<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENT AUX DAMEUSES POUR PIEUX ET PALPLANCHES TRAVAILLANT
D APRES LE PRINCIPE DIESEL ET POTENCES POUR CES DAMEUSES
La présente invention se rapporte à une dameuse travaillant d'a- près le principe Diesel à combustion interne. Elle servira à damer les pieux, palplanches et à toutes autres opérations de battage et de pilonnage.
L'invention est aussi relative à une potence perfectionnée pour cette dameuse.
La dameuse a un cylindre fixe 1 et un piston 2, servant de mouton,, qui est adapté à tomber librement.
D'après la présente invention, illustrée aux figures 1, 2, 3, 4, 5 et 6 des dessins annexés, ce piston 2, lors de son recul est intercepté par de l'air comprimé. A cette fin il est exécuté en piston à étages et rendu étanche par une boîte presse-étoupe .1 à sa partie supérieure, d'un dia- mètre plus faible. L'air comprimé dans la chambre supérieure du cylindre n'intercepte pas seulement le piston 2, mais lui procure aussi une haute vitesse initiale au moment de sa chute.
D'après la présente invention, l'air comprimé, produit ainsi dans la chambre supérieure du cylindre, est utilisé encore à d'autres fonc- tions,à savoir g
1) au balayage des résidus de la combustion,
2) à l'actionnement de la pompe à combustion (fig.1 et 4).
3) à la pulvérisation du combustible injecté par la pompe à com- bustible.
Dans la partie supérieure du cylindre 1, et à une certaine dis-
<Desc/Clms Page number 2>
tance au-dessus des ouvertures d'échappement 6 se trouve un alésage 5 qui, moyennant le canal 1 est relié à la chambre de combustion 8. A son entrée dans la chambre 8, le canal 1 est contrôlé par la soupape de retenue 9.
Par cette disposition, l'air comprimé par le piston 2 dans la première par- tie de son recul pénètre dans la chanbre de combustion 8 des que le piston 2 libère avec sa face inférieure les ouvertures d'échappement 6 et la sou- pape de retenue 9 est dégagée de la pression de travail dont elle est char- gée.
De cette façon les résidus de la combustion sont évacués inté- gralement et la chambre de combustion 8 est remplie d'air frais. Ce pro- cessus de balayage est interrompu désque le même piston 2 aura dépassé l'alé- sage 5. avec la face supérieure de son bout inférieur,- élargi, comme illustré en fig. 1.
L'air se trouvant dans la partie supérieure du cylindre continue à être comprimé davantage pendant la remontée prolongée du piston 2. Un peu en-dessous du couvercle supérieur du cylindre 10 se trouve un autre alé- sage 11 qui, d'un côté est en communication, par l'intermédiaire des canaux 12 et 12a avec la pompe à combustible 4 et d'un autre côté avec la soupape d'injection 14. En dessous du piston de la pompe 15, fige 3. est installé dans le même axe un autre piston 16 qui actionne le piston de la pompe 15.
A cet effet, et comme déjà décrit plus haut, ce piston 16 est influencé par l'air comprimé, mais seulement au moment ou la pression, régnant dans la partie supérieure du cylindre est montée à tel point que la pression produite dans la pompe à combustible surmonte la tension du ressort avec laquelle l'aiguille de la tuyère d'injection 17, figo 4 est chargéeo
D'après la présente invention, la soupape d'injection 14 est con- çue de façon que le combustible, injecté à travers un alésage central 13, commandé par la soupape à aiguille 17, chargée du ressort 17a, est entraîné par l'air comprimé, sortant de la chambre circulaire 18 est pulvérisé fine- ment. La soupape d'injection 14 est disposée de telle façon dans le corps du cylindre que le combustible injecté heurte la surface de frappe de la bouterolle 19, figo 1.
En tombant, le piston 2 pulvérise encore davantage le combusti- ble de sorte qu'un mélange intensif et une combustion parfaite du combusti- ble injecté se trouvent garantis.
