<Desc/Clms Page number 1>
Antiseptique.
La présente invention concerne les antiseptiques, c'est- à-dire des composés qui diminuent ou empêchent la croissance de micro-organismes putréfiants, et plus particulièrement les anti- septiques de la série du furane spécialement des nitrofuranes.
De nombreux antiseptiques sont connus. Cependant, ils sont souvent accompagnés de caractéristiques nuisibles, telles que toxicité, tendances à produire une irritation exagérée, ou une lésion des tissus auxquels ils sont appliqués, manque de stabili- té, insolubilité, etc. Ces caractéristiques nuisibles sont en gé- néral dues à la présence, courante dans la plupart des antisep- tiques, de métaux lourds toxiques (par exemple des composés de mercure), de groupes hydroxyles phénoliques (par exemple les an- tiseptiques du type du phénol), halogènes (iode, etc) etc.
<Desc/Clms Page number 2>
Une qualité désirable des antiseptiques serait d'être exempts des défauts des substances connues du genre décrit ci- dessus, c'est-à-dire que les antiseptiques devraient être non- toxiques, relativement peu irritants, non-corrosifs, stables et solubles, sans cependant sacrifier leur activité antiseptique re- lative.
Le but principal de la présente invention est de créer une nouvelle série de composés antiseptiques organiques remplis- sant les conditions avantageuses citées plus haut.
L'invention repose sur la découverte surprenante et inattendue que les nitrofuranes comprennent des composés possé- dant une activité antiseptique marquée qui n'est pas accompagnée de caractéristiques nuisibles de toxicité, irritation exagérée, etc. dont il est question plus haut.
Plus particulièrement, il a été trouvé qu'une activité antiseptique remarquable de caractère utile peut être réalisée à l'aide d'une grande variété de composés de furane pourvu que ces composés contiennent un groupe nitro en une position alpha, c'est-à-dire en position 2 ou 5 dans le noyau furane. Il rentre dans le domaine de cette invention que ces composés de nitrofu- ranes peuvent être substitués en au moins une des positions alpha restante (2 ou 5) et aux positions bêta 3 et 4 par de l'hydrogène, ou un groupe alkyle, hydroxy-alkyle, acyloxyalkyle, oximidoalkyle, semicarbazonoalkyle, hydrazonoalkyle, diacyloxyalkyle, carboxy- alkényle, carbalkoxyalkényle, acyle, carbalkoxy, balogénocarbal- koxy, carbamyle, ou dialkylcarbamyles ou analogues.
Les dérivés préférés de nitrofurane rentrant dans le do- maine de la présente invention, peuvent être représentés commo- dément par la formule chimique suivante:
EMI2.1
<Desc/Clms Page number 3>
dans laquelle R représente la grande variété de substituants mentionnés plus haut., parmi lesquels les suivants peuvent être
EMI3.1
cités à titre d'exemples: H, CBg C2H5, CH20H, CH200CCE3' CH=NOH, CH--N-NHCOHN2, CH=N-NHC, CH(OOCCH3)2, CH=CHCOOH, CH=CHCOOC2HS' COCE3, CUC2H5p COC3H7, COOCH, COOC2Hs, COOCH2CH2Cli CONH2, CON (C4H9)2.
La formule générale donnée plus haut est destinée à com- prendre les différents isomères de position dus à l'emplacement du groupe R.
Dans un but de clareté, on peut dire que les positions sur le noyau de furane peuvent être désignées comme suit:
EMI3.2
Les antiseptiques organiques correspondant à la présente invention peuvent être utilisés, séparément ou en mélange, par exemple comme constituants d'antiseptiques aqueux, teintures anti- septiques, crèmes antiseptiques et onguents, désodorants ou autres préparations pharmaceutiques. Dans certains cas, les composés de la présente invention peuvent donner des propriétés préservatives et/ou bactéricides aux préparations dans lesquelles ils sont incorporés.
