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PROCEDE PERFECTIONNE DE FABRICATION DE.TISSUS EPAIS.
L'invention se rapporte aux tissus épais employés pour la fabri- cation d'articles qui requièrent de la souplesse, de l'élasticité et un grand pouvoir calorifugeant, tout en restant perméables à l'air, particulièrement celle de la pantoufle, de la chaussure et similaires.
Elle concerne ce genre nouveau de tissus épais qui fait l'ob- jet du Brevet belge, au même nom, N 498.952 du 26 Octobre 1950, intitulé : ttprocédé de fabrication de tissus épais", procédé suivant lequel on inter- cale, entre les deux tissus constitutif s du tissu épais, aux lieu et place du ou des tissus ordinairement interposés en vue d'en augmenter l'épaisseur, une (ou plusieurs) épaisseur ou couche de caoutchouc spongieux, ou autre ma- tière spongieuse, à pores communiquants ou non.
Dans une seconde demande de Brevet belge N 398.707 du 22 Mars 1952, le demandeur a décrit différents perfectionnements à la fabrication du susdit nouveau genre de tissus épais, perfectionnements portant, entre autres, sur des moyens tendant à les rendre aussi perméables à l'air que pos- sible .
Dans ce but, il a préconisé au cours de la fabrication d'épandre, préalablement à la coagulation et à la vulcanisation, le caoutchouc spongieux ou autre matière spongieuse, à pores communiquants ou non, sur un support ayant une surface comportant des creusures, telles que des alvéoles ou des rainures plus ou moins larges et profondes, rectilignes, parallèles, s'entre- croisant entre elles à angle droit ou non, puis lorsque la matière spongieu- se a rempli lesdites creusures, d'appliquer sur la surface du support, à l' instar d'un couvercle, l'un des deux tissus ou feutres constitutifs du tissu épais, de façon que, la coagulation et la vulcanisation ayant eu ensuite lieu, il soit possible de retirer du support le tissu oa feutre qui entraîne avec lui la matière spongieuse qui y adhère, en faisant saillie,
le nouveau genre de tissu épais étant enfin terminé par collage du deuxième tissu ou feutre
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constitutif sur la surface libre opposée de la couche ou épaisseur de matière spongieuse.
Or, l'application des divers perfectionnements ét moyens préco- nisés par le demandeur, lui a fait constater, qu'en pratique, la perméabilité à l'air de ce nouveau genre de tissus épais restait encore insuffisante.
Après nombre d'observations, il a remarqué que la raison pour la- quelle ce nouveau genre de tissus épais n'était pas encore suffisamment per- méable à l'air, était imputable à l'existence d'une mince pellicule de ma- tière spongieuse s'étendant entre le premier tissu et la couche de matière spongieuse, et que cette mince pellicule freinait ainsi le passage de l'air à travers l'ensemble du tissu épais.
Il a,de plus, reconnu que cette mince pellicule se formait au cours de la fabrication, en fin d'épandage de la matière spongieuse sur la surface du support comportant les creusures destinées à la recevoir, et qu' elle était due, les creusures une fois remplies, au fait que l'excédent de matière spongieuse épandue se trouvait étendue sur toute la surface du sup- port comportant lesdites creusures, et plus particulièrement, de par l'ap- plication même du premier tissu ou feutre constitutif du tissu épais, avant de procéder à la coagulation et à la vulcanisation..
Cela exposé, l'invention a pour but de remédier à l'inconvénient ci-dessus exposé, résultant de Inexistence de cette mince pellicule formée entre le premier tissu et la couche de matière spongieuse dans les tissus épais obtenus par le procédé du demandeur, selon ses brevets sus-rappelés.
