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REVETEMENTS REFRACTAIRES PROTECTEURS POUR SUBSTANCES METALLIQUES.
La présente invention est relative à des structures métalliques destinées à être utilisées à haute température, et elle concerne plus par- ticulièrement le traitement de surfaces métalliques d'éléments utilisés dans des moteurs à combustion interne, ainsi que les électrodes de dispositifs à décharge électronique,
De récents progrès technologiques dans le domaine des turbines à gaz, des dispositifs propulsés par réaction ou par fusée, ont conduit à un besoin pour de nouvelles substances capables de résister aux hautes tem- pératures qui se rencontrent dans le fonctionnement de tels dispositifs, particulièrement des matériaux capables de résister à des très hautes tem- pératures pendant une période de temps considérable.
Les températures ren- contrées dans ces conditions sont beaucoup plus élevées que celles que l'on rencontre dans le fonctionnement des équipements de types antérieurement connus, si bien qu'un nouveau domaine technologique s'est développé dans cette direction.
Dans les dispositifs à décharge électronique, il est particulière- ment important que les électrodes de contrôle telles que les grilles, et les électrodes anodes, aient une émission thermoionique très basse,, Dans beaucoup de types de dispositifs à décharge électronique, en raison du fai- ble espacement requis entre les électrodes lorsque le temps de transit des électrons est important, les électrodes non émissives du dispositif sont chauffées à des températures extrêmement élevées, conditions favorisant con- sidérablement l'émission thermique.
Les problèmes qui se présentent dans l'établissement des disposi- tifs à décharge électronique comprennent les problèmes relatifs à des élec- trodes qui, bien que physiquement petites, sont suffisamment solides pour être maintenues à des distances très faibles les unes des autres, distances qui ne doivent pas changer au cours du fonctionnemento
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Les hautes températures rencontrées particulièrement dans les tubes à haute puissance amolissent ou font fondre la plupart des métaux.
L'importance de ce problème est évidente, en raison du fait que dans des tubes connus,destinés à être utilisés à des fréquences de l'ordre de 600 mégapériodes par seconde, l'espacement des électrodes est de l'ordre de 0,04 mmo (0.015 inch) pour 10000 mégapériodes par seconde, d'environ 0.015 à 0.018 mmo (0.006 à 0.007 inch) et même moins, pour des tubes destinés à être utilisés à des fréquences plus élevées.
En raison du fait que les ca- thodes des tubes à haute puissance fonctionnent fréquemment à des tempéra- tures de 1.000 C. ou plus, il est évident que les matériaux servant à cons- tituer des grilles pour ces types de tubes doivent être extrêmement résis- tants aux hautes températures,
Une autre considération particulière qui introduit d'autres pro- blèmes dans l'établissement des tubes à décharge électronique destinés à ê- tre utilisés avec de hautes puissances et à des fréquences radioélectriques élevées, est le fait que le débit à haute puissance nécessaire rend tout à fait désirable d'avoir une possibilité d'émission de la cathode aussi éle- vée que possible, et dans ce but, il est usuel de prévoir,
soit dans la ca- thode ou sur la surface de la cathode elle-même une quantité substantielle de substance à haut pouvoir émissif telle que du thorium. A la température de fonctionnement, cette substance hautement émissive, particulièrement si elle est constituée en thorium métallique, est vaporisée d'une façon substan- tielle, et une migration se produit à partir de la cathode et se condense sur la grille avec le résultat que la grille devient ainsi émissive en rai- son de cette substance condensée..
Si on cherche à détruire la substance con- densée sur la grille en ayant sur celle-ci une substance qui rendra la gril- le non-émissive, il existe un danger que cette substance puisse être trans- férée sur la cathode et vienne ainsi détruire son pouvoir émissif, à moins qu'évidemment ladite substance ne soit pas volatile, et soit par suite in- capable d'être transférée.
Il sera apprécié que les problèmes métallurgiques qui se présentent à la fois dans les moteurs à combustion interne et dans les tubes à vide à haute puissance sont de nature très similaire, comme cela est montré par les diverses propositions qui ont jusqu'à présent été faites pour résoudre ces problèmes.
