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MACHINE A CINTRER LES TUBES EN FORME DE SERPENTINS.
La présente invention concerne une machine pour fagonner de longues pièces pour leur donner la forme de serpentins. Cette machine con- vient particulièrement au façonnage de grandes longueurs de tubes, mais el- le est applicable au façonnage de toutes les pièces de grande longueur tel- les que des fils et des figeas métalliques. Dans ce qui suit, et pour sim- plifier la description, on n'envisagera la machine que dans son application au cintrage de tubes.
Le cintrage de grandes longueurs de tube en forme de serpent= comprend un certain nombre de problèmes qui concernent la conformation pré- cise du tube, le maintien de la forme précise après qu'on l'a obtenue, la conformation du tube avec une facilité et une vitesse convenables de façon que l'opération ait un caractère industriel, et la réalisation d'un mode opératoire qui réduise au minimum les déchets et rebuts par suite d'une mau- vaise conformation ou d'un mauvais cintrage des tubes.
La machine objet de l'invention est particulièrement avantageu- se pour les cintrages simultanés de plusieurs grandes longueurs de tubes, et en ce que, bien que le tube puisse être cintré par exemple sur 180 degrés à chaque boucle, ni les serpentins déjà formés ni la grande longueur de tube à façonner ne sont déplacés ou pivotent d'un arc correspondant à celui du cintrage.
L'inv3ntion se propose aussi de réaliser un dispositif grâce auquel on peut introduire dans la machine plusieurs longueurs de tube, la machine comprenant un mécanisme à éléments articulés pour maintenir une ten- sion convenable sur les pièces à conformer lorsqu'elles sont cintrées, et des moyens pour relâcher le serrage et la tension de façon que les parties conformées puissent être dégagées de la machine et les parties non encore conformées introduites dans cette dernière. Lorsqu'on effectue un cintrage suivant un arc d'amplitude donné, il est à noter qu'il est nécessaire d'ef- fectuer un excès de cintrage pour tenir compte de l'élasticité du métal, qui produit un effet de ressort ramenant en arrière la partie cintrée.
La
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machine comprend en conséquence des dispositifs pour accentuer le cintrage de façon que, lorsque le métal est revenu élastiquement à une position nor- male, après cintrage, la courbure obtenue ait l'amplitude désirée.
La machine selon l'invention est disposée horizontalement ainsi que les axes des broches-tourillons de cintrage et elle s'étend sur une lon- gueur assez considérable dans le plan horizontal, spécialement lorsque on doit effectuer un serpentin dont la distance entre le centre d'un arc de cintrage et le centre de l'arc opposé est de 90 cm ou plus.
L'invention a aussi pour but la réalisation de dispositifs automatiques pour effectuer certaines opérations de façon que l'opérateur n'ait pas à se déplacer trop fréquemment d'une extrémité de la machine à l'autre, ce qui facilite la conduite de la machine, rend les manoeuvres plus faciles et accélère la production.
D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-après, faite en se reportant aux dessins annexés qui représentent une forme de réalisation de la machine.
