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"Perfectionnements aux carburateurs pour moteurs à explosion"
La présente invention a pour objet des perfectionne- ments apportés aux carburateurs pour moteurs à explosion et, notamment, au carburateur décrit dans le brevet français du demandeur No. 749.274 du 12 avril 1932.
Ces perfectionnements portent essentiellement sur les points suivants qui peuvent être appliqués isolément ou en combinaison : avec le papillon proprement dit, ou papillon princi- pal, capable d'assurer l'obturation du conduit d'admission, est associé un papillon auxiliaire, ou faux papillon, d'un diamètre inférieur à celui du papillon principal et solidaire de ce dernier dont il est écarté d'une certaine distance, ledit papillon auxiliaire étant parallèle au papillon prin
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cipal ou faisant un angle avec celui-ci, sur une partie plus ou moins grande de sa surface; le papillon principal est percé près de son centre d'une ouverture de petit diamètre établissant une communication avec l'espace existant entre les deux papillons ;
la face dudit papillon tournée vers le papillon auxiliaire est pratiquée une rainure transversale de faible profondeur ; des rainures analogues peuvent être formées dans le papillon auxiliaire; le tube d'émulsion est remplacé par un émulseur disposé concentriquement à l'alésage du corps du carburateur et dont le principal orifice de débit débouche aussi près que possible de la tranche du faux papillon; un petit orifice de communication est prévu sur le canal de ralenti en amont ou en aval du gicleur.
On va décrire avec plus de détails maintenant, en se ré- férant au dessin schématique annexé, divers modes de réalisa- tion donnés à titre d'illustration seulement, sans aucun ca- ractère limitatif de la portée de l'invention.
Sur ce dessin :
La fig. 1 montre en élévation avec .coupe partielle un carburateur équipé avec le papillon double constituant une caractéristique essentielle de l'invention, dans un premier mode de réalisation; ( Les fig. 2 et 3 sont, respectivement, une coupe par II -II de la fig. 3 et une vue en plan à plus grande échelle du papillon principal;
Les fig. 4 et 5 sont, respectivement, une coupe par IV-IV de la fig. 5 et une vue en plan, également à plus grande échelle, du papillon auxiliaire;
La fig. 6 montre, en perspective, séparés, les éléments constitutifs du papillon double;
La fig. 7 est une coupe dudit papillon monté, coupe faite par un plan perpendiculaire à celui de la fig. 6;
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La fig. 8 est une coupe montrant une variante de papil- lon double;
La fig. 9 est une vue en plan du papillon auxiliaire dans le cas de la fig. 8;
La fig. 10 est une coupe montrant une autre variante de papillon double;
La fig. 11 est une vue en plan du papillon principal du/dispositif de la fig. 10;
La fig. 12 est une coupe partielle d'un corps de car- burateur muni de l'émulseur précité ;
La fig. 13 est une coupe diamétrale de l'émulseur seul ;
La fig. 14 est une vue en plan de la fig. 13;
La fig. 15 est une coupe de l'émulseur, dans une va- riante de réalisation, coupe faite par un plan perpendiculaire à celui de la fig. 13;
Les fig. 16 et 17 représentent deux variantes d'émulseur;
La fig. 18, enfin, est une coupe partielle d'un couver- cle de cuve à niveau constant, la cuve étant supposée enlevée.
Conformément à une caractéristique fondamentale de l'invention,le papillon principal 1 (fig. 1 à 7) qui commande l'admission et qui, par suite, dans la position de fermeture que montre la fig. 1, est en contact, par sa périphérie, avec la paroi du conduit d'admission 2, est combiné avec un papillon auxiliaire, ou faux papillon, 3 de diamètre un peu plus faible.
Comme on le voit sur les fig. 1 et 7, les papillons 1 et 3 sont montés à une certaine distane l'un de l'autre sur les demi-axes 4,4 au moyen de vis 5, l'écartement entre les pa- pillons pouvant être réglé par tout moyen convenable et, no- tamment, par interposition de rondelles entre la tête des vis 5 et le papillon 3.
Bien que le papillon principal 1 soit destiné, à la manière habituelle, à permettre l'obturation du conduit d'ad- mission, il permet cependant, grâce à une petite ouverture 6
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percée en son centre, ou près de celui-ci, d'établir une com- munication avec l'espace compris entre les deux papillons. De plus, sur la face du papillon 1 tournée vers le papillon au- xiliaire 3 est pratiquée une rainure 7 semi-circulaire.
Une ou plusieurs rainures analogues 8 sont formées dans la face supérieure du papillon auxiliaire 3.
Comme le montre la fig. 1, la position angulaire du papillon 1 dans le corps du carburateur fait, avec 1-axe du conduit 2, un angle aussi voisin de 90 que le permet son épaisseur.
Le fonctionnement d'un carburateur muni d'un tel dis- positif de double papillon est le suivant :
On remarquera sur la fig. 1 que dans la position de fermeture, l'espace existant entre les deux papillons coïncide partiellement avec l'orifice de sortie du conduit 9 de ralenti, la tranche du papillon auxiliaire 3 se trouvant, en fait, devant le centre dudit orifice.
