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Lunette à volets oculaires latéraux.
L'invention a pour but de combattre d'une façon simple, pratique, les phénomènes de l'éblouissement visuel cause par toutes sortes de lumières, directes ou indirectes, (soleil, phares, réverbérations, etc..), et de fournir notamment aux conducteurs d'automobiles et tous autres usagers de la route (piétons, cyclistes, moto-cyclistes, attelages hyppomobiles), un moyen, très efficace et bon marché, de défense contre les dits phénomènes de l'éblouissement.
Par cela même, l'invention contribue à assurer la sécurité générale des usagers de la route.
Les moyens employés actuellement consistent;
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(a).- en appareils solidaires de la voiture, tels que, auvents; pare-soleils articulas; petits écrans fixes ou articules; petits écrans amovibles fixés au moyen de ventouses sur le pare-brise. b).- en appareils individuels tels que: visières, lunettes.
Les appareils fixes qui sont places horicontalement laissent la vue libre au-dessous d'eux; ils garantissent bien des rayons venant d'en haut (lampes, soleil), mais ils sont inefficaces contre les rayons horizontaux provenant du soleil couchant ou levant, et des phares d'une voiture automobile qui croise.
Au moment d'un croisement, le conducteur déjà ébloui et préoccupé par la conduite du véhicule, éprouve des difficultés à manoeuvrer l'écran articulé pour le maintenir dans une position convenable devant les rayons éblouissants, tout en ménageant la vue de la route.
Quant à l'écran fixé par ventouse, il semble plus efficace, par le conducteur peut le placer où il veut et dans la position la plus favorable. Mais si la position en est défectueuse, le conducteur doit attendre que le croisement soit un fait accompli pour la rectifier, et il subit le choc lumineux avec toutes ses conséquences.
On comprend que cette position ne sera jamais parfaite à cause du tracé irrégulier des routes, de leurs gaba- rits, et qui comportent des courbes en tous sens; des lignes droites; des montées et des descentes; et à cause, aussi, des différentes hauteurs des phares de tous les véhicules circulants.
Dans les appareils individuels existants, la visière protège bien contre les rayons du soleil venant d'un peu haut, ou des lampes, mais elle est inefficace contre les rayons d'un soleil couchtant venant de côté ou contre les rayons des phares d'automobile au moment d'un croisement.
Les lunettes à verres de couleur sont efficaces con-
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tre tous les rayons, mais elles ont l'inconvénient d'empêcher le conducteur de voir clair, surtout la nuit, il n'est pas ébloui, mais n'y voit pas assez.
L'invention remédie à tous ces inconvenients au moyen d'un seul appareil individuel qui permet au conducteur d'un véhicule de masquer tous les rayons éblouissants, quelles qu'en soient leur source et leur direction; et, tout en conservant le champ visuel libre, non atténue, dans le sens de la marche.
Elle est basée sur cette observation, émanant de la technique des ingénieurs éclairagistes, que pour éviter l'éblouissement, il y a lieu d'écarter son rayon visuel ou de dévier la source lumineuse,' d'un angle d'environ 30 % avec la direction normale de la vision (angle mort).
Or, titre d'exemple, et en ce qui concerne les voitures automobiles, l'analyse du faisceau lumineux émis par une voiture qui croise, montre que la lumière décrit une ligne brisée, très courte, et peu étendue, mais de forme et de grandeur constantes. Cette ligne prend naissance au sommet de la verticale qui passe par l'axe du volant de direction.
La zone éblouissante est donc nettement délimitée, et facile a occulter, pour %'en mettre à l'abri, grâce au principe envisagé dans la présente invention.
L'occultation du faisceau lumineux est encore plus facile pour les autres usagers de la route.
Eh conséquence, l'invention apporte le principe de la protection matérielle de la vue, soit sur le côté gauche, soit sur le côté droit (position subordonnée aux prescriptions du Code de la Route en usage dans chaque pays), et tout en admettant en combinaison les autres principes de protection actuels, en haut et en face.
L'appareil se compose:
1 - de lunettes ordinaires, munies ou non de verres neutres ou à foyer; ces verres peuvent être remplaces par du
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celluloïd ou toutes autres matières transparentes, blanches ou colorées. La conducteur voit sa route au travers de ces lunettes comme il la voit habitue-Lièrent. Ces lunettes ne peuvent le gêner en aucune façon, puisqu'elles sont faites peur sa vue. Si sa vue est normale, il s'en sert sans verre, ou y adapta des verres neutres blancs ou colores, son choix.