Dans ce but, en vue d'éviter la formation de la susdite mince pel- licule entre l'un des tissus constitutifs et la couche ou épaisseur de matière spongieuse, à pores communiquants ou non, au cours de la fabrication du nou- veau genre de tissus épais selon les brevets précités du demandeur, la présen- te invention apporte de nouveaux perfectionnements qui en font l'objet et qui consistent :
1 . - En ce que :
a) Après que les creusures du support (plaque, plateau, table ou bande, en métal, verre, matière plastique rigide ou souple, ou autre) ont été remplies par la matière spongieuse épandue sur la surface du support, cette surface est raclée soigneusement afin qu'il ne reste que la plus faible cou- che possible de matière sur la surface des parties du support situées entre les creusures et qu'affleure la matière spongieuse qui les remplit. b) La matière spongieuse remplissant les creusures, est ensuite soumise à la coagulation et à la vulcanisation, par exemple, en introduisant le support dans un four de coagulation et de vulcanisation.
c) La vulcanisation terminée, la surface du support qui comporte les creusures se trouvant recouverte d'une mince pellicule de matière spon- gieuse présentant une certaine résistance, on soumet ladite pellicule à un grattage ou à un brossage énergique, ou encore, à tout autre traitement ayant pour effet de percer, arracher ou enlever ladite mince pellicule aux endroits ou elle recouvre la surface des parties du support situées entre les creusu- res et qui forment saillies ou tétonso d) Cette phase terminée, on recouvre alors la surface du support avec le premier tissu constitutif que l'on colle de façon telle et par des moyens tels, qu'il adhère à la matière spongieuse remplissant les creusures et affleurant à la surface du support.
e) Le collage ayant fait prise et étant suffisamment résistant, on enlève du support, en le tirant, le premier tissu constitutif auquel adhè- re, en faisant saillie, la couche ou épaisseur de matière spongieuse qui rem- plissait les crousures, et l'on procède au collage du second tissu constitu- tif, pour obtenir, finalement, le tissu épais suivant le principe de l'inven- tion.
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2 . En ce que : f) En vue de renforcer ce nouveau genre de tissus épais, on peut introduire dans les creusures, sur toute la longueur et/ou sur toute la lar- geur du support, des fils textiles, métalliques ou autres, constituant une sorte de réseau de renforcement, et épandre ensuite, par dessus, la matière- spongieuse dans les creusures de la surface du support, comme exposé sous a) de 1 .
3 . - En ce que, à titre de variante : g) Après les phases du procédé comme exposées sous a) et b) de 1 , les creusures de la surface du support ayant été préalablement garnies d'un réseau de renforcement comme exposé sous f) de 2 , la phase de coagu- lation et de vulcanisation étant terminée, on enlève du support comportant les creusures, la couche ou épaisseur de matière spongieuse avec sa mince pel- licule, et on lui fait subir la phase de grattage ou de brossage comme exposé sous c) de 1 , cet enlèvement de la couche ou épaisseur de matière spongieuse hors du support étant rendu possible ou grandement facilité,de même que le perçage, arrachage ou enlèvement par brossage, grattage ou tout autrement,
de la mince pellicule obturant les endroits perforés ou ajourés qui correspon- dent aux parties de la surface du support formant saillies ou tétons entre les creusures, du fait et grâce à Inexistence du réseau de renforcement en- castré dans la face de la couche ou épaisseur de matière spongieuse opposée à celle qui comporte la mince pellicule. h) La couche ou épaisseur de matière spongieuse, se présentant, après la phase exposée sous g), sous forme d'une plaque ou feuille de matière spongieuse à perf orations débouchées, il suffit de la recouvrir ensuite sur ses deux faces, par collage, avec les tissus constitutifs pour obtenir un tissu épais suivant le principe de l'invention, cette plaque ou feuille, se- lon les dimensions du support, pouvant également se présenter sous forme de bande.
i) Dans certains cas, et selon la nature de la matière spongieu- se, on peut au besoin procéder comme exposé sous g), en omettant de garnir les creusures du support d'un réseau de renforcement, ce qui se traduit par une plaque, feuille ou bande de matière spongieuse ajourée ou perforée, élas- tique dans le sens de la largeur et de la longueur, alors qu'en procédant com- me exposé sous g) et suivant que le réseau de renforcement s'étend en largeur et/ou en longueur, on obtient une plaque, feuille ou bande de matière spongieu- se ajourée ou perforée, inextensible dans les deux sens ou dans un sens seule- ment.