Dans la technique des moteurs à combustion interne, il a été recon- nu depuis longtemps que des métaux à point de fusion élevé, dans leur état é- lémentaire, ou à l'état d'alliage, conservent leur résistance élastique au moins jusqu'à des pressions de 352 Kg/cm2 (5.000 livres anglaises par inch car- ré) à des températures de fonctionnement pouvant atteindre 800 c. et en cer- tains cas 1.000 C. Parmi les métaux réfractaires se trouvent le tantale (point de fusion 2.770 C), le columbium (1950 C.), le molybdène (2.670 C.) et le tungstène (3.370 C.).
Cependant, afin que ces métaux puissent retenir leur résistance élastique à ces hautes températures, il a été écessaire que les autres conditions de fonctionnement, particulièrement l'atmosphère, soient soumises à un contrôle, de façon que les gaz oxydants et les autres substances capables de réagir avec les métaux à ces températures soient ex- clus. Par exemple, même à une température de 500 C., dans une atmosphère oxy- dante, le tungstène et le molybdène forment des oxydes volatils si rapidement qu'il ne reste que peu du métal d'une masse substantielle après moins de 100 heures de fonctionnement dans ces conditions, et dans le cas du tantale et du columbium, lorsque ceux-ci sont ainsi oxydés, ils deviennent cassants en 48 heures ou moins.
A des températures de fonctionnement plus élevées, par exemple 1.000 C., ces effets se produisent après simplement quelques minu- tes de fonctionnement,et les atmosphères réductrices ou neutres ne four- nissent plus de protection pour les métaux, parce que les métaux réduiront les vapeurs d'eau ou le monoxyde de carbone présents avec une oxydation ré- sultante du métal, et si un hydrocarbone gazeux ou une autre substance car- bonique est présente, les métaux les décomposeront avec une carbonisation progressive, et le résultat sera que le métal deviendra de plus en plus cassant.
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En raison du fait que des vapeurs d'hydrocarbone et de la vapeur d'eau sont communément, et même en vérité nécessairement, présentes dans l'atmosphère .autour des différentes parties de moteurs à gaz fonctionnant à haute tempé- rature, il est évident que ces métaux ne conviennent pas pour de tels usages, particulièrement à des températures excédant environ 750 C., car dans ces conditions, les effets nuisibles produits par l'atmosphère voisine, réagis- sant avec le métal, produisent des changements importants dans la substance du métal résultant en une distorsion de la structure et un manque de force, de ductibilité et de résilience du métal.
Il a été reconnu depuis longtemps que le carbone est une des subs- tances les plus résistantes à la chaleur généralement utilisables. Cette sub- stance est bon marché, peut être aisément travaillée, et est généralement disponible en grandes quantités, et elle peut résister à des températures excédant de loin celles qui peuvent être utilisées, et celles qui conduisent à un affaiblissement structural des objets faits en des métaux réfractaires.
La force physique du carbone n'est pas apparemment affectée d'une façon ma- térielle par des températures élevées, et par suite, cette substance est con- sidérée avec intérêt par les fabricants d'appareils destinés à être utilisés dans de telles conditions. Le carbone possède plusieurs désavantages cependant, qui ont limité l'étendue des domaines dans lesquels il peut être utilisé dans des équipements de ce type. Le carbone est très cassant, et ceci rend diffici- le de constituer en carbone des structures délicates. De plus, de telles struc- tures, si elles sont réalisées, sont très fragiles et aisément abimées dans le transport ou pendant les conditions normales de manipulation dans les condi- tions d'emploi pratique.
Additionnellement, le carbone brûle s'il est chauffé au-dessus de la température où il passe au rouge sombre, soit environ 700 C, lorsqu'il se trouve dans une atmosphère oxydante ou dans une atmosphère con- tenant des substances aisément réductibles, ou contenant des composés oxygé- nés tels que de la vapeur d'eau. A ce sujet, on rappellera que presque tous les gaz de combustion, comme par exemple dans les turbines à gaz, contiennent de la vapeur d'eau, et ainsi, à des températures élevées, le carbone brûlerait dans ces gaz. Un autre désavantage du carbone est que cette substance est po- reuse et tout à fait perméable aux gaz, et sa perméabilité croît avec l'aug- mentation de la température.
Pour ces raisons, et pour d'autres raisons liées aux exigences particulières de certains équipements, le carbone n'a pas été considéré comme satisfaisant pour être utilisé dans un grand nombre de types d'équipements fonctionnant à haute température, particulièrement d'équipements qui doivent nécessairement avoir une structure délicate, tout en conservant un degré substantiel de solidité de façon que de tels équipements ne soient pas abimés dans les conditions normales de transport et d'utilisation.
