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ETANCON.
Cette invention concerne des perfectionnements aux étançons mécaniques pour mines.
L'invention cônsiste essentiellement à utiliser une vis à pas rapide qui se dévisse d'elle.-même si on ne l'empêche pas de tourher par un freinage approprié, obtenu au moyen d'un écrou divisé comportant un dispo- sitif de serrage qui permet de le serrer fortement, de manière que l'écrou ne se débloque que lorsque la charge de l'étançon atteint une valeur prédé- terminée.
Dans une forme d'exécution, l'écrou divisé est fait de trois segments et est logé dans un boîtier hexagonal pourvu d'une vis de serrage servant à serrer les trois segments contre la vis à pas rapide.
Un pivot réducteur de friction est prévu dans la tête de l'étançon de telle sorte que la valeur de la charge pour laquelle l'étangcn se débloque dépend entièrement du serrage de l'écrou divisé.
A l'extrémité inférieure de la vis est fixée une roue à ro- chet qui tourne en même temps qu'elle à l'intérieur d'un fût tubulaire.
Des ouvertures sont ménagées dans les côtés du fût, par lesquelles on peut introduire des leviers auxquels on fait prendre appui sur les côtés de ces ouvertures pour attaquer les dents de la roue à rochet et faire tourner ain- si la vis pour obtenir le serrage initial de l'étançon au toit, On emploie normalement deux leviers, un de chaque côté, de telle sorte que l'un d'eux peut retenir le rochet pendant qu'on engage l'autre dans la dent suivante, après quoi ils peuvent exercer ensemble leur action de levier. L'angle des dents de la roue à rochet par rapport à l'inclinaison des filets de vis est de 90 et les ouvertures ont le meme angle, de sorte que l'effet des leviers est dirigé dans le même sens que le déplacement de la surface de la roue.
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Pour obtenir un serrage initial très élevé, quatre ou six rangées douvertures peuvent être ménagées dans le fût, de telle sorte qu'on peut employer jusqu'à six leviers. Chaque levier peut lever cinq tonnes.
Après le serrage initial, on bloque l'écrou et l'étançon ne commence à se débloquer qu'une fois la charge maximum prédéterminée dépassée. Pour réduire le coût de la fabrication le filet de la vis peut être laminé dans une machine à laminer les filets de vis, tandis que les segments de l'écrou, qui sont en métal non ferreux peuvent être coulés en coquilles ou moulés en matrices. La matière la plus appropriée pour la fabrication de l'écrou est le bronze au plomb, car cet alliage présente à sec un rapport très étroit entre ses coefficients de friction à l'état statique et à l'état dynamique sous fortes charges.
En variante, on emploie deux vis, dont l'une a le pas à droite et l'autre le pas à gauche et qui sont placées l'une dans l'autre,la vis intérieure ayant un pas normal qui ne lui permet pas de se dévisser sans qu'on y contribue et étant utilisée pour assurer le serrage initial, tandis que la vis extérieure a un pas beaucoup plus rapide de sorte qu'elle se dévisse à moins qu9on ne l'empêche de tourner par un freinage approprié, à 1?aide d'un écrou divisé comportant un dispositifpour serrer fortement ensemble les moitiés de l'écrou.
Des dispositions sont prises pour régler le serrage exactement sur la charge, tout en permettant le foudroyage.
Le dispositif de serrage comprend une vis pourvue d'un levier articulé à sa tête, ce levier présentant une fourche qui embrasse la tête de la vis et étant muni d'une saillie excentrique de chaque côté, de telle sorte qu'en tirant le levier en avant pour l'amener dans 1 alignement de la vis, on effectue le desserrage. Le fût inférieur de 1 étançon peut être fait de deux fers U soudés ensemble pour former un fût carré, mais laissés libre à 1'entrémité supérieure où les moitiés de l'écrou sont fixées, de telle sorte que celles-ci peuvent s'écarter librement, d'un mouvement brusque de ressort, et débloquer la vis lorsqu'on desserre l'écrou.
