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PELLICULE PLASTIQUE ET PROCEDES ET'APPAREILS POUR SA FABRICATION.
L'invention est relative à une pellicule plastique relativement mince faite en matières plastiques organiques, et à des procédés et appa.- reils perfectionnés pour la fabriquer. L'invention est également relative à des procédés et appareils pour le traitement des rouleaux d'une calandre servant à laminer.la matière plastique en une pellicule.
Jusqu'à présent, pour la fabrication d'une pellicule plastique relativement mince on faisait passer la matière plastique entre des rouleaux de calandrage pour l'amener à l'épaisseur désirée et donner un grain à la surface plastique, puis on faisait passer la pellicule sur un train séparé de rouleaux d'impression ou de gaufrage pour décorer la pellicule. On trai- tait les rouleaux des calandres en faisant passer de la toile émeri ou du papier de sable entre les rouleaux serrés l'un contre l'autre, dans le but de donner aux rouleaux un grain qui se reproduit sur la surface de la pelli- cule. Le passage de la toile émeri ou du papier de sable entre les rouleaux doit s'effectuer avec beaucoup de soins pour que les rouleaux soient dépo- lis à la-profondeur désirée sans cependant être marqués par les bords de la toile émeri ou du papier de sable.
En *outre, on a trouvé en pratique que ' le dépolissage de la surface des rouleaux de calandre obtenu au moyen de toile émeri ou de papier de sable s'use très rapidement, de sorte qu'il doit être renouvelé périodiquement, ce qui nécessite un arrêt de toute la fabri- cation de la pellicule sur la calandre et un nouveau traitement des rou- leaux de calandre. D'ordinaire, il est nécessaire de repolir la surface des rouleaux de calandre avant de les traiter à la toile émeri ou au papier de sable, et cela complique encore et rend coûteux le traitement des rouleaux.
L'utilisation d'un train séparé de rouleaux d'impression ou de marquage pour décorer la pellicule plastiquey nécessite des réglages com- pliqués entre les rouleaux décorateurs et lesrouleaux de calandre, si l'opé- ration est continue, et si l'opération n'est pas continue, il faut enrouler. la pellicule plastique et la manipuler en bobines entre la calandre et les
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rouleaux décorateurs,ce qui ajoute des frais très considérables à la fabri- cation de la pellicule.
Le but général de l'invention est d'éviter et de surmonter ces difficultés et d'autres inhérentes aux procédés et appareils connus pour la fabrication de pellicules, en procurant pour cette fabrication des procédés et appareils de calandrage perfectionnés et en créant une nouvelle pellicule plastique.
L'invention a aussi pour buts de procurera un appareil pour traiter au jet de sable ou de grenaille la sur- face de rouleaux de calandres, qui facilite grandement la formation d'une surface dépolie produisant un grain sur la surface des rouleaux, cet appareil pouvant fonctionner,si on le désire, sans que l'on doive arrêter le rouleau de .calandrage; un appareil à rouleaux de calandrage pour simultanément fabriquer une pellicule plastique et y appliquer tout décor,, marque de fabrique ou fi- ligrane voulu; une pellicule plastique grainée sur les deux faces et munie sur au moins une face d'un décor ou l'équivalent formé à un niveau différent de celui du restant de la surface de la pellicule, la surface décorée ayant sou- vent un grain différent du grain du restant de la surface de la pellicule;
un procédé de calandrage d'une pellicule plastique mince, la for- mation simultanée de grains sur les deux faces de la pellicule, et la forma- tion simultanée d'un décor à un niveau de la surface de la pellicule diffé- rent de celui du restant de la pellicule, la surface décorée ayant d'ordi- naire un grain différent de celui du restant de la pellicule; un procédé perfectionné de traitement des surfaces de rouleaux de calandres pour les rendre aptes à la formation de pellicule plastique.
Ces buts de l'invention, ainsi que d'autres encore qui apparaî- tront au cours de la description, sont atteints à l'aide d'un appareil de traitement des surfaces de rouleaux de calandre et l'équivalent, qui com- prend un hotte dont un côté ouvert épouse le contour de la surface du rou- leau de calandre, des moyens placés sur la hotte pour rendre étanche le joint entre la face ouverte de la hotte et le rouleau, une tuyère de souf- flage portée par la hotte et dirigée sur le rouleau, des moyens pour animer la tuyère d'un mouvement alternatif en avant et en arrière le long du rou- leau pendant qu'il tourne, une conduite à vide reliée à la hotte, une con- duite d'alimentation raccordée à la tuyère, et des moyens pour ramener de la conduite à vide à la conduite d'alimentation la matière projetée.