Dans la fabrication des tubes thermoioniques, il est possible d'établir des grilles en carbone, soit directement à partir de graphite, soit à partir de substances organiques préformées et carbonisées. Cette pos- sibilité a fait l'objet de recherches, mais les grilles ainsi produites ont été trouvées extrêmement fragiles, et peuvent aisément être abimées pendant le transport et dans les conditions d'usage ordinaires des tubes, dans lesquels de telles grilles sont utilisées. De plus, des difficultés considérables se présentent dans la fabrication du carbone, en raison de sa fragilité extrême, et en raison des problèmes qui se présentent quand on unit ce carbone aux métaux ordinairement utilisés pour la construction des supports.
Ainsi, mal- gré le fait que le carbone a une pression de vapeur négligeable, même à de très hautes températures, qu'il est un radiateur excellent de chaleur, qu'il est sensiblement non-émissif, même à des températures très élevées, qu'il n'in- fluence pas défavorablement les cathodes radio-activées thermoioniquement, qu'il a une résistance aux fréquences radioélectriques basse, et qu'il est capable de détruire la puissance émettrice du thorium qui pourrait subir une migration de la cathode à la grille, le carbone a toujours été considéré com- me non-satisfaisant sur une base purement pratique pour être utilisé comme substance servant à la fabrication des grilles.
Les métaux réfractaires ont aussi été examinés comme matériaux pou- vant être utilisés pour constituer des grilles, et parmi ces métaux, le tung-
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stène (température de fusion : 3.370 C), la série des éléments du platine comprenant le platine (point de fusion: 1.755 C.), l'iridium (point de fu- sion : 2.3500C.), le palladium (point de fusion : 1.555 C.), le rhodium (point de fusion : 1.995 C.) et l'osmium (point de fusion : 2.700 C.), le tantale (point de fusion : 2770 C.), le molybdène (point de fusion :2.620 C.), le columbium (point de fusion : 1.950 C.) et les métaux du groupe du fer, particulièrement le nickel (point de fusion : 1.452 C.), le cobalt (point de fusion : 1.480 C.) et le fer lui-même (point de fusion : 1.535 C).
On a trouvé que, pour la fabrication de grilles, le tungstène était beaucoup trop dur et élastique, que le tantale et le columbium avaient un pouvoir émis- sif trop élevé en raison de leur pouvoir tenace i'absorption de gaz, que les métaux du groupe du platine étaient d'un prix prohibitif et devenaient mous lorsqu'ils étaient chauffés à des températures de fonctionnement ordinaires, que les métaux du groupe du fer, qui ont des points de fusion relativement bas, s'amollissent même aux températures ordinaires de fonctionnement, et que tous les autres métaux,en addition au fait qu'ils ont un pouvoir émissif ther- moionique inhérent appréciable, particulièrement le molybdène, sont des bases excellentes sur lesquelles des matériaux hautement émissifs peuvent être dis- tillés à partir des cathodes,
et peuvent se condenser et ainsi rendre les structures de grilles elles-mêmes émissives.
La possibilité d'appliquer une substance non-émissive comme revête- ment sur des bases de métal réfractaire, qui rendrait ces bases métalliques non-émissives dans les conditions de fonctionnement rencontrées, a été égale- ment l'objet de recherches. En raison des propriétés évidemment intéressan- tes du carbone, il a été considéré que le carbone lui-même pourrait être uti- lisé pour être appliqué sur une base de métal réfractaire, de façon à consti- tuer une structure composée qui aurait des caractéristiques désirables de non- émissivité alliées aux autres propriétés électriques du carbone, ainsi qu'une solidité suffisante, et des caractéristiques de facilité pour la fabrication d'électrodes métalliques.
Par exemple, un effort a été fait pour fabriquer des grilles non-émissives en utilisant une base de nickel, ou des bases analogues, supportant un revêtement de carbone, mais on a trouvé que le nickel était in- capable de façon inhérente de résister à de hautes températures en raison de son faible point de fusion. Aussi, les grilles ainsi composées ne sont pas sa- tisfaisantes.
