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ECLAIRAGE DE CROISEMENT POUR VEHICULES-AUTOMOBILES.
Le trafic nocturne des véhicules automobiles sur route présente pour les conducteurs de ces véhicules certains inconvénients particulière- ment dans le cas de croisement de deux véhicules roulant à vive allure, en sens opposé sur la route. Les conducteurs de ces véhicules doivent,' dans ce cas, passer de l'éclairage des phares de route à l'éclairage de croisement, appelé "code" tant pour observer les règlements de la police de roulage que pour éviter leur éblouissement mutuel.
La diminution brusque de la puissance lumineuse des phares, lors de ce changement d'éclairage, qui restreint fortement la visibilité sur la routé, oblige d'autre part le conducteur à ralentir sérieusement la vi- tesse de son véhicule pour lui permettre de freiner normalement et sans crainte de dérapage, en cas d'apparition soudaine d'un obstacle qu'il n'aurait pu déceler à temps, du fait du manque de portée de l'éclairage "code" des phares. Cette portée sera encore plus réduite par le mauvais temps (pluie, brouillard, neige) qui rend, souvent, la route glissante et peu propice à un freinage rapide.
La présente invention a pour but de remédier à l'inconvénient du manque de visibilité sur la route lorsqu'il est fait usage des phare "code".
Suivant l'invention le véhicule automobile est pourvu, en plus de ses phares et feux réglementaires, d'au moins un phare auxiliaire de croisement dont le faisceau lumineux est dirigé latéralement, par rap- port à l'axe longitudinal du véhicule, de façon à éclairer le côté et la partie de la route le long de laquelle rouleront les véhicules venant en sens opposé, ledit phare auxiliaire pouvant être branché à volonté sur le circuit électrique alimentant l'éclairage "code" des phares du véhicule.
Diverses formes d'application de l'invention seront décrites ci- après, avec référence aux dessins annexés dans lesquels :
Fig. 1 est une vue en plan, d'une section de route sur laquelle se déplacent divers véhicules pourvus de l'éclairage suivant l'invention et
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montrant l'action du faisceau lumineux de cet éclairage.
Fig. 2 à 5 montrent divers modes d'appplication de l'éclairage suivant l'invention, à un véhicule automobile.
Gomme montré en Fig. 1 un phare P ou projecteur de croisement est disposé, de préférence, à la face latérale L de la carrosserie du vé- hicule A, de façon que le faisceau lumineux F qu'il projette soit dirigé perpendiculairement à l'axe de déplacement.au véhicule, indiqué par la flèche D, de manière à éclairer le sol (voir Fig. 4) et le côté de la route le long duquel roule un véhicule A2 venant en sens opposé, dans la direction de la flèche D2.
Le faisceau lumineux F du phare P éclaire ainsi la zone d'ombre dangereuse de la route, que les phares "code" C2 du véhicule A2 n'éclairent pas, ou peu, par suite de leur portée lumineuse obligatoirement restreinte.
Le croisement de deux véhicules,roulant à vitesse élevée, considéré comme dangereux avec simple éclairage en phares "code" est donc rendu aisé, grâce à l'éclairement supplémentaire du phare latéral de croisement selon l'invention.
En effet, si les véhicules A et A2, roulant en sens opposé, sont munis tous deux du phare latéral P, les zones d'ombres correspondantes de la route seront éclairées au flur et à mesure du déplacement de ces véhicules en éclairant, suffisamment à temps, les obstacles fixes ou mobiles, se trou- vant sur la route suivie par ces deux véhicules. Par exemple, le phare P du véhicule A éclairera parfaitement un tas de pierres ou de gravier déversé sur le bord de la route, tandis que le phare P, du véhicule A2, éclairera un animal S errant en liberté le long de cette route.
Le phare de croisement P sera avantageusement placé en tout en- droit convenable du véhicule, le long de la face latérale gauche de celui- ci, dans les pays ou la circulation se faità droite bien entendu, de maniè- re à obtenir le meilleur champ d'éclairement de la route, sans que le fais- ceau lumineux dudit phare ne puisse gêner les conducteurs de véhicules ve- nant en sens opposé, ou qui suivent. Dans les pays où la circulation se fait à gauche, le phare P sera naturellement prévu sur le côté droit du véhicule.
Des essais effectués à l'aide d'un simple phare anti-broùillard ont démontré tout l'intérêt du système d'éclairage selon l'invention, par- ticulièrement par temps de pluie. Un résultat très efficace a été obtenu en plaçant le phare sur la face latérale de la carrosserie, vers la moitié arrière du véhicule à environ 1 m. à 1,20 m. au-dessus du sol. Dans la pratique, le phare de croisement P sera par exemple appliqué, pour les voi- tures existantes, à la partie supérieure de l'aile arrière E du véhicule, tel que montré en Fig. 2, ledit phare étant introduit dans un boitier de protection G de forme et profil convenables, établi en tôle, en matière plas- tique ou analogue.
Le phare P pourra de même, dans les voitures en fabrica- tion, être avantageusement incorporé dans l'aile arrière H et vers la par- tie supérieure de celle-ci (Fig. 3), de façon à ne pas former en un endroit exposé une saillie dangereuse.
Lors de la fabrication de ces phares de croisement, les réflec- teurs et les lentilles de ceux-ci, éventuellement de forme oblongue, se- ront établis pour projeter un large faisceau lumineux dirigé vers le bas (Fig. 4) afin d'éclairer une surface très étendue du sol sans risquer d'é- blouir les conducteurs des véhicules voisins.
Suivant la forme de réalisation montrée en Fig. 5, le phare de croisement pourra éventuellement être fixé sur le pare-choc arrière J du véhicule, et vers l'extrémité voulue de celui-ci, ledit phare étant éta- bli de manière à constituer simultanément; phare latéral de croisement, feu "stop" et lanterne arrière, l'appareil étant combinée pour produire également l'éclairage de la plaque gouvernementale -du véhicule.
L'allumage du phare de croisement pourra être commandé indépen- damment des phares réglementaires ou être alimenté par le circuit électrique
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contrôlant les phares "code", un interrupteur étant alors prévu sur le ta- bleau de bord du véhicule pour interrompre le circuit du phare de croise- ment pendant la traversée des villes. Une lampe=témoin. prévue sur le tableau de bord du véhicule sera de même utilement branchée sur le circuit dudit phare de croisement.
L'usage du phare suivant l'invention peut être considéré comme étant la plus parfaite solution de l'éclairage non éblouissant de croise- ment et son application pourrait être adoptée par la police de-roulage.
Un avantage supplémentaire du phare latéral réside dans son ef- fet de signalisation de croisement pour les conducteurs des véhicules qui suivent sur la route, lesquels sont ainsi automatiquement et indiscutable- ment prévenus, lors de l'allumage du phare latéral, qu'il va y avoir croise- ment de véhicules. En outre, un véhicule arrêté, par exemple le camion U montré en Fig. 1, éclairé en "code" est rendu infiniment plus visible du fait que le faisceau lumineux de son phare latéral est immobile, d'où risque moindre d'accident.
Dans l'application de l'invention aux gros camions ceux-ci pour- ront éventuellement, s'ils présentent une certaine longueur, être munis de deux phare latéraux de croisement. Lorsque ces camions constituent des tracteurs suivis d'une ou plusieurs remorques, celles-ci seront également munies du phare de croisement suivant l'invention.