2 - Mais à gauche ou à droite de chaque oculaire (selon les pays) se trouve un volet pouvant avoir toutes sortes de formes :géométriques convenables, notamment oblongues, rondes, ovales, carrées, demi-circulaires, en un ou plusieurs morceaux, et présentant ou non une échancrure latérale ou autre. Ces volets peuvent être libres ou accouplés par une tringle.
Les verres comme les volets, peuvent être également remplacés par des toiles de fils à écartements appropries, en toutes matières végétales, métalliques, de verre ou composition plastique; des crins de grosseurs convenables peuvent être employés. Ces toiles étant portees, si besoin est, par des cercles ou cadres de protection sur lesquels sont fixées les charnières ou articulations. Les toiles métalli- :;Lues seront de préférence en fils de nickel inoxydables, doués de propriétés radioactives utilisees.
Las volets peuvent former, avec la lunette, n'importe quel angle sur n'importe quel plan, 3n supposant par exemple, que le volet fasse avec le plan de la lunette un angle de 45 , il est facile de comprendre que le côte gauche des yeux sera' protégé par l'écran de tous les rayons venant de gauche, alors qu'à travers des lunettes et tangentiellement aux volets, le champ visuel reste complètement découvert sans gêne aucune; et le conducteur poursuivra sa route sans danger d'eblouissement.
Au travers des volets transparentes ou de couleur, il apercevra et suivra par réflexes, la marche des phares de l'auto qui croise; leur lumière en sera tamisée et par l'effet
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au contraste produit, l'oeil n'étant plus blesse, conserve l'intégrité de ses facultés.
Dans le cas où les volets sont orientables, c'est très facilement et très raidement que le conducteur modifiera, si nécessaire, l'angle de calage de ses volets, ou déviera plus ou moins fortement son regard par un simple mouvement de tête approprié: dans une courbe accentuée, par exemple.
Dans le cas où la lunette sera munie supplémentairement d'une petite visière, celle-ci protégera la vue contra les rayons éblouissants du soleil et des lampes.
Dans le cas où la lunette ne comporte pas de visière, ou dans le cas où les rayons éblouissants du soleil viendront de droite, les volets seront complètement rabattus sur les oculaires; un troisième pourrait s'y ajouter et les yeux ainsi protégés totalement, tant à droite, qu'à gauche, ou sur le devant.
Dans le cas où le principe fondamental de la circula.. tion serait à gauche comme en Angleterre, les volets oculaires seraient placés à droite.
Pour faciliter la compréhension de l'invention, il est joint au présent texte une planche représentant un prototype susceptible de variations dans les details de sa construction. Ce prototype représente des lunettes compor- tant seulement des volets oculaires lateraux, orientables, pour la démonstration du principe nouveau. Mais, En réalité, ces lunettes peuvent recevoir, en outre, des onglets latéraux également orientables, de toutes formes, et en toutes autres matières, pour empêcher l'introduction des rayons directs ou indirects, entre l'oeil et les lunettes; elles peuvent recevoir également une visière supérieure pour la protection contre les rayons venant d'en haut.
Ces organes n'ontpas été représentes pour simplifier les dessins.
La visière et les onglets peuvent être amovibles ou non.1
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la visière peut être orientable ou non ; les volets peuvent être amovibles ou non ; fixes ou orientables. Toutes les formes géométriques peuvent être données aux volets, aux visiè- ras, aux oculaires, aux onglets, en maintenant le principe retenu par l'invention.
Les oculaires des lunettes peuvent être ou non garnis de verres à foyer ou neutres; colores ou blancs ; peuvent ê- tre en celluloïd ou en toute autre matière.
Dans le cas où les oculaires ne doivent pas être garnis, l'armature inférieure (I) de chaque oculaire peut être supprimée; l'armature supérieure sert à la fixation de la vi- sière et participe alors à l'armature principale des lunettes ; lesquelles, peuvent être de forme variable.
Les volets peuvent être accouplés comme le dessin les représente, ou libres.
La fig. 1 représente les lunettes vues de biais, l'armature munie de ses volets protecteurs.
La fig. 2 représente les lunettes vues de dessus.
La fig. 3 représente une lunette vue de côté, le volet protecteur se présentant de face.
La fige 4 représente les lunettes vues de face.
(a) sont les ressorts de fixation de l'armature, derrière les oreilles, (5) sont les @ articulations de ces ressorts, (c) est la pièce de repos sur le nez de l'usager, (d) est la tringle facultative d' accouplement des volets protecteurs, (e ) sont les volets protecteurs.
(f) sont les parties supérieures obligatoires de l'armature des lunettes; (g) sont les articulations de la tringle d'accouplement, (h) sont les articulations des volets protecteurs, (@) sont les parties inférieures facultatives de l'arma- ture des lunettes.