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Machine à arracher, nettoyer, trier et ensacher les pommes de te rre
On connaît les machines arracheuses de pommes de terre dans lesquelles la motte de terre avec les tubercules est poussée par l'avancement de la machine sur un tapis roulant ajouré sans fin disposé dans le prolongement du soc arracheur. Ce tapis roulant ajouré entraine les tubercules vers l'arrière de la machine tout en laissant passer la terre émiettée entre les tiges qui forment le tapie.
Dans certaines machines on a disposé deux ou même trois tapie roulante successifs à inclinaison différente et à vitesse d'avance- ment différente pour mieux émietter et séparer la terre des tuber- cules. Ces derniers sont le plus souvent amenés par le tapis dans une goulotte qui les déverse en ligne sur le champ.
La présente invention concerne ces machines à arracher les pommes de terre constituées par un tapis roulant ajouré sans fin placé dans le prolongement du soc arracheur et consiste dans la combinaison d'une telle machine avec un dispositif de séparation
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des tiges ou herbes, de triage et d'ensachage.
Elle est caractérisée par tout ou partie des dispositions ci- après prises ensemble ou isolément : - un disque tranchant monté sur fourche pivotante et articulée est placé de chaque côté du soc arracheur ; - le soc arracheur suivi de doigts épierreurs articulés est suivi d'un tapis roulant ascendant formé de traverses convexes à la partie supérieure, certaines de ces traverses comportant une partie saillante sur toute leur longueur pour mieux entrainer les matières; - un tapis roulant avec traverses garnies de doigts espacés est disposé sensiblement dans le prolongement du premier à une distance suffisante de celui-ci pour permettre entre eux le passage des tubercules tandis que les doigts du second tapis accrochent les longues herbes, les entrainent et les laisse tomber à l'arrière de la ma ch ine ;
- un troisième tapis roulant de toute la largeur de la machine, incliné et remontant vers l'arrière de celle-ci, formé de traverses en bois arrondies, reçoit les tubercules et autres produits ; les poussières et morceaux de terre et les petites herbes passent entre les traverses ou sont déversés à l'arrière de la machine tandis que les tubercules roulent vers le bas ; - une chaine à godets reçoit les tubercules, les remonte vers l'avant de la machine où les godets se déversent dans un tambour trieur ; - un tambour trieur dont l'axe de rotation est incliné vers l'avant reçoit les produits ; - un plan incliné ajouré recueille les produits que le tambour a laissé passer entre ses mailles ou déversés à son extrémité, ce plan incliné est pourvu de cloisons fixes ou mobiles dirigeant les tubercules vers des goulottes qui les déversent dans des sacs.
Les dessins annexés montrent schématiquement, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'invention.
La figure 1 est une vue du profil droit de la machine avec quelles arrachements laissant voir divers détails.
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La figure 2 est une vue du profil gauche de la machine avec quelques arrachements.
La figure 3 est une vue du dessus de cette machine.
On voit aux dessins, en 1, 2,3 les trois longerons du châssis porté à l'arrière par l'essieu 4 pourvu de deux roues 5 et 6 et à l'avant par les deux roues pivotantes 7 et 8.
A l'avant du châssis est placé le moteur thermique 9 d'un type connu avec dispositif d'embrayage de la poulie motrice 10 qui entraîne par courroie plate 11 la poulie 12 calée sur l'arbre d'entraînement 13 des divers organes de la machine. Cet arbre pourrait comporter près de la poulie 12 une poulie folle si le moteur ne comportait pas de dispositif d'embrayage.
Le dispositif arracheur est disposé sur le côté gauche du chas- sis. Il est du dispositif connu avec soc arracheur 14 de forme connue prolongé par des doigts articulés épierreurs 15, ceux-ci se soulèvent si une pierre est entraînée par le tapis sans fin 16 et empêchent ainsi un blocage du mécanisme et des dégats. Devant et sur chaque côté du soc arracheur est disposé un disque tranchant 17 monté sur une fourche 18 articulée sur le pivot 19 ; un ressort de compression 20 est placé entre le pivot 19 et la fourche 18 pour réaliser une pression élastique sur le disque tranchant.
Ce disque a pour but de trancher les fanes de pommes de terre ou autres tiges d'herbes couchées sur le sol ; il pénètre également légèrement dans la terre en coupant la croute superficielle du sol, mais une pierre ou autre partie dure comprime le ressort 20 ce qui empêche la détérioration du disque.
La motte de terre avec les tubercules est poussée par l'avance- ment de la machine sur le tapis roulant 16. Celui-ci est essentiel- lement constitué par deux chaines sans fin 21a et 21b reliées par des traverses rondes ou demi-rondes dont la convexité est tournée vers le dessus, certaines de ces traverses comportant avantageuse- ment une partie saillante sur toute leur longueur pour mieux en- trainer les natières. Cette partie saillante peut être une tige parallèle à la traverse ou âtre formée par l'aile de la cornière qui sert de traverse. Les deux chaines 21 sont guidées par des
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roues dentées telles que 22 et sont entraînées par les pignons dentés, non visibles au dessin, calés sur l'axe d'entraînement 23 commandé par la poulie 24 sur laquelle passe la courroie 25.
Ce tapis roulant 16 remonte'entre deux joues 26a et 26b qui retiennent sur lui les tubercules ainsi que les blocs de terre trop gros pour passer entre les traverses formant le tapis.