On a alors considéré comme satisfaisant l'emploi du tantale, du co- lumbium, du tungstène, du zirconium ou du molybdène comme métaux de base avec un revêtement de carbone ou de plastique, mais on a trouvé que les grilles de ce genre, bien que non-émissives au début et solides, perdent rapidement leur non-émissivitéet leur solidité, en raison de la migration du carbone dans les parties intérieures de la base de métal, avec le résultat que la fragilité de la base métallique s'accroît, et/ou le fait que la base métallique non revê- tue de métal est exposée à la vaporisation de matériaux hautement émissifs provenant de la cathode, ceux-ci pouvant se déposer sur cette surface métalli- que, avec les désavantages qui en résultent, comme mentionné ci-dessus.
On a alors proposé d'appliquer une couche métallique formant barriè- re par électro-déposition ou par projection sur la base de molybdène ou de tung- stène, avant le revêtement de carbone, ce qui empêcherait la migration du car- bone et l'augmentation de fragilité-de la base.
Dans ce but, un métal du grou- pe du fer, particulièrement le nickel, le cobalt ou le fer lui-même, a été appliqué sur une base de tungstène ou de molybdène, puis le métal appliqué a été successivement oxydé et réduit, la dernière étape étant poursuivie dans une atmosphère contenant du carbone pour produire un article final revêtu de carbone.Ce type de-structure de grille n'a pas été trouvé satisfaisant, par ce qu'il devient rapidement émetteur aux hautes températures, en raison peut être de la décomposition thermique et de la migration de la couche formant bar- rière dans les parties intérieures de la base métallique , @uivie par une mi- gration analogue, de la couche extérieure contenant du carbone et conduisant finalement à une rupture de la structure de grille par l'augmentation progres- sive de fragilité,
après une période comparativement faible de vie utile.
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En raison de ces résultats défavorables, obtenus au moyen des bases en métal réfractaire portant des revêtements contenant du carbone, les chercheurs dans ce domaine se sont tournés vers les structures d'élec- trodes revêtues d'oxydes non-émissifs réfractaires, particulièrement les oxydes, soit seuls, soit mélangés, de tantale, de tungstène, de columbium, de vanadium, de chromium, de molybdène, de titane et de béryllium. Pour beaucoup de buts, particulièrement pour les tubes à puissance moyenne, ce type de grille revêtue a été trouvé tout à fait satisfaisant, non seulement parce que la surface est revêtue d'une substance à bas pouvoir émissif suf- fisamment rigide, mais parce que le thorium, et d'autres substances haute- ment émissives déposées sur le revêtement, perdent leur émissivité.
Les dé- savantages de ce type de grille revêtue sont d'abord que le revêtement n'est pas fortement adhérent sur la base métallique, et comme il diffère dans son coëfficient d'expansion thermique de celui de la base métallique, il tend. à se détacher de la base, ou à produire des craquelures résultant des chan- gements de température des électrodes revêtues. Ainsi, la fragilité de l'é- lectrode et la possibilité de dommage à la continuité.du revêtement, s'ac- croissent considérablement après un usage substantiel du tube dans lequel de telles dispositions sont utilisées. Il est évidemment clair que si la continuité du revêtement, dont la non-émissivité dépend, est interrompue, la base métallique sera exposée, et ainsi l'émissivité de la surface de la base métallique deviendra un facteur limitant l'efficacité du tube.
Un au- tre désavantage de ce type de grille revêtue est qu'une très haute tempéra- ture conduit à plus ou moins de décomposition du revêtement d'oxyde, avec une augmentation inévitable dans le contenu de gaz du tube, laquelle natu- rellement est indésirable, et aussi avec une augmentation du pouvoir émis- sif du revêtement. Pour ces raisons, les grilles revêtues d'oxydes, bien que satisfaisantes pour être utilisées dans des tubes à basse ou moyenne puis- sance, ne conviennent pas pour être utilisées dans des tubes à haute puissan- ce qui doivent fonctionner à des températures normalement élevées, par exem- ple au-dessus de 1.000 C.