La fig. 1 est une élévation latérale de la machine et montre un tube en place avec les parties de la machine en position de chargement, certaines de ces positions étant montrées en pointillés;
La fig. la est une vue schématique montrant deux cintrages pratiqués sur un tube;
La fig. lb est une autre vue schématique montrant comment le tube est réintroduit dans la machine après qu'on a effectué les deux cintrages montrés à la fig. la ;
La fig. 2 est une vue à plus grande échelle montrant le le bras oscillant et une partie du mécanisme de commande;
La fig. 3 est une vue en plan correspondant à la fig. 2 ;
La fig. 4 est une vue de détail d'un élément flexible de commande ;
La fig. 5 est une vue à plus grande échelle montrant une partie du mécanisme comprenant la broche-tourillon relativement fixe, et le tube en place avec les parties en position de chargement;
La fig. 6 est une vue montrant la broche relativement fixe après qu'elle a été amenée à la position de travail et montrant aussi un sabot de cintrage;
La fig. 7 est une vue similaire à la fig. 5 montrant les po- sitions relatives des organes pour la broche relativement fixe pendant une opération de cintrage;
La fig. 8 e'st une vue similaire aux figs. 5 et 7 et montre la fin d'une opération de cintrage;
La fig, 9 est une vue similaire à la fige 8 et montre les cigales après que la broche relativement fixe a été déplacée pour libérer le tube après l'opération de cintrage;
La fige 10 montre un dispositif de guidage et un dispositif de chargement, en coupe suivant la ligne 10-10 de la fig. 1;
La fig; 11 montre la broche sur l'extrémité oscillante du bras oscillant avec le tube en position;
La fig. 12 est une vue similaire à la fig. 11 montrant le sabot de cintrage avant sa position de travail;
La fig. 13 est une vue similaire à la, fig. 12 et correspond d'une manière générale à la position montrée à la fig. 7, les organes é- tant représentés pendant une opération de cintrage;
La fig. 14 est une vue des organes montrés aux figs. 11 à
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13 inclusivement, et montre la fin d'une opération de cintra- ge;
La fig, 15 est une vue similaire à la fig, 14 et montre le sabot de cintrage dégagé;
La fig. 16 est une coupe transversale suivant la ligne 16-
16 de la fig. 1 et mpntre un dispositif de maintien pour plusieurs tubes ;
La fig. 17 est une vue avec coupe partielle et montre le mécanisme moteur de commande du cintrage;
La fige 18 est une coupe à plus grande échelle, suivant la ligne 18-18 de la fig. 1, et montre une pince de serrage;
La fig. 19 est une coupe à plus grande échelle, suivant la ligne 19-19 de la fig. 1, et montre un mécanisme de commande de butée;
La fig. 20 montre une variante d'exécution de la machine avec un mécanisme pour effectuer un cintrage supplémentaire ;
La fige 21 est une vue de détail partiellement en coupe mon- trant le mécanisme moteur pour effectuer le cintrage supplémentaire;
La fig. 22 est une vue schématique montrant trois cintrages exécutés simultanément avec la machine de la fig. 20 ;
La fig. 23 est une vue schématique montrant comment le tube de la fig. 22 peut être réintroduit dans la machine pour une autre opéra- tion de cintrage.
La machine envisagée est destinée à réaliser des opérations de cintrage sur plusieurs longueurs de tubes qui sont indiquées en W, et qui, comme montré par la fig. 3, sont au nombre de six. Bien entendu, le nombre de tubes qui peuvent être traités par une machine donnée peut varier et dépend dans une certaine mesure des dimensions du tube et de la longueur axiale des mandrins et des dimensions des autres organes. Les extrémités antérieures des longueurs de tubes à cintrer peuvent être appliquées contre une butée 1 et, après qu'elles ont été convenablement placées, cette butée peut être retirée au moment approprié, comme indiqué à la fig. 19.
La butée 1 est montée de façon à pouvoir coulisser, comme montré, et elle est commandée par un bras oscillant 2 rappelé par un ressort 3,. Une came .2 est prévue sur un levier de commande 4 et on peut voir sur la fig. 19, qui montre la butée effacée, comment cette butée est soulevée- par le mouvement de la came qui tourne avec le tourillon de pivotement du levier 4. La bu- tée doit évidemment être réglée en position, ce qui a lieu en réglant son support 6 de droite à gauche de la fig, 1.
Les pièces à cintrer sont supportées à une certaine distance de la machine par une colonne 10 dont la tete 11 peut tourner autour d'un axe vertical et supporte un bras de guidage 12 allongé, articulé sur la tête 11 par un axe horizontal 13. Le bras de guidage 12 est aussi pourvu d'une pince 20 (fig. 16) comprenant une mâchoire de serrage 21 soumise à la poussée d'un plongeur 22 poussé par un ressort afin de retenir les piè- ces à cintrer dans la pince. Pour introduire ces pièces dans la pince, l'opérateur tire sur la mâchoire 21 pour dégager l'entrée de l'entaille dans la mâchoire fixe de la pince.
L'extrémité opposée du bras de guidage 12 est reliée à un ressort 15, lui-même attaché à la colonne 10 et qui, en exerçant une traction dirigée vers le bas, équilibre la grande longueur de ce bras tout en le poussant vers la machine par la composante horizon- tale qu'il exerce sur lui, ainsi qu'on pourra s'en rendre mieux compte au cours de la description.
