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' SOCIETE D'APPLICATIONS GENERALES D'ELECTRICITE ET DE MECANIQUE (S.A.G.E.M.), résidant à PARIS . .
DISPOSITIF POUR LA TENUE ET LE GUIDAGE DES NAVETTES DE METIER A TISSER
CIRCULAIRE.
La présente invention a trait à un dispositif pour la tenue et le guidage des navettes de métiers à tisser circulaires et plus particulièrement de métiers à tisser circulaires dont la foule est horizontale.
La tenue et le guidage des navettes des métiers circulaires con- nus étaient réalisés de différentes façons qui présentaient de nombreux incon- vénients.
Certains métiers comportaient un rail en forme d'U comme sur les métiers droits, dans lequel la navette se trouvait guidée et tenue, soit par la forme en queue d'aronde des deux branches du rail, ou'tout autre forme sus- ceptible de tenir la navette en place, les branches du rail étant souvent constituées de dents' entre lesquelles les fils de chaîne pouvaient se loger.
Ces dispositifs étaient d'une fabrication délicate et d'un entretien onéreux, étant donné la précision nécessaire à un bon fonctionnement et les frottements importante entre les pièces en contact. D'autre part, la navette n'était pas libre et ne pouvait être enlevée du métier sans avoir à démonter une partie du rail, les risques de coupure des fils de chaîne entre la navette et les organes de tenue étaient assez élevés.
Sur certains autres métiers le rail n'assurait que le guidage de la navette celle-ci étant tenue en position par divers moyens : soit par l'ac- tion d'un électro-aimant, soit par des jeux de galets imbriqués les uns dans les autres, soit par la combinaison de ces deux moyens, soit par la pression des nappes de fils de chaîne que la navette avait à écarter d'une façon impor- tante. Dans tous les cas ces dispositifs faisaient subir aux fils de chaîne une fatigue importante. Les navettes glissaient ou roulaient en effet en général
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sur les fils de chaîne et l'effort de l'électro-aimant augmentait d'autant l'écrasement et l'entraînement de ces fils entre les organes de guidage ou de support et les navettes.
D'autre part, les jeux de galetsfaisaient subir aux nappes de fils de chaîne des déformations appréciables qui augmentaient les casses dues à des surtensions des fils de chaîne. En général dans ces différents dispositifs, la capacité des navettes se trouvait fort réduite par l'enco brement des organes de tenue ou par l'impossibilité d'utiliser de grosses na- vettes avec les moyens employés.
Le dispositif suivant-l'invention a pour but de supprimer tout ou partie de ces inconvénients, à l'aide d'organes d'une réalisation simple et d'un entretien facile..
Ce dispositif, qui peut s'appliquer soit à des métiers dont la foule de faible amplitude est ouverte par les sabots de là navette dont la forme est appropriée à cet effet, soit à des métiers dont la foule est de grande amplitude dans lesquels les fils de chaîne ne touchent pratiquement pas la navette, est caractérisé par la combinaison des éléments suivants. :
1- Un chemin.de guidage des navettes en forme de L renversé dont la branche placée à la partie supérieure peut être, soit un rail conti- nu dans le cas d'un métier à foule de faible amplitude, soit un chemin cons- titué de dents dans le cas d'un métier à foule de grande amplitude.
II - Un ensemble d'organes assurant la propulsion et le soutien de la navette qui peut être constitué de différentes manières : a) Soit un ensemble comportant en combinaison : 1) Un galet de poussée commandé positivement dont le principe est bien connu, qui peut être soit vertical soit incliné agissant sur un galet fou placé à l'arrière de la navette.
2) Un dispositif porteur placé à l'avant de la navette qui peut être consti- tué de différentes manières; - Soit par une courroie portée sur deux poulies et commandée po- sitivement, sur laquelle repose un galet fou monté à l'avant de la navette.
- Soit par deux galets commandés positivement entre lesquels s'appuie un galet fou monté à l'avant de la navette.