En raison de cette expérience, les chercheurs, dans le désir d'amé- liorer les propriétés, ont modifié le revêtement à oxyde unique sus-mentionné, en incorporant dans celui-ci une quantité substantielle de métal non-émetteur capable de s'intégrer dans le film, et de constituer une liaison permanente adhérente entre le revêtement et le métal de base. Un tel procédé, suivant. la technique antérieure, met en jeu la production initiale d'un revêtement de mélange d'oxyde destiné à former une couche superficielle sur une base métallique, puis la réduction partielle de la couche de mélange d'oxyde in situ, si bien que le revêtement résultant comprend un mélange d'oxyde non réduit avec le métal le plus aisément réduit dans la structure.
Les carbures de métaux réfractaires ont aussi été utilisés mélangés avec un métal réfrac- taire comme revêtement non-émetteur des électrodes. Cependant, ces types mo- difiés de revêtement, en addition au fait qu'ils sont limités en ce qui con- cerne la température et qu'ils affectent de façon nuisible la cathode, n'ont pas été considérés comme tout à fait satisfaisants pour les raisons qui pré- cèdent, et encore en raison du fait que le pouvoir émissif de métaux même relativement non-émissifs après contamination par une substance hautement émis- sive devient tout à fait substantiel aux températures de fonctionnement rencon- trées dans les tubes à haute puissance.
Ainsi, une solution au problème consis- tant à fournir pour des tubes de ce type une grille satisfaisante non-émissive, qui peut être utilisée à de telles températures tout en retenant son caractè- re de non-émissivité pour sa durée utile, est toujours l'objet de recherches.
La présente invention fournit des structures métalliques comprenant une base métallique réfractaire de tantale, de columbium, de molybdène ou de tungstène, pourvue d'un revêtement réfractaire extérieur en carbone, ou en un métal du groupe du platine, ainsi qu'une barrière dure, sensiblement non poreu- se placée entre la base et le revêtement extérieur, ladite couche formant bar- rière comprenant un mélange ou un alliage de carbures de la base métallique et de la silice, du titane ou du zirconium, formé in situ sur ladite base.
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La fabrication de structure métallique suivant la présente inven- tion comprend les étapes suivantes : l'application, sur une base métallique de tantale, de columbium, de molybdène ou de tungstène, d'un revêtement de silice finement divisée, de titane ou de zirconium; l'action d'agglomérer ou de concrétionner le revêtement;
l'application d'un revêtement de carbone sur le revêtement d'oxyde, en quantité suffisante pour excéder la quantité stoichiométrique de carbone pour réduire l'oxyde en carburer le chauffage rapide de la structure à une température d'au moins 1.700 C. dans le vide ou dans une atmosphère inerte, ou en réduisant l'atmosphère jusqu'à ce que l'oxyde et la surface de la base métallique soient convertis respectivement En leurs carbures,et,le revêtement de la surface de caroure avec du carbone et l'un des métaux du groupe du platine.
L'apparence superficielle du produit fini ressemble à celle d'un article ordinaire de carbone ou de métal, suivant les matériaux choisis pour la couche finale, mais lorsqu'on examine l'objet plus en détail, on trouve qu'au-dessous de la partie extérieure du revêtement se trouve une couche dure de carbure de métal réfractaire ayant une apparence métallique cristalline, qui est extrêmement résistante aux températures élevées, c.à. d. un mélange ou un alliage de carbure de tantale avec du carbure de zirconium, qui est capable de résister à des températures atteignant 3o900 C, sans dom- mage substantiel de sa force physique ou de ses autres propriétés.
Il est par- ticulièrement digne d'être noté à ce sujet que la couche de carbure elle-même, en le distinguant d'une couche de carbone sur la surface du métal réfractaire, ne subit pas de migration aux températures élevées dans le corps du métal, et elle ne permet pas normalement des migrations des couches, qui normalement seraient soumises à migration. Dans la mise en oeuvre de l'invention, le re- vêtement d'oxyde réfractaire peut être appliqué par toute méthode connue uti- lisée pour produire des revêtements de substance finement divisée, telle qu'un oxyde réfractaire sur une surface de métal.
Par exemple, le revêtement peut être appliqué en plongeant ou projetant une mixture d'oxyde réfractaire avec un liant organique ou inorganique sur la surface métallique, et dans ce but, un liant contenant un silicate d'éthyle peut être utilisé de façon tout à fait satisfaisante. A titre de variante, une solution organique ou un pyroxy- line peut être utilisé comme véhicule pour appliquer l'oxyde et pour fournir un résidu de matière organique après évaporation du solvant qui servira à te- nir les particules d'oxyde comme couche formant un tout sur le métal jusqu'à ce que l'oxyde soit aggloméré ou concrétionné. Il sera évident que le liant doit être choisi de telle façon qu'il ne soit pas lui-même émissif et ne ren- de pas l'oxyde réfractaire, ou la couche de carbure émissif, pendant l'emploi ultérieur.