Le socle ou bâti de la machine est représenté dans son ensem- ble en 25 et sur ce bâti est pivoté en 27 un bras de chargement 26 qui peut osciller autour de son pivot, par exemple au moyen d'un piston monté dans un cylindre 28 et dont la tige s'articule en 29 sur le bras (fig. 10).
Le bras de chargement porte une gouttière 30 dans laquelle sont reçus le
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bras de guidage 12 et les tubes à cintrer, et l'un des flancs de cette gout- tière se prolonge en 31 vers le haut et vers l'extérieur, dans un but qu'on va maintenant expliquer. Lorsque le bras de chargement oscille autour de son pivot 27, le bras de guidage 12 peut se déplacer avec lui en tournant autour de l'axe vertical de la tête 11, Le ressort 15 tend à déplacer vers la droite la partie du bras 12 qui. repose dans la gouttière 30, lors-
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qu'on observe la fig, 10, et en alignement convenable pour le fonctionnement de la machine.
Comme le montrent les figs. 2 et 3, un bras oscillant en deux pièces est prévu pour supporter un des mandrins, une partie 35 de ce bras
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étant montée de façon à pivoter sur un axe 36 et l'autre partie ,37 coulis- sant sur la 'partie 35 comme on le voit par la liaison à glissière 2a. La partie présente des butées d'appui 40 et 41 pour des ressorts en hélice 42 et 3 qui agissent sur des butées !JÁ et ±µ pour appliquer sur la partie 37 du bras une poussée élastique qui tend à écarter cette partie du centre de rotation ou axe 36. Un élément flexible, telle qu'une chaîne convena-
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ble fiQ, est fixée de manière réglable en 51 par une de ses extrémités sur#Spa -sw bâti de la machine, et son autre extrémité est ancrée en.2 sur une partie 37 du bras oscillant.
Cette chaîne résiste ainsi aux réactions des rezsorùs 42 et à2 et peut tirer vers l'intérieur la partie .21 du bras lors- qu'on raccourcit sa longueur effective. Près de son extrémité ancrée (figs.
3 et 5), la chaîne s'enroule sur une pièce fixe 55 au cours du fonctionne- ment de la machine.
L'extrémité libre du bras porte une broche 60 montée dans.
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un sabot de cintrage 22 fixé sur la partie 37, du bras. Un sabot de cintra- ge 61 pourvu d'un môyeu 62 est monté sur la broche 60 sur laquelle il peut pivoter, le moyeu 62 étant fixé sur la face opposée du bras à un autre moyeu
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63 auquel est fixé un pignon de chaîne 6.. Le sabot 61 est pourvu d'un doigt 66 qui se prolonge latéralement et qui contribue à guider les tubes dans leur position de chargement.
Un autre pignon de chaine 70 tourillonne en 71 sur la partie
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37 du bras et son tourillon traverse une encoche 72' dans la partie 5 d'tt bras. Un élément flexible tel qu'une chaîne 72 passe sur les deux pignons
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et il est tendu par un dispositif tendeur 21. La rotation du pignon lu est commandée par un bras 75 fixé rigidement à ce pignon et articulé sur
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un bras 76 qui est attelé à la tige 77. d'un piston monté dans un cylindre 78 (fig. 1)s Le déplacement de ce piston dans le cylindre 78 agit pour faire tourner légèrement le pignon 70 et,par suite, le pignon 64. La forme particulière du bras 75 est due à la nécessité de ménager les déga- gements pour le fonctionnement des organes. La partie 37 du bras porte un galet 79 destiné à être attaqué par une came.
Une autre broche 80 qui peut être appelée la broche rela- tivement fixe, est portée par un bras oscillant 81 commandé par un piston
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monté dans un cylindre 12 et dont la tige 83 est accouplée au bras 81 par une bielle 84 (fig. 9). En admettant un fluide moteur dans le cylindre 82., on peut déplacer la broche relativement fixe pour l'amener dans sa position active ou l'en écarter. Près de la broche 80 sont disposés un sabot fixe ou enclume de cintrage 88 et un sabot de cintrage 90. Ce dernier fait corps avec une plaque-came 91 (fig. 5) dans laquelle est pratiquée une rainure 92 qui constitue came dans laquelle se déplace le galet 79.
