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" Procédé et dispositif de réglage des marteaux à ressort ".
L'invention concerne un procédé et un dispositif de réglage des marteaux à ressort d'une forme de construc- tion simple et avantageuse, dans lequel les pertes d'éner- gie sont réduites au minimum et qui permet de faire fonc- tionner le marteau d'une manière précise, rapide et sûre, en rendant ainsi le travail plus facile et plus économi- que .
L'invention consiste en principe à régler le marteau à ressort, dont le mécanisme provoquant son mouvement contient un levier oscillant accouplé en deux points d'accc plement avec la commande et avec la masselotte, en limi- tant la course d'oscillation d'une manière variable d'un
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troisième point d'appui appartenant à ce levier oscillant.
Pour comprendre l'invention il convient de se repor- ter au dessin ci-joint, qui représente sous forme schéma- tique deux exemples de réalisation du marteau suivant l'invention.
Suivant la fig. 1, un électromoteur 1 actionne un plateau manivelle 2 qui par l'intermédiaire d'une bielle et d'une manivelle 2 est accouplé avec une ex- trémité d'un ressort à lames , qui porte une masselotte 6 à son autre extrémité. Le ressort comporte un touril- lon 7. monté dans un bâti 8, qui est accouplé par l'in- termédiaire d'une tige de piston 9 avec le piston 10 d'un cylindre hydraulique fixe 11 . Les deux extrémités du cylindre communiquent par un tuyau de circulation 13 qui, au moyen d'un robinet 14 pouvant être actionné par un levier de commande 15, peut être plus ou moins fermé. Le point d'accouplement du ressort à lames 2 avec la commande 1, 2, 3,4 est désigné par 16 et le point d'accouplement avec la masselotte par 17.
Le poids des pièces en mouvement est équilibré par un ressort 12 .
Lorsque le robinet 14 est ouvert en grand et que la commande est en marche, le ressort à lames oscille principalement autour du point d'oscillation 17, qui, en raison de la masse relativement grande de la masselot- te 6, doit être considéré provisoirement comme étant un point fixe . Le point d'accouplement 7 avec le piston 10 oscille à peu près librement étant donné que le li- quide de freinage peut passer d'une extrémité à l'autre du cylindre en ne rencontrant qu'une résistance insigni- fiante . Dans ces conditions, la masselotte 6 ne frappe pas. Mais si on ferme plus ou moins le robinet 14. le piston 10 rencontre en oscillant une résistance plus
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forte qui a pour effet de faire diminuer l'amplitude de ses oscillations, mais en revanche le point 17 et avec lui la masselotte 6 commencent à osciller.
Enfin, si le robinet 14 est complètement fermé et le piston 10 maintenu complètement immobile, le ressort à lames oscille autour du point comme point fixe, ce qui corres- pond à l'amplitude maximum des oscillations de la masselotte 6 et par suite à l'intensité maximum de frappe du marteau.
La forme de réalisation décrite ci-dessus qui permet de comprendre le principe de l'invention est évidemment très simple, mais a néanmoins le fâcheux inconvénient de consommer inutilement une portion qui n'est pas négligea- ble de l'énergie de commande lorsque la circulation du liquide est partiellement entravée, ce qui équivaut à une diminution du rendement.
La forme de réalisation de la fig. 2 permet de remé- dier à cet inconvénient dans une large mesure. Un électro- moteur 18 sert à actionner une manivelle 19 dont la bielle 20 est articulée sur l'extrémité libre d'un levier de commande 21 oscillant autour d'un axe fixe 22 . Le levier de commande 21 porte le ressort à lames 24 oscil- lant autour du point d'accouplement 23 et suspendu avec la masselotte 26 du marteau au point d'accouplement 25.
L'autre extrémité du ressort à lames 24 est accouplée au point d'appui 27 avec une tige de piston 28 dont le piston 29 est mobile dans un cylindre fixe 30. Ce cylin- dre plonge dans un réservoir 31 rempli d'un liquide de freinage 32, par exemple de l'huile, et comporte dans la surface de son enveloppe deux séries d'orifices de passage 33, 34, qui peuvent avoir une forme pointue,vers les fonds du cylindre .
Deux tiroirs annulaires 35, 36 peuvent coulisser sur la surface extérieure du cylindre
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30 et sont accouplés par des paires de biellettes 37, 38, avec des leviers respectifs 39, 41 et 40,42 Ces le- viers sont articulés sur un coulisseau 43 monté sur la tige de piston 28 et leurs bras 41, 42 sont accouplés entre eux par l'intermédiaire d'un organe 44 se raccor- dant au levier de commande de l'intensité de frappe 45. de façon à faire correspondre à un mouvement dans le même sens des bras 41, 42, un mouvement en sens inverse des tiroirs 35, 36 .
Le coulisseau 43 est accouplé avec un levier 47 qui est monté à rotation sur un manchon 46 solidaire de la tige de piston 28 et dont la position peut être réglée au moyen de l'organe de réglage 49, destiné à régler la hauteur de la course de frappe de la masselotte, et d'une barre de traction 48.Le levier de commande 21 porte du côté voisin de la masselotte 26 un ressort 50 qui s'appuie sur le ressort à lames 24. et tend à mainte- nir la masselotte 26 en position de levée . Le levier de commande 21 comporte, au voisinage de son extrémité libre, une butée 51 qui, lorsque le ressort à lames 24 a os- cillé à fin de course, peut venir rencontrer ce ressort.