Bien que les méthodes qui précèdent pour constituer un revêtement soient satisfaisantes, on préfère produire le revêtement d'oxyde réfractai- re par électrophorèse dans un bain comportant les particules finement divi- sées de l'oxyde, en raison de l'uniformité, de la pureté et des facilités de reproduction du revêtement ainsi obtenu. Une procédure convenable pour dépo- ser de telle manière un film d'oxyde en utilisant de l'oxyde de zirconium par exemple, est la suivante: environ 0,5 g de nitrate de magnésium, environ 0,5g de nitrate de zirconium, et environ 1,5 g d'acide tannique, sont dissous dans approximativement 25cm3 d'eau distillée.
Cette solution est alors ajoutée sui- vant les proportions indiquées, avec agitation, dans environ 20 g d'oxyde de zirconium divisé, pour produire une pâte qui est alors ajoutée lentement, en agitant, à environ 475 cm3 de méthanol. Ce mélange est mis dans un moulin à balle pendant environ 24 heures, en utilisant des cailloux de silex dans le moulin. L'objet à revêtir est nettoyé dans le vide en le portant à une tempé- rature de par exemple 1.500 C. pendant deux minutes, et ensuite il est immer- gé dans un mélange analogue à une suspension d'oxyde de zirconium préparé par le procédé décrit ci-dessus. Une ou plusieurs électrodes d'aluminium sont dis- posées en relation convenable avec l'article en tantale, si bien qu'un gradiant de potentiel uniforme est obtenu pendant l'électrophorèse.
Les électrodes d'a- luminium sont connectées à la borne positive de sortie d'une source de courant
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continu, et l'article à revêtir est connecté à la borne négative de cette source de potentiel, en utilisant une densité de courant d'environ 15 mil- liampères par centimètre carré pendant une période suffisante pour produi- re un revêtement de l'épaisseur désirée. Après la période mentionnée, la source de potentiel est déconnectée, puis la structure de tantale revêtue est enlevée du bain et immédiatement immergée dans de l'acétone.
Elle est lentement enlevée de cet acétone, et l'excès d'acétone est éliminé par se- couage, puis on laisse l'article sécher dans l'air, et la procédure de re- vêtement est répétée deux fois, si bien qu'après séchage la couche d'oxyde de zirconium sur la base de tantale a une épaisseur d'environ 0.0051 cm (0.002 inch). L'article revêtu est alors porté à une température suffisan- te pour provoquer l'agglomération ou la concrétisation, ainsi que la solu- tion partielle des particules d'oxyde de zirconium, dans la surface de l' électrode de tantale. Par exemple cette température peut être d'environ 1.500 C., à environ 1.700 C, sous une pression d'environ 10-5 mm de mercure.
Il sera évidemment compris que le silicate ou le bioxyde de titane peut être substitué à l'oxyde de zirconium dans le processus qui précède, si on le désire.
Le revêtement de carbone, comme le revêtement d'oxyde de zirco- nium, peut être appliqué par immersion ou par projection ou par électrophorè- se, ce dernier procédé étant généralement préféré. Cette méthode préférée pour appliquer le revêtement de carbone est sensiblement la suivante : à environ 185 volumes de tétraéthylorthosilicate, 60 volumes de Synasol sont ajoutés. Le synasol est une marque déposée désignant un mélange d'environ 100 parties dénaturées d'éthanol, 5 parties d'acétate d'éthyl, et une partie d'essence (ou de kétone d'isobutyl méthyle).
Approximativement 5 volumes de 3% d'un acide hydrochlorique aqueux sont ajoutés à un mélange de Synasol et de silicate d'éthyl, qui est alors laissé au repos pendant une période d'au moins 12 heures, après quoi 7 volumes d'eau distillée pour cent volumes de solution originale sont ajoutés en agitant, puis en secouant, jusqu'à ce que la solution soit apparemment substantiellement homogène. Cette suspension hydrolysée de silicate d'éthyl peut être conservée pendant au moins un mois sans changement substantiel dans sa viscosite ou aeposition de la silice.
