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PERFECTIONNEMENTS AUX METIERS A TISSER CIRCULAIRES.
Dans les métiers à tisser circulaires il est connu de maintenir les navettes sur un chemin de glissement,soit par des dispositifs mécaniques . qui l'empêchent de sortir, soit par la pression symétrique exercée sur la navette par les fils de chaîne.
La présente invention a pour but de maintenir la navette d'un métier à tisser circulaire stable sur son chemin de glissement sans qu'il y ait contact entre la navette et les fils de chaîne, et sans qu'il soit nécessaire d'employer un organe de retenue distinct du chemin de glissement.
L'invention comprend trois parties caractéristiques a) un rail en trois pièces servant de chemin de glissement b) un mode de poussée qui élimine considérablement le déséqui- libre de la navette en mouvement. c) un isolement électrique des trois parties servant de chemin de glissement, isolement qui permet, dans un rail unique, de posséder deux circuits électriques distincts.
Chacune de ces trois parties caractéristiques peut être employée isolément ou ensemble, ou, de préférence, combinée avec une des deux autres.
Le métier circulaire décrit appartient de préférence au type . dans lequel les fils de chaîne arrivent perpendiculairement au tissu produit, et changent subitement de direction, environ 90 , au moment où le tissu est formé. La levée des fils de chaîne est calculée de telle sorte que, de préfé- rence., la navette circulant entre les nappes de fils n'entre pour ainsi dire pas en contact avec les fils de chaîne.
La figo 1 représente une vue en coupe verticale du chemin de glissement des navettes.
La navette qui n'est pas tenue enfermée par un organe mécanique
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distinct du rail de glissement, et qui, par conséquent peut être mise dans le rail et retirée sans difficulté, glisse entre deux chemins constitués par une série d'éléments en relief, plats, de profil bombé 1 et 1' qui forment corps avec des anneaux 2 et 2' de section trapézoidale, un supérieur, l'au- tre inférieur au plan moyen des fils de chaîne. Un peigne 3 est réuni aux anneaux 2 et 2' par l'intermédiaire de deux autres anneaux 4 et 4' qui sont constitués d'une matière électriquement isolante. L'anneau de soutien 2, est lui-même isolé de la masse du métier, d'une manière convenable et non représentée sur le dessin.
La caractéristique fondamentale de l'invention est que les fils de chaîne, effectuant une grande levée (par rapport à la hauteur de la navette) ne viennent pratiquement pas en contact avec celle-ci,et d'autre part, ces fils ne peuvent jamais être pincés et cassés entre les éléments bombés et la navette en mouvement, navette qui comprend le sabot de friction 5 et l'épeule de fil de trame 5'.
En effet, les éléments bombés 1 et 1' se terminent (du côté ex- térieur du métier) par une courbe qui vient tomber dans un espace vide à l'intérieur du peigne 3,espace dans lequel le fil tend automatiquement à retomber sous l'action du mouvement de lève et baisse des lisses 6 et 6'.
Comme ces éléments 1 et 1' sont bombés et munis d'arrondis convenables, on peut être assuré qu'à aucun moment les fils de chaîne 7 et 7' n'entreront en contact avec la navette ni avec aucun élément du rail. Ils pourront donc, comme dans les métiers rectilignes se déplacer dans l'espace en ne touchant aucune partie métallique autre que le peigne de sélection des filso
On remarquera que par suite de la forme et de la disposition des éléments bombés 1 et 1' les fils de chaîne, lors de la levée et de la baisse, retombent obligatoirement dans l'espace vide situé entre les dits éléments bombés et le peigne. Cette levée et cette baisse sont calculées pour que les navettes n'aient pas à aider l'ouverture des nappes de fils de chaîne.
La stabilité de la navette est obtenue en éloignant le peigne 3 des anneaux 2 et 2', c'est-à-dire en donnant aux anneaux 4 et 4' une épais- seur suffisante pour que la navette soit, non pas suspendue en porte-à-faux sur le rail,mais plutôt encaissée dans celui-ci en tenant en équilibre sans l'aide aucune des fils de chaînée
La figure 2 indique comment la navette, malgré la poussée et bien que retenue par aucun organe, peut maintenir sa stabilité et cours de démarrage.
Généralement dans les métiers circulaires connus le plan des galets pousseurs et poussés est perpendiculaire au plan moyen des fils de chaîne 7 et 7'. Si la navette est insuffisamment lourde ou insuffisamment longue, il est possible que, sous l'action de cette poussée, son équilibre devienne précaire, notamment au démarrage.
Pour vaincre cette difficulté l'axe du galet pousseur 8 est in- cliné de manière à ce que sa jante cylindrique (de préférence en caoutchouc) soit sensiblement parallèle aux fils de chaîne 7, au point de contact entre le galet pousseur 8 et le galet poussé 9. Ceci est expliqué par les gravures 2 et 2ao Il est clair que la poussée résultante étant elle-même inclinée sur le plan médian P perd une grande partie de sa tendance à faire pivoter la navette. Ceci permet d'avoir une navette automatiquement stable, libre, et sans aucun contact avec les fils de chaîne.
L'isolement électrique du rail,2 et 2' et du peigne, a comme effet de créer deux circuits électriques indépendants qui permettent de con- trôler le fil enfermé dans la navette, pendant la marche du métier. La figu- re 3 représente schématiquement les circuits électriques. On voit que les trois éléments constituant le chemin de glissement des navettes étant iso- lés, on dispose à volonté, soit de un, soit de deux circuits électriques sé- parés. Un de ces circuits peut servir à renseigner sur ce qui se passe à l'intérieur de la navette.
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Une source électrique S a l'un de ses pôles en contact avec le peigne 3, un autre pôle est en contact avec l'anneau 2 et avec l'anneau 2' au moyen de circuits séparés comportant en 10 et en 11, soit des appareils de lecture, soit des relais électriques.
Si l'on dispose sur la navette 5, comme il est indiqué sur la figure 4, trois frotteurs collecteurs de courant isolés électriquement de la masse de la navette soit : - un frotteur élastique 12 en contact avec les éléments bombés 1 solidaires du rail 2 - un frotteur élastique 12' en contact avec les éléments bom- bés 1' solidaires du rail 2'.
- et un frotteur électrique 13 en conta.et avec le peigne 3 il existera deux circuits électriques indépendants qui pourront se fermer dans la. navette, ou à l'extérieur.
Un de ces circuits pourra servir de casse-trame électrique; l'autre circuit pourra être connecté sur un tâteur de fin de trame avertis- sement de l'imminence du manque de trame, mais distinct du casse-fil propre- ment dito
L'existence de ces deux circuits permet aussi d'effecteur dans la navette en marche (par exemple en fermant un contact placé en 10) une ac- tion électro-magnétique telle que rupture volontaire du fil de trame, aug- mentation ou diminution de la tension du fil de trame, imbibition momenta- née du fil de trame par un agent colorant, etc.