D'après cette invention, la partie du piston 2, dépassant la pres- se-étoupe 2 porte des poids interchangeables 20 pesant différemment lourda Ainsi avec une même installation de dameuse, on a la possibilité de l'employ- er à des travaux de damage- plus ou moins lourds.
En tenant compte de cette particularité, la pompe à combustion est disposée de façon que sa course, et avec elle, son débit, soient réglableso Dans la figure 3 une pareille pompe est montrée en coupe verticales 15 est le piston de la pompe et 16 est le piston pour la commande de l'air compri- mé. La tige du piston pénètre à travers le couvercle inférieur du cy- lindre 42, dans lequel elle est rendue étanche par un presse-étoupe 21; elle porte à sa partie inférieure le corps d'arrêt sous forme de chapeau 22, qui limite la course de la pompeo En dessous de cet arrêt sont posés les dis- ques 23. En enlevant par exemple un des disques 23 et en le mettant en des- sous de l'écrou 24, la course de la pompe se trouve diminuée de la hauteur de ce disque.
Si l'on procède de la même façon avec le second disque 23,, la course de la pompe se trouve encore diminuée de la hauteur de cet autre dis- que. On dispose de cette façon d'un moyen simple d'adapter la course de la pompe à n'importe quel poids 20, qui peut être monté sur la partie supérieure du piston 2, comme illustré en figo 1.
Afin de mettre en route la dameuse il est nécessaire, suivant l'u- sage, d'amener à la main du combustible en dessous du piston soulevé 2. A
<Desc/Clms Page number 3>
cet effet,on se sert du levier 25, figo 3, utilisé en même temps au réglage de la course de la pompe pendant le service et à l'arrêt de la dameuseo
Le mode de travail de ce levier, qui est à manoeuvrer utilement
EMI3.1
par un câble 2a, est intelligible sans autre explication en se rapportant à la figure 3.
Comme déjà exposé, avant la mise en marche de la dameuse, le piston de travail 2 est d'abord à soulever. Ce travail se fait à l'aide d'un treuil, monté sur la plate-forme de la potence de la dameuse, décrite et illustrée ci-après et à l'aide duquel la dameuse aussi est placée sur le'pieu à damero
A cette fin il est prévu un dispositif d'attrapage 27 guidé sur le corps de la potence 26 et suspendu au câble 28 du treuil.
Afin d'utili-
EMI3.2
ser aussi loin que possible la hauteur totale de la potence 26, suivant lin - vention, le trainard de guidage 29 du dispositif d'attrapage &1 se meut en- tre les deux .bras de guidage 0 et 11 du corps de cylindre de la dameuse 1 et les deux planches d'attrapage 2 sont prévues aussi longues pour que la griffe Il s'attaque en dessous du poids 20, monté sur le piston 2, lorsque le trainard 29 occupe sa position la plus basse. Dans la position la plus élevée de l'installation de damage, dans laquelle le bras de guidage supé- rieur 30 du cylindre 1 vient buter contre la poulie 34 le câble 28 étant fi-
EMI3.3
xé au trainard Z2,le poids 20 peut être soulevé'bien au delà de cette poulie.
Le mode de travail du dispositif d'enclenchement de la griffe 33, ressort du dessin sans autres explications.
Il ressort de ce qui précède.que la dameuse, en complet ordre de marche, est aussi à implanter sur le pieu à damera Pour réaliser ce but, d'après l'invention, le dispositif d'attrapage 27, suspendu au câble 28, est accouplé au corps du cylindre 1 de la dameuseo A cet effet;? les deux planches d'attrapage 32 sont prolongées vers le bas au delà du trainard
EMI3.4
2 et tombent avec ces deux prolongements entre les deux flasques 12 du bras de guidage l du cylindre. Une broche 3i, y introduite, accouple les deux parties de la façon la plus simpleo Il reste encore à relever que les deux planches d'attrapage 32 sont guidées d'une façon judicieuse par un ga-
EMI3.5
let 6, fixé à la tête du cylindre 1 de façon qu'elles ne peuvent dévier d'aucun côté.