Le con- tenu de silice disponible de la solution est approximativement 20,5% en poids @
Un bain est préparé en dissolvant environ 3 grammes d'acide tanni- que et environ 7 grammes de nitrate de magnésium dans approximativement 100 cm3 de Synasol, et ensuite en ajoutant environ 40 grammes de graphite mécroni- sé à cette solution pour produire une pâte qui est ajoutée lentement et en mélangeant à environ 465 cm3 d'un mélange analogue à une suspension de silica- te d'éthyl hydrolisé, préparé comme décrit précédemment. Ce mélange est alors placé dans un moulin à balle pendant environ 24 heures en utilisant des cail- loux de silex dans le moulin.
Après ce traitement, le bain de suspension de graphite est placé dans un réceptacle convenable, et la structure de tantale revêtue d'oxyde de zirconium avec les électrodes en graphite sont immergées dans le bain. On doit comprendre que les électrodes de graphite sont dispo- sées par rapport à l'électrode revêtue d'oxyde de zirconium de façon qu'un gradient de potentiel sensiblement uniforme puisse être maintenu autour des électrodes revêtues d'oxyde de zirconium. Les électrodes de graphite sont alors connectées à la borne positive d'une source de courant continu, et la structure revêtue d'oxyde de zirconium est connectée à la borne négative de cette source.
On applique alors un potentiel de 25 à 120 volts, préférable- ment d'environ 70 volts, à une densité de courant d'environ 10 milliampères par centimètre carré, pendant environ 5 secondes, après quoi la source de po- tentiel est déconnectée des électrodes, l'électrode de tantale est enlevée, l'excès de solution est éliminé par secouage, puis l'article est plongé dans du Synasol, puis lentement enlevé à une vitesse uniforme, et séché à l'air, après quoi la procédure de revêtement est répétée jusqu'à ce qu'un revêtement de l'épaisseur désirée soit obtenuo L'article revêtu est alors cuit pendant 15 minutes à environ 110 C, puis soumis à un chauffage dans le vide à environ 2000 C, préférablement à moins 10-5mm de mercure.
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Par le procédé précédent, on obtient sur la base métallique une cou- che de carbure de zirconium mélangé avec le carbure de métal de la base, et une couche de surface de carbure de zirconium sur la couche de mélange de car- bure. La préparation de la structure suivant des caractéristiques de l'inven- tion est alors terminée en appliquant un revêtement réfractaire final de car- bone de platine, ou d'un métal réfractaire du groupe du platine.
Le revêtement de platine peut être produit par le procédé suivant qui, bien que constituant un des procédés préférés de la présente invention, est simplement donné à titre d'exemple de la manière dont le revêtement final peut être appliquée L'article revêtu est plongé dans une solution comprenant un composé organique du platine ou de l'acide chloroplatinique, puis enlevé de la solution et chauffé à une température par exemple de 375 Co pendant 5 minutes environ, pour provoquer la décomposition du composé de platine, et la déposition du platine métallique.
Cette procédure est alors répétée au moins dix fois, pour fournir un revêtement de platine ayant l'épaisseur désirée, après quoi un autre revêtement de platine peut être appliqué par dépôt dans un bain de dépôt convenable utilisant un potentiel de 4 volts pendant environ 45 minutes, et un potentiel d'environ 1 volt 4 pendant une heure. Il sera bien compris que la procédure qui précède peut être convenablement modifiée pour produire un revêtement d'autres métaux du groupe du platine, comme il sera é- vident pour l'homme de l'art. L'article est alors porté à une température d' environ 1.500 C. et à une pression d'environ 10- 5 mm. de mercure. Quand ceci est fait, la structure est prête à être utilisée.
Si le revêtement final sur la structure suivant la présente inven- tion est fait en carbone, le revêtement est appliqué en répétant la procédure décrite ci-dessus pour produire le revêtement de carbone initial sur la cou- che d'oxyde.