Une caractéristique avantageuse des nitrofuranes rentrant dans le domaine de cette invention est leur solubilité dans des solvants simples fréquemment employés dans les préparations phar- maceutiques, par exemple'l'eau, l'huile, etc. Les solubilités sont en général d'une grandeur telle qu'elles rendent possible l'em- ploi de solutions aqueuses aussi bien que des onguents à base d'huiles essentielles dans la pratique réelle ainsi que pour effectuer les essais du genre décrit ci-après. A titre d'exemple, des préparations antiseptiques aqueuses et des onguents antisep- tiques peuvent être produits comme suit, conformément à la pré- sente invention.
<Desc/Clms Page number 4>
Préparation de diacétate de 2-formyl-5-nitrofurane et de solution antiseptique aqueuse. -
Un mélange de nitration de 60 cm3 d'anhydride acétique et de 27 cm d'acide nitrique fumant de densité 1,5, est remué à -5 C pendant qu'on y ajoute goutte à goutte une solution de 16 grs de diacétate de furfural dans 15 cm3 d'anhydride acétique. L'agi- tation est continuée pendant une heure après que l'addition est complète, et le mélange est versé dans 250 grs de glace broyée.
L'huile est séparée, une plus grande quantité étant obtenue par extraction de la couche aqueuse à l'éther, et la solution d'éther finale contenant la totalité de l'huile est lavée complètement avec du bicarbonate de soude, puis deux fois à l'eau. L'éther est éliminé et on ajoute un volume égal de pyridine. Une réaction intense se produit. La solution est alors versée sur de la glace, diluée à un litre et refroidie. Le produit solide obtenu est fil- tré et recristallisé deux fois à partir d'éther de pétrole. On obtient des cristaux blancs fondant à 91-92 C. La production est de 4 grs., soit 20%.
Une solution aqueuse antiseptique est aisément préparée en dissolvant un gramme dans un litre d'eau chaude et filtrant.
Cette solution donne une zone de 8 mm. sur la plaque en forme de coupe, suivant le procédé F. D.A. sur le Staph. aureus.
Préparation d'onguents antiseptiques contenant du nitrofurane.-
Le nitrofurane, le diacétate de 2-formyl-5-nitrofurane qui vient d'être décrit et différents autres antiseptiques de nitrofurane peuvent être aisément incorporés dans des onguents.
Avec une base de pétrolatum, le nitrofurane peut être dissous en chauffant dans une petite partie de la base, et ajoutant celle-ci à la partie principale dans un mélangeur de Lenart. Différents ingrédients peuvent alors y être tamisés.
Lorsqu'une base combinée, par exemple du pétrolatum avec de la cire blanche et de la lanoline, est utilisée, la quantité totale de base peut être mélangée et le nitrofurane être remué
<Desc/Clms Page number 5>
dans la matière de base fondue.
Dans une crème de beauté contenant du monostéarate de gly- céryle, le nitrofurane peut être incorporé dans le monostéarate de glycéryle.
EMI5.1
ACTIVITES ANTIS8PTIQUES DE N!.TROFURANES -
Les dérivés de nitrofurane indiqués ci-dessus comme ren- trant dans le domaine de l'invention,et beaucoup d'autres,ont été préparés et soumis,entre autres choses, à un essai d'activité antiseptique inhibitrice suivant la méthode stadard à plateau en forme de coupe (décrite dans la circulaire n .198 du Département de l'agriculture des Etats-Unis, Administration de l'alimentation et des remèdes, décembre 1931) et ont été trouvée être d'excellents antiseptiques.
Le tableau suivant donne les résultats obtenus suivant cette méthode standard au plateau-coupe (circulaire FDA 198) sur des solutions de composés représentatifs conformes à cette inven- tion en connexion avec du Stapbylococcus aureus. Les résultats de plateau-coupe donnés sont exprimés en termes de mm. de zone limpide (c'est-à-dire de zone dans laquelle la croissance des bac- téries est empêchée), et montrent la pénétration aussi bien que l'action inhibitrice sur le Staphylococcus aureus. L'essai de Kolmer sur le Staphyl.aureus, indiqué également sur le tableau I, maximum représente la dilution/à laquelle l'antiseptique empêche encore la croissance de la bactérie.
