras espaces 178, 180 d'un levier pivotant en 182 entre les côtés du bâti. La fente de la bielle 174 a une longueur égalant approximativement la moitié de la distance parcourue normalement par la tige de pédale 154.
Le plus long des bras du levier bipartite, celui indiqué en 180, est raccorde par une tige 184 au bras de commande 120 de la soupape, tandis qu'au bras 178 est attache le bas d'un ressort 186 dont le haut s'accroche au levier porte-tuyère 80. Ce ressort 186 tend normalement à exhausser le levier bipartite 178-180 et à fermer la soupape 28.
Dans le système de machine de fig. 3 destiné à l'encollage des chaussures sans trépointe, la roue d'entraînement 70 peut se rapprocher de la tuyère à une plus forte inclinaison, comme on le verra par la suite de ce mémoire, et il est possible en ce cas de simplifier le support 190 de la roue d'entratnement.
A cette fin, le bas de ce support est monte à bascule sur les paliers de l'arbre moteur 48, et la roue d'entratnement est commandée par un court arbre 192 accouple à un arbre 194 remontant du support et raccordé à l'arbre moteur par une vis sans fin et une roue hélicoïdale 146'. Ici, un arrêtoir
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196 est formé sur une glissière 198 qui coulisse dans une rainure 199 pratiquée dans le montant 72 du bâti et y est fixée en position réglable au moyen d'une vis de serrage.
L'arrêtoir 196 est rencontré par un doigt 200 surmontant le support 190 lorsque ce dernier a été mû assez loin vers l'extérieur pour faire porter la roue d'entraînement sur la chaussure, ainsi qu'il est montré fig. 4. Dans ce système de machine, la tige de pédale 154 est articulée par le haut au levier 170 dont le mouvement est limité par la rencontre d'un bossage 273 du levier avec une butée 275 portée par le montant 72 du bâti. Le support 190 est raccorde à la tige 154 de la pédale par une bielle 202 qui est raccordée à son tour au sommet d'un levier coude 204 monté fou sur l'écrou transversal 135, la branche inférieure de ce levier étant bifurquée pour reoevoir la tige 154.
Sur celle-ci s'enroule un ressort 206 retenu en place par un collier 208 et appuyant par le bas contre une rondelle 210 assise sur une face courbe de l'extrémité bifurquée de la branche inférieure du levier coudé 204, Ce ressort permet à la roue d'entrainemert de céder vers l'intérieur sous la pression de l'ouvrage, comme le fait le ressort 162 employé dans le système de machine de fig. 1. Un autre ressort, 212, intercalé entre le bâti et le support 190, sert à tirer le support en arrière après la mise en liberté de la pédale.
La roue d'entraînement 70 comporte un moyeu 214 (fig.
5) sur le bas duquel est formée une roue d'angle 138, le haut de ce moyeu portant une gorge périphérique en forme de V pour recevoir un anneau de caoutchouc 216 dont le pourtour extérieur est arrondi, tandis que son pourtour 'intérieur présente la forme d'un V. Le moyeu 214 est monté pour tourner sur l'épanouissement 218 d'une vis 220 qui se taraude dans le support 130. Une saillie 222 remontant du support 130 se loge dans un évidement de la roue d'angle
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138 pour la consolider. A noter que le haut du moyeu 214 est échancré en 224 pour qu'il ne nuise pas au doigt appuietrépointe 69.
En utilisant la machine pour encoller par exemple la face d'attache d'une trépointe 230 faite d'une matière relativement souple, l'utilité du doigt appuie-trépointe 69 devient apparente.
La trépointe 230 illustrée fig. 5 et 8 a été assemblée à une empeigne 232 et a une semelle première 234 par une couture 236. Cette couture traverse non seulement l'empeigne 232 mais encore la doublure 238 de la chaussure montée sur une forme 240, les points de la couture passant aussi dans la substance intermédiaire 242 de la semelle première munie d'une gravure.
A cette phase de la fabrication de la chaussure, le vide laissé sur son côté dessous par le montage aura été comble avec la composition employée habituellement a cette fin.
Il s'agit maintenant d'appliquer sur la partie marginale une bande de colle qui couvrira entièrement la face d'attache de la trépointe 230 et la substance intermédiaire 242. La force du jet de colle sera réglée de manière a en faire sortir assez de la tuyère pour pouvoir enduire la trépointe et boucher en même temps les trous faits par l'aiguille de la machine à coudre en première, ou remplir les interstices existant entre les bords de l'empeigne, de la doublure et de la substance intermédiaire.
