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PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS A ETIRER LES FIBRES TEXTILES.
La présente invention concerne les appareils à étirer les fibres textiles sous la forme de mèches ou produits analogues comportant une faible torsion et, plus 'particulièrement, une forme d'exécution perfectiônnée'de cylindres intermédiaires pour un tel appareils, L'invention est relative aux appareils à étirage fort tels que ceux qui ont été décrits dans le brevet belge ? 481,758 dans lequel est décrite une paire de cylindres intermédiai- res de faible diamètre, ces deux cylindres étant entraînés positivement à une vitesse périphérique légèrement supérieure à celle des cylindres' d'ali- mentation.
Dans lé brevet précité, on a montré qu'il est très souhaitable d'é- viter à la mèche d'être aplatie sous forme de ruban lorsqu'elle passe dans la ligne de pincement des cylindres intermédiaires et, pour cette raison., il a été décrit dans ce brevet une forme de réalisation, utilisée de préférence, d'une paire de cylindres intermédiaires dont l'un est muni d'une paire de brides entre lesquelles l'autre cylindre s'adapte étroitement et exerce une pression sur la mèche qui passe entre les brides, ce qui permet de donner à la mèche une section rectangulaire ou de forme analogue.
Dans le brevet précité, on a montré que plus l'étirage est fort, plus il est nécessaire de rapprocher les cylindres intermédiaires de la lig- ne de pincement des cylindres d'étirage et la demanderesse'a constaté, no- tamment, lorsqu'on étire des fibres formées de mèches courtes telles que le coton, qu'il est souhaitable, pour les étirages forts, de disposer les cy- lindres intermédiaires aussi près de la ligne de pincement des cylindres d'é- tirage que le permettent les limites de construction, telles que les dimen- sions et la puissance, lorsqu'on utilise l'ensemble de cylindres mentionné ci-dessus.
On doit comprendre que les cylindres intermédiaires sont très pe- tits et que le principal facteur qui commande la possibilité de rapproche- ment de la ligne de pincement des cylindres d'étirage supérieur et inférieur
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et des cylindres intermédiaires supérieur et inférieur, est l'écartement, parallèlement à l'axe du cylindre d'étirage, de la paire de cylindres inter- médiaires.
Dans la forme de réalisation primitive, où le cylindre intermédi- aire supérieur s'adapte étroitement entre les brides du cylindre inférieur, la quantité dont cette dimension pouvait être réduite était limitée par le fait que l'arbre du cylindre supérieur était situé au-dessus des brides du cylindre inférieur et devait ménager un certain jeu, et que le diamètre de cet arbre ne pouvait être réduit dans des proportions considérables en rai- son des efforts auxquels il est soumis pendant le fonctionnement.
On atténue considérablement cette difficulté en prévoyant selon l'intention, dans un appareil à étirer, une paire de cylindres intermédiai- res entraînés positivement, dont chaque cylindre se termine à l'une de ses extrémités par une section droite et à son autre extrémité par une bride, ces cylindres étant disposés face à face telle que l'extrémité droite de chaque cylindre s'oppose à la bride de l'autre cylindre. De cette manière, une mèche qui passe entre les cylindres est enfermée entre les brides op- posées. Les arbres des deux cylindres, supportés de façon convenable dans des paliers, peuvent avoir des diamètres suffisants pour exercer la force né- cessaire, sans que cela ait aucun effet sur les dimensions mentionnées. L'in- vention comprend un appareil à étirer comportant une telle paire de cylindres.
Dans cette forme d'exécution, par exemple, le diamètre des cylin- dres peut sans difficulté être réduit à 5 mm. On a constaté qu'il était mê- me possible d'utiliser des cylindres de 2,5 mm. de diamètre ou même moins, ce qui permet ainsi d'augmenter l'étirage (dans des cas appropriés), d'en- viron 20 % par rapport au taux d'étirage mis en oeuvre dans l'appareillage décrit et représenté dans le brevet précité.
Selon une autre particularité de l'invention, on prévoit des moy- ens destinés à presser les deux cylindres l'un contre l'autre, de manière qu'ils compriment une mèche entre eux, et destinés également à entraîner po- sitivement chaque cylindre à une vitesse légèrement supérieure à celle du dispositif d'alimentation de l'appareil.
Selon une autre particularité encore de l'invention, un des cylin- dres de la paire est disposé de façon à pouvoir s'éloigner de l'autre en pi- votant lorsqu'on veut enfiler une mèche entre les cylindres, cette particu- larité permettant à l'enfilage d'être exécuté très facilement.