Afin de bien faire comprendre l'invention, en même temps qu'à ti- tre d'exemples de réalisation, deux formes d'exécution des susdits perfection- nements sont ci-après décrites et représentées schématiquement aux dessins an- nexésa
Concernant la première forme d'exécution, selon les perfectionne- ments exposés sous 1 et 2 :
Fige 1 est une vue en plan en-dessus d'une plaque-support 1 dont la surface comporte des creusures 2 en forme de rainures rectilignes, paral- lèles et se coupant à angle droit, les parties du support laissées entre ces creusures constituant des saillies ou tétons 3, de forme rectangulaire en l' occurrence.
Figo 2 en étant une vue en élévation en coupe, suivant la ligne II - II.
Figo 3 est une vue en plan en-dessus de la plaque-support 1, dont les rainures entrecroisées 2 sont garnies d'un réseau de fils 4, des fils tex- tiles par exemple, comme exposé en f) de 2 ,
Fige 4 en étant une élévation en coupe suivant la ligne IV - 17.
Figo 5 est une vue en plan, montrant la plaque-support 1, dont la
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surface, après que les rainures 2 ont été rempliés de matière spongieuse 5, et après raclage, coagulation et vulcanisation comme expose sous a) et-b) de
1 , se trouve recouverte d'une mince pellicule de matière-spongieuse 5a-
Figo 6 en étant une vue en élévation en coupe,suivant la ligne
VI - VI. -
Fig. 7 est une vue en plan de la plaque-support 1, après que'la mince pellicule 5a a été percée, arrachée ou enlevée, comme exposé sous c) de 1 par grattage, brossage ou tout autrement, de la surface des parties du support formant saillies ou tétons 3 situés entre les rainures 2, Fig. 8 en étant une vue en élévation en coupe, suivant la ligne
VII - VII. ' .
Figo 9 étant une méme vue en élévation en coupe, montrant la pla- que-support 1 après collage, sur la surface des parties affleurantes de la couche de matière spongieuse 5 remplissant les creusures 2, du premier tissu constitutif 6 du tissu épais, comme exposé sous d) de 1 .
Fig. 10 est une vue en élévation en coupe de la couche ou épais- seur de matière spongieuse.5 avec ses perforations 7, recouverte de son pre- mier tissu constitutif 6, après enlèvement hors du support 1, comme exposé sous e) de 1 ,
Fig. 11 en étant une vue en plan par en-dessous, montrant le ré- seau de renforcement 4 encastré dans'la face de la couche ou épaisseur 5 op- posée à celle recouverte du premier tissu constitutif 6.
Figa 12 est une vue en élévation en coupe du tissu épais terminé, après collage du second tissu constitutif 8, comme exposé sous e) de 1 .
Concernant la seconde forme d'exécution, se lon les perfectionne- ments exposés, à titre de variante, sous 3 :
Fig. 13 est une vue en plan en-dessus de la couche ou épaisseur de matière spongieuse 5 perforée, se présentant sous forme de plaque ou de feuille dont les perforations 7 sont complètement débouchées, comme exposé sous g) de 3 ,
Fig. 14 étant une vue en plan par en-dessous de ladite plaque ou feuille perforée de matière spongieuse 5, montrant le réseau de renforcement 4 encastré dans une de ses faces, en la doublant.,
Fig. 15 en étant une vue en-élévation en coupe suivant la ligne
XV -XV.
Grâce à ces perfectionnements, tels qu'ils viennent d'tre expo- sés et illustrés, on conçoit que le nouveau genre de tissu épais tel qu'il en résultesoit dorénavant parfaitement perméable à l'air, le degré de perméa- bilité étant influencé par le nombre et la dimension des perforations.
Ce degré de perméabilité peut aussi dépendre des moyens utilisés pour le perçage, l'arrachage ou l'enlèvement de la mince pellicule, comme ex- posé en c) de 1 ou en g), de 3 , moyens pouvant être conçus pour ne débou- cher qu'une perforation sur deux ou sur trois, ou suivant toutes autres dis- positions.