EMI5.2
<tb>
TABLEAU <SEP> 1 <SEP>
<tb>
<tb> Essais <SEP> antiseptiques <SEP> au <SEP> plateau-coupe <SEP> et <SEP> essai <SEP> de <SEP> Kolmer <SEP> pour
<tb> .¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯Inaction. <SEP> inhibitrice.
<tb>
EMI5.3
-1-laction Inhibitrice. Dilution
EMI5.4
<tb> COMPOSE <SEP> Concentr.: <SEP> Zone <SEP> de <SEP> plaque <SEP> Kolmer
<tb>
<tb> (aqueuse) <SEP> coupe <SEP> de <SEP> Staphyl.: <SEP> Staphyl.
<tb>
<tb>
: <SEP> aureus <SEP> essai <SEP> FDA): <SEP> aureus
<tb>
EMI5.5
S-carbe'tboxy-5-nitrofurane 1:500 : m : 1:50.000 2-al-5-nitrofurane : 1t50 16,5 '
EMI5.6
<tb> 1:1000 <SEP> : <SEP> 14,5 <SEP> : <SEP> 1:80.000 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> :5000 <SEP> 8,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2-butyryl-5-nitrofurane <SEP> ###### <SEP> ####
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> : <SEP> 1:2500 <SEP> : <SEP> 9. <SEP> 0 <SEP> : <SEP> 1:30.000 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> :5000 <SEP> 7.0
<tb>
<tb>
<tb> Diacétate <SEP> de <SEP> 2-formyl-
<tb>
<tb>
<tb> 5-nitrofurane <SEP> 1:1000 <SEP> 8.0
<tb>
EMI5.7
2-éthYl-5-n1troturane --:- 1:500 11.0
EMI5.8
<tb> 2-propyl-5-nitrofurane <SEP> 1:1750 <SEP> :
<SEP> 3.0
<tb>
<Desc/Clms Page number 6>
Ces résultats se comparent très favorablement avec l'ac- tivité contre le Staphylococcus aureus de nombreux antiseptiques les meilleurs, connus antérieurement.
EMI6.1
ACTIVITE ANTISEPTIQUE DANS DES CREES DESODORISANT$S.-
Une caractéristique importante des antiseptiques de la présente invention est leur propriété de demeurer efficaces dans une crème désodorisante à base de pétrolatum ou autre onguent ou crème.
Le tableau suivant donne les résultats d'activité anti- septique obtenus par la méthode standard du plateau-coupe (air- culaire FDA 198) sur le Staphylococcus aureus avec les antisep- tiques de nitrofurane suivants donnés comme exemples, dans une crème désodorisante contenant une base de pétrolatum.
TABLEAU II.
EMI6.2
<tb>
Essais <SEP> antiseptiques <SEP> au <SEP> plateau-coupe <SEP> sur <SEP> des <SEP> crèmes <SEP> désodorisantes
<tb>
<tb> COMPOSE <SEP> Concentrât. <SEP> Zone <SEP> de <SEP> plateau
<tb> coupe <SEP> de <SEP> Sta-
<tb>
EMI6.3
¯.. : , , : phyl.aureus
EMI6.4
<tb> Acétate <SEP> de <SEP> 5-nitro-furfuryle <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> mm <SEP> 9.0
<tb>
<tb> Diacététe <SEP> de <SEP> 2-formyl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> 8.0
<tb>
EMI6.5
2-carbomêtloxy-5-nitrofurane 1:500 8.3 2-carbétkoxy-5-nitrofurane 1:500 8.0
EMI6.6
<tb> 2-acétyl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> 16.0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2-propionyl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> 15.0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5-nitro-furacrylate <SEP> d'éthyle <SEP> 1:500 <SEP> 8. <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2-étbyl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :
500 <SEP> 8. <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2-propyl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> 5. <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Crème <SEP> désodorisante <SEP> sans <SEP> antiseptique: <SEP> --- <SEP> 0. <SEP> 0
<tb>
PERSISTANCE DE L'ACTIVITE DANS DES CREMES DESODORISANTES,-
Lors de l'emploi comme désodorisant d'une crème antisep- tique, l'aptitude de l'antiseptique à demeurer actif a une im- portance considérable. Lorsque les crèmes désodorisantes à base de pétrolatum contenant des antiseptiques de nitrofurane sont
<Desc/Clms Page number 7>
étendues sur du parchemin et plongées dans une bouillie inoculée avec une culture mixte (Staphyl.aureus plus des organismes de l'aiselle humaine) la persistance de l'action antiseptique est remarquable. Ceci se voit sur le Tableau III.
