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MACHINE A SOUDER ELECTRIQUEMENT UN ANNEAU PAR RESISTANCE.
La présente invention est relative à une machine alimentée en courant alternatif pour le soudage d'un anneau par résistance., comprenant des mors de serrage des deux lèvres de l'anneau à souder.
On sait que lorsque l'on soude bout à bout pàr résistance à l'aide d'un courant alternatif les lèvres d'une pièce annulaire telle qu'une virole, une jante.. il est dérivé' dans cette pièce du courant qui ne sert pas efficacement à la soudure et qui doit être fourni par le transformateur de soudure servant à l'alimentation de la machine.
.Lorsqu'on désire souder des anneaux en un métal bon conduc- teur de la chaleur tel que de l'aluminium, le courant dérivé circulant dans l'anneau devient relativement importante ce qui a comme conséquen- ce que la section transversale maximum de l'anneau qu'on peut souder à l'aide d'une machine de caractéristiques données devient sensiblement plus petite que si ce courant dérivé n'existait pas.
La présente invention a comme objet une machine du type susdit grâce à laquelle le courant dérivé dans l'anneau reste sensible- ment plus faible que dans les machines connues.
A cet effet., la machine suivant, l'invention comprend.. en ou-, tre, des pièces mobiles pouvant embrasser l'anneau à souder et formant entre elles un-circuit magnétique fermé qui contient, de préférence, une masse de fer feuilletée.
Par le fait que l'anneau à souder passe à l'intérieur du cir- cuit magnétique, la résistance du circuit formé par l'anneau à souder est augmentée par rapport au cas où le circuit magnétique n'existait pas et, par conséquent, le courant dérivé dans l'anneau est moindre.
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A condition de donner au circuit magnétique une section conve- nable, on peut maintenir le courant dérivé dans l'anneau à la valeur d'un courant magnétisant du genre de celui qui circulerait dans une bobine de self judicieusement construite.
On peut appliquer aux mâchoires de soudage d'une machine sui- vant l'invention la tension qui convient pour le soudage d'un anneau de la section maximum qui pourrait être soudée-s'il n'y avait pas de courant déri- vé, sans que l'anneau s'échauffe sensiblement, même après quelques minutes de mise sous tension, le courant magnétisant qui circule dans la boucle é- tant presque complètement déwatté par rapport à la tension appliquée.
Dans une forme d'exécution avantageuse, le circuit magnétique susdit comprend un coulisseau monté de façon à pouvoir pénétrer à l'inté- rieur de l'anneau à souder ainsi qu'un étrier situé à l'extérieur de l'an- neau et pivotant par rapport au dit coulisseau, de façon à pouvoir être amené au contact de celui-ci lorsque ce dernier passe dans l'anneau à sou- der.
De préférence, la mise en place du circuit magnétique susdit autour de l'anneau à souder est sous la dépendance de la mise en place des mors de serrage de cet anneau
Grâce à cette particularités, on peut accélérer la cadence de mise en place et d'enlèvement des anneaux à souder.
A titre de variante, au lieu de commander la fermeture et l'ou- verture de l'anneau magnétique en même temps que respectivement la fermetu- re et 1-'ouverture des mors de serrage de l'anneau à souder, on peut évidem- ment effectuer une des manoeuvres de l'anneau magnétique un peu avant ou un peu après la manoeuvre correspondante des mors de serrage.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui re- présentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement, deux formes d'exécution de la machine à souder suivant l'invention.
La figure 1 est une vue latérale d'une première forme d'exécu- tion de la machine à souder suivant l'invention, avant fermeture des mors de serrage de l'anneau à souder.
La figure 2 est une vue latérale en élévation de cette machine après fermeture des mors.
La figure 3 est, dans une moitié, une vue en plan d'une autre forme d'exécution de la machine suivant l'invention et, dans l'autre moi- tié, une coupe verticale suivant la ligne III-III de la figure 4.
La figure 4 est une vue en face, suivant la flèche 1 de la fi- gure 3, de cette même machine.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référen- ce désignent des éléments identiques.
La machine représentée aux figures 1 et 2 comprend des mors fixes 2 et des mors mobiles 3 entre lesquels les extrémités d'un anneau 4 à souder peuvent être maintenues. Les mors mobiles 3 sont portés par un support 5 qui peut pivoter autour d'un pivot 6. Les mâchoires forcées par les mors 2 et 3 peuvent être maintenues fermées à l'aide d'une pièce 7 en forme de pont qui pivote en 8 par rapport au bâti 9.
Le pivot 6 est porté par un balancier 10 connecté par une ti- ge 11 à un piston 12 mobile dans un cylindre 13. En outre, un ressort 14
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connecte un point 15 du support 5 à un point 16 du balancier 10. L'alig- nement de l'axe de ce ressort est tel que dès que la pièce en forme de pont 7 est ramenée de la position de la figure 2 à celle de la figure 1, le support 5 pivote vers le haut par rapport à son pivot 6 ce qui provo- que le desserrage de l'anneau à souder 4.