Apres chaque opération d'encollage, le doigt appuietrépointe 69 devrait rester en position inactive, c'est-àdire éloigné du bec de la tuyère 20, pour qu'il ne soit pas souillé de colle. Il ne convient pas non plus de présenter la trépointe d'une chaussure à la tuyère en en poussant le bout contre le bec de celle-ci, car cela ferait tomber un peu de colle dessus et cette colle se répandrait sur son côté chair et sur l'empeigne, gâtant ainsi l'aspect de la chaussure une fois finie. En vue de parer au premier de
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ces fâcheux résultats, le doigt appuie-trépointe 69 est monté de façon à pouvoir être rapproché ou écarté de la tuyère, tandis que le deuxième désagrément est évité en rendant le doigt capable d'effectuer à la fois un mouvement de rotation et un mouvement de translation.
Ce double mouvement permettra, en effet, de coucher le bout de la trépointe sur le doigt pendant que ce dernier est encore en position inactive et de mouvoir ensuite ledit doigt de manière 1 déplacer l'ouvrage vers l'avant et de dedans en dehors pour que la tuyère occupe au début une position comme celle illustrée en pointillé sur fig. 8, son point de contact avec l'ouvrage suivant alors une direction semi-elliptique 250, ce qui entraînera la tuyère latéralement par-dessus le bout de la trépointe jusqu'à ce qu'elle prenne la position illustrée par des lignes pleines sur fig. 8, sans avoir la chance de déposer de la colle sur le bout de la trépointe.
A cette fin, le doigt 69 est monté au bas d'un arbre 252 tourillonné dans le prolongement 254 d'une glissière 256. L'axe de cet arbre 252 penche sur la verticale (fig.
1 et 5), mais il occupe a peu près le même plan que l'axe de la roue d'entraînement (fig. 1). Le doigt occupera donc ce plan, une fois en position active. L'arbre 252 est retenu dans le prolongement 254 par un collier 258 et un secteur denté 260 (fig. 5), ce dernier étant fixe à son tour sur le haut de l'arbre par une vis de réglage 262. Le secteur 260 engrené dans la denture d'une crémaillère 264 encastrée dans la rainure 199 du montant latéral 72 (fig. 1) et ajustable au moyen d'un boulon 267 logé dans une boutonnière y ménagée. Cette rainure 199 est la même que celle qui, dans le système de machine de fig. 3, reçoit la glissière 198 munie de l'arrêtoir 196.
La glissière 256 est pourvue de coulisses 268 pour recevoir les parties les plus grosses de
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boulons a double tête, 270, montes.fixes dans les montants latéraux 72, 74. Ces boulons, tout comme divers autres boulons faisant l'office de pivots (133, 135, 172, 182) servent a maintenir les deux montants susdits espaces l'un de l'autre d'une distance qui leur permet de coopérer avec la roue d'entraînement 130 pour la guider. La glissière 256 reçoit son mouvement d'une bielle 272 (fig. 1) qui la raccorde à l'extrémité dehors du levier 170 auquel est attachée la tige de la pédale. L'abaissement de cette tige déplace la glissière 256 vers l'extérieur, impartissant par suite un mouvement de translation à l'arbre 252 portant le doigt 69.
Simultanément, le secteur 260 en prise avec la crémaillère 264 fait tourner un peu l'arbre porte-doigt 252.
Au commencement de ce mouvement tournant, le doigt 69, vu par en dessus, fait un angle d'environ 45 avec le chemin parcouru par l'ouvrage, ce chemin pouvant être considéré comme à peu près perpendiculaire à la feuille du dessin en un point sis en dessous de la tuyère. Quand la glissière 256 aura reçu tout le-mouvement que le levier 170 est capable de lui impartir par l'intermédiaire de la bielle 272, l'arbre 252 aura tourné le doigt 69 de manière à lui faire-prendre une position correspondant à environ 90 du parcours suivi par l'ouvrage. A la fin de ce mouvement, le bossage 273 du levier 170 vient heurter la butée 275 ménagée sur le montant 72 du bâti.
Le genou forme par le levier 170 et la bielle 272 aura alors dépassé un peu le point mort et agira par conséquent comme une jambe de force pour tenir la glissière 254 à sa position la plus extérieure.
