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MACHINE A MOULER ET EMBALLER DES PRODUITS-PETRISSABLES. 'TELS QUE 'DU
BEURRE.
Des machines et dispositifs pour mouler et emballer des produits pétrissables tels que du beurre, du fromage mou, de la pâte à cuire, de la plastelline, etc. ont été fabriqués depuis longtemps déjà dans les formes et principes de construction les plus variés. Les machines existantes, ou ont été conçues pour une commande manuelle et étaient, par conséquent, troppri- mitives et peu rationnelles, ou encore, étaient tellement compliquées que d' une part elles exigeaient un emplacement important et que, d'autre part, leur prix d'achat élevé supposait à une acquisition par des petites ou moyennes entreprises. Ceci, d'autant plus que leur conduite et entretien èxigeaient un personnel spécialisé bien entraîné.
Le coût élevé de telles machines a été conditionné par le fait que dans le but d'obtenir des rendements élevés, le principe du travail à la chaîne s'y trouvait appliqué, principe dans lequel les différentes opérations nécessaires au moulage et à l'emballage se pratiquaient à la fois sur toute une série de mottes de la marchandise à emballer, par exemple en utilisant une 'plaque tournante D'autre part, la subdivision des différentes'opérations de travail était sou- vent poussée à un tel degré que leur exécution devait être confiée à un nom- bre relativement' élevé d'aggrégats partiels, ce qui augmentait le coût de la machine. Ceci était notamment le cas pour les dispositifs assurant l'emballa- ge de la marchandise,-travail qui nécessitait au moins cinq opérations.
L'invention se propose de créer une machine qui d'un encombrement réduit, est d'une construction peu coûteuse et d'une conduite facile et dont la production suffit-entièrement aux besoins des entreprises moyennes.
Cette machine à mouler et à emballer des produits pétrissables, notamment du beurre, est caractérisée en ce qu'elle he travaille pas à la chaîne c'est-à-dire que plusieurs mottes de la marchandise à emballer par- courent simultanément différentes phases d'opération, mais qu'au contraire,
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ilyà à chaque cycle d'opérations de la machine, découpage, moulage, démoulage et,'emballage complets d'une seule motte,
Ce résultat est obtenu par les moyens suivants : La vis transporteuse est conique c'est-à-dire elle se rétrécit vers le bas et assure une compression préalable de la marchandise à emballer.
Sa commande n' est plus continue comme jusqu'à présent, mais intermittente et réglable pour pouvoir adapter le mouvement d'avance aux dimensions ou bien poids des mottes de marchandise à former.
Ceci est obtenu par l' inter calage d'un segment denté rotatif à longueur varia- ble de sa denture à un endroit approprié de la commande de la vis transporteu- se. Ce segment denté engrène pendant sa rotation avec une roue dentée pleine de ladite commande de sorte que la roue pleine exécute des rotations partiel- les plus ou moins 'grandes, fonction du nombre des dents du.segment, La varia- tion du nombre de dents est rendue possible par le-fait que la couronne den- tée du segment est échangeable, cette couronne pouvant être constituée d'une seule pièce de longueur différente ou de plusieurs pièces de longueur égale ou différente dont, selon les besoins, un nombre plus ou moins grand est fi- xé sur le corps du segment, p.ex. par vissage.
Pour éviter le déplacement de la couronne dentée sur le corps du segment, sans porter préjudice à l'inter- changeabilité facile, des clavettes ou cannelures peuvent être insérées en- tre les deux pièces. -
L'arbre porteur du segment denté est subdivisé dans sa longueur pour faciliter le démontage de la machine en vue du nettoyage.
Afin que les deux tronçons d'arbre reprennent toujours la même position mu- tuelle un tenon d'entraînement excentrique est fixé de préférence à l'un des tronçons et s'engage dans un creux "ad hoc" de l'autre tronçon. La marchan- dise à emballer est, dans une seule opération de travail, découpée par un pis- ton du tronçon de marchandise et comprimée dans le moule, celui-ci étant as- sujetti à un levier pivotant dans un plan vertical, c'est-à-dire autour d'un axe horizontal.