Une autre vis située du côté opposé à celui où se trouve l'écrou divisé est employée pour régler le serrage initial de 19étançon au toit. Ce réglage est tel que le déblocage sous la charge prédéterminée est assuré quand le levier de serrage a été abaissé verticalement à coups de marteau. Un arrêt peut être prévu pour limiter le mouvement du levier, si on le préfère, soit sur le fût, soit sur le levier pour venir en prise avec le côté du fût.
Un tensiomètre peut être adapté à 1'étancon.
L'écrou de serrage peut être pourvu de rainures d'ancrage rugueuses intérieures et d'une garniture de métal appropriée coulée dedans.
Les filets de la vis ont un pas plus fin que d'habitude pour faciliter 1'exécution par laminage, mais le pas rapide est maintenu en augmentant le nombre d'entrées du pas de vis. La vis intérieure peut aussi avoir un pas de vis laminé.
Dans une autre forme d'exécution, on emploie deux vis, l'une avec pas à droite, 19 autre avec pas à gauche, ayant respectivement un pas normal et un pas rapide, comme précédemment, mais chacune à une extrémité de la colonne de support. Dans ce cas, la vis supérieure est employée pour le serrage initial au toit, tandis que la vis inférieure à pas rapide est serrée pour régler le déblocage de l'étançon.
Le fût médian qui peut être une pièce en fonte aciérée est fendue à son extrémité inférieure et serrée par une bride semi-circulaire ayant une partie taraudée à chaque extrémité. Un levier est adapté à une extrémité, tandis que l'autre extrémité est pourvue d'un écrou, qui est bloqué par une goupille fendue, et qui peut être serré pour corriger la pression de serrage et lorsqu'il est nécessaire de rattrappqr l'usure.
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Pour obtenir le foudroyage de l'étançon, il est fait usage au-dessous de l'écrou d'une plaque à crabots qui reçoit un mouvement de ro- tation d'amplitude limitée, de telle sorte que lorsqu'on serre l'écrou, cette plaque à crabots repose sur des facettes ou des crabots venus de fon- derie avec le fût, mais lorsqu'on desserre 1'écrou, la plaque tourne aussi, qui permet aux crabots de la plaque de tomber entre les crabots du fût, en relâchant ainsi la pression de serrage de fagon à foudroyer l'étançon. Le fût tourne quand l'étançon se débloque, tandis que les vis ne tournent pas.
Pour centrer la charge, la plaque de tête et la plaque de pied sont toutes deux bombées, des nervures ou des cannelures étant ménagées sur la plaque de pied pour l'empêcher de tourner. La tête peut être pourvue de quatre saillies aux angles pour la caler contre une bèle.
Une semelle peut être prévue au pied de l'étançon pour l'em- ploi sur le sol mou et cette semelle peut être pourvue de deux saillies pour centrer la plaque de pied. Une vis ou une cheville peut être engagée dans chaque saillie pour fixer la semelle d'une manière amovible à la plaque de pied, de fagon qu'elle reste fixée à l'etançon.
Les garnitures formant les écrous à chaque extrémité sont coulées en place et leurs filetages peuvent être moulés en coquilles, ce qui réduit la durée de la fabrication et évite les pertes de métal.
Les vis peuvent être exécutées par laminage dans une machine à fileter.
L'invention est représentée sur les dessins annexés, dans lesquels Fig. 1 est une coupe verticale d'un étangon à vis unique pourvue d'une roue à rochet pour le serrage initial et Fig. 2 une vue en plan du . même étançon, la tête étant enlevée et la vis étant représentée en coupe.
Fig. 3 est une vue en élévation de côté d'un autre étangon, à deus vis logées l'une dans l'autre, et Fig. 4 une vue,en plan du même étáncon, la tête étant enlevée et les deux vis étant représentées en coupe.
Fig. 5 est une vue en coupe verticale d'un autre étançon encore, à deux vis, une à chaque extrémité d'un fût de support, et Fig. 6 est une vue en élévation de côté du même étangon qu'on a fait tourner d'un angle de 90 par rapport à la Fig. 5. Fig. 7 est une vue en plan d'une partie intermédiaire de cet étançon.