L'appareil de l'invention comprend également une calandre pos- sédant un châssis, un certain nombre de rouleaux de calandre tournant dans le châssis, au moins une paire des rouleaux coopérant pour transformer une bande de matière plastique en une pellicule,et une paire de rouleaux fi- nals coopérant pour réduire l'épaisseur de la pellicule et pour marquer en même temps un décor sur la pellicule et appliquer concurremment un grain sur la surface entière de la pellicule, la paire de rouleaux citée en der- nier lieu possédant des surfaces cylindriques munies de cratères, aptes à former un grain surla pellicule plastique, et des décors formés sur les rouleaux à un niveau différent de celui des surfaces de fond à cratères, ces décors comportant des surfaces cylindriques à cratères,,
la surface de fond du rouleau ayant d'ordinaire une texture à cratères différente de cel- le des surfaces du décor,
Le nouvel article manufacturé de l'invention comprend une pelli- cule plastique dont les deux faces inférieure et supérieure sont munies d'un grain,, et un décor sur au moins une face de la pellicule, formé à un ni- veau différent du restant de la surface de la pellicule, la surface du décor étant formée d'un grain différent du grain existant sur le restant de la surface de la pellicule.,
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Le procédé de l'invention pour le traitement des rouleaux de' ' calandrage comprend les opérations qui consistent à faire tourner'les rou- leaux,
à projeter par soufflage du sable ou de la grenaille dans un sens et dans l'autre le long de chaque rouleau pendant'qu'il tourne de manière à appliquer des marques en forme de cratères relativement fins sur toutes les surfaces des rouleaux, à arrêter les rouleaux, à recouvrir les surfa- ces des rouleaux d'un pochoir reproduisant le décor, à remettre en marche les rouleaux et à projeter de nouveau par soufflage du sable ou de la grenaille, mais d'ordinaire de densité différente, dans un sens et dans l'au- tre le long de chaque rouleau pendant qu'il tourne, pour appliquer des mar- ques analogues à des cratères aux portions des surfaces des rouleaux qui ne sont pas recouvertes par le pochoir figurant le décor.
Le procédé de formation de pellicules plastiques minces suivant l'invention comprend les opérations qui consistent à former la pellicule sous pression à l'épaisseur voulue,à mouler en même temps dans la surface des deux faces de la pellicule des empreintes complémentaires de relative- ment petits cratères pour obtenir un grain sur la pellicule, et à former-en même temps un décor sur une face au moins de la pellicule en moulant la sur- face de la pellicule à un niveau différent de celui du restant de la pellicu- le, cette dernière opération de moulage comprenant l'impression d'emprein- tes complémentaires de cratères, ayant d'ordinaire des dimensions différen- tes de celles du grain de fond situé à un niveau différent, sur les surfa- ces à décorer.
Pour que l'invention soit bien comprise, on se référera aux des- sins annexés dans lesquels la Fig. 1 est une élévation de face d'une calandre réalisant les principes de l'appareil de marquage à rouleaux de calandre suivant l'in- vention ; la Fig. 2 est une coupe transversale et verticale fragmentaire, agrandie, de l'appareil suivant la Fig. 1, prise substantiellement suivant la ligne II-II de la Fig. 1; la Fig. 3 est une vue en élévation de la hotte de l'appareil de traitement des rouleaux suivant l'invention, prise en substance suivant la ligne III-III de la Figo 2 ; la Fig4 est une v-ue en élévation de l'appareil de la Fig.2? vue du côté opposé et en substance suivant la ligne IV-IV de la Fig. 2;
la Fig. 5 est une coupe transversale verticale schématique des rouleaux de calandre de la Fig. 1, prise suivant la ligne V-V de la Figol mais sans le châssis ni l'appareil de soufflage; la Fig. 6 est une coupe agrandie de l'appareil de la Fig. 4, prise en substance suivant la ligne VI-VI de cette Fig.;
La Fig.7 est une coupe fragmentaire agrandie de la surface d'un rouleau de calandre avant et après le soufflage effectué suivant les principes de l'invention; la Fig'. 8 est une vue analogue à la Fig. 7 mais montrant une façon de placer un pochoir sur les rouleaux et d'y former un décor; la Fig. 9 est une vue analogue à la Fig. 8 montrant une autre façon de placer un pochoir de décor sur une surface de rouleau de calan- dre ;
la Fig.10 est une vue en coupe fragmentaire, à échelle encore plus grande, d'une surface de rouleau de calandre traitée par une toile émeri selon la pratique antérieure ; la Fig. 11 est une vue analogue à la Fig.10, représentant une surface de rouleau de calandre préparée conformément aux principes de la présente invention;
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la Fig. 12 est une vue en plan fragmentaire d'un décor formé sur une surface de rouleau de calandre par le procédé représenté sur la Fig. 8; la Fig. 13 est une vue en plan analogue à la Fig. 12 d'une par- tie d'une surface de rouleau décorée par le procédé représenté sur la Fig.9; et la Fig. 14 est une coupe fragmentaire agrandie d'une pellicule plastique conforme à l'invention.