Dans cet essai de persistance de l'action antiseptique, 0,25 gr d'une crème désodorisante sont étendus de façon uniforme sur une bande de papier parchemin de 25 cm2. Le papier parchemin est alors placé dans un tube de culture renfermant 10 cm3 de trans- piration artificielle (bouillie de culture) qui a été inoculé d'une culture mixte (Staphyloc.aureus plus organismes d'aiselle humaine), en utilisant environ 500.000 organismes. Après 24 heures d'incu- bation à 37 C, le tube est examiné au point de vue croissance bac- térielle, le papier est transféré dans un tube frais, soumis à l'incubation, et le processus de transfert est répété jusqu'à ce qu'une croissance bactérienne se produise.
Les tubes sont soumis à l'incubation à 370C pendant 48 heures après le transfert et exami- nés au point de vue de la croissance retardée. La persistance de l'action antiseptique de la crème désodorisante est mesurée par le nombre de transferts possibles avant que la croissance ne soit observée. Un signe + indique la croissance.
TABLEAU III.
EMI7.1
<tb>
Essai <SEP> de <SEP> transfert. <SEP> - <SEP> Persistance <SEP> de <SEP> l'action <SEP> antiseptique <SEP> dans <SEP> des
<tb>
EMI7.2
crèmes désodorisantes. ¯¯¯¯¯¯ lertransf. 8ème.transf< Sème transf.
C 0 M PO S E :Concentr.: 1 1 ¯ : :24h:48h:72h:24h:4¯8h:T2h:24h:481:?'2h 2-eârbethoxy-5- s ::: : : : : : :
EMI7.3
<tb> nitrofurane <SEP> 0,2% <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> +
<tb>
EMI7.4
2-acétyl-5-nitro-: 0,1 - -: - - - - - + + furane O,2 - : - : - : - : - : - : - : - : - ll e ¯ e ¯ e e ¯ e ¯ O ¯ O - ,-,0 5-nitrofuracry- : 1ate d'éthyle : 0, 2 : e - : - : - : - : - ¯ e ¯ e ¯ e ¯ e ¯ 1 - : - : - : - e ¯ e ¯ e ¯ e +
EMI7.5
<tb> Acide <SEP> 5-nitro-
<tb>
<tb>
<tb> furacrylique <SEP> 0,2% <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP>
<tb>
<tb>
<tb> 0,1% <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> :
<SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP> . <SEP> - <SEP> : <SEP> - <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
EMI7.6
-- 8- 8---t.-.......,."""..' ---" ACTION FONGISTATIQUE. -
Une autre caractéristique d'antiseptiques conformes à - cette invention est l'activité fongistatique qu'ils présentent.
<Desc/Clms Page number 8>
Des résultats obtenus avec certains des antiseptiques de nitro- furane les plus actifs, essayés à une concentration de 1:500 dans une crème à base de pétrolatum, sont représentés sur le tableau IV, Les plateaux-coupes ont été soumis à l'incubation pendant 48 heu- res à la température ordinaire.
TABLEAU IV.
EMI8.1
Action fongistatique de-gi¯1qffioàorisantes fbase de pétrolat'um).
EMI8.2
<tb>
COMPOSE <SEP> Concentration <SEP> Zone <SEP> de <SEP> plateau-
<tb>
<tb> : <SEP> dans <SEP> la <SEP> crème <SEP> : <SEP> coupe <SEP> de <SEP> Tricho-
<tb>
<tb> phyton <SEP> rosaceum
<tb>
EMI8.3
2-carbétlaoxy-5-nitrofur8ne 1:500 Mm 10
EMI8.4
<tb> 2-acétyl-5-nitrofurane <SEP> 1:500 <SEP> 18
<tb>
<tb> Dibutyl <SEP> 5-nitrofuramide <SEP> 1 <SEP> :500 <SEP> 6
<tb>
CARACTERE NON-IRRITANT ET NON-TOXIQUE D'ANTISEPTIQUES DE NITROFURANE
Le caractère non-irritant et non-toxique des antiseptiques de nitrofurane ressort du Tableau V. L'irritation est mesurée par ; injection sous-cutanée dans l'oreille d'un lapin suivie d'injec- tion intraveineuse de bleu Trypan. Le travail d'irritation est ' contrôlé par l'emploi de solutions produisant une irritation standard.