Le sabot de
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cintrage .2Q est articulé en 93 sur une plaque 94, elle-même articulée en 95. et qui présente une partie 98 disposée de façon à venir au contact d'une
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butée fixe 96 et à être attaquée par une came 21. sur le bras 81. Le bras 81 présente une surface inclinée 100 disposée de façon à coopérer avec une surface inclinée 101 sur la plaque-came 91.
Un doigt 102 est placé au voisinage de la butée 1 dans une position réglable sur son support 103. Une pince, indiquée dans son ensem- ble en 105 et montrée en particulier par la fig, 18,- est constituée en par- tie par un élément fixe 106 et par une mâchoire mobile 107 montée sur la
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tige 108 d'un piston mobile dans un cylindre 110. Les faces des deux mâ- choires 106 et 107 de la pince sont de préférence faites d'une matière é-
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lastique 111, tel3que le caoutchouc, et sont destinées à serrer les tubes .
La machine est de préférence commandée hydrauliquement et le cylindre moteur principal et la commande sont montrés à la fige 17.
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Ce cylindre 115 contient un piston dont la tige 11 est attelée à une cré- maillère 117 en prise avec un pignon Il 1 calé sur l'axe 36 du bras oscil- lanto Des robinets de freinage 120 et 121 sont commandés par des organes 120a et 121a qui sont attaqués par des rampes inclinées 122 et 123 portées par la crémaillère 117. et des interrupteurs de fin de course 125 et 126 sont actionnés par des organes 125a et 12 a disposés pour être attaqués par des butées réglables 12 et 129.. Ces interrupteurs électriques sont destinés à fermer des robinets pour le fluide moteur (non représentés).
Dans le fonctionnement de la machine, les divers tubes sont tirés de droite à gauche, en regardant la fig. 1, leurs extrémités antérieu- res s'appuyant contre la butée 1. Il sont placés dans la pince 20 de la barre de chargement 26. Les tubes sont passés latéralement, ce qui corres- pondrait à un sens de bas/en haut lorsqu'on regarde la fige 3, par dessus la broche 60, et sont guidés sous le doigt en porte-à-faux 66, et sous les sabots de cintrage 61 et 65. Ils passent aussi latéralement sous la broche
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80 et sur les sabots de cintrage z et 90. Le chargement des tubes, par un mouvement latéral selon lequel ils sont placés par dessus la broche 60, est effectué en partie par l'oscillation du bras de chargement 26.
Ce bras oscille dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en regardant la fige 10 et vient dans une position dans laquelle il n'est plus en alignement avec l'axe 60, puis, lorsqu'il revient dans le sens des aiguilles d'une montre à la position représentée, les divers tubes sont convenablement in- sérés entre la broche 60 et le sabot de cintrage 61. Cette fonction sera expliquée plus clairement à propos de la commande entre les cycles de cin- trage, A ce moment, les pièces sont dans la position montrée en traits pleins à la fige 1.
Le bras de guidage 12 repose dans la gouttière du bras
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de chargement 26. comme montré à la fig. 10, et le bras de chargement main- tient ainsi le bras de guidage 12 et les tubes en alignement précis avec les broches de la machine. Pendant cette opération de chargement, la ma- chine est dans ce qu'on peut appeler la "position ouverte". En d'autres termes, le sabot de cintrage 61 est en position soulevée (Fig. 11), de sor- te que les tubes peuvent être déplacés sous ce sabot. La broche relative- ment fixe 80 est ramenée à gauche, comme montré à la fig. 5, de façon à ménager un espace pour l'entrée des tubes sous cette broche et par dessus
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les sabots de cintrage z et 0' et la pince 105 est ouverte.
Bien enten- du, il est prévu des robinets de commande dans le système hydraulique, mais cette disposition n'est pas représentée.