Sur les dessins, le chiffre 1 représente de façon générale une calandre comprenant un châssis 2 portant de manière qu'ils puissent tour- ner, un certain nombre de rouleaux de calandre, par exemple quatre rouleaux 3, 4 5 et 6 Comme on le voit le mieux sur la Fig. 5, les rouleaux 3 et 4 ont entre eux une bande de matière plastique 7, et les rouleaux 4 et 5 ont entre eux une bande secondaire 8 de matière plastique; quand tous les rou- leaux tournent dans le sens indiqué par les flèches,, une feuille de pellicu- le plastique calandrée 9 reçoit son épaisseur et sa texture superficielle finale des rouleaux 5 et 6. On alimente d'ordinaire de façon connue la ma- tière plastique de façon continue sous forme de ruban ou sous une autre for- me à la bande 7.
L'appareil à grainer par jet les surfaces des rouleaux est re- présenté sur les Figs. 2, 3, 4 et 6, et cet appareil comprend une hotte, désignée de façon générale par le chiffre 10, ayant d'ordinaire en substance la longueur du rouleau de calandre à traiter, et apte à être montée au mo- yen de bras 11 sur le châssis 2 de la calandre, le châssis 2 portant les fentes usuelles en forme de T, 12, pour faciliter la fixation des bras.
La hotte 10 a un côté ouvert 13 épousant le contour du rouleau de calandre, et du feutre ou une autre garniture d'étanchéité 14 est in- terposé entre le bord de la hotte et le rouleau de la calandre.
Le fond de la hotte 10 est en forme d'entonnoir, d'ordinaire en forme de deux entonnoirs séparés 15 et 16 aptes à recueillir la matière pro- jetée par soufflage 17, telle que du sable ou des grenailles. Au fond des entonnoirs 15 et 16 sont raccordées des conduites à vide 18 et 19, qui abou- tissent, comme indiqué schématiquement sur la Fig. 6, à un réservoir de stockage 20 qui recueille le semble projeté par soufflage et permet à l'air de s'échapper comme dans un nettoyage par le vide usuel.
Au bord de la hotte 10, à l'opposé du côté ouvert 13, sont mon- tées une ou plusieurs tuyères de soufflage 21, reliées par une conduite 22 au réservoir de sable contenu dans le compartiment 20. La face 23 de la hotte 10 est munie d'une fente longitudinale 24 traversée par la tuyère 21.
La tuyère 21 est montée sur un manchon cylindrique 25, au moyen d'une vis de serrage 26, et le manchon 25 repose sur une plaque 27 fixée à un écrou 28 placé sur une vis 29 qui pivote à ses extrémités dans des oreilles 30 et 31 fixées au capuchon; la vis 29 traverse l'oreille 31 et est raccordée à un moteur 32 par un arbre flexible ou un autre moyen de commande 33. Des commutateurs limites 34 et 35 placés aux extrémités du trajet de l'écrou 28 sur la vis 29 servent à inverser automatiquement le sens de rotation du moteur 32 pour que la tuyère 21 se déplace alternativement dans un sens et dans l'autre le long du rouleau 6.
Pour guider le mouvement de la tuyère 21 dans la fente 24, le manchon cylindrique 25 est fixé à une plaque 36 placée de manière à pouvoir glisser entre desplaques à menton¯nets 37 et 38. En outre, pour rendre la fente 24 étanche de chaque côté de la tuyère 21, un canal 39 est prévu im- médiatement derrière la face 23 du capuchon 10, et ce canal 39 reçoit de manière à ce qu'elle puisse glisser, une courroie flexible 40 en caoutchouc ou en cuir. Le milieu de la courroie 40 est percé d'un trou à travers le- quel passe la tuyère 21, et la courroie est fixée à la plaque de glisse- ment 36, de manière que les bords opposés de la courroie 40 se placent dans le canal 39 immédiatement derrière la fente 24 et dépassent aux extrémités opposées de la hotte, de la façon représentée sur la Fig. 4.