Le toxicité est obtenue par administration intrapéri- , tonéale du composé solide dans une capsule de gélatine. Le toxici- té est représentée par le niveau pour lequel 50% des animaux trai- tés meurent.
L'essai de colorant intraveineux pour la perméabilité vas- culaire due aux irritants est une méthode de laboratoire bien connue pour l'essai de l'irritation. On peut consulter à ce sujet l'article de J.H.WEATHERBY, publié dans le Journal of Laboratory and Clinical Medicine.25 (1940) 1199-1204.
<Desc/Clms Page number 9>
TABLEAU V.
EMI9.1
<tb> Etudes <SEP> d'irritation <SEP> au <SEP> bleu <SEP> Trypan <SEP> (lapins) <SEP> et <SEP> toxicité <SEP> (intrapé-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ritonéale)
<tb>
EMI9.2
Solub.dansT"Concentration : Toxicité"*
EMI9.3
<tb> COMPOSE <SEP> eau <SEP> : <SEP> non <SEP> toxique( <SEP> :(intrapé-
<tb>
<tb>
<tb> : <SEP> pas <SEP> d'irritation:ritonéale
<tb>
<tb>
<tb> . <SEP> Mg/Kg
<tb>
EMI9.4
:Sa1ine :
Petr Ï::--:Iia ts aptn.s 2=ëërbéthoXy-5:riitrëfürane li5 OO-:+1:50 O:t2 g. ;800 : 700 S-carbethoxy-5-nltrofurane 1:5000 :+1:5000 1:850 :5o700
EMI9.5
<tb> 5-nitrofuracrylate <SEP> d'éthyle: <SEP> 1:3000 <SEP> +1:3000 <SEP> 1 <SEP> :250 <SEP> :850 <SEP> : <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb> 2-acétyl-5-nitrofurane <SEP> 1:300 <SEP> :+1:300 <SEP> 1 <SEP> :1000 <SEP> :200 <SEP> : <SEP> 50
<tb>
<tb>
<tb> 2-propionyl-5-nitrofurane <SEP> : <SEP> 1 <SEP> :600 <SEP> 1:1000: <SEP> 1:250 <SEP> :250 <SEP> : <SEP> 100
<tb>
<tb>
<tb> 2-butyryl-5-nitrofurane <SEP> 1 <SEP> :1000 <SEP> :+1:1000 <SEP> --- <SEP> :300 <SEP> : <SEP> 150
<tb>
EMI9.6
-------------#----3 - : :
+ Solubilite maximum NITROFURANES DANS DES ONGUENTS
Encore une autre caractéristique importante de nitrofu- ranes dans le domaine de l'invention est la propriété qu'ils possèdent, lorsqu'ils sont incorporés dans des onguents, de communiquer un pouvoir antiseptique élevé (représenté par des essais suivant la méthode standard au plateau-coupe mentionnée plus haut) tout en ne présentant qu'une toxicité extrêmement et extraordinairement faible (telle que déterminée dans des essais sur animaux aux laboratoires).
Ainsi, des nitrofuranes, tels par exemple que le 2-acétyl- 5-nitrofurane et le 2-propionyl-5-nitrofurane dans un onguent à base de pétrolatum à une concentration d'antiseptique de 1 :1000 produisent, à l'essai au plateau-coupe, des zones claires de 10 mm et plus. La toxicité correspondante chez le rat (niveau auquel plus de 50% meurent) est de l'ordre excessivement bas de 200-250 mg/Kgr de poids du corps. De bons résultats sont égale- ment obtenus, par exemple avec le 2-étbyl-5-nitrofurane et le 2-propyl-5-nitrofurane.