Ce levier amène le moule, par une oscillation de 90 de pré- férence, vers le haut près du dispositif d'emballage. Le poussoir qui démoule la marchandise à emballer est adapté à l'épaisseur de celle-ci par le fait que sa tige comporte un dispositif genre accouplement à griffus, lequel, se- lon la position relative des griffes, donne lieu à des longueurs de tige dif- férentes, le poussoir s'engageant ainsi plus ou moins profondément dans le moule.
La matière d'emballage, par exemple du papier ou une feuille métal- lique ne sera de préférence pas dévidée d'un rouleau, mais est amenée à la main, sous forme de feuilles découpées, vers un chariot.
L'aménage à la main pourrait toutefois être remplacé par des dispositifs mé- caniques connus en soi godets, suceurs, pinces, etc,.'.
Le chariot à commande forcée conduit la matière d'emballage vers le dispositif d'emballage, où elle arrive au plus tard en même temps que le moule chargé.
Lors de son expulsion du moule, la marchandise est pressée dans la matière d' emballage, opération durant laquelle les plis latéraux se trouvent formés d' une façon analogue à celle connue dans l'emballage d'autres produits mais non pétrissables.
Grâce à cette façon de procéder, la fermeture subséquente peut s'effectuer en une seule opération., Cette fermeture s'opère à l'aide d'un dispositif dans le- quel quatre plaques qui se déplacent alternativement par paires les unes con- tre les autres dans un même plan replient et ferment les pattes ouvertes de la matière d'emballage.
Pendant cette opération la marchandise enveloppée d'abord partiellement, puis totalement,, est retenue par au moins deux joues latérales élastiques jusqu'à ce qu'elle soit, chassée par le paquet suivant, expulsé du moule. Plusieurs mottes de marchandise complètement emballées pourraient reposer les unes sur les autres pour être enlevées ensuite simultanément.
Les joues de retenue latérales reçoivent, en outre, un mouvement obligatoire, de telle façon que sous l'effet d'un dispositif de commande àp-
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proprié elles se rapprochent et s'écartent alternativement, d'une part pour maintenir la motte de marchandise pendant l'enveloppement et d'autre part pour la libérer en vue de son expulsion. Pour. que pendant l'opération de pliage,; la motte de marchandise enveloppée ne puisse pas retomber, les joues latéra- les de retenue sont munies à leur bord inférieur de languettes horizontales qui coulissent dans des évidements "ad hoc" des organes de pliage disposés au-dessous et qui contribuent à soutenir la motte de marchandise.
Les dessins annexés représentent un exemple d9exécution de l'ob- jet de l'invention.
Les figures 1 et 3 sont des coupes verticales dans deux plans perpendiculaires,tandis que la figure 2 est une vue en plan sans la vis trans- porteuse et la trémie de chargement.
- Les figures 4 et5 représentent le dispositif d'emballage en cou- pe verticale et en plan, tandis que la figure 6 en représente une partie à plus grande échelle.
Les figures 7 et 8 représentent en plan et en élévation le seg- ment denté échangeable pour la commande intermittente de la vis transporteu- se et les figures 9 et 10 le dispositif de réglage du poussoir de démoulage dans ses deux positions différentes., Dans le bâti 1 reposant sur les pieds 2,2' et les rouleaux 3, se trouve tout à fait en bas le moteur de commande 4 dont le mouvement est transmis par la chaîne 5 sur l'accouplement 6,6'. Celui-ci est embrayé et débrayé par le le- vier 8 claveté sur l'arbre d'embrayage 7 et il est monté sur l'arbre prin- cipal 9 lequel, supporté dans les paliers 10, 10', 10" porte, en outre 1' excentrique 11 actionnant le dispositif de fermeture, l'excentrique 12 du pis- ton de découpage et de compression 27, l'excentrique 13 du poussoir vertical 32 et l'excentrique 14 du bras oscillant.
Sur l'arbre principal 9 est monté également la roue à chaîne 15 qui;, par l'intermédiaire de la chaîne 16 et la roue à chaîne 17, le couple conique 18,18' et l'engrenage à vis sans fin 19,19' entraîne la vis transporteuse 20.