Le dispositif décrit ci-dessus fonctionne de la manière suivante : Lorsque le moteur 18 tourne, la transmission à manivelle 19,20 fait prendre au levier 21 un mouvement d'oscillation constant qui se transmet égale- ment au point d'accouplement 23 du ressort à lames 24. Si l'organe de réglage de l'intensité de frappe 45 se trouve dans une position dans laquelle les orifices 33,34 du cylindre 30 sont ouverts en permanence en permettant ainsi au liquide de freinage d'entrer dans le cylindre et d'en sortir sans obstacle, le mouvement du piston 29 reste pratiquement libre.
Etant donnée la masse relative- ment grande de la masselotte 26, le point d'accouplement
25 de la masselotte 26 avec le ressort à lames 24 doit être
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considéré provisoirement comme étant un point fixe autour duquel oscille le ressort à lames et il en résulte que la course d'oscillation du piston 29 est maximum* Dans ces conditions, la masselotte ne frappe pas . A chaque course, et le levier de commande 45 étant maintenu immo- bile, la bielle 44 oscille'également autour de son extrémité de gauche et en même temps les deux tiroirs 35 et 36 montent et descendent en synchronisme avec la tige de piston
28 et le piston 29. Ces tiroirs sont assez rapprochés l'un de l'autre pour qu'aucun d'eux ne provoque la fermeture des orifices 33 eu 34 empêchant le piston 29 d'exécuter son oscillation maximum.
Si on abaisse le levier de commande 45, la bielle
44 fait osciller les leviers 39, 41 et 40,42 en sens in- verse des aiguilles d'une montre ce qui a pour effet d'é- carter les tiroirs 35, 36 l'un de l'autre, du fait que le tiroir 35 monte et le tiroir 36 descend. Il en résulte que dès que l'amplitude des oscillations du piston 29 devient plus faible qu'antérieurement, les orifices de passage 33, 34 sont masqués en partie ou même complètement par ces tiroirs, le liquide de freinage 32 ne peut plus circuler et la course d'oscillation du piston 29, ainsi que celle du point d'appui 27 qui en est solidaire, dimi- nue .
Enfin, lorsqu'en appuyant à fond sur la pédale de commande 45, les tiroirs 35, 6 ont été suffisamment écar- tés l'un de l'autre, pour ne plus découvrir les orifices de passage 33, 34 et freiner complètement le piston 29, le ressort à lames 24 oscille autour du point d'appui
27 comme point fixe, ce qui correspond à l'intensité de frappe maximum de la masselotte 26.
Etant donné que pendant que le piston 29 oscille les orifices de passage 33, 34 restent ouverts pendant la plus grande partie de la course et que le freinage @
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ne s'effectue par réduction de section que juste avant la fin de la course, les pertes d'énergie dues à la réduc- tion de la section de passage du liquide de freinage 32 sont notablement plus faibles que dans l'exemple de réalisa- tion de la fig. 1, d'où résulte une augmentation du rende- ment. Le mode de fonctionnement du frein hydraulique décrit ci-dessus peut se comparer avec celui d'un dispositif dans lequel le point d'appui 27 du ressort à lames 24 oscille entre deux butées réglables et comportant des amortisseurs qui limitent sa course mais n'empêchent pas son mouvement d'une butée à l'autre .
Le levier de réglage 49, la barre 48 et le levier 4.7 permettent de faire varier la position relative du cou- lisseau 43 sur la tige de piston 28 et par suite, pour une course d'oscillation donnée du piston 29, de faire varier dans le sens de la hauteur la gamme d'oscillations tout entière, ce qui permet de l'adapter dans la plus large mesu- re possible à l'épaisseur de la pièce à travailler.
Le ressort 50 du levier de commande 21 a pour but de maintenir en position de levée la masselotte 26, même lorsque le marteau ne fonctionne pas pour permettre d'intro- duire facilement la pièce au-dessous de la masselotte 26 .
La butée 51, en venant rencontrer le ressort à lames 24, empêche l'amplitude de ces oscillations de prendre une va- leur excessive lorsqu'elles risqueraient de prendre une va- leur inacceptable du fait de la concordance accidentelle des phases du mouvement favorisant cette condition.
La forme de réalisation de la fige 2 dans laquelle le point d'appui 27 du ressort à lames 24 se trouve en dehors de la portion du ressort à lames 24 située entre le point d'accouplement 23 avec la commande et le point d'ac- couplement 25 avec la masselotte, a l'avantage de réaliser
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une répartition favorable des forces d'inertie qui pren- nent naissance du fait du fonctionnement du marteau dans le mécanisme provoquant son mouvement et qui déterminent sa forme de construction* Le ressort à lames 24 étant sus- pendu au levier de commande 21, il est possible de dispo- ser et de construire sous forme avantageuse la transmis- sion à manivelle 19, 20 et en même temps il est facile de monter la nouvelle commande sur des marteaux à ressort existants,
étant donné que les nouveaux éléments de construction à ajouter peuvent être posés sans difficulté en des points facilement accessibles du bâti de la machine.
Il n'est pas indispensable que le levier 24 soit construit sous forme de ressort à lames, mais il est possi- ble de le construire sans difficulté sous forme de levier rigide et de suspendre la masselotte par l'intermédiaire d'un ressort d'une forme quelconque à un de ses bras, etc.
Les organes de fermeture 35, 36 étant construits sous forme de tiroirs annulaires entourant le cylindre, il est possible de donner facilement de grandes dimensions aux orifices de passage 33, 34 et étant donné que le cylin- dre 30 avec les tiroirs 35, 36 est immergé dans le liquide de freinage 32, les garnitures peuvent être aomplètement supprimées sans que la sortie du liquide de freinage/et ses pertes soient à craindre.