On observera que, en raison de l'affollement de la broche 176 reliant la bielle 174 au levier 178-180, la descente de la tige de pédale 154 amène d'abord l'appuie-trépointe 69 et la roue d'entraînement en dehors jusqu'en position active, puis fait ouvrir la soupape 28. Quand la pédale est lâchée
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et que la tige 154 est tirée en haut par le ressort 186, les mouvements dont il vient d'être parlé s'effectuent dans l'ordre inverse,et la soupape se ferme avant le retrait de l'appuie-trépointe et de la roue d'entraînement. Ceci contribue à empêcher la colle de se déposer sur les pièces de la machine venant en contact avec l'ouvrage.
La face de dessus du doigt 69 supporte une pièce 274 jouant le double rôle de guide-trépointe et d'appuie-tuyère, ainsi qu'il est montré fig. 5 et 11. Cette pièce 274 est munie d'un rebord à coulisse 276 qui permet de la, placer dans la position voulue sur le doigt 69 et de la fixer en place au moyen d'une vis 278. Ladite pièce est centrée sur le doigt au moyen d'une languette 280 descendant dans une coulisse 282 formée en long du doigt. En outre, la pièce 274 porte un prolongement 284 ayant approximativement l'épaisseur de la trépointe et muni d'une joue qui, une fois en position active (fig. @), accote sur la face de champ de la trépointe et lui sert de guide.
Toutefois, le doigt 69 est censé appuyer sur le fond du creux existant entre la trépointe et l'empeigne, et le prolongement 284 du guide sert aussi a supporter le bord de la tuyère, comme expliqué ci-après.
Le bon fonctionnement de la machine dépend dans une grande mesure du mode de construction de la tuyère 20. En effet, la chaussure à traiter présente un contour irrégulier tant en largeur qu'en hauteur. De plus, la surface à encoller étant relativement inégale, elleest très difficile à enduire uniformément partout. De la l'emploi, pour l'application de l'enduit, d'une tuyère formée d'une matière relativement souple et élastique telle que du caoutchouc mousse et avec laquelle on pourra appliquer une quantité variable de colle en une bande régulière et d'épaisseur uniforme. La tuyère en question consiste en une pièce creuse 300 (fig. 6) dans un trou plus grand de laquelle
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s'encastre un tube 118 descendant obliquement de la plaque 114 (fig. 2).
Le bout 302 de la tuyère est fait plus mince (voir fig, 10) et plus étroit (fig. 1 et 5) pour qu'il puisse être écarte du plan médian de sa partie de corps 300 et amené a une position (fig. 6, 8 et 9) où le bec 304 reste passablement recourbé relativement à ladite partie de corps.
Dans le bout du bac 304 est pratiquée une échancrure 305 présentant la forme d'un U constitué par les faces de dedans 306 (fig. 10 et 12) de rebords latéraux 308 et par la face interne 310 de l'échancrure (fig. 6). L'ouvrage est placé en dessous de cette échancrure en le présentant à la tuyère, et il est entraîna dans une direction qui l'éloigne du devant de ltéchancrure. Cela laisse sur la partie marginale du dessous de la chaussure un ou plusieurs rubans de colle parallèles et uniformes dont la largeur dépendra de l'espace existant entre les rebords latéraux 308. De l'intérieur de la tuyère partent de petits canaux 312 (fig. 6) qui débouchent dans le bas de la paroi postérieure de 7.'échancrure en U.
Ces canaux sont préférablement si petits qu'ils fonctionnent comme les tubes capillaires de la tuyère. allant avec la machine à encoller ayant fait l'objet du brevet français du 9 octobre 1933, n 762.252, Une fois la tuyère en caoutchouc moulée à la forme désirée, son trou d'alimentation est agrandi au centre par l'insertion d'un noyau 314 qui peut être muni de tiges a six pans présentant en section transversale la forme des orifices 312 dessines à bien plus grande échelle sur fig. 12. Ces tiges se rendent jusqu'au bout de la tuyère, et deux des pans de chaque tige peuvent constituer des rainures 316 en forme de V séparées par des languettes 318 de forme correspondante.
Quand la tuyère est utilisée, ces languettes 318 reposent sur l'ouvrage (voir fig. 6, 8 et 9), empêchant alors l'extrémité ouverte de l'échancrure 305 de se fermer sous la pression
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exercée par l'ouvrage contre la tuyère. Le bec de celle-ci sert aussi à étaler la colle sur l'ouvrage et à la distribuer en un ruban régulier sur toute sa longueur. De préférence, les languettes en V sont ainsi espacées des rainures attenantes qu'elles seront complètement remplies de colle à chaque point d'opération, assurant par suite une bonne adhésion de la semelle à la chaussure sans nécessiter un surcroît de pression de la tuyère.