Celle-ci tourne dans le carter tronconique 21, dans lequel débouche en haut la trémie de remplissage 22. Le beurre chargé dans la trémie est propulsé par la rotation de la vis transporteuse 20 dans la partie inférieure plus étroi- te du carter 21 et de cette façon comprimé préliminairement. Le mouvement intermittent de la vis transporteuse est assuré par un engrenage non visi- ble dans les figures 1 et 3. Cet engrenage (voir fige 7 et 8) se compose d' une roue dentée pleine 67 placée sur l'arbre 68 et entraînée par la couronne dentée 69', qui est vissée sur le corps de segment 69 et est, par conséquent échangeable. Le glissement de la couronne dentée 69' sur le corps de segment 69 est contrecarré de préférence par des clavettes 65.
Pour l'agrandissement du segment denté, des rainures de clavettes supplémentaires 65',pour d'autres clàvettes 65 sont prévues dans le corps de segment 69. Selon la longueur de- la couronne dentée 69', la'roue dentée 67 lorsqu'elle est en prise avec cet- te couronne exécute une rotation partielle plus ou moins grande, transmise par la suite à la vis transporteuse. L'arbre 70 du segment denté est subdi- visé en longueur et les tronçons d'arbre reliés entre eux par un tenon d'en- traînement excentrique 72 pour que le segment denté reprenne toujours la même position lorsque son arbre avait été démonté en vue d'un nettoyage.
Du carter 21 le beurre passe dans un puit vertical 23 dont la section trans- versale correspond au plus grand pourtour des mottes de beurre a produire.
Comme le puit 23 est plus étroit que la débouchure du carter 21, le beurre se trouve comprimé une seconde fois à cet endroit. Au milieu du côté large du puit 23, une ouverture 24 est pratiquée qui est fermée par le clapet 25. Ce- lui-ci peut avoir des épaisseurs différentes pour saillir plus ou moins dans le puit; la section de celui-ci se trouve ainsi réduite et la confection de mottes de beurre de tailles différentes rendue possible. Le bord supérieur du clapet de fermeture 25 est biseauté pour éviter un refoulement du beurre..
Celui-ci parvient ensuite dans la chambre de découpage 26 aménagée à l'ex- trêmité inférieure du puit 23. où il est découpé par le piston de découpage et de compression 27 actionné par le levier 28 et "la bielle 29 à partir de 1'
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execntrique 12, et pressée dans le moule 30. La profondeur dudit moule et, par- tant,la quantité de beurre susceptible d'y être introduit peut être réglée à l'aide de la vis de réglage 31 qui par l'intermédiaire du poussoir vertical 32 est en liaison avec la plaque d'expulsion 33.
Le réglage de la profondeur du moule 30 .au lieu de se pratiquer à l'aide de la vis de réglage 31 pourrait l'être également par une subdivi- sion axiale du poussoir vertical 32 en deux parties reliées entre elles par un dispositif 71, genre d'accouplement à griffes (fig.9,10). Lorsque, comme représentée en fig.9, les griffes sont en prise les unes avec les autres,le poussoir 32 est court et la plaque d'impulsion se trouve au fond du moule, Si par contre, les deux moitiés de l'accouplement sont déplacées l'une par rap- port à l'autre comme représenté dans la fige 10 de manière à ce que les faces frontales des griffes se touchent mutuellement, le poussoir 32 est rallongé, la plaque 33 se trouve avancée dans le moule de la hauteur des griffes et la profondeur du moule et partant,
l'épaisseur de la motte-de marchandise sont diminuées,. Le moule 30 se trouve à l'extrémité du bras creux basculant 34 le- quel actionné par le levier coudé 35 et la bielle 36 et à partir de l'excen- trique 14, pivote autour de l'axe 37, vers le haut d'un angle de 90 . Le basculement terminé, le poussoir 32, qui coulisse dans le bras creux 34 et dont une goupille transversale terminale 38 s'engage alors dans la fourche 39 du levier intermédiaire 40, chasse, en étant actionné par 1?-excentrique 39, la plaque d'expulsion 33 vers le haut et la motte de beurre bien compri- mée est poussée à travers le cadre de pliage 41 entre les deux joues élasti- ques de retenue 42, 42'.
Avant cette expulsion, une feuille de papier d'emballage préle- vée du récipient 43 a été posée à la main sur le chariot à papier 44. Ce chariot est actionné en même temps que le basculement du bras 34 a lieu par ce dernier et par l'intermédiaire du levier 46 et l'excentrique 45 monté sur l'axe 37. Par ce mouvement le papier se trouve amené entre le cadre de pliage 41 et le moule 30, grâce à quoi, la motte de beurre, comprimée lors de son expulsion du moule 30, est pressée dans cette feuille de papier et celle-ci subit,lors de son passage par le cadre de pliage 41 un pliage pré- alable.