Il s'ensuit que dès la mise en mar- che du moteur, la dépression qui règne dans la tubulure d'ad- mission 2 est transmise par l'ouverture 6, dans la chambre mé- nagée entre les deux papillons et produit un appel sur l'ori- fice du conduit 9.L'émulsion formée s'arrête à la rainure transversale 7 du papillon principal 1 où elle se trouve freinée par l'air qui se précipite tout autour suivant des rayons du papillon auxiliaire 3 et qui passe entre ce dernier et la surface interne du conduit 2 (étant donné que le diamètre du papillon 3 est inférieur à celui du papillon 1); la partie de l'espace comprise entre la rainure 7 et la sortie du con- duit de ralenti 9 contient la réserve d'émulsion assurant une bonne reprise du moteur;
on peut régler la quantité d'émulsion formant ladite réserve soit en faisant varier la distance existant entre les deux papillons, comme on l'a dit plus haut, soit en décalant plus ou moins la rainure 7.
Grâce à cette organisation, on obtient,avec un carbu- rateur ainsi perfectionné, un départ facile et des reprises/ franches.
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Les rainures 8 du papillon auxiliaire ont pour but d'émulsionner les gouttelettes de carburant qui, aux régimes intermédiaires du moteur, peuvent venir frapper ledit papillon.
Les deux papillons 1 et 3 ne sont pas nécessairement parallèles, comme dans le mode de réalisation ci-dessus dé- crit : l'un d'eux (ou les deux) peut être plié de telle ma- nière que leur position angulaire ne soit pas la même de chaque côté de l'axe : on peut ainsi, notamment, obtenir une ouver- ture d'ampleur différente, par exemple plus grande du côté de l'aspiration du moteur et plus petite du côté opposé. Ce résultat peut être obtenu en pliant le ou les papillons sur toute leur largeur -(fig. 8 et 9) ou bien en formant une sorte de gouttière (10, fig. 10 et 11) dans l'un desdits papillons ou dans les deux.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention et comme on le voit sur les fig. 12 à 14, le tube d'émulsion employé dans d'autres types de carburateur est remplacé par un émulseur 32 essentiellement constitué par une pièce de forme générale cylindrique que l'on monte concentriquement à l'alé- sage du corps de carburateur, en amont du papillon 1-3 de façon à ménager une chambre circulaire permettant le passage du carburant entre le gicleur principal (communiquant avec l'o- rifice 33) et un orifice de débit, ainsi que l'alimentation du statter S pour le départ à froid.
Dans le mode de réalisation représenté sur les fig. 12 à 15, l'émulseur comporte deux orifices à bec 34, 34' diamétra- lement opposés ainsi que deux trous d'équilibrage 35 diamétra- lement opposés, situés sous la plaquette de réglage de la section d'air.
Dans la variante que montre la fig. 15, les trous 35 peuvent être reliés par un tube 36 disposé suivant un axe quelconque et percé en son milieu d'un trou 37.
Grâce à la disposition de l'émulseur 32, une grande partie de l'émulsion principale passe également entre les
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papillons 1 et 3 et entretient ainsi la capacité de reprise ,du moteur peur toutes les positions angulaires d'ouverture.
Comme le montre la fig. 12, la gouttière 10 du faux pa- pillon 3 se présente, à l'ouverture, devant l'orifice 34. alors que la capacité a comprise entre la gouttière 10 du faux papil- lon 3 et le papillon principal 1 est encore alimentée par le canal de ralenti 9 ; sil'on continue à accélérer, l'orifice 34 débite directement ,.dans la capacité a et le ralenti cesse ; àpleine ouverture, le débit est assuré par les orifices 34, 34' et 35.
Un autre perfectionnement apporté par l'invention est relatif à un moyen assurant la récupération des vapeurs de carburant qui se forment dans la cuve à niveau constant au-des- sus de la surface du liquide. Pour obtenir ce résultat, on perce un petit orifice de communication sur le canal de ralenti soit en amont du gicleur de ralenti 38 (comme on l'a indiqué en 39 sur la fig. 18), soit en aval dudit gicleur (comme on l'a figuré en 40 sur la même fig. 18).
6ur la fig. 18, 9 désigne le canal de ralenti comme sur la fig .12.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention (fig. 18), une vis 41 permet de faire varier à volonté la pression sur le liquide de la cuve en aérant celle-ci plus ou moins par ouverture ou fermeture plus ou moins complète d'un orifice d'aération 42. Au lieu de faire varier ainsi la section de l'orifice 42, on pourrait obtenir le même résultat au moyen d'ajutages calibrés interchangeables.
Il est bien entendu que les détails de réalisation décrits et figurés n'ont été donnés qu'à titre d'illustration et qu'on pourrait les modifier de diverses manières ou rempla- cer certains éléments par des éléments équivalents sans que l'économie de l'invention s'en trouve pour cela altérée.
C'est ainsi, notamment, que l'on pourrait prévoir deux faux papillons disposés de part et d'autre du papillon principal, que le nombre d'orifices à bec prévus sur l'émulseur pourrait être
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différent de celui qui a été décrit et représenté, .que ces becs pourraient être de forme, de longueur et de section dif- férentes et, éventuellement, être étagés sur la hauteur de l'émulseur, que les orifices à bec pourraient être remplacés par des fentes pratiquées dans la paroi de l'émulseur (les fig.
16 et 17 montrant des exemples de dispositions possibles), que la section des orifices 35 pourrait être rendue réglable, par exemple au moyen d'une vis-pointeau, etc.. etc..