Il a été reconnu qu'un trop grand espacement desdites languettes risque de donner des bandes de colle qui, quoique peu séparées l'une de l'autre au moment de leur application, sont assez denses pour être aptes à se contracter et a laisser de ce fait un trop grand espace entre elles, chose généralement peu désirable. Un espacement d'un huitième de centimètre entre les languettes produira les meilleurs résultats. La tuyère porte sur l'ouvrage en un point 320 de sa partie de corps et a l'extrémité 322 de son bec (fig. 7). Cela permet a la colle de se répandre tout autour des languettes 318, à l'intérieur de l'échancrure 305, et de les si bien lubrifier qu'elles deviendront pour ainsi dire Inusables.
En vue d'assurer un bon contact du bec 304 de la tuyère avec la surface à encoller, le dessus de ce bec est renforcé par des nervures parallèles 324 (fig. 8 et 10).
Quand la tuyère doit servir à encoller une trépointe, comme illustré fige 8, ces nervures se rendent jusqu'au bout de la tuyère. Pour ce même travail, il est bon quelquefois de découper à une moindre profondeur les parois latérales 308 de l'échancrure, comme aussi de chanfreiner le bout des languettes 318 si on désire obtenir un ruban de colle d'épaisseur uniforme. Pour l'encollage du dessous d'une chaussure comme celle illustrée en M sur fig. 9, il est recommandé de joindre ensemble les nervures 324 par le moyen d'une nervure transversale 326 (voir aussi fig. 10) formant partie intégrante du bec de la tuyère, pour empêcher
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ce bec de se trop déformer.
La présence des nervures 324 sur le dos du bec de la tuyère augmente beaucoup la flexibilité dudit bec et permet à la tuyère de pénétrer jusqu'au fond des sillons illustrés fig. 9. Elle n'a donc aucune tendance à enjamber ces sillons. De plus, elle est capable de fléchir et de rester en contact avec les portions de l'ouvrage situées en travers d'elle.
L'étalement de la colle par le bec de la tuyère a un grand avantage en ce qu'il élimine les bulles d'air qui se forment dans certains cas. On ne sait pas au juste a quoi attribuer ces bulles d'air. Elles proviennent peut-être du fait que lorsque la surface à traiter est très inégale, la couche de colle surmonte un creux rempli d'air, et cet air peut alors se mélanger à la colle pour former une plus grande quantité de gaz qui dilate la couche d'enduit et y laisse une boursouflure. Ces boursouflures durcissent ou bien crevent, laissant dans ce dernier cas sur l'ouvrage des excroissances qui s'opposent à une adhésion parfaite des pièces a souder ensemble.
Quoi qu'il en soit, la formation des bulles d'air en question est entièrement supprimée ici par le passage des languettes 318 sur la couche d'enduit quand le bec de la tuyère glisse sur l'ouvrage. Nombre de fabricants préfèrent enduire le bord extérieur de l'ouvrage d'une pleine épaisseur de colle pour être sûrs d'obtenir un collage irréprochable à cet endroit.
En effet, si la semelle adhère bien à la chaussure tout le long du bord externe de la bande de colle interposée entre elles, la soudure obtenue ne laissera rien à désirer. Au contraire, si le collage de ce bord risque d'être défectueux, la quantité plus ou moins grande de colle contenue dans le bord interne de ladite bande aura peu d'importance puisque la semelle se séparera forcement de la chaussure à l'extérieure
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La présente machine est d'un emploi d'autant plus utile qu'elle permet de revêtir la partie marginale du dessous d'une chaussure d'un ruban d'enduit dont l'épaisseur à son bord externe sera amplement suffisante, mais pas si grande que la-colle pourrait s'échapper par les cotes et salir l'empeigne.
Le nouveau système de tuyère fera la joie des ouvriers parce qu'ils n'auront pas besoin de nettoyer la machine à la fin de leur journée de travail. Ils n'auront qu'a barbouiller de colle la partie échancrée de la tuyère et a laisser durcir cette colle qui empêchera celle contenue dans les canaux d'alimentation de sécher. Quand la machine devra être utilisée de nouveau, le bec de la tuyère sera tordu pour briser le sceau de colle durcie, ce qui mettra aussitôt la tuyère en état d'effectuer les travaux d'encollage désirés.
Avec certaines chaussures (par exemple,celles dont le dessous présente des saillies abruptes) il convient de faire appuyer :. l'arrière du bec de la tuyère sur un doigt 330 vissé dans la bride 102a de celle-là (fig. 4, 7).