De préférence, on réalise les brides des cylindres intermédiaires en prévoyant un collier, monté sur l'arbre de cylindre, dans lequel est creu- sée une rainure destinée à recevoir une languette au moyen de laquelle le cy- lindre est mis en place dans le sens axial. De façon convenable, on peut uti- liser un organe de mise en position commun comportant une paire de languettes conçues pour pénétrer dans les rainures respectives. Un tel organe commun de mise en position peut également constituer un guide disposé immédiatement en arrière de la ligne de pincement des cylindres.
Chaque cylindre'forme, de façon convenable, un seul bloc avec une extrémité d'un arbre support monté pivotant dans une portée, cet arbre, à son autre extrémité, dépassant suffisamment hors de cette portée pour recevoir ' un pignon d'entraînement. L'un des cylindres ou les.deux peuvent être canne- lés et ils sont de préférence montés tous les deux, ainsi qu'un guide-mèche, dans un support commun agencé pour permettre son réglage par rapprochement et écartement de la ligne de pincement des cylindres d'étirage, le cylindre supérieur étant monté dans un palier prévu dans une console montée pivotante sur le support commun, de façon à pouvoir osciller.
Dans le brevet précité, une particularité essentielle de l'appareil et du procédé d'étirage décrit était le fait de prévoir près de la ligne de pincement des cylindres d'étirage (ou organes analogues) un élément en forme de canal ou "couloir" pour limiter la rotation de la mèche. On comprend qu'un tel couloir peut être utilisé en combinaison avec les cylindres selon la pré- sente invention.
Grâce au rapprochement de la ligne de pincement des cylindres d'é-
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tirage rendu possible par la forme d'exécution des cylindres selon la pré- sente invention, une telle forme de réalisation commande particulièrement bien les fibres qui s'étendent vers l'arrière à partir de la ligne de pin- cement des cylindres d'étirage en passant entre les cylindres intermédiai- res, le nombre de ces fibres devant également croître lorsque l'étirage augmente une vue dé maintenir une cohérence satisfaisante de la mèche.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
La figure 1 est une coupe en élévation dégageant les particula- rités saillantes de l'appareil d'étirage et montrant les.cylindres intermé- diaires montés dans un "ensemble intermédiaire".
Les figures 2 et 3 représentent une vue en élévation et une vue arrière respectivement, montrant l'exécution et la disposition des cylin- dres intermédiaires à une échelle beaucoup plus grande.
La figure 4 représente une vue en élévation de l'ensemble inter- médiaire, dessinée à plus grande échelle que celle de la figure 1, montrant une partie de la structure avant.
La figure 5 est une vue en plan de,l'ensemble.
La figure 6 est une vue en élévation frontale de l'ensemble.
La figure 7 est une vue arrière, en élévation avec coupe partiel- le, de l'ensemble.
La figure 8 est une coupe horizontale d'une partie de l'ensemble, par 8-8 de la figure 1.
La figure 9 est une vue en coupe verticale par 9-9 de la figure 4, l'ensemble étant fermé.
La figure 10 est une coupe verticale par 10-10 de la figure 5, après rotation de 1800 pour montrer l'ensemble dans une position droite.
La figure 11 est une perspective schématique représentant les en- grenages qui entraînent les cylindres intermédiaires.
Ainsi qu'il est représenté sur la figure 1, une mèche 11 traver- se la ligne de pincement d'une paire de cylindres d'alimentation 12 et 13 ainsi qu'un guide-mèche 14 menant à la ligne de pincement d'une paire de cylindres intermédiaires 16 et 17 et, de là, dans un élément en forme de ca- nal ou "couloir" 18 (désigné dans ce qui suit sous le nom de "couloir") qui conduit la mèche à la ligne de pincement d'une paire de cylindres d'étirage 19 et 21, d'où elle passe sous forme d'un fil 22 sur la bobine d'un dispo- sitif d'enroulement de forme connue. L'élément 18 comporte des surfaces de forme et d'emplacement tels qu'il évite toute rotation sensible de la lon- gueur de mèche tordue à rigidité convenable qui le traverse.