Afin d'éviter que, lors du recul du piston 2, le cylindre de damage 1 soit déplacé au dessus du pieuà enfoncer par la compression pro- duite dans la chambre supérieure du cylindre, il a été prévu sur le trainard de guidage ? .2 un dispositif de serrage constitué par deux leviers à équerre
EMI3.6
l,,l., figà 2, s'appuyant avec leurs longs bras, dentés à leurs extrémités, sur les parois intérieures de la potence 26, tandisque leurs bras courts, diri- gés vers le bas, sont réunis par un ressort 43 provoquant le serrage des longs bras contre les parois intérieurs de la potence.
Pour mieux réaliser cette intention,, deux câbles 28 sont fixés aux extrémités des longs bras des
EMI3.7
leviers ¯4& et les détachent des parois de la potence 26 Oeci est nécessai- re, si le trainard seul, ou toute l'installation de damage est à soulevero Lors du soulèvement., les deux longs bras des leviers 44 s'appuient sur des
EMI3.8
ergots 4.,ï.
En vue d'un graissage automatique de la dameuse faisant l'objet de la présente invention, le dispositif,représenté aux figures 5 et 6 est décrit ci-après
Le couvercle 10 du cylindre 1 est aménagé en récipient 51, fige pour l'huile de graissage dans lequel se trouve installée une pompe 52, dont le piston d'alimentation a la forme d'un piston étagéo Sa surface circulaire en saillie se trouve sous la pression du ressort %,
figo 6 qui effectue le recul du piston de la pompeo L'huile de graissage du récipient
EMI3.9
1 entre dans la chambre du cylindre de la pompe par l'alésage 6o La soupa- pe de retenue 57 à ressort en surveille le fonctionnement Des que dans la chambre circulaire 5Q du cylindre de travail 1 il s'est produit par le recul
<Desc/Clms Page number 4>
du piston 2 assez de compression qui par le canal 58 entre en action sur la grande surface du piston de pompe 53,celui-ci est avancé, et, après fermeture de l'alésage 56,la quantité d'huile de graissage, se trouvant
EMI4.1
dans la chambre 2Í est alimentée par la soupape de retenue 21 dans la chambre circulaire 59.
Le guidage du piston dans le couvercle du cylin- dre 10 a un alésage un peu plus grand ên dessous de la chambre â, rainure circulaire 59 . produisant ainsi une fente étroite 60 à travers de laquel- le l'huile de graissage descend le long de la tige du piston et graisse ainsi non seulement cette tige, mais aussi l'extrémité renforcée du pis-
EMI4.2
ton 2e Des que la pression diminue dans la chambre circulaire 2Q lors de la chute du piston 2, le piston de la pompe 22 est relevé de nouveau par le ressort 2k, l'huile de graissage coule de nouveau dans la chambre et ainsi de suite.
Pour le réglage de la quantité d'huile de graissage selon l'invention, une vis de réglage 61 est prévue dont la tête, en frappant sur la
EMI4.3
bague ¯62, limite la course de la pompe,. Plus profondément cette vis est tournée dans le piston 53, plus petite sera la course et la quantité d'huile alimentée par la pompe. La bague 62 sert à limiter la course lors du recul du piston de la pompe 53.
Le mode opératoire de la nouvelle dameuse est le suivant Après avoir planté le pieu à enfoncer, la dameuse est posée sur le pieu de la fagon décrite ci-dessus. La griffe 37 s'attaque au-dessous de la bouterolle 19 et en empêche le glissement hors de son guidage dans la partie inférieure du cylindre 1.
EMI4.4
En enlevant ensuite la broche M., le cylindre -1 et le dispositif d'attrapage 2 se trouvent découplés. En même temps, la griffe J1 est re- tournée vers le haut et est fixée dans cette position au moyen de la broche 21 qu'on glisse dans l'alésage 8, pratiqué en dessous de la griffe 22. Ensuite,toujours suivant le mode décrit plus haut, le piston de travail 2 est soulevé à l'aide du dispositif d'attrapage 27 aussi haut qu'en ma-
EMI4.5
noeuvrant le leviers, la pompe à combustible puisse injecter du combus- tible pour la première fois. Enfin le piston dameur 2 est porté à sa pleine hauteur, le dispositif d'attrapage s'ouvre, lâche le piston qui tom- be en chute libre.
