<Desc/Clms Page number 1>
CONSTRUCTION A LANEILES DU GENRE DE JOINTS A RESSORTS
La présente invention est relative à une construction de galerie de mine dans laquelle on utilise un profilé dont la forme de la surface in- térieure correspond en section.essentiellement à celle de sa surface exté- rieure, de telle sorte que.des profilés disposés les uns dans les autres s'adaptent l'un contre l'autre en cas'd'application d'un serrage transver- sal au moins sur une partie de leur surface par exemple dans la région du fond de la gouttière et des brides. Dans un cas particulier, le fer profilé a en coupe la forme d'une cloche. Entre la pièce de fond et les bouts des deux brides, est prévue une échancrure longitudinale et les brides sont ren- forcées sur les bords par un bourrelet.
On connaît également déjà une construction de galerie de mine en forme de fer à cheval dont les parois consistent en deux fers profilés en forme de cloches disposés l'un dans l'autre, qui sont reliés vers le haut par un fer unique en forme de cloche recourbé de façon correspondante.
Des appuis et des arcs sont serrés entre eux transversalement par un' dispo- sitif de mise sous tension.
Il est maintenant proposé de construire les arcs et les anneaux servant à la construction de galeries de mines au moyen de pièces courtes en forme de segments maintenues égales suivant leurs longueurs et leurs rayons pouvant coulisser télescopiquement les uns dans les autres et se superposer au moins par paires de manière qu'il ne se forme entre les dispositifs de mise sous tension individuels disposés aux extrémités, que de petites lon- gueurs de flambage.,
Les avantages particuliers réalisés s'expliquent le mieux sur un exemple tel que représenté'sur le dessin annexé.
On y voit (fig. l) un arc pour une galerie ordinaire, dams lequel
<Desc/Clms Page number 2>
la hauteur de l'arc est de 3,20 m et la largeur du fond de 3,75 m. Pour l'arc semi-circulaire proprement dit, avant un rayon de 1,80 m, on utilise d'habitude 3 segments de 3-4 m. de long et d'un poids au mètre, par exemple de 32 kgr. Les segments s'y recouvrent sur 400 mm Conformément à l'inven- tion, on utilise, au lieu de cela, 7 pièces en forme de segments avant cha- cun 2 m. de longueur et un poids par mètre de 16 kgr. seulement, et éventuel- lement même 10 ou 12 kgr. On dispose les différentes pièces en forme de segments les unes dans les autres à la manière de tuiles, pour que, chaque fois,deux pièces voisines se recouvrent au moins sur la moitié de leur lon- gueur.
L'arc consiste ainsi en neuf pièces serrées entre elles, de manière qu'elles se recouvrent chaque fois sur 300-400 mm, aux points d'application des efforts. A ces endroits,les segments peuvent être serrés entre eux de façon usuelle par des organes de serrage de construction déterminée ou appropriée. De cette façon, aux différents points de serrage, trois segments se disposent chaque fois les uns dans les autres sur une étendue de 300-400 mm. environ et sont maintenus et serrés entre eux à ces endroits par les dispo- sitifs de serrage usuels. De cette manière, sur l'étendue complète d'un arc, deux pièces en forme de segments au moins sont assemblées partout entre les endroits de serrage mais, en ces endroits eux-mêmes, trois pièces en forme de segments sont superposées.
Les avantages particuliers sont évidents. Alors que, daris le mode de construction usuel, la pièce individuelle pèse de 96 à 128 kgr les pièces courtes en forme de segments n'atteignent que des fractions de ce poids, effectivement au maximum 32 kgr. Elles se laissent par conséquent manière de façon extraordinairement facile aussi bien lors du montage que du démontage, quand la galerie doit de nouveau être démolie. Le poids total des petits bouts de segments atteint 228 kgr. et ne dépasse par conséquent que de façon négligeable le poids des trois arcs de la construction usuelle malgré le plus grand nombre de points de serrage et lui est éventuellement égal, de sorte que la consommation de fer n'est pas augmentée. Le facteur de sécurité s'est en revanche notablement élevé.
Les fers doubles disposés les uns dans les autres représentent un joint à ressort dont le moment d'i- nertie et le moment de résistance sont supérieurs à ceux d'un fer séparé.
La répartition des masses est plue favorable par rapport à l'axe neutre et il en résulte par conséquent une anélioration de l'état statique. La même observation s'applique aux indices de flambage. Un autre avantage réside dans le fait que les pièces courtes peuvent être standardisées dans une mesure très étendue. On donne aux pièces un des rayons parmi les ares-les plus employés, mais du fait 'que ces'pièces sont courtes, la courbure est faible et il est également possible de fabriquer d'autres grandeurs d'arc.
La figure 2 se rapporte à une variante de réalisation dans la- quelle l'arc commence par une pièce courte 1. Sur celle-ci se trouve une pièce 2 en forme de segment et, près de l'extrémité de la pièce l, commen- ce la pièce 3 en forme de segment. Le serrage A englobe ainsi à cette extrémité de la pièce 1-les trois éléments 1, 2 et 3. Le serrage B se trou- ve à l'extrémité de la pièce 3 et ainsi de suite.
Cet emboîtement à la manière des tuiles de toiture donne lieu à des longueurs de flambage réduites, permet l'utilisation de profils plus légers et, par la possibilité de l'ajustage précis de recouvrement, on ob- tient également un accroissement notable du moment de résistance qui, en moyenne, dépasse de 20 à 25 % celui de deux pièces simplement juxtaposées.
Ceci peut se comprendre en ce sens que si par exemple un profil possède un moment d'inertie d'environ 200 cm4 par rapport aux deux axes de la section et qu'il obtient donc une valeur de 400 cm par le doublement, la valeur effective ne se trouvera pas près de 400 cm4 mais grâce à la distribution des masses, vers 480 - 500 ch4, naturellement toujours à condition que les deux profils soient montés suivant un ajustage précis. Cet ajustage précis s'obtient particulièrement bien lorsque le profil est en' forme de cloche.