Ainsi, lors- que la tuyère est animée d'un mouvement alternatif en avant et en arrière
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dans la. fente 24 de la hotte 10, la courroie 40 se déplace avec la tuyère et sert à recouvrir et à boucher la fente 24 de chaque côté de la tuyère ?la
On voit que pendant que la surface du rouleau de calandrage ést soumise au sablage à l'aide de l'appareil qui vient d'être décrit, le +ou- leau de calandre tourne contre le côté ouvert 13 de la hotte 10 pendant que la tuyère se déplace en avant et en arrière, et il en résulte qu'on donne à la surface du rouleau de calandrage une surface de grain très uniforme de caractère particulier.
Comme indiqué plus haut, auparavant, les rouleaux de calandre étaient munis d'une surface dépolie en faisant passer une toile émeri où du papier de sable entre les rouleaux de calandre, rapprochés, et le résultat obtenu était que les rouleaux de calandre recevaient une surface qui ressem- ble à celle représentée sur la Fig. 10, où le chiffre 41 désigne une par- tie fragmentaire agrandie du rouleau,, où. l'abrasif de la toile émeri ou-du papier de sable forme sur la surface du rouleau une indentation 42 relative- ment aigüe ou en forme de V.
D'autre part,, quand on traite un rouleau de calandre au moyen d'un jet de grenailles métalliques à l'aide de l'appareil du genre décrit précédemment, on aboutit au résultat que la surface du rou- leau a un aspect semblable à celui de la Fige 11, où le chiffre 43 désigne une partie fragmentaire agrandie de la surface du rouleau, qui porte un certain nombre de cratères creux 44 qui y sont formés, entourés d'un re- bord circulaire en relief 46, les cratères étant séparés, quand ils ne che- vauchent pas, par des parties relativement plates 47.
La surface résultan- te, après traitement, peut se décrire comme présentant une ressemblance marquée avec une partie agrandie de la surface de la lune, mais sur laquel- le les cratères sont plus étroitement espacés et chevauchent plus étroite- ment que sur la surface de la lune.
Un des avantages marqué de la surface suivant la Fig. 11 par rapport à la surface suivant la Fige 10, consiste en ce qu'il est souvent désirable de polir la surface du rouleau de calandre lorsque le dépoli qui s'y trouve est usé à la suite d'une opération de calandrage, et on a décou- vert que non seulement la surface représentée sur la Figa 11 produit un meilleur grain sur la pellicule plastique, mais que le dépoli de la Fig. 11 s'use plus lentement à l'usage que le dépoli de la Fig. 10.
En outre, quand il devient nécessaire de faire disparaître le restant du dépolissage de la surface d'un rouleau de calandre, une quantité nettement moindre de métal doit être enlevée du rouleau ayant la surface suivant la Fig. 11 que celle qui doit être enlevée du rouleau ayant la surface suivant la Fige 10. Ceci est important au point de vue de l'entretien et du remplacement des rou- leaux.
Les rouleaux de calandre 5 et 6, dont la surface traitée au jet de grenailles métalliques à l'aspect représenté sur la Fig. 11, non seule- ment laminent la pellicule plastique 9 à l'épaisseur convenable, mais encore appliquent simultanément, pendant l'opération de moulage, l'empreinte complé- mentaire de la surface de la Fig. 11 sur les deux faces de la pellicule plastique 9 pour y produire un grain. On remarquera ici, que lorsqu'on fa- brique une pellicule plastique ayant des surfaces complètement lisses au moyen de cylindres de calandre lisses, la matière a un toucher glissant, différent de celui des tissus, qui déplaît à l'écheteur, particulièrement quand la pellicule plastique est utilisée comme linge de table, rideau de douche ou pour d'autres usages pour lesquels l'acheteur est habitué à uti- liser une matière du genre tissu.
Quand la pellicule plastique a reçu l'em- preinte du dépoli de là Fig. Il, la pellicule plastique a un toucher ressem- blant davantage à celui d'un tissu, et est mieux acceptée par l'acheteur.
La Fig. 7 représente en 48 une partie du rouleau de calandre 6 ayant une surface lisse avant.l'opération de sablage décrite plus haut, et en 49 la surface du rouleau après l'opération de sablage. Le profil de la surface 49 du rouleau correspond à la surface représentée à plus grande échelle sur la Figo 11 et décrite plus haut.
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La Fig. 8 montre comment,, pour décorer la surface 49 du rouleau on recouvre cette surface du rouleau de calandre 6 d'un pochoir 50. D'ordi- naire, le pochoir est fait d'une feuille de caoutchouc relativement mince., hautement élastique, bien qu'on puisse utiliser d'autres matières analogues, et il entoure complètement le rouleau 6, des ouvertures correspondant au décor à exécuter étant formées dans le pochoir. Quand le pochoir est mis en place sur le rouleau de calandre 6, on soumet le rouleau à un second traitement au jet de sable ou de grenaille, qui grave dans le rouleau 6 le dessin du décor de manière à former une surface de décor 52 à un niveau différent, dans le cas considéré à un niveau plus profond que celui de la surface 49 du rouleau.