La machine représentée comprend, en outre, un coulisseau 17 mobile dans le sens de la double flèche de façon à pouvoir pénétrer à l'intérieur de l'anneau à souder, comme représenté à la figure 2 et à pou- voir en sortir comme représenté à la figure 1.
Une des extrémités de ce coulisseau 17 fait partie d'un cir- cuit magnétique comprenant une masse de fer feuilletée 18 en forme d'étrier.
Cette masse peut pivoter autour d'un pivot 19 par rapport au coulisseau 17.
Lorsque celui-ci est dans la position représentée à la figure 1, l'étrier 18 est maintenu soulevé par l'appui d'un galet 20 qu'il porte, contre une came 21.
Lorsque le coulisseau occupe la position représentée à la figure 2, l'étrier 18 peut se rapprocher de ce coulisseau jusqu'à être en contact avec lui grâce à une partie inclinée 22 de la came 21 le long de laquelle le galet 20 peut monter.
L'étrier en fer feuilleté 18 et la partie du coulisseau 17 a- vec laquelle cet étrier est en contact constituent, dans la position repré- sentée à la figure 2, un circuit magnétique fermé qui augmente la réactance du circuit constitué par l'anneau à souder et qui, par conséquent, réduit l'intensité du courant dérivé dans cet anneau.
Pour faire passer les éléments de la machine de la position re- présentée à la figure 1 à celle représentée à la figure 2, on peut agir sur une vanne 23 qui distribue de l'air comprimé amené par une conduite 24, soit dans une conduite 25, soit dans une conduite 26. En même temps, cette vanne établit la communication avec l'échappement respectivement de la con- duite 26 et de la conduite 25.
La conduite 25 est en communication simultanément avec le haut du cylindre 13 et avec le bas d'un cylindre 27 dans lequel se meut un pis- ton 28 relié par une tige 29 à' l'étrier 18. Lorsque l'air comprimé est ad- mis dans ce dernier cylindre, l'étrier 18 s'écarte du coulisseau 17. Celui- ci est amené de la position de la figure 1 à celle de la figure 2 lorsque l'air comprimé est admis dans la conduite 26. Cette dernière conduite com- munique en effet avec le cylindre 13 et avec un cylindre 30 dans lequel se meut un piston 31 connecté par une tige 32 au coulisseau 17.
Un ressort 33 relié, d'une part, en 34 au coulisseau 17 et, d'autre part, en 35 au bâti tend à ramener ce coulisseau dans la position représentée à la figure 1, lorsque l'air à la droite du piston 31 est admis à s'échapper par la con- duite 26, la vanne 23 dans la position de la figure 1 et une conduite 36.
Pendant ce mouvement de rappel du coulisseau 17, l'air comprimé admis par la conduite 24, la vanne 23 et la conduite 25 dans le cylindre 27, soulève l'étrier 18 de façon que celui-ci n'entrave pas ce mouvement de rappel par la butée du galet 20 contre la partie inclinée 22 de la came 21.
Pendant ce même mouvement de rappel du coulisseau 17, de l'air comprimé est admis au-dessus du piston 12 par la conduite 24, la vanne 23 et le conduite 25, tandis que l'air qui se trouve en-dessous de ce piston peut s'échapper par la conduite 26, la vanne 23 et la conduite 36.
Lorsque la vanne 23 est amenée dans la position représentée à la figure 2, l'air comprimé admis en-dessous du piston 12 ferme les mors de serrage de chaque anneau 4, l'air se trouvant au-dessus de ce piston pouvant s'échapper par la conduite 25, la vanne 23 et une conduite 37. En
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même temps, de l'air comprimé est admis dans le cylindre 30, ce qui fait passer le coulisseau 17 dans l'anneau à souder 4 et l'air se trouvant en- dessous du piston 28 peut s'échapper par la conduite 25, la vanne 23 et la conduite 37, ce qui permet à l'étrier 18 de venir s'appliquer contre le coulisseau 17 sous l'action de la pesanteur.
Aux figures 3 et 4, on a représenté une autre machine suivant l'invention dans laquelle les mors de serrage mobiles 3 font partie du circuit magnétique qui réduit le courant dérivé dans l'anneau à souder 4.
Les mors mobiles 3 sont portés par un pivot 4. Sur ces mors peuvent venir reposer des bras 38 portés par des pivots 39.
Dans cette forme d'exécution, il existe donc deux circuits mag- nétiques fermés qui passent dans l'anneau à souder 4, chacun de ces circuits comprenant un mors 3, un bras mobile 38, un pivot 39 et l'autre bras mobi- le 38 porté par ce même pivot.
La commande des bras 38 et des mors 3 peut être effectuée par un fluide sous pression.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme d'exécution représentée et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de cer- tains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
REVENDICATIONS.
1. Machine alimentée en courant alternatif pour le soudage d'un anneau par résistance, comprenant des mors de serrage des deux lèvres de l'anneau à souder, caractérisée en ce qu'elle comprend, en outre, des pièces mobiles pouvant embrasser l'anneau à souder et formant entre elles un circuit magnétique fermé.