La première opération effectuée dans le cycle de fonctionne-
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ment de la machine consiste à la mettre en position ou à la "fermert'; en vue de l'opération de cintrage. Le liquide moteur (on dira l'huile dans ce qui suit) est admis dans le cylindre 78 de façon à tirer vers le bas
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le bras 1i (en regardant la fige 1) et à tourner les pignons z et dans le sens des aiguilles d'une montre. Ceci déplace le sabot de cintrage 61 de la position ouverte (montrée à la fig. 11) à la position de départ ou position fermée (montrée à la fig. 12), dans laquelle il vient au contact des tubes et les fait fléchir légèrement. Presque simultanément, l'huile est admise dans le cylindre 110 pour serrer les tubes.
Presqu'en même temps,
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l'huile est admise dans le cylindre dl et la broche 50 tourne de ce fait dans le sens des aiguilles d'une montre, de la position ouverte (montrée
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à la fig. 5) à la position fermée (montrée à la fige 6)o La broche 0 vient ainsi au contact des tubes et les serre contre le sabot fixe ou en-
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clume de cintrage 88. En même temps, la came 2Z vient au contact de la partie 2i du bras 9 4 et le pousse contre l'élément fixe 96 pour verrouiller ainsi en position l'articulation 22. La broche 0 se déplace concentrique- ment à l'articulation 93, de sorte que les axes théoriques du sabqt de cin-
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trage 90 et de la broche 80 sont en alignement. Ces axes coincident avec l'axe de la pièce 55 sur laquelle s'enroule la chaîne 50.
La machine étant ainsi mise en état de fonctionner, on admet de l'huile sous pression dans le cylindre Ils pour déplacer la crémaillère 117 vers la droite et faire ainsi tourner le bras oscillant autour de son axe 36. Ce bras tourne ainsi de 180 degrés environ en décrivant l'arc re- présenté à la fig, 1. Il est à noter que l'axe 36. du bras oscillant est ainsi écarté des àxes alignés de la broche 80; du pivot 93 du sabot de cintrage et de la pièce 55 d'enroulement de la chaîne.
Lorsque le bras oscille en décrivant l'arc précité, il se produit un avancement de tube à cintrer dû à la longueur de ce tube utilisée pour la partie enroulée autour de la broche 80. Comme indiqué à la fig. 1, l'arc X représente l'arc réel qui serait décrit par l'axe de la broche 60 lorsqu'elle se déplace autour de l'axe 36 du bras oscillant en supposant que la distance entre cet axe 36 et l'axe de la broche 60 reste inchangée.
L'arc indiqué en Y est l'arc réel de rayon fixe autour de l'axe de la bioche 80 tandis que cette dernière est en position de travail, comme; montré par les figso 6 et 7. La trajectoire courbe indiquée en Z est en forme de dé- veloppante de cercle parcourue réellement par l'axe de la briche 60 lors- qu'elle est tirée vers l'intérieur pendant le mouvement de rotation du bras oscillant,du fait que la chaîne 50 s'enroule sur la pièce 55. Le bras tourne autour de son axe 36 de 180 degrés environ, de la position indiquée aux figs. 1 et 2 à la position indiquée à la fig; 8.
Une caractéristique importante de l'invention consiste en ce que le tube à cintrer n'est pas serré, sauf à son extrémité antérieure, par la pince 105. Lorsque le bras commence à tourner, la broche 60 décrit sa développante de cercle et la partie du tube qui avance se soulève avec le bras de guidage 12 comme indiqué en pointillés à la fig; 1 et se déplace hors de la gouttière du bras de chargement. Le bras 12 oscille autour de l'axe 13. Le bras 75 et sa bielle 76 maintiennent le pignon 70 fixe par rapport au socle de la machine, c'est-à-dire que le pignon 70 est immobi- lisé en rotation autour de son axe et, par suite, le pignon 64 est aussi immobilisé en rotation autour de son axe. Mais ce pignon 64 décrit un arc de 180 degrés autour de l'axe 36 du bras oscillant.
En conséquence, le sabot 61 se déplace autour de la broche 80 comme indiqué à la fig, 13, de sorte qu'il déforme le tube en l'enroulant autour de cette broche comme indiqué à cette même fig. 13. Il se produit alors une avance du tube cor- respondant à la longueur courbée autour de la broche 60, cet excès de tube étant fourni par le tube libre non serré qui peut glisser dans la pince 20. A la fin de la course, c'est-à-dire après le mouvement de 180 degrés environ du bras oscillant, les différentes parties à l'endroit de la bro- che 60 et du sabot de cintrage 61 se présentent comme indiqué à la fig.