L'homme de l'art reconnaîtra que la présente invention n'est pas li- mitée à une manière particulière d'appliquer les revêtements successifs sur une base réfractaire. Ainsi, les revêtements d'oxyde réfractaire, de carbone ou de matériaux carbonés, et le revêtement final de métal réfractaire du groupe du platine ou de carbone peuvent être effectués par toute procédure connue dans la technique pour produire de tels revêtements, y compris les opérations consis- tant à plonger l'article dans la composition de revêtement et à former le re- vêtement en appliquant une composition de revêtement par projection, ou en produisant un revêtement par électrophorèse d'un bain contenant des particules chargées de substances de revêtement de dimension convenable pour la déposi- tion par électrophorèse.
La concrétion initiale du revêtement d'oxyde peut être effectuée dans une gamme étendue de températures, pourvu que la tempéra- ture soit suffisante pour effectuer une intégration satisfaisante des particu- les d'oxyde réfractaire avec le noyau sous-jacent, si bien que pendant les opé- rations subséquentes pendant lesquelles l'oxyde est converti en carbure, un revêtement de carbures est obtenu sur le métal sous-jacent. Dans ce but, des températures d'environ 1.500 C pour la silice, d'environ 2.000 C. pour le zir- conium et le titane sur une base de tantale, ou des températures plus basses sur une base de molybdène, ont été trouvées tout à fait adéquates, mais des températures plus élevées ou plus basses peuvent être utilisées si des condi- tions particulières d'opération rendent de tels changements désirables.
L'opé- ration finale consistant à porter à haute température l'article, par laquelle l'oxyde métallique réfractaire stratifié et les revêtements de carbone sont convertis en une couche de carbure de métal réfractaire sur la surface de mé- tal réfractaire, peut être effectuée à une température approximativement égale à celle utilisée dans la première opération consistant à porter à haute tempé- rature. Il est désirable, bien que non essentiel, que la seconde opération con- sistant à porter à haute température ait lieu dans le vide ou dans un gaz no- ble, ce qui facilite la conversion de l'oxyde métallique réfractaire en carbure correspondant.
Bien que dans ce qui précède il ait été entendu que la couche de car- bure métallique réfractaire produite sur la base de métal réfractaire, suivant des caractéristiques de l'invention, possède de façon inhérente une résistance
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entièrement satisfaisante à la migration par une couche supérieure d'un métal du groupe du platine à haute température, néanmoins, une couche de carbone peut dans quelques cas être préférable à la couche de métal du groupe du pla- tine, et dans ce cas également la migration est empêchée.
L'article ayant la couche la plus extérieure d'un métal du groupe du platine appliquée sur une couche de carbure possède au maximum les qualités de résistance aux condi- tions atmosphériques défavorables qui sont caractéristiques du métal, et con- serve de façon permanente ces propriétés, d'autant plus que la migration est empêchée. Une explication de ces phénomènes est la suivante : les carbures mélangés ou alliés dans la couche formant barrière sont chimiquement inertes vers le noyau du métal, même aux hautes températures de fonctionnement en cau- se, pour lesquelles le noyau métallique est normalement très réactif pour le carbone, ainsi la barrière demeure saturée de carbone et en conséquence il n'y a pas de migration.
Le résultat en est qu'un revêtement de surface qui normalement produirait une migration dans le métal sous-jacent est exclu ef- fectivement d'une telle migration et demeure ainsi sur la surface pour résis- ter à l'oxydation, etc.. comme si le corps entier était formé de la même subs- tance que cette couche extérieure
Dans le cas de l'emploi dans des tubes thermoioniques, le perfec- tionnement remarquable apporté par la présente invention par rapport aux autres types d'électrodes non-émissives précédemment utilisées, est évident, en par- ticulier par l'examen des chiffres suivants.
En utilisant des électrodes de dimensions physiques identiques, chacune ayant une surface d'environ 10 cm2 et en les faisant fonctionner sous une charge de 9 watts par cm2 à une tempé- rature de 1.300 à 1.400 C., une électrode de platine revêtue de molybdène de- venait émissive et produisait 4,5 milliampères après pompage, et une électro- de de tantale devenait émissive en produisant 6,2 milliampères après 300 heu- res de fonctionnement, tandis qu'une électrode non-émissive mettant en oeuvre les caractéristiques de la présente invention émettait 0,0001 milliampère après plus de 4.000 heures de fonctionnement.
Bien que l'invention ait été décrite en relation avec des exemples particuliers de réalisation et certaines modifications de ceux-ci, il doit être bien compris que cette description est donnée seulement à titre d'exem- ple, et non pas comme une limitation de la portée de la présente invention.