Dans le prolongement du tapis roulant 16 mais à un niveau un peu différent et se déplaçant dans le même sens est disposé un tapis sans fin formé d'une toile 27 sur laquelle sont fixées des traverses 28 munies de doigts 29 espacés les uns des autres et disposés en quinconce d'une traverse à l'autre. L'espace entre les deux tapis roulants est suffisant pour laisser passer les grosses pommes de terre et pour que les doigts 29 accrochent las fanes et herbes entraînées sur le tapis roulant 16 et les transportant à l'arrière de la machine où elles tombent sur le sol.
Le tambour d'entrainement de la toile 27 est lui-même entraîné par la poulie 30 sur laquelle passe la courroie 31 entraînée par la poulie 32 calée sur l'autre bout de l'axe 23 d'entrainement du tapis 16.
Les pommes de terre, les mottes de terre non encore émiettées et les pierres tombent sur un tapis roulant 33 remontant vers l'arrière de la machine et formé de traverses en bois ne présentant pas d'arête vive qui pourraient blesser les tubercules. Ces traver- ses sont fixées sur des bandes souples séparées ou sur une toile et le tapis ainsi formé est tendu entre deux tambours parallèles grâce à des dispositifs tendeurs d'un type connu 34 agissant sur le tambour supérieur et disposés à l'extrémité des joues 35a et 35b entre lesquelles est placé le tapis roulant 33 ; le rouleau infé- rieur est entrainé par la poulie 37 sur laquelle passe la courroie38.
Le tapis roulant 33 en remontant vers l'arrière fait rouler les pommes de terre sur lui ce qui a pour effet de les nettoyer ; les miettes de terre, les petites herbes, les pierres plates sont emmenées vers l'arrière et rejetées hors de la machine.
A la base du tapis roulant 33 et tangentiellement à lui est disposés une tôle plate 39 formant tablier et cordée par deux
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#Zl>iS w et -+1 dirigeant les tubercules vers les godets 42 maintenus
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entre deux chaînes sans fin 43 et 44 remontant les tubercules vers l'avant et les déversant dans le tambour trieur 45. Cette chaîne à godets passe sous un siège 46 prévu pour un ouvrier chargé de retirer les mottes de terre qui n'auraient pas été émiettées jusque là ainsi que les quelques herbes restantes et les pierres.
Les deux chaines 43 et 44 sont guidées par des roues dentées telles que 47 et soutenues au dessous du bâti support par des roues dentées telles que 48, elles sont entraînées par l'axe 49 sur lequel est calée la poulie 50 sur laquelle passe la courroie 51 entraînée elle-même par la poulie 52 calée sur l'arbre d'entrainement 53.
Cet arbre d'entraînement 53 tournant dans les paliers 54 et 55 fixés à une pièce du bâti porte à son extrémité la poulie d'entrai- nement 56 et à son autre extrémité un pignon 57 à engrenage conique qui engrène dans un pignon 58 solidaire de l'axe de rotation 59 du tambour trieur 45.
Cet axe de rotation 59 tourne dans les paliers 60 et 61 fixés au bâti pour donner au dit axe une pente vers l'avant.
Les mailles du tambour trieur sont choisies pour ne laisser passer que les petites pommes de terre destinées à l'alimentation du bétail.
Les pommes de terre passant par les mailles du tambour trieur ou déversées au bout de ce dernier tombent sur un plan incliné ajouré 62. Ce dernier est divisé en deux compartiments par une cloi- son fixe 63 dirigeant les petites pommes de terre vers la goulotte 64 et les plus grosses vers les goulottes 65 et 66, une cloison mobile 67, d'un système connu, permet également de diriger les pommes de terre vers l'une ou l'autre des goulottes 65 ou 66.
Des dispositifs non représentés permettent d'accrocher à ces goulottes l'ouverture de sacs dont le fond repose sur la plate forme 68 portée par le châssis de la machine.
Le relevage du bas du châssis portant le tapis roulant 16, le soc arracheur 14 et les disques tranchants 17 s'effectue par un dis- positif connu de levier 69 avec dispositif de verrouillage sur un secteur denté 70 qui permet de régler l'enfoncement du soc arracheur.
L'arbre longitudinal d'antrainement 13 entraîne par couple
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conique 71 l'arbre transversal 72 sur lequel sont calées les poulies 73 et 74 : - la poulie 73 commande par la courroie 38 et la poulie 37 l'arbre du tambour d'entraînement du tapis roulant 33 et cet arbre porte à l'autre bout la poulie 75 sur laquelle s'enroule la courroie croisée 76 qui entraine par la poulie 56 l'arbre 53 ; celui-ci actionne le tambour trieur et, par la courroie 51, la chaine à godets ; - la poulie 74 commande par la courroie 25 s'enroulant sur la poulie 24 l'arbre de commande 23 du tapis roulant 16, cet arbre portant à l'autre bout la poulie 32 entraine par la courroie 31 et la poulie 30 le tapis roulant 27.
L'arbre longitudinal d'entrainement 13 pourrait être entraîné directement par une prise de force du tracteur.
Il va sans dire que les forais, détails, matières premières et dispositions diverses peuvent varier sans sortir du cadre de la présente invent ion. En particulier les transmissions par courroies plates pourraient être réalisées par courroies trapézoïdales avec poulies à gorge ou par chaines avec pignons dentés ou même par engrenages et arbres de transmission.
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