- Soit par les dispositif s.inverses des deux précédents.
- Soit par un galet fou monté sur la navette et reposant sur un galet-commandé'positivement, la tangente commune aux deux galets au point de contact étant sensiblement horizontale. ces différents dispositifs pouvant être inclinés ou non vers le rail.
3) Un galet fou placé sous la navette servant de soutien à celle-ci au mo- ment de l'arrêt et du démarrage. b) Soit un ensemble porteur-propulsion placé au centre de la na- vette qui peut être constitué par deux galets fous solidaires de la navette, se plaçant à cheval sur un galet propulseur placé sous celle-ci et commandé positivement, ou par la disposition inverse et peut être combiné ou non avec un ou plusieurs galets de soutien.
III - Un mode de commande des galets de propulsion et porteurs à partir de la partie inférieure du chemin de guidage.
L'emploi d'un dispositif comportant ces caractéristiques apporte des avantages appréciables :
Les dispositifs de guidage précédemment connus conduisent à des
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ensembles d'une réalisation difficile demandant une précision coûteuse à ob- tenir et qui nécessite un entretien onéreux car il est nécessaire de rempla- cer ou de reprendre fréquemment certaines pièces aussitôt qu'une certaine u- sure apparaît.
Le présent dispositif en supprimant tout frottement mécanique de la navette à sa partie inférieure, soit sur des dents métalliques, soit sur des nappes de fils, permet par un réglage approprié en hauteur des organes porteurs et des organes de propulsion de régler très facilement le jeu de fonctionnement de la navette à mesure que l'usure des pièces en contact se produit. Celle-ci se trouve donc maintenue dans les meulleures conditinons de fonctionnement sans l'intervention fréquente d'un mécanicien et d'autre part la fabrication de l'ensemble ne demande pas une précision aussi grande que dans les autres dispositifs connus.
En outre, en supprimant la moitié du frottement mécanique suppor- té par la navette, on réduit d'une façon appréciable l'effort nécessaire à la propulsion de la navette et en conséquence la puissance nécessaire au fonc- tionnement du métier.
Le mode de propulsion à partir du chemin de guidage apporte une simplification dans la construction mécanique de cette partie du métier par rapport aux dispositifsprécédemment connus.
Du point de vue du tissage, en dehors de leur passage entre les organes propulseurs et les organes porteurs qui sont commandés à une vitesse convenable, les fils de chaîne de la nappe inférieure ne supportent plus au- cune fatigue due soit à leur frottement sur les navettes et à leur laminage entre celles-ci et le chemin de glissement dans le cas d'un métier à foule de faible amplitude, soit à leur passage entre des dents avec les risques de coupure qu'un tel dispositif comporte toujours dans le cas d'un métier à fou- le de grande amplitude.
Ainsi la fatigue et les risques de rupture des fils de chaîne se trouvent diminués dans une grande proportion et cet avantage est considéra- ble lorsque l'on se propose de tisser des fils fins et fragiles et des tissus à comptes serrés.
En outre, l'utilisation du dispositif central porteur-propulsion permet d'utiliser la capacité totale de la navette aucun espace n'étant oc- cupé en longueur par le galet poussé. Le rendement du métier se trouve alors amélioré sans augmentation de la longueur des navettes. On est conduit à uti- liser une canette moins courbe c'est-à-dire plus facile à dévider par la poin- te.
Dans toutes les combinaisons conformes à l'invention la navette reste parfaitement accessible et peut être retirée ou remise librement c'est- à-dire sans aucune intervention mécanique.
Des formes de réalisation de dispositifs conformes à l'invention sont représentées aux dessins annexés suivant les figures dont détail ci-des- sous : Figure 1 - Coupe d'une navette au droit de la poussée dans le cas d'un métier à foule de faible amplitude montrant un mode de commande du galet avec prise du mouvement sous le chemin de glissement.