Ce pliage comprend l'enveloppement des côtés longs de la motte de beurre du fait de la présence des faces latérales longues 47,47' et l'enve- loppement des côtés étroits de ladite motte du fait de la présence des pat- tes médianes transversales 48, alors que les pattes latérales transversales 49,49' assurent le pliage des quatre coins du papier.
La motte est donc, à son arrivée entre les joues de retenue élastiques 42, 42' déjà enveloppée de papier sur cinq faces, soit en haut et des quatre côtés.-
Pendant que le bras basculant 34 et le chariot à papier 44 re- tournent dans leurs positions de départ, l'enveloppement de la face inférieu- re de la motte de beurre s'opère de la façon suivante : l'excentrique 11 agit sur le levier 50, qui de son côté imprime par l'intermédiaire de la bielle 51 au plateau circulaire 52 supporté dans un guidage annulaire 53 un mouvement d'oscillation.
Le plateau circulaire 52 est creusé sur sa face inférieure de quatre rainures incurvées 54, 54, 55 tt 55' dans lesquelles s'engagent les doigts à galets 56,56' et 57,57' fixés à des plaques en fibre 59, 59' et 60, 60' qui coulissent dans des glissières ménagées à la plaque de fond 58. Par suite du mouvement oscillant des rainures 54,54' et 55,55' les doigts à ga- lets font avancer et reculera tour de rôle lesdites plaques en fibre. Il s'en suit que d'abord les côtés étroits de l'enveloppe en papier et ensuite les côtés longs de ladite enveloppe sont fermés respectivement par les pla- ques de fibres étroites 60,60' et les plaques de fibre larges 59,59'.
L'opération d'emballage est ainsi terminée. La motte de beurre reste entré les joues de retenue élastique 42, 42' jusqu'à ce que lors du prochain cy- cle de travail de la machine, une autre motte de beuure est expulsée et soulè- ve la première qui reste reposée sur elle. A ce moment, des boulons 64,64' fixés à la face supérieure du plateau circulaire 52 et engagés dans des rai- nures obliques 63,63' qui sont ménagées dans des appendices 62,62' des joues latérales 42,42', écartent celles-ci, de sorte que le démoulage ou bien l'ex-
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pulsion de la nouvelle motte de beurre peuvent s'opérer sans.peine.
Aussitôt après, les boulons 64,64' se trouvent grâce au mouvement oscillant contraire du plateau circulaire 52, dégagées des rainures 'obliques 63,63" et les joues s'appuieront à nouveau de façon élastique contre la mot-' te de beurre. Afin d'éviter avec certitude un glissement de la motte de beur- re vers le bas, les joues de retenue sont munies de languettes horizontales 66,66' qui glissent dans des évidements des organes de pliage 59,59'. Selon la consistance de la matière à emballer plusieurs mottes de beurre démoulées successivement pourraient rester superposées et seraient alors enlevées si- multanément.
La machine conçue suivant le principe de la présente invention peut,grâce à sa construction très simple, être fabriquée à un prix permet- tapt non seulement aux entreprises moyennes,'mais également aux petites entre- prises de l'acquérir en lieu et place des appareils manuels primitifs employés jusqu'à présent. Son encombrement est très réduit et ses conduite et entretien simples au point qu'ils pourraient être exécutés même par du personnel non spécialisé. Malgré tout, son rendement bien que restant au-dessous des gran-' des machines à fonctionnement complètement automatique, est très appréciable, résultat qui est obtenu surtout par la simplification du dispositif d'embal- lage qui exécute la fermeture des paquets en une seule opération de travail.
-REVENDICATIONS.-
1) Machine à mouler'et emballer des produits pétrissables tels que du beurre,caractérisée en ce qu'elle ne travaille pas à la chaîne c'est- à-dire qu'elle ne fait pas parcourir simultanément plusieurs mottes de mar- chandise, différentes phases d'opération, mais qu'au contraire il y a à cha- que cycle de travail de la machine découpage, moulage, démoulage et emballa- ge complets d'une seule motte.