L'emploi d'un tel doigt est tout indiqué quand on a affaire à une chaussure du type illustré fig. 7, c'est-à-dire munie'd'un talon chiquet 332, et qu'on veut enduire de colle le tour de 1'emboîtage de cette chaussure. En passant sur le coin de devant du sous-bout cunéiforme constituant le talon ohiquet susdit, le doigt 330 soulèvera le bras porte-tuyère 80 et facilitera ainsi le glissement de la tuyère par-dessus ce coin. Le doigt 330 sert aussi à déterminer le degré de flexion de la tuyère sous la poussée ascendante exercée par l'ouvrage sur le bec de celle-là.
Si la tuyère n'est pas fléchie suffisamment, sa partie 320 ne portera pas sur l'ouvrage et la colle jaillira alors sur les parties de la chaussure qui s'en approchent et, en toute probabilité, se répandra
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au-delà des limites désirées. D'un autre côté, si la pression est trop forte, le bout du bec de la tuyère aura tendance a se retrousser, en sorte qu'il ne passera pas comme il faut sur l'ouvrage et la bande de colle appliquée sur ce dernier sera plus large qu'on le voulait.
On a constate que, avec un doigt appuie-tuyère établi tel que susdit, il est possible d'obtenir exactement les résultats désirés en ajustant le doigt 330, pendant que la tuyère est encore droite, de façon a tenir le bout dudit doigt espacé d'une distance d'environ 1 millimètre 59 de la surface 310 à l'extrémité interne de l'échancrure 305, cette distance étant mesurée en long de la tuyère. La vis 96 sert à effectuer un premier réglage de la hauteur de la tuyère par rapport au niveau du guide-trépointe 69 lors de l'assemblage de la machine, à peu près comme il a été explique en décrivant le système d'encolleuse de fig. 3.
L'encollage des chaussures à trépointe, tel qu'illustre fig. 8, consiste ordinairement a enduire jusqu'au bord toute la surface de la trépointe. Or, la face interne 306 de la paroi latérale 308 de la tuyère devrait pour cette raison coïncider avec le bord de la trepointe. Cette coïncidence est assurée ici en laissant la paroi 308 reposer sur la portion 284 du guide-trépointe 274. Cela réduit l'usure de ladite paroi vu qu'il n'est établi aucun contact entre elle et la trépointe qui avance. Une chaussure du type de celle illustrée en M sur fig. 9 est très souvent renforcée par un cambrion en dos diane 334 dont les cotes présentent une forte inclinaison.
La cambrure étroite de ces chaussures oblige la tuyère à passer sur un côté du cambrion et tend aussi 0. faire diverger le bec de ladite tuyère vers l'extérieur ou à le faire dévier du chemin qu'il est supposé suivre. Avec la machine peut aller un doigt latéral 340 muni d'une plaque 342 qui permettra de
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l'attacher au côté dessous du bras 100 a l'aide d'une vis
344 engrenant dans une boutonnière de ladite plaque. Le bas du doigt 340 est recourbe et reste placé tout contre la face externe de la paroi 308 de l'échancrure de la tuyère ou il est prêt à supporter la tuyère quand elle fléchit et a combattre par suite sa tendance a dévier, Dans le système de machine de fig. 8, cette fonction est remplie par le côté du guide-trépointe 274.
Pour l'encollage du dessous des chaussures à trépointe, l'opérateur se tient du côté de la machine représenté fig, 1, l'entraînement de l'ouvrage l'éloignant de lui dans une direction presque d'équerre a celle du mouvement glissant de la monture 256 (fig. 5) du doigt appuie-trépointe 69. Quand ce doigt est en position inactive, il se projette vers l'extérieur en faisant un angle d'environ 45 avec la ligne du mouvement d'entraînement, et il reste tourné un peu en haut. En présentant la chaussure à la machine, l'opérateur en place le bout vers lui, puis il l'incline légèrement en haut et la penche aussi vers la machine sous un angle "d'environ 45 par rapport au sens d'entraînement.
Le bas de la tuyère reposera alors sur le dessous de la chaussure en dedans de lalrépointe et près du bout de celle-ci, ainsi qu'il est montre en pointillé sur fig. 8. Quand la descente de la pédale imprime au doigt appuie-trépointe un double mouvement de rotation et de translation vers l'extérieur pour le faire entrer dans le creux entre l'empeigne et la trépointe et pousser en même temps la chaussure en dehors, celle-ci est tournée aussi par l'opérateur pour la placer sur la ligne d'entraînement et en position presque horizontale. ',-.La roue d'entraînement ne vient porter sur la chaussure que lorsque cette dernière ayant pris la position indiquée est prête à enduire de colle.