La chambre de combustion 8 est dimensionnée de façon que l'air
EMI4.6
s'y trouvant est comprimé au delà de 30kg/02 par la masse tombante du pis- ton,provoquant ainsi 1'auto-allumage du combustible injecté. L'explosion rejette vers le haut le piston 2. Dans la première partie de ce chemin de recuil,après l'expulsion des résidus de combustion, s'opèrent le balayage de la chambre de combustion $ et par après, le piston remontant plus haut, la compression progressive de l'air se trouvant dans la partie supérieure du cylindre. A l'aide de cet air comprimé, comme déjà décrit plus haut,
EMI4.7
la pompe à combustible li. est mise en action et en même temps le combusti- ble injecté est finement pulvérisé.
La masse du piston, tombée en chute libre avec une vitesse initiale appréciable provenant de l'air surcomprimé dans la partie supérieure du cylindre, accomplit seulement en ce moment son premier choc complet de travail sur le pieu et comprime à nouveau le mélange air-combustible et ainsi de suite.
De la description de la dameuse pour pieux et palplanches décri- te ci-dessus il ressort que, lors du saut en hauteur du piston 2,, l'air résidant dans la chambre circulaire du cylindre s'y trouve comprimé et est utilisé à plusieurs autres fonctions à savoir-. la commande de la pompe à combustible, la pulvérisation de celui-ci, la formation d'un tampon dans la partie supérieure du cylindre et spécialement 1-'évacuation des gaz brûlés de la chambre de combustion, ce qui est tout particulièrement important pour la réalisation d'une combustion parfaite.
Une modification de la présente invention est illustrée dans les
<Desc/Clms Page number 5>
figures 7 et 8 des dessins annexés. Cette modification de la construction a pour but et objet d'assurer une évacuation complète des résidus de la combustion de la chambre inférieure du cylindre et son remplissage complet avec de lair frais au moyen de la disposition suivante
Une pièce de frappe intermédiaire 46, ayant la forme d'un pistonrendu étanche par plusieurs segments est introduite entre les surfaces de frappe du piston-mouton 2 et du cylindre de la bouterolle 19.
Le mode de fonctionnement est le suivant
EMI5.1
L'air comprimé dans la chambre circulaire 7, pénètre par l'alésage et le canal 7 dans 19espace en dessous de la pièce de frappe 16, à partir du mo- ment où le piston 2 libérera par son arête inférieure l'orifice d'échappe- ment 6 la pièce intermédiaire de frappe 46 glisse vers le haut jusqu'au
EMI5.2
moment où aussi learète inférieure de cette pièce de frappe aura dépassé 1?orifice d'échappement 6. Pendant cette opération, tous les gaz résiduaires de la chambre inférieure du cylindre se trouvent chassés et cet espace en- dessous de la pièce 46 est déchargé. Entretemps le piston 2 a terminé sa course ascendante il retombe en chute libre et produit son effet de frap- pe.
En ce faisant, il aspire de l'air, se trouvant dans la chambre en-
EMI5.3
dessous dela pièce de frappe intermédiaire 1 t6 et le chasse par le canal 7 dans la chambre circulaire ./7g ramène la pièce de frappe à6 dans la posi- tion dessinée danslaquelle elle aspire delair frais par l'orifice d'échap- pement 6, remplissant de cette façon la partie basse du cylindre 8 d'air frais qui, par la suite se trouve comprimé par le piston 2 jusqu'à la tempé- rature d9allumage.