14. Il est à remarquer que la position de réglage préalable du sabot 61 cintre par excès les tubes à cintrer autour de l'axe 60. En d'autres ter- mes, les tubes sont cintrés autour de la .broche 60 suivant un arc légère- ment supérieur à 180 degrés. Cet excès est calculé à la valeur nécessaire pour' compenser l'élasticité naturelle du tube et sa tendance à revenir é- lastiquement'en arrière, de sorte que , lorsque le sabot de cintrage est libéré, on obtient un cintrage de 180 degrés exactement.
On reviendra maintenant aux fonctions de la broche 80. Lors- que le bras oscillant se déplace, il arrive à la position indiquée à la fige 7 qui correspond de façon générale à celle de la fig. 13 et il est à remarquer que le tube est en train d'être cintré autour de la broche 60.
Une certaine longueur de tube est consommée par ce cintrage et, par suite, une variation doit se produire dans la distance originale de centre à centre entre les broches. Cette variation est assurée par la chaîne 50 qui s'en- roule autour de la pièce 55 concentrique à l'axe 80 et qui tire l'arbre 60 vers l'intérieur en antagonisme à l'action des ressorts 42 et 43. Cette avance par la chaîne correspond sensiblement à celle du tube, bien que ce- lui-ci n'avance pas exactement pour répondre à cette avance puisqu'il n'est
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pas serré en position autrement que par la pince qui tient les extrémités antérieures dans une position fixe.
La disposition est de préférence telle qu'une légère tension soit maintenue sur le tube et que la broche 60 décri- ve en réalité une développante de cercle, comme indiqué en Z, qui soit com- prise à l'intérieur de l'arc de cercle vrai Y autour du centre de la broche
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80. Lorsque le bras se déplace, le galet 12 qu'il porte et qui est engagé dans la rainure-came 92,fait osciller la came et le sabot 90 qui ne cons- tituent qu'une même pièce, autour de son axe 93, de sorte que le sabot cin-
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tre le tube autour de la broche 10. On rappellera que l'axe 22 est verrouillé en position par la came 2 et la butée 96.
La rainure-came .26 est conformée de façon que le sabot de cintrage 90 se déplace autour de la broche 80 en principe de la même distance angulaire que le sabot de cintrage 61 autour
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de la broche 60. En d'autres termes, les sabots de cintrage .2Q. et 61 sont sensiblement synchronisés dans leurs mouvements autour de leurs broches respectives.
A la fin du mouvement, les pièces situées près de la broche
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80 sont dans les positions montrées à la fige Se La forme de la rainure- came 2 est telle que le sabot de cintrage 0 cintre légèrement par excès le tube autour de la broche 80, comme montré à la fige 8. De même, il est à remarquer que le sabot fixe ou enclume 88 effectue un cintrage par excès du tube autour de la broche 80 et que ceci a lieu en raison du mouvement de'la broche 80 de sa position ouverte (montrée à la fig. 5) à sa position fermée (montrée à la fig. 6). A ce moment, le tube est dans la position montrée en traits mixtes à la fige 1 et, comme indiqué schématiquement à la fig. la, il a été pratiqué deux cintrages dans le tube, à savoir, le cintrage a autour de la broche 60 et le cintrage b autour de la broche 80.
Comme on l'a envisagé dans ce qui précède, la machine et son fonctionnement sont prévus pour pratiquer des cintrages de 180 degrés. On obtient ainsi un ensemble en serpentin à partir de parties rectilignes des tabès paral- lèles entre elles. Toutefois, l'amplitude du cintrage peut varier considé- rablement au-delà ou en degà de 180 degrés auquel cas le bras oscillant peut se déplacer d'un angle supérieur ou inférieur à 180 degrés. A cet effet, on peut, par exemple, régler la position des interrupteurs de fin
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de course 125 et 12 et de leurs butées de commende et 129.
