<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE POUR L'EXECUTION DE CHAINES DEVANT RESISTER AUX SOLLICITATIONS ELEVEES.
On connaît déjà plusieurs procédés différents pour l'exécu- tion de chaînes destinées à supporter n'importe quelles sollicitations, en particulier des sollicitations élevées, par exemple les chaînes d'extraction pour exploitations minières. Certains de ces procédés utilisent la sou- dure électrique pour la fermeture des différents maillons préalablement pliés et accrochés l'un à l'autre. Dans ce cas, les maillons de la chaîne sont ré- chauffés par les électrodes mises en place, préalablement au processus de soudure proprement dit, de telle manière que le dos des maillons se réahauf- fe dans un circuit de dérivation, après quoi seulement les surfaces en bout du maillon, qui ne se touchaient pas jusqu'alors, sont pressées l'une contre l'autre et amenées ainsi à se souder l'une à l'autre.
Comme on le sait, chaque opération de soudage donne lieu à la formation d'un bourrelet ou-boudin de soudure. Jusqu'à présent, ce boudin était soit enlevé à l'aide d'une ébarbeuse indépendante de la soudeuse, soit refoulé en partie sur le maillon, on chassé dans celui-ci. Cette incorpora- tion du boudin par refoulement donne lieu à la formation de renfoncements ou de points de recouvrement, lesquels entraînent une réduction de la sec- tion et, par conséquent une diminution de la résistance mécanique de cette dernière.
Les avantages essentiels du procédé selon l'invention consis- tent en ce que le boudin n'est ni refoulé sur le maillon de la chaîne, ni chassé dans celui-ci, cela ni en tout ni en partie. Par conséquent, ce pro- cédé n'engendre pas un point faible au point de soudure, dû à des retassures, crevasses ou autres altérations de la structure métallique, ni ne produit un manque d'uniformité dans la section du maillon ; deplus, la méthode se- lon laquelle le boudin est cisaillé ne conduit pas à la formation d'échan- crures sur la surface du maillon.
Le matriçage entre étampes circulaires qui, conformément au procédé selon l'invention, succède au cisaillement, élimine la moindre échancrure qui
<Desc/Clms Page number 2>
pourrait encore subsister et augmente encore la résistance mécanique des chaînes dans une mesure élevée par la formation d'une texture de surface uniforme.
Afin d'éliminer les inconvénients existants dans les procédés connus, la présente invention propose un procédé applicable à l'exécution de chaînes devant résister aux sollicitations élevées, procédé dans lequel les maillons préalablement cintrés et accrochés l'un à l'autre sont, l'un après'l'autre, réchauffés électriquement et soudés électriquement, avec formation d'un boudin de soudure, soumis au point de soudure à une action de matriçage entre étampes circulaires, après quoi s'opère le cisaillement de la bavure de matriçage avec cette particularité que, préalablement au ma- trigage entre étampes circulaires, 60% environ du bourrelet ou boudin de soudure sont cisaillés dans le sens longitudinal de la branche du maillon en laissant d'abord intactes certaines parties de ce bourrelet,,
situées en des points diamétralement opposés de part et d'autre d'un plan passant par les centres des maillons, les parties ainsi laissées du bourrelet de soudure étant ensuite enlevées par cisaillement.
Grâce au procédé selon l'invention - dans lequel contrairement aux procédés connus à ce jour, il est possible d'effectuer toutes les opé- rations du procédé à l'aide d'une seule machine, on peut augmenter nota- blement la teneur du métal en carbone et de réaliser ainsi les résistances supérieures à 80 kg/mm2, c'est-à-dire, plus la teneur de carbone est élevée, et plus dure demeure le boudin à l'état chaud. Un boudin de cette dureté pénètre donc encore plus profondément dans les points de soudure et réduit de ce fait la section.
Par conséquent, le cisaillement préalable signifie une augmentation de la résistance mécanique, laquelle présente une importance essentielle en parti- culier dans le cas de chaînes d'extraction pour mines.
Les dessins annexés représentent d'une manière détaillée les opérations essentielles du procédé selon l'invention, conformément à un mode d'exécution préféré de celui-ci:
La Fig. 1 représente le maillon de chaîne cintré.
La Fig. 2 est une vue du maillon cintré, sur lequel on a appliqué les électrodes.
La Fig. 3 représente le maillon après l'achèvement de la soudure. '
La fig. 3a est une vue en coupe du maillon, prise à proximité immédiate du point de soudure.
La Fig. 4 représente l'opération de cisaillement qui constitue la caractéristique essentielle de l'invention.
La Fig. 5 représente le maillon en coupe après l'achèvement du cisaillement, mais préalablement à l'intervention des étampes de la presse.
La Fig. 6 représente l'opération du matriçage entre étampes circu- laires .
La Fig. 7 est une vue en coupe du maillon, les lames de cisail- lement ou d'ébarbage étant également indiquées, le tout après l'achèvement du cisaillement.
Les différentes opérations du procédé selon l'invention ont
<Desc/Clms Page number 3>
été représentées dans l'ordre dans lequel elles se déroulent successive- ment dans une seule et même machine. Chaque maillon individuel de la chai- ne, tel que représenté dans la Fig. 1 , est cintré préalablement, accro- ché automatiquement au maillon précédent et ensuite complètement plié, mais de telle façon que ses surfaces en bout n'entrent pas encore en contact les électrodes viennent ensuite s'appliquer et produisent un réchauffage du maillon, conformément à la Fig. 2. La Fig. 3 montre le maillon de chaîne dont le soudage a été terminé et qui présente un grand boudin de soudure qui a été produit au cours de l'opération de soudage.
Les opérations dé- crites jusqu'ici sont généralement connues et ne forment pas comme telles l'objet de la présente invention.
La caractéristique essentielle, du procédé selon l'invention réside dans l'opération qui succède à celle décrite en dernier lieu. Le grand boudin de soudure, mis en évidence par la section transversale de la Fig. 3.a., entoure la zone de soudure d'une façon non uniforme. Comme on l'a indiqué par les surfaces grisées de la Fig. 4, 60% environ de la mas- se de ce boudin sont enlevés par cisaillement, de sorte qu'il ne reste dé- sormais qu'une bavure relativement étroite en deux points diamétralement op- posés de la section du maillon.
La Fig. 5 montre le maillon de la chaîne tel qu'il se présente après le sectionnement d'environ 60% du boudin de soudure.
On y reconnaît également les deux étampes ou mâchoires de la presse desti- née au matriçage circulaire de la section.
Lorsque, comme il ressort de la Fig.5, les mâchoires de la presse s'appliquent autour du maillon et font subir à celui-ci un matri- çage circulaire, les racines des bavures, qui adhèrent encore au maillon de part et d'autre de la section de celui-ci, se trouvent fortement rétré- cies, de sorte que ces crêtes peuvent être aisément cisaillées à l'aide de lames de cisaille au cours de l'opération finale, représentée dans la Fig. 7, ce qui permet d'obtenir une section parfaitement circulaire du maillon de chaîne.
Cette section du maillon n'est pas diminuée par des résidus incrustés ou repoussés du boudin de soudure, mais présente sur toute sa superficie une texture irréprochable, qui a pour résultat une résistance mécanique maximum.
Les essais de rupture à la traction, effectués avec des mail- lons de chaîne exécutés conformément au procédé selon la présente invention montrent des cassures tout à fait irréprochables et qui, en particulier, ne se situent guère dans la zone de soudure, mais presque toujours dans le cintre.
Cette seule circonstance fait ressortir la grande efficacité et le carac- tère rationnel du procédé selon l'invention.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.