A l'aide de cette disposition l'évacuation complète des rési- dus de combustion de la partie basse du cylindre est assurée, de même son rem- plissage complet avec de Pair fraisdeux conditions essentielles pour un fon- ctionnement irréprochable et l'obtention d'un rendement, élevée
Cette variante de construction présente encore un autre avanta- ge, à savoir :
La soupape de retenue figo 1, de même qu'une autre soupape de retenue prévue dans le couvercle 10, cette dernière étant nécessaire pour le remplissage de la chambre circulaire lors de la chute du piston 2, devien- nent superflueso
Il est recommandable de dimensionner la chambre circulaire 47 de façon à n'introduire en-dessous de la pièce de frappe 46 que l'air néces saire à tenir cette pièce intermédiaire 46 suspendue seulement pour le temps requis pour évacuer tous les résidus de la combustion, mais en ayant soin que
EMI5.4
l'arête inférieure de la pièce de frappe 46 ne libère pas l'orifice d5échap- pement 6; ainsi se crée une colonne oscillante d'air entre la chambre circulai-
EMI5.5
re 4?¯ et l'espace en-dessous de:
la pièce de frappe o La figure 8 montre un autre exemple d-exécution d'une pareille dameuse-Diesel, munie d'une pièce de frappe intermédiaire 46 entreks surfa- ces de frappe du piston - mouton et la bouterolleo
La colonne d'air, oscillant entre les chambres 47 et 48 est ici remplacée par un ressort 49. Conformément à cet arrangement, ce ressort est dimensionné de façon que, dans la position illustrée dans la figo 8, dans
EMI5.6
laquelle la pièce de frappe intermédiaire s'appuie sur le ressort 4S? il se for- me entre cette pièce de frappe 46. et le cylindre de la bouterolle 12 une cham- bre d'aspiration.
Le mode de travail est le suivant :
Le piston-mouton 2,s'apprêtant à tomber, après avoir glissé sur l' orifice d'échappement 6, comprime l'air frais dans la chambre 8. Cette compres-
EMI5.7
sion fait avancer la pièce intermédiaire de frappe L6 jusque a ce qu'elle touche
<Desc/Clms Page number 6>
le cylindre de la bouterolle 19. Le choc du piston 2 qui s'en suit immé- diatement' comprime davantage le ressort 49 avançant le cylindre de la boute- rolle 19 proportionnellement à l'avance de damageo Ainsi sont évités des coups de frappe de travers, pouvant avoir une influence destructive sur le cylindre 19.
Le piston-mouton 2 est projeté vers le haut par l'explosion.
Dès qu'il libère l'orifice d'échappement 6, le mélange comprimé dans la cham- bre 8, s'en échappe; à son tour la pièce intermédiaire de frappe 46 est proje- tée vers le haut par la détente du ressort 49 qui, comme décrit plus haut, avait été fortement tendu pendant la course de travail du mouton 2. Con- formément à l'invention, le ressort 49 a été dimensionné de telle façon qu'il projette le piston-mouton assez haut pour que non seulement il évacue tous les résidus de la combustion par l'orifice d'échappement 6, mais qu'il produit en même temps un vide dans la chambre 8. Ce vide, ensemble avec le propre poids de la pièce de frappe fait retomber cette dernière dans la position dessinée.
Dans cette construction avec le ressort 49, le piston-mouton 2 peut aussi être exécuté comme piston à surface lisse, non étagéo
Les dameuses pour pieux et pal planches décrites et illustrées doi- vent souvent changer de chantier de travail. Pour cette raison il est d'une grande importance que leur montage et démontage puissent se faire en un temps aussi court et avec une main d'oeuvre aussi restreinte que possibleo
Aves les dameuses à explosion on procédait jusqu'ici de façon que l'on assemblait d'abord le châssis mobile, formant la base de l'installation, puis on fixait le treuil, et ensuite, après que les divers tronçons de la potence (ou verge de glissement) avaient été assemblés à même le sol devant le chassis mobile,
on procédait à l'érection de la potence elle-même dont le pa- lièr se trouvait sur le châssis du côté opposé au treuil et dont la partie in- férieure était pivotante autour de son axe. Au milieu du châssis mobile on in- stalla un chevalet pourvu d'une poulie par laquelle on passa le câble du treuil à l'aide duquel la potence était ensuite érigée, deux haubans, fixés à la tête de la potence étant maintenus tendus par deux ouvriers ayant pris place laté- ralement pour en éviter un renversement possible. Avant le montage de la po- tence, le chassis de base devait être chargé de poids lourds, servant de con- tre-poids à la potence étalée à travers le chassiso Après la mise en place de la potence, le corps de la dameuse elle-même fut alors hissé en l'air le long des guidages de glissement à l'aide du treuil et fixé à la potence.