Après les opérations qu'on vient de décrire, le tube doit: être retiré de la machine et'il est à considérer qu' à ce moment il est étroitement serré dans la machine. Aussi, la phase suivant du cycle consiste à ouvrir la machine pour ainsi dire. On admet de l'huile dans l'extrémité opposée du cylindre 82 pour ramener la broche de la position de la fig; 8 à celle de la fige 9, cette dernière position étant la même que la position de départ montrée à la fig. 5. Le bras 81 de la broche est ainsi ramené en arrière et, par suite,'il libère le bras 94 du sabot
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de cintrage de sa position de verrouillage entre la came 2Z et la butée Z6, Lorsque le bras 81 revient en arrière, son biseau 100 frappe la surface inclinée 101 sur la pièce 91 et la soulève.
L'articulation entre le
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sabot de cintrage 90 et le levier 9, est aussi soulevée et la pression sur le tube est supprimée. Presque en même temps, l'huile est admise dans lex-
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trémité opposée du cylindre28 pour faire tourner les pignons 1Q et 6; dans le sens inverse des aiguilles d'une montre,et soulever le sabot 61 de la position de la fig. 14 à celle de la fig; 15, tandis que la pression sur le tube est supprimée. La pince 105 est aussi desserrée en admettant de
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l'huile dans le cylindre 11, et l'huile est admise dans le cylindre du bras de chargement 26 peur déplacer ce bras dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur une distance limitée à partir de la position de la fige 10.
L'opérateur, qui peut alors se tenir près de la broche 80, saisit le tube conformé et le tire latéralement pour le dégager des broches
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z et 60 dont les positions sont indiquées à la f.go 9 et à la fige 15.
Les parties de tubes qui sont dans la gouttière du bras de chargement 26 sont déplacées latéralement vers la gauche, en regardant la fig. 10, par
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le mouvement du bras de chargement, de sorte que tous les tubes se trouvent alors désalignés par rapport à la machine. L'huile est alors admise dans l'extrémité opposée du cylindre 15 et la crémaillère 117 est déplacée vers la gauche et, par suite, le bras oscillant est ramené dans la position mon- trée à la fige 1.
A ce moment,l'opérateur, qui peut rester à peu près dans la même position près de la broche 80,place le tube conformé dans la po- sition montrée à la fig. lb, de sorte que le serpentin formé est abaissé et la partie cintrée a est placée sur-le doigt 102. L'opérateur pousse les divers tubes en arrière en position entre la broche 80 et les sabots de cintrage, comme montré à la fig. 5, et le bras de chargement 26 re- vient à la position de la fige 10, en déplaçant ainsi les tubes entre la broche 60 et le sabot de cintrage 61. comme montré à la fig. 1. De la sorte, l'opérateur peut rester près de la broche 80 et n'a pas besoin de se déplacer le long de la machine pour y introduire les tubes à cintrer dans la position convenable par rapport à la broche 60.
Lorsque le bras décrit son mouvement angulaire, le tube à façonner est soulevé comme montré à la fig. 1, mais il glisse en avant dans la pince 20 et les tubes et le bras de guidage 12 se déplacent vers le haut lors de la gouttière de guidage sur le bras de chargement 26. Dans le mouvement inverse, toutefois, les tubes et le bras de guidage reviennent en arrière dans la gouttière 30, ce retour en position étant facilité par le guide incliné 31. Lorsque le bras 26 oscille dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur son pivot 27, le bras de guidage 12 pivote au- tour de l'axe vertical de la tête 11 en bandant le ressort 15 qui contri- bue à maintenir le bras 12 en alignement correct.
Le cycle des opérations est ainsi terminé et un nouveau cycle peut commencer. Dans ce cycle répété on rappellera que le sabot de cin - trage 81 et que la broche 80 sont places en position de travail, ce qui a aussi pour effet de verrouiller le point de pivotement 93 du sabot de cin- trage 90. Dans cette répétition du cycle, la butée 1 n'est pas utilisée et elle est abaissée en position d'inactivité en agissant sur la poignée 4.
L'engagement de la partie cintrée a sur le doigt 102 détermine la position convenable du tube. Les cycles de cintrage peuvent être répétés autant de fois qu'il est nécessaire pour produire un ensemble en forme de serpen- tin présentant le nombre de parties droites et de cintrages désirés, dans les limités des longueurs des tubes rectilignes initialement introduits dans la machine. Si cet ensemble présente un nombre impair de cintrages , le dernier cycle de fonctionnement de la machine n'effectuera qu'un cintrage autour de la broche 80,l'extrémité postérieure du tube pouvant se tenir radialement vers l'intérieur de la broche 6Q ou être placé au-dessus du sabot de cintrage 61, de façon à ne pas -être conformé autour de la broche 60.