L'invention prévoit en particulier que la surface de décor 52 soit gravée au moyen de grenailles métalliques ou de sable d'une densité et de dimensions différentes de celles utilisées pour la gravure de la sur- face 49 formant le grain de fond, de manière qu'une texture différente soit impartie à la pellicule plastique par la ou les surfaces 52 formant le dé- cor. La Fig. 12 représente en élévation une partie du rouleau de calandre 6 munie de la surface à grain de fond 49 et la surface de décor 52 formant un rentrant dans la surface 49.
Au lieu de graver la surface de décor 52 dans la surface de fond 49 de la façon qui vient d'être décrite en se référant aux Figs. 8 et 12,on peutappliquer le décor sur le rouleau de calandrage comme le mon- trent les Figs. 9 et 13, où après avoir formé sur le rouleau de calandre 6 la surface 49, on recouvre certaines parties seulement de cette surface d'un pochoir 53, puis on traite le restant de la surface du rouleau au jet de sable ou de grenailles, souvent au moyen de sable ou de grenailles de densité ou de dimensions différentes, pour former une surface de fond 54 à un niveau inférieur, à celui de la surface 49 constituant le décor. La Fig. 13 représente en élévation l'aspect fini d'une partie du rouleau de calandre.
Une vue en coupe fragmentaire agrandie de la pellicule 9 est représentée sur la Fig. 14, la face supérieure 55 et la face inférieur 56 de la pellicule ayant un grain qui représente l'empreinte complémentaire de la surface à cratères de la Fig. 11. La pellicule 9 comporte aussi une surfa- ce de décor 57, qui est sensiblement complémentaire de la surface représen- tée sur la Fig, 11, la surface 57 étant souvent moulée au moyen de la sur- face de décor 52 de la Fig.
8, par exemple, gravée au moyen de sable ou de grenailles de dimension et de densité différentes de celles utilisées pour la gravure de la surface du rouleau 49. On remarquera également que la sur- face de décor 57 se trouve à un niveau différent de celui de la surface de fond 55, la surface de décor 57 étant d'ordinaire à un niveau supérieur à celui de la surface 55, du fait que le décor a été gravé par le procédé dé- crit plus haut avec référence à la Fig. 8.
Il résulte de ce qui précède qu'on atteint les différents buts de l'invention en fabriquant une pellicule plastique perfectionnée caracté- risée par une grande uniformité et qualité et par un prix de revient rela- tivement bas. Des procédés et appareils perfectionnés pour produire la pel- licule ont été réalisés,et les opérations de formation et d'impression de la pellicule telles que pratiquées jusqu'à présent, sont simplifiées, ren- dues plus rapides et meilleur marché.
L'invention procure également des procédés et appareils pour le traitement de rouleaux de càlandre de manière qu'ils plissent calandrer la matière plastique à l'épaisseur désirée, appli- quer simultanément un grain sur les deux faces de la matière plastique,, et appliquer simultanément un décor sur la ou les faces de la feuille.Les procédés et appareils décrits sont caractérisés par le fait que l'on peut aisément donner au grain de la surface de fond ou des surfaces formant le décor,la grossaur., la finesse ou les différences de niveau désirées en réglant l'opération de sablage.
On peut par exemple appliquer un grain très fin sur le fond de la pellicule et le décor peut être suffisamment peu ac- centué pour ne former uniquement qu'un filigrane ou une marque de fabrique sur la pellicule et n'être visible que lorsqu'on tient la pellicule exacte-
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ment perpendiculaire à une lumière donnée. Ou bien le grain de fond peut être très marqué et le décor peut ressortir du grain de fond et posséder une texture différente de manière à se détacher nettement sur la pellicule.
Bien que l'on ait décrit et représenté certaines formés d'exé- cution de l'invention, il va de soi que des variantes ou modifications peu- vent y être apportées sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
1. - Appareil pour traiter au jet de sable ou de grenailles des surfaces de rouleaux de calandres et l'équivalent, caractérisé en ce qu'il comprend une hotte ayant un côté ouvert dont le contour s'adapte au rouleau et dont l'autre côté est muni d'une fente longitudinale, une tuyère de souf- flage passant à travers la fente et dirigée vers le rouleau, une conduite d'alimentation de matière à souffler raccordée à la tuyère, une conduite à vide raccordée à la hotte, et un dispositif pour animer la tuyère d'un mou- vement alternatif dans la fente.