Les cylindres intermédiaires 16 et 17 ont, dans cet exemple,cha- cun 2,5 mm. de diamètre, et sont représentés à une échelle beaucoup plus grande sur les figures 2 et 3. Chaque cylindre se termine à une extrémité par une section droite 24 et à l'autre extrémité par une bride 26, ces cy- lindres étant disposés face à face de telle sorte que l'extrémité droite 24 de chaque cylindre soit opposée à la bride 26 de l'autre cylindre. La mèche 11, lorsqu'elle passe entre les cylindres 16 et 17 est ainsi enfermée entre ces cylindres et les brides opposées. Le cylindre 16 est cannelé par décou- page d'une série de rainures contiguës autour de sa périphérie, les rainu- res et les "dents" intermédiaires présentant un angle de séparation de 90 .
Dans cette forme de réalisation et cette disposition des cylindres, toutes les fibres qui tendent à s'insinuer entre la section droite d'extrémité de chaque cylindre et la bride adjacente tendent à être repoussées vers l'avant par la bride, de sorte que les cylindres fonctionnent de façon nette.
Le guide-mèche 14, les cylindres intermédiaires 16 et 17, le couloir 18 et l'engrenage qui entraîne les cylindres intermédiaires sont montés dans
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un ensemble intermédiaire indépendant (indiqué généralement sur la figu- re 1 par la référence 28) qui, ainsi qu'il apparaît dans la description qui suit, peut être facilement séparé en bloc de l'appareil en vue du net- toyage, des réparations ou de remplacement. Cet ensemble est supporté dans l'appareil à étirer au moyen d'une portée semi-circulaire 29 formée dans la surface inférieure du corps principal 31 de l'ensemble, la surfa- ce 29 étant conçue pour reposer sur la surface supérieure d'une portée 32 qui forme une partie de l'appareil à étirer et qui est fixée sur un support 33 qui s'étend dans le sens de la longueur de la machine.
Le cylindre intermédiaire inférieur 17 est exécuté en un seul bloc avec son arbre support 34 et son pignon d'entraînement 36, tandis que sa bride 26 est constituée par la face d'extrémité adjacente d'un collier 37 qui, pour la facilité d'usinage, est exécuté séparément et fixé sur un épaulement de l'arbre 34 au moyen d'une goupille 38.
L'arbre 34 est monté pivotant dans des paliers 39 fixés dans un alésage convenable prévu dans le corps principal 31 de l'ensemble et il est entraînée à partir d'un ar- bre de renvoi 40 monté pivotant dans la partie inférieure du corps 31, par un engrenage à pignons droits 41, 42, 43, 44 et le pignon entraîné 36 de l'arbre 34. Le pignon 41 est fixé sur l'arbre 40 tandis que les pignons 42 et 43, 44 sont des pignons fous montés librement sur des bouts d'arbres 46 et 47 respectivement, les pignons 43 et 44 étant fixés l'un à l'autre et constituant un double pignon fou. Le pignon 41 engrène avec un pignon d'en- traînement principal 48 fixé sur un arbre d'entraînement commun 49.
De même que le cylindre inférieur 17, le cylindre intermédiaire supérieur 16 est exécuté en un seul bloc avec son arbre support 51 et son pignon d'entraînement 52, sa bride 26 étant constituée par la face d'ex- trémité adjacente d'un collier 53 fixé également sur l'arbre 51 par une gou- pille 54 L'arbre 51 est monté pivotant dans des paliers 56 fixés dans un alésage convenable prévu dans une console 57 qui pivote autour d'une broche 58, fixée dans le corps principal 31, de façon à pouvoir osciller vers le haut pour permettre l'enfilage. Sur les figures 4 et 6, la console 57 est représentée en traits pleins dans la position de repos, tandis que sur la figure 4 la console est représentée dans sa position de fonctionnement en traits interrompus.
Cette console 57 comporte une portion élargie 59, l'en- semble agissant comme un poids qui presse les cylindres l'un contre l'autre de façon à comprimer la mèche entre eux de la manière décrite dans le bre- vet précité. Dans cet exemple, la portion 59 est solidaire de la console 57, mais on doit comprendre que cette partie peut aisément être amovible en vue de permettre. l'interchangeabilité d'éléments de poids différents lorsque ce- la est nécessaire.
Le cylindre 17 est entraîné à partir de l'arbre de renvoi 40 par un pignon 61 fixé sur l'arbre 40 à l'extrémité opposée au pignon 41 et con- çu pour entraîner le pignon 52 par l'intermédiaire d'une série de pignons fous 62,63 et 64, 66 montés pivotants sur des bouts d'arbres fixés dans la console 57, les pignons 64, 66 étant fixés l'un à l'autre et constituant un double pignon fou. Des plaques de recouvrement 67 et 68 sont agencées de manière à coulisser dans des logements convenables du corps 31 pour enfer- mer l'engrenage.