Après que les pièces à cintrer ont toutes été cintrées, les serpentins sont retirés et de nouveaux tubes sont placés dans la machine avec leurs extrémités antérieures contre la butée 1. On remarquera que cette butée est placée à l'endroit qui convient selon l'emplacement que doit occuper l'extrémité du tube dans le serpentin terminé.
Etant donné qu'on, doit rechercher un mouvement rapide et que le poids du bras et du mécanisme monté sur lui est considérable, on peut employer les robinets de commande montrés à la figo 17. L'admission du fluide moteur dans le cylindre 115 accélère le bras et le fait pivoter ra- pidement. Lorsque la crémaillère est déplacée vers la droite, la face in- clinée 123 attaque l'organe mobile 121a ou poussoir d'un robinet 121 qui réduit progressivement l'écoulement d'huile dans le cylindre et agit ainsi pour ralentir le bras qui n'est pas exposé à un choc lorsqu'il atteint l'extrémité de sa course. A ce moment, la butée 129 attaque l'organe de commande 126a de l'interrupteur de fin de course 126 pour interrompre com- plètement l'introduction d'huile dans le cylindre.
Les mêmes effets ont lieu dans le mouvement inverse, au cours duquel la surface inclinée ou came 122 agit sur l'organe de commande 120a du robinet de ralentissement 120
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et la butée actionne le bras 125a de l'interrupteur de fin de course 125.
Dans les variantes montrées aux figs. 20, 21 et 22, la plu- part des éléments sont les mêmes que ceux précédemment décrits et sont dé- signés par les mêmes numéros de référence. Toutefois, dans ce cas, la ma- chine comporte un mécanisme de cintrage supplémentaire représenté comme étant pourvu d'un bâti 140, d'un sabot de cintrage 141 et d'une broche 142.
Le sabot de cintrage est monté pivotant sur la tige de la broche, comme indiqué en 143 et il est pourvu d'un pignon 144 commandé par une crémail- lère 145 qui est elle-même commandée par un piston monté dans un cylindre hydraulique 146. Le mécanisme comprend aussi un sabot de cintrage fige 147. Le tube à cintrer W est placé dans la machine avec son extrémité an- térieure contre une butée appropriée 150. Des interrupteurs de fin de course 151 et 152 sont actionnés par des taquets 153 et 154 pour commander le système hydraulique.
Après que le tube a été ainsi placé et que la ma- chine a été mise en état de fonctionner, ou fermée comme décrit plus haut, on admet de l'huile dans le cylindre 146, à peu près en même temps que dans le cylindre principal 115, de sorte que lorsque le bras de cintrage effec- tue son mouvement, le sabot 141 tourne en sens inverse des aiguillles d'une montre autour de la broche 142 en regardant la fige 20. Ce mouvement est produit par le déplacement de la crémaillère 145 vers la droite, en regar- dant la fige 21, et ainsi, en plus du cintrage des arcs a et b autour des broches 60 et 80. un cintrage c est effectué autour de la broche 142 comme montré à la fige 22. L'interrupteur de fin de course 15é coupe l'admission d'huile et interrompt le mouvement du sabot de cintrage 141.
A la course de retour du bras de cintrage, l'huile est admise dans le cylindre 146 pour ramener la crémaillère 145 en arrière et le sabot 141 à la position indiquée à la figure 20.
En conséquence, si l'on veut effectuer un serpentin ne com- prenant que trois cintrages, la machine peut effectuer ces cintrages sur plusieurs tubes en un cycle unique de cintrage. Toutefois, si l'on veut plus de trois cintrages, le serpentin comprenant déjà trois cintrages et placé comme montré à la fig 23, et dans le cycle suivant de fonctionnement, trois cintrages de plus sont effectués comme indiqué en a', b' et c'. Ces cycles de cintrage peuvent être répétés jusqu'à ce qu'on aitobtenu le nom- bre de cintrages désirés.