Tous ces travaux ont donc dû être exécutés du même côté où par après les pieux étaient à enfoncer et il fallait toujours compter avec un sol meuble, mouvant et très souvent saturé d'eauo
Afin d'éviter ces inconvénients, dans l'arrangement présent, la potence de glissement 63 est montée horizontalement au-dessus du treuil 64 posée sur des chevalets 65 dont l'un est utilement muni d'un galet de rou- lement 66 en sa partie supérieureo Les chevalets 65 ont une hauteur telle que le travail d'assemblage peut s'exécuter commodément.
D'après cet arrange- ment, le chevalet antérieur 65 (le plus.à gauche) est exécuté en deux fers U, qui, comme l'indique la figo 10, ont leurs ailes tournées vers l'intérieuro La potence de glissement 63 possède à son extrémité inférieure des tenons 67 dépassant les bras de la potence vers l'extérieur et glissant comme des bro- ches rondes entre les deux ailes des fers U du chevalet 65.
Le montage de la potence est effectué de la façon suivante : Après.que le chassis mobile et le treuil 64 sont assemblés, le premier tron- çon de la potence est amené, le mieux sur un chariot à deux roues suivant la di-rection de la flèche A, et posé avec son extrémité inférieure sur les galets de soulèvement 66 du chevalet 65, fixé sur le châssis. Ce chevalet 65 est ren- du inclinable autour du point 68 et permet de régler la hauteur de chargement de ce chevalet sur celle du chariot sur lequel le tronçon est amené à pied d'oeuvre. Ensuite ce tronçon est avancé d'autant que les tenons 67 peuvent
<Desc/Clms Page number 7>
être introduits entre les ailes du chevalet 65 en fer U et fixés à l'aide de la broche 69 dans la position désignée à la figo 9.
Après ceci la dameuse à explosion 70 est amenée avec le chariot à deux roues suivant la même di- rection de la flèche A, et est lancée au-dessus du tronçon de potence,re- posant sur le treuil 64; ce travail est rendu plus aisé, en se servant du treuil 64 dont le câble., passant par le galet 71 du chevalet 65, tire le tronçon dans sa position requiseo Il en est de même, si le guidage du corps de la dameuse est exécuté sous forme de galets de roulement.
Dans cette position commode, la dameuse 70 est complètement mon- tée sur le premier tronçon de la potenceo Maintenant le chevalet inclina- ble 65 est redressé si haut que le deuxième tronçon de la potence peut être amené et accouplé au premier, après quoi, on procède de la même façon pour le troisième tronçon. Ce travail dassemblage de la potence 63 terminé, les deux contre-fiches 72, appelées à appuyer la potence sur l'arrière et sur le côté du châssis, sont pivotées vers l'arrière dans le sens indiqué en figa 9 et fixéeso Ensuite le chevalet inclinable 65 est amené dans la position verticale ce qui est facilité en se servant du treuil 64.
Si l'on enlève en ce moment la broche 69, le poids de la dameuse 70 redressera la potence d'autant que les alésages des tenons 67 viennent se po- ser devant l'alésage 73, permettant d'introduire en cet alésage la broche 69.
Ensuite le câble du treuil est fixé à la tête de la potence et celle-ci ame- née aisément en sa position verticale cependant que deux hommes,à l'aide des deux contre-fiches 72 empêchent son renversemento Après le dressage de la potence 63, ces deux contre-fiches 72 sont fixées avec leurs extrémités infé- rieures au point 74 du chassis et contribuent ainsi à la stabilité nécessaire de l'ensemble de l'installation.
Cette nouvelle potence pour dameuses peut être installée avec peu de personnel et très rapidement. Le montage se fait toujours sur du sol soli- de et on ne nécessite que d'un faible contrepoids pour charger l'arrière du chassiso Le démontage se fait aussi rapidement mais en sens inverse à celui qui vient d'être décrite
Il est extrêmement important que la verge de glissement de ces po- tences soit aussi courte que possible ce qui facilite non seulement leur montage mais les rend aussi plus résistantes contre les chocs durs que provoque le mou- ton de la dameuse choc qui représente souvent un poids d'une tonne et plus et tombant ordinairement de deux mètres de hauteuro
Pour atteindre ce but, la griffe d'attache supérieure 75 figures 11 et 12 des dessins annexés, est fixée plus ou moins au milieu du corps du cylindre à explosion 76.
