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"Filtre anti-phares" ; priorité du modèle d'utilité espagnol n
La présente invention a pour objet un appareil original semblable à des lunettes, au moyen desquelles on évite ou dimi- nue considérablement l'effet d'éblouissement dont souffre le conducteur d'un véhicule quand, pendant la nuit, il va se croiser avec un autre véhicule, dont le conducteur-comme cela arrive fréquemment- ne désire pas ou ne peut pas changer, éventuellement, l'intensité et la direction de ses feux de route, contre ceux qui sont appelés "de croisement".
Il est bien connu que l'éblouissement, peu gênant quand la distance est encore grande, augmente à mesure que celle-ci di- minue, jusqu'à aveugler -de- manière pratiquement totale à quelques
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dizaines de mètres avant le croisement ; il persiste que quelque temps jusqu'à ce/la vue du conducteur ait réussi à s'ac- commoder de nouveau.
Pendant cet intervalle, quoique ses propres:phares éclai- rent bien, le conducteur ne voit pas ou voit très mal. Depuis le moment où l'éblouissement commence à se faire sentir jusqu' au moment où il a cessé, il s'écoule un temps très appréciable pendant lequel la voiture continue d'avancer sur une distance considérable et pendant ce temps le conducteur court le danger de sortir de la route ou de rattraper, sans le voir, et de heur- ter un véhicule lent ayant des feux très faibles ou dépourvu de lumières, ainsi que le danger de heurter un obstacle comme ces monticules de gravier qui se trouvent habituellement au bord des routes.
De même, il peut écraser des cyclistes ou des pié- tons qui, se croyant éclairés et vus par la voiture qui les rattrape, ne jugent pas nécessaire de se ranger complètement sur le bord du chemin ou de sortir decelui-ci. De cette manière il s'est produit de nombreux accidents.
Sur les routes de grand trafic, et surtout aux environs des grandes agglomérations, il arrive également qu'après qu'un conducteur s'est à peine remis de l'éblouissement qu'il a subi à un croisement, un amtre croisement commence, et la conduite devient excessivement fatigante, d'où évidemment augmentation du risque.
Les considérations qui précèdent font ressortir l'impor- tance du problème que résout le "filtre anti-phares" qui fait l'objet de la présente demande et, par conséquent, son utilité.
L'idée de base consiste en ce que lorsqu'est arrivé le moment où le conducteur est gêné par les feux du véhicule qui se présente en sens inverse, ledit conducteur peut interposer, entre ses propres yeux et les foyers lumineux contraires, un modifica- teur ou filtre de verre, de plexiglas, de celluloîde, ou de n'im- porte quelle autre matière similaire convenable, d'un pouvoir absorbant convenable à l'égard de la lumière et de secteur visuel
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limité, de manière qu'il voie sans qu'ils l'éblouissent les pha- res de l'autre voiture et, éclairé simultanément par les phares de sa propre voiture, voie également la partie de la route par où doit passer ce dernier.
Ainsi, en Espagne et dans les pays où la circulation se fait à droite (c'est-à-dire que les voitures qui se croisent se présentent mutuellement le flanc gauche), un conduc- teur muni du filtre anti-phares verra vers le côté gauche de la route les feux de la voiture qui s'approche de lui en sens inver- se, atténués par l'interposition d'un filtre absorbant ; du mi- lieu de la route vers le côté droit, il verra la toute éclairée par ses propres phares (et également par cex de l'autre véhicu- le) sans interposition d'aucun filtre absorbant. (Dans les pays où l'on conduit en tenant la gauche, les filtres anti-phares auront leurs éléments disposés symétriquement comme cela est dé- crit dans le présent mémoire).
Le champ visuel du conducteur qui, en dehors de la phase d'approche sera le même que sans filtre anti-phare, sera, à l'ap- proche du croisement, divisé en deux secteurs ; celui de gauche, obscurci par les filtres, de manière qu'en donnant de l'om- bre aux yeux ils évitent l'éblouissement, mais sans que les pha- res de l'autre voiture cessent d'être vus et l'autre secteur, celui de droite, sans aucun obstacle visuel, dans lequel le con- ducteur verra le chemin éclairé par les phares de sa voiture.
Sur le dessin ci-annexé, on a représenté l'objet de l'in- vention, le filtre anti-phares selon l'invention étant représenté vu face au conducteur,Pd étant la branche droite des lunettes po- sées et Pi la branche de gauche.
Dans les limites des revendications qui terminent le pré- sent mémoire, on peut concevoir une certaine diversité de disposi- tifs dérivés de la forme, des dimensions et des matières dans les- quelles on peut construire les filtres anti-phares, sans que ces qualités ou variantes,-retouches ou détails plus ou moins acces- soires affectent les revendications protégées par le présent bre- vet.
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Il est prévu une pièce frontale munie de parties d'appui et de branches pour son adaptation au visage, d'une manière ana- logue à celle de n'importe quelles lunettes ordinaires. Le simple examen du dessin rend superflue une description plus détaillée.
Etant donné que la distance entre les yeux varie d'une personne à l'autre, il faut donner aux lunettes ou filtres anti- phares des dimensions différentes, de manière que la distance a-b entre les bords verticaux corresponde; à la distance pupil- laire de l'usager.
Emploi. A la tombée de la nuit, le conducteur mettra les lunettes ou filtre anti-phares, en les plaçant de manière qu'en mettant la tête dans la position qu'il adopte habituellement pour conduire sa voiture il voie la route par-dessous le bord ± sans que l'appareil le gêne. Approximativement, ce bord ± doit rester entre la paupière et le sourcil. Dès le mpment où les phares de se la voiture avec laquelle il va/croiser commencent à l'incommoder, il inclinera la tête légèrement en avant jusqu'à ce qu'il "mette" les feux de cette voiture dans le secteur couvert par les filtres.
En même temps, par le secteur non couvert, il verra parfaitement des deux yeux la partie de la route par laquelle il doit passer- et également la bordure droite de la route- éclairée par ses propres phares. Ceux de l'autre véhicule, au lieu d'éblouir, contribuent à cet éclairage.
Avec très peu d'expérience, le conducteur s'habituera à faire instinctivement le léger mouvement de tête exact et con- venable pour "mettre" les phares de l'autre véhicule à travers près les filtres et très xxx des bords verticaux a et b.
En définitive, les filtres anti-phates constituent simple- ment un moyen pratique de maintenir les yeux dans la pénombre pour éviter l'effet d'aveuglement qui trouble tant la conduite nocturne au croisement--d'une voiture avec une autre dont les pha- res sont trop puissants ; évitant l'éblouissement, on conserve
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la visibilité, ce qui est ce que l'on désire.
La nature de l'invention ainsi que la manière de la réali- ser en pratique ayant été décrite suffisamment, il doit être sou- ligné que les dispositions indiquées plus haut sont susceptibles de modifications de détail, sans que le principe fondamental de l'invention s'en trouve altéré.