Le guide-mèche 14 comporte une paire de saillies 71 au moyen des- quelles il est mis en position dans le corps 31, ces saillies 71 coopérant (en ménageant un jeu de coulissement) avec des rainures 72 creusées dans le corps 31. Le guide est bloqué en position par une bille 73 (voir figure 5) logée dans un trou 74 creusé dans le corps 31 et destinée à pénétrer dans un logement 76 prévu dans la saillie adjacente 71, la bille étant maintenue en position par la languette 77 d'un élément en forme de coin 78 qui coulis- se avec une bonne précision d'ajustage dans une glissière 79 prévue dans le corps 31. Cette glissière 79 comporte des surfaces courbes 81 (voir figure 10) entre lesquelles, ainsi qu'entre des surfaces de forme correspondante du coin 78, un léger coincement se produit, suffisant pour empêcher le coin de prendre tout mouvement indésirable vers le haut.
Le guide-mèche 14 comporte également une paire de languettes 82 et 83 conçues pour pénétrer (avec un bon ajustage de coulissement) dans des rainures correspondantes 84 et 86 des
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des colliers 37 et 53 respectivement (voir en particulier les figures 8 et 9).
Le couloir 18 présente un prolongement 91 qui s'appuie sur un seuil 92 du corps 31 et pénètre (avec un jeu de coulissement) dans un logement 93 creusé dans la base du guide-mèche 14, le couloir étant mis en position par un ergot rectangulaire 94 qui est solidaire du prolongement 91 et qui s'a- dapte exactement dans une,ouverture 96 de forme conjuguée percée dans le seuil 92. On voit ainsi"que le couloir 18, les-cylindres intermédiaires 16' et 17 et le guide-mèche 14 sont tous mis en position de façon sûre les uns par rapport aux autres, le couloir 18 par l'ergot 94 (et le logement 93 du guide-mèche 14), les cylindres 16 et 17 par les languettes 82 et 83 du gui- de-mèche et ce guide-mèche par les saillies 71, la bille 73 et le coin 78.
Cependant, si le couloir n'est pas nécessaire, on voit qu'il est très faci- le de le retirer de l'ensemble et de l'y replacer lorsqu'on le désire.
L'ensemble 28 est monté sur l'appareil à étirer au moyen d'une paire de broches 101 qui coulissent dans le corps 31 et pénétrent dans une paire de trous correspondants d'une sellette 102. Ces broches 101 sont com- mandées (pour rendre indépendant l'ensemble de la sellette) par une paire de lames de ressort 103 fixées en 104 sur le corps 31.
La sellette 102 est montée sur un prolongement 106 du support 32 au moyen d'une paire de tiges 107 et 108 solidaires de la sellette 102 et montées coulissantes dans le prolongement 106 pour permettre à l'ensemble 28 un mouvement de va-et-vient en bloc, la tige 108 étant commune à une série d'ensembles 28 et munie d'un mécanisme de va-et-vient (non représenté),
Lorsqu'il est utilisé dans un métier à filer du type normalement utilisé pour l'étirage et le filage de mèches tordues? on prévoit un ensem- ble 28 pour chaque broche du métier. On a constaté qu'il était avantageux de grouper les ensembles en sections, chacune comportant son propre support 33.
Un bâti 32 est prévu pour chaque ensemble et les deux supports d'extré- mité 32 de chaque section servent aussi de palier pour un arbre d'entraîne- ment commun 49 sur lequel sont fixés une série de pignons 48 destinés à en- traîner les cylindres 16 et 17. Ces pignons 48 sont disposés entre les pa- liers 32 et chacun sert, à entraîner deux ensembles 28, ainsi qu'il est re- présenté sur la figure 11. L'entraînement de l'arbre 49 est tel que les cy- lindres 16 et 17 ont une vitesse périphérique légèrement plus grande que celle des cylindres d'alimentation du métier aux fins qui ont été décrites dans le brevet précité.
Les divers supports 33 sont, de préférence, reliés à un mécanis- me de réglage commun au moyen duquel ces ensembles peuvent être, en un seul bloc, rapprochés et écartés de la ligne de pincement des cylindres d'étira- ge, ainsi qu'il est nécessaire pour les différents degrés d'étirage.