Parmi les nouveaux composés mis au point dans ces travaux, les antiseptiques les plus actifs, utiles, sont la 2-formyl-5- nitrofurane semi-carbazone, le 2 -propionyl-5-nitrofurane, le 2-butyryl-5-nitrofurane et le 2-éthyl-5-nitrofurane. Lors de,,la préparation d'un de ces nouveaux composés, le 2-propionyl-5-nitro-
<Desc/Clms Page number 10>
furane, l'opération de nitration est typique du procédé utilisé pour tous lès antiseptiques de nitrofurane.
Une môle de chlorure d'aluminium est mélangée à 1250 cm3 de sulfure de carbone, et une mole de chlorure de propionyle, dans un flacon à 3 becs, de 3 litres. Une solution de 74 cm3 de furane ; dans 250 cm3 de sulfure de carbone, est ajoutée doucement. La température est maintenue à 10 C. A la fin de l'addition, le mélange est remué pendant une heure à la température ordinaire puis est versé sur de la glace pilée. Le sulfure de carbone est séparé par distillation et le résidu est distillé à la vapeur.
Le distillat est rendu alcalin, extrait par l'éther, et l'extrait dans l'éther est lavé et séché. Le propionyl-furane, bouillant à 81,2 C est obtenu avec un rendement de 50 grammes ou 40%.
A 148 cm3 d'anhydride acétique, on ajoute 67 cm3 d'acide nitrique fumant de densité 1,5 lentement en remuant, et en-dessous de -5 C. Une solution de 31 grammes de propionyl-furane dans 50 cm3 d'anhydride acétique est introduite lentement à -5 C, le mélange est remué + heure et versé sur de la glace pilée. Le pro- duit est extrait deux fois à l'éther (150 cm3) et on ajoute 50 cm3 de pyridine à l'extrait éthéré. La solution est chauffée pour amorcer la réaction et diluée par de l'eau lorsque la réaction est complète. Le produit obtenu est filtré, recristallisé à par- tir d'éther de pétrole, puis sublimé.C'est du 2-propionyl-5- nitrofurane. On obtient des cristaux blancs, fondant à 69-70 C en quantité de 8,5 grammes, soit 20% par rapport au propionylfurane.
Une solution aqueuse antiseptique peut être préparée à partir de 2-propionyl-5-nitrofurane par dissolution de 1 gramme dans 600 cm3 d'eau chaude et filtration. Cette solution donne une zone de plateau-coupe de 16,5 mm sur le Staphyl. aureus et 16.0 mm sur le Bact.typhosum.
Il résulte de ce qui précède que la présente invention procure une nouvelle série d'antiseptiques organiques qui ne sont pas corrosifs et pratiquement pas irritants. Ces nouveaux antisep-
<Desc/Clms Page number 11>
tiques ne contiennent pas,de métal lourd, tel que le mercure, et ils ne contiennent pas non plus le groupe hydroxyle phénolique.
Les nouveaux antiseptiques possèdent une toxicité inférieure à celle des antiseptiques employés communément. Ils sont suffisam- ment solubleset stables pour pouvoir être utilisés en pratique dans des antiseptiques aqueux, dans des teintures antiseptiques, dans des crèmes et onguents antiseptiques, dans des désodorisants, etc.
Bien entendu,l'action antiseptique de dérivés de furane suivant la présente invention n'est pas limitée aux bactéries utilisées plus haut à titre d'exemples, mais cette action anti- septique s'étend également à différentes autres bactéries telles que la Bact.typhosum etc.
R E V E N D I C A T 1 0 N S
1) Antiseptique contenant, comme agent actif essentiel, un nitrofurane de formule :
EMI11.1
dans laquelle R représente un membre du groupe consistant en hydrogène et les radicaux alkyle, hydroxyalkyle, acyloxyalkyle, oximidoalkyle, semi-carbazonoalkyle, hydrazonoalkyle, diacyloxy- alkyle, carboxyalkémyle, carbalkoxyalkényle, acyle, carbalkoxy, halogénocarbalkoxy, carbamyle et dialkylcarbamyle.
2) Antiseptique contenant comme ingrédient actif essen- tiel un nitrofurane de formule:
EMI11.2
où X représente un alkyle.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.