Figure 2 - élévation développée de la navette suivant la figure 1 montrant la position du galet de soutien et de la courroie porteuse.
Figure 3 - coupe d'une navette au droit du galet de soutien dans le cas d'un métier à foule de grande amplitude.
Figure 4 - élévation développée de la navette représentée à la figure 3 mon- trant une disposition inverse de la figure 2 pour la courroie por- teuse.
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Figure 5 - dispositif porteur constitué par un groupe de deux galets sur les- quels repose un galet solidaire de la navette.
Figure 6 - dispositif porteur inverse de celui représenté à la figure 5.
Figure 7 - dispositif porteur constitué par un seul galet sur lequel repose un galet fou solidaire de la navette.
Figure 8 - coupe du dispositif représenté à la figure 7 montrant un mode de commande du galet porteur avec prise de mouvement sous le chemin de glisse- ment des navettes.
Figure 9 - coupe d'une navette à dispositif unique porteur-propulsion central.
Figure 10 - Vue en plan de la navette représentée à la figure 9 montrant une position possible du cocon ou de la canette qu'elle contient.
Figure 11 - élévation développée de la navette représentée aux figures 9 et
10 montrant la position de deux galets de soutien.
Une navette 1 d'un métier à tisser circulaire à une ou plusieurs navettes, se trouve portée d'une part par l'appui du galet poussé 2 sur le galet propulseur 3, et d'autre part par l'appui du galet fou 4 sur la cour- roie 5 commandée positivement par la rotation de l'un quelconque des galets 6 et 7. La navette se trouve guidée par ailleurs par la branche supérieure 8 du chemin de glissement en L renversé et le peigne 9.
Dans le cas d'une foule de faible amplitude ouverte par le pro- fil de la navette, celle-ci glisse sur la nappe supérieure des fils de chat- ne qui se trouve placée entre le chemin de glissement et son sabot.
Dans le cas d'une foule de grande amplitude, la nappe supérieure des fils de chaîne s'efface entre les dents 10 qui constituent la branche su- périeure du chemin de glissement (figures 3 et 4).
Le galet de soutien 11 n'agit que lorsque le métier est à l'arrêt pour maintenir la navette en place mais il n'entre pas en contact avec les fils de chaîne de la nappe inférieure pendant la marche.
La navette 1 se remet automatiquement en place dans le chemin de glissement et sur les galets au moment du démarrage, sous l'action de l'ef- fort de poussée du galet propulseur 3 d'une part et sous l'action de la force centrifuge d'autre part.
Sur la figure 1 un mode de commande du galet propulseur 3 à par- tir de la couronne inférieure du chemin de glissement 12 est représenté sché- matiquement. Par les pignons intermédiaires 14-15-16 il est possible d'obte- nir le sens de rotation et la vitesse désirés, le mouvement étant pris sur la couronne 12 à l'aide du pignon conique 13.
Le dispositif porteur peut être constitué de différentes façons.
Sur la figure 4 la courroie 5 est montée sur la navette à l'aide de deux ga- lets fous 17 et 18 et repose sur l'unique galet porteur 19 commandé positive- ment.
Le galet 4 peut être également porté par deux galets 20 et 21 ou une disposition inverse peut être adoptée : galet porteur unique 19 et deux galets sur la navette 22-23 (figures 5 et 6). Plus simplement, le galet 4 peut être porté au droit d'un seul galet 19 (figures 7 et 8).
Les galets du type 6-19-20 et 21 sont commandés positivement de la même façon que le galet propulseur 3 à partir de la couronne 12 par l'in- termédiaire des pignons 22-23-24-25 (figure 8).
Dans le cas d'une navette à propulsion centrale (figures 9-10-11) le galet propulseur est combiné avec un galet porteur 26 commandé également positivement, l'ensemble assure la propulsion et la tenue de la navette en marche. A l'arrêt, il peut être nécessaire de prévoir un ou deux galets de soutien 11.