La disposition décrite ci-dessus a le grand avantage d'empêcher
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le bout de la trépointe de frotter sur le bas de la tuyère pour y prendre de la colle durant le placement de la chaussure.
On conçoit que si elle pouvait le faire, cette colle pourrait fort bien se répandre sur le côtéfleur de la trépointe et sur l'empeigne et causer beaucoup de dommage. Rien de tel n'arrive,cependant, parce que le bec de la tuyère est amené en contact avec la chaussure en un point situé en dedans de la trépointe, après quoi et cependant que la chaussure effectue un double mouvement de rotation et de translation avec le doigt appuie-trépointe, ledit bec glisse diagonalement sur le fond de la chaussure et sur la trépointe jusqu'à ce qu'il vienne se placer en position active, position dans laquelle il appliquera une couche de colle sur toute la largeur de la trépointe sans en mettre sur la face de champ de celle-ci.
Dans la présente machine, l'abaissement de la pédale a un triple effet : (a) la glissière 256 portant l'appuietrépointe 69 est entraînée vers l'extérieur; (b) la roue d'entraînement 70 est mue dans le même sens pour la faire porter sur le côté de la chaussure; (c) la soupape 28 est ouverte pour laisser couler la colle à travers la tuyère 20. Le mouvement extérieur de la roue d'entraînement est en retard sur celui du doigt appuie-trépointe, et l'ouverture de la soupape est ainsi calculée que la colle restant dans la tuyère n'est soumise a aucune pression avant le placement de l'ouvrage en bonne position sous la tuyère. Le mouvement extérieur du doigt appuie-trépointe a une limite qui est fixe par rapport a la tuyère, sauf que cette dernière peut monter un peu.
D'un autre cote, le support de la roue d'entraînement est mû en dehors jusqu'en un point où il amené ladite roue en contact avec le côté de la chaussure et, une fois dans cette position, il peut céder ou obéir pour se prêter aux variations dans le galbe de la chaussure.
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Ce mouvement cédant ou élastique de la roue d'entraînement permet aussi au doigt appuie-trépointe de rester toujours bien assis dans le creux entre la trépointe et l'empeigne.
Le traitement par la machine de chaussures dont le dessous varie beaucoup en hauteur est grandement facilité par l'articulation 84 du bras porte-tuyère 80, la tuyère et son support pouvant des lors être levés tous deux presque a pic à certains moments en vainquant la tension du ressort 90.
On observera que la tige 184, attachée au bras de soupape 120, est raccordée au bras de commande 180 en un point situe si près du pivot 84 que l'exhaussement du bras porte- tuyère 80 ne dérange pas sensiblement la soupape 28.
Pour l'encollage de chaussures comme celle illustrée en M sur fig.;4, on utilisera le systme de machine de fig.
3. Ce système ne comportant pas de doigt appuie-trépointe, le support 190 de la roue d'entraînement 70 peut être simplifié et cette roue montée 1 une forte inclinaison et amenée en contact avec la chaussure en lui faisant décrire un arc autour du centre de l'arbre moteur 48. Cette disposition diffère de celle de fig. 1 et 5 dans laquelle le plan.,de la roue d'entraînement 70 incline à peine de 30 sur l'horizontale, et dans laquelle aussi le support 130 de ladite roue se meut presque en droite ligne et quasi horizontalement, d'ou il suit que la roue d'entraînement ne touche pas le coude de l'appuie-trépointe 69. La roue d'entraînement peut ainsi être placée plus près dudit appuie-trépointe à cause du creux 224 ménagé dans sa face de dessus.
Dans les deux systèmes de machine représentés, la pédale est lâchée aussitôt le travail d'encollage achevé, ce qui a pour effet de fermer la soupape, écarter de l'ouvrage la roue d'entraînement après que la broche 176 a fini son mouvement à vide dans son logement et, finalement, dans le
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cas d'une chaussure a trépointe, ramener le doigt appuietrépointe 69 à sa position inactive, celle indiquée fig, 1.
Etant donné que la roue d'entraînement 70 tourne continuellement, elle ne sera amenée en contact avec une chaussure que lorsque celle-ci aura été placée dans une position ou elle sera prête à encoller, chose garantie spécialement par la disposition illustrée fig. 1.
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