La partie supérieure de celui-ci dépasse d'une lon- gueur appréciable le galet du câble 77 lorsque la dameuse occupe sa position la plus élevée qui lui est prescrite par la longueur maximum des pieux à damer
Il est connu que ces dameuses,travaillant d'oridinaire d'après le principe à explosion Diesel, sont démarrées de telle manière que le piston- mouton, se mouvant à l'intérieur du cylindre,reposant' sur le pieu à damer, est remonté initialement à l'aide du treuil et ensuite lâchée Cette particularité de lancement n'est plus utilisée dans la présente constructiono La Longueur, nécessitée pour le remontage du piston se trouve ici économisée pour pouvoir se servir d'une verge de glissement aussi courte que possibleo
Conformément à cet arrangement,
le lancement du mouton-piston est obtenu à l'aide d'un pétard, chargé de poudre ou dun mélange analogue, intro- duit en-dessous du piston-mouton dans la chambre à explosiono Ce dispositif de lancement au pétard a l'avantage de rendre superflu tout dispositif de la- vage, employé jusqu'ici pour remonter le pistono Ensuite, les gaz d'explo- sion du pétard préchauffent favorablement les parois du corps cylindrique de la dameuse ce qui est particulièrement utile et désirable pour le démarrage du
<Desc/Clms Page number 8>
mouton par temps froid.
Un avantage plus appréciable encore de cette nouvelle construction découle du fait qu'on ne nécessite maintenant que les deux câbles 78 et 79 pour effectuer n'importe quels travaux de levage nécessaires, alors que jusqu'ici, quand il s'agissait de remonter le piston-mouton par l'un des câbles 78 et 79, il -fallait utiliser un câble pour faire deux opérations de levageo Ce qui avait comme condition préalable que le câble en question devait être détaché de l'une des pièces pour être fixé à l'autre pièce à montero Comme il s'agissait dans les deux cas à suspendre des charges appréciables, ce genre de fixation, afin d'éviter des accidents, devait être effectué avec de grandes précautions, demandant beaucoup de tempso
Une autre modification montre le galet 80 qui, comme cela était le cas antérieurement,
n'est plus fixé à la tête de la verge de glissement à côté du galet 77, mais a trouvé sa place à telle hauteur qui correspond le mieux à la longueur du pieu à battre, ce qui facilite considérablement l'implantation des pieux en dessous du mouton de la dameuseo
La figure 12 fait voir un second exemple d'exécutiono Le câble de levage 78 attaque ici la griffe inférieure de fixation 81 du cylindre 76;
son galet 77 est fixé immédiatement au-dessus d'elle. La verge de glissement 82 dépasse d'autant le galet 77 qu'il est nécessaire pour maintenir à la griffe supérieure de fixation 75 son guidage le long de la verge, même dans la position la plus élevée de la dameuseo La perche de soutènement 83 s'appuie judicieusement entre les galets 77 et 80 en un point à, ce qui garantit une construction bien stable de la potence et assure aux câbles 78 et 79 des couples égaux de tractiono
Tous les modes, aspects, formes,
fonctionnement et disposition des organes constituant l'ensemble des présentes dameuses pour pieux et palplanches et les potences pour ces dameuses ont été décrites et représentées en plusieurs variantes aux dessins annexés à titre d'exemple non limitatif pour la bonne intelligence des exposés et illustrant plusieurs applications de 1' invention comme outils à explosion satisfaisant d'une manière générale à tous usages industriels appropriés. Toutefois, il est bien entendu que les dispositifs et mécanismes décrits et illustrés peuvent, en pratique, être modifiés dans leurs détails de réalisation de toutes façons appropriées, sans sortir du cadre de la présente invention.