Fig. 8 est une variante du mode de fixation de la semelle.
Sur les Figs. 1 et 2 des dessins, 1 désigne une vis à pas ra- pide qui tourne dans un écrou en trois parties comprenant des segments 2, 3 et 4. L'écrou est serré par une vis 5 et une plaque 6 pontre les faces
7 et 8 d'un boîtier 9. Une roue à rochet 10 est fixée à l'extrémité infé- rieure de la vis 1 et peut être coulée sur la vis pour réduire le coût de la fabrication.
On peut mettre la vis 1 au toit en faisant tourner le volant 11 jusqu'à ce que la tête 12 ou une ble touche le toit, après quoi on in- troduit des leviers dans les ouvertures 13 et 14 du fût 15. On peut alors faire tourner la roue à rochet 10 à l'aide des leviers, de manière à lever la vis 1 jusqu'à ce que le serrage initial requis soit atteint, après quoi on fait tourner un volant 16 pour fermer l'écrou et serrer la vis 1.
Des tourillons en acier trempé 17 et 18 sont prévus pour ré- duire au minimum la friction contre la tête 12. Les dents de la roue à ro- chet 10 et les ouvertures 13 et 14 sont inclinées sous un angle tel que la poussée exercée sur les leviers se fait dans le même sens que la rotation de la roue 10, c'est-à-dire en même temps dans le sens de la rotation et le sens de la levée.
Dans la variante représentée sur les Fige. 3 et 4, une vis à pas rapide 32 peut être serrée au moyen d'un levier 28 qu'on abaisse à coups de marteau jusqu'à ce qu'il occupe une position verticale, pour fermer
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les deux moitiés 23 et 24 d'un écrou. Pour modifier la pression de serrage de l'écrou, on peut serrer ou desserrer un boulon 25 et un écrou 26. Pour relâcher la pression de serrage, on fait pivoter le levier 28 vers l'extérieur, de telle sorte que les' cames 29 formées à l'extrémité du levier 28 cessent d'agir sur le boulon 27.
On peut allonger l'étançon en faisant tourner le volant 33.
Le fût est indiqué en 21 et son socle en 22.
Après la mise au toit de l'étançon, on fait tourner une vis intérieure 34 au moyen du cabestan 35 pour effectuer le serrage au toit initial, et on achève le serrage à coups de marteau, la plaque supérieure 20 ne tournant paso
Les vis 32 et 34 ont respectivement le pas à gauche et à dm ite de façon que quand la vis 32 tourne lorsque l'étançon se débloque, la vis intérieure 34 peut descendre sans tourner.
Dans la variante représentée sur les Figs. 5, 6 et 7, un fût médian 36 est constitué par une pièce moulée en fonte aciérée ou en fonte durcie dans laquelle sont coulées des garnitures taraudées 37 et 38. Des nervures 64 et b5 sont prévues dans le fût pour absorber la poussée exercée sur les garnitures et d'autres nervures sont prévues pour empêcher la rotation des garnitures.
Un pied 40 est soudé ou serti à l'extrémité d'une vis à pas rapide 39, ou est formé en matant l'extrémité de la barre à vis avant d'y former le filetage par laminage.
De larges fentes peuvent être ménagées en 41 à la coulée du fût 36, et des fentes étroites 42 peuvent être usinées après que la garniin- re 38 a été parachevée.
Une pince semi-circulaire 43 est pourvue d'un écrou de serrage 44 calé par une goupille fendue 45. Deux trous 46 sont forés à angle droit dans la vis de serrage de telle sorte qu'on peut effectuer un réglage plus précis que s'il n'y avait qu'un seul trou.
Un levier de serrage 47 est normalement serré à fond dans la position représentée, dans laquelle un trou 48 du levier se trouve en regard de l'axe du fût.
La rotation de la plaque à crabots 49 est limitée par une saillie 50 et la plaque repose sur des crabots 51 formés à la coulée du fût 36. La plaque à crabots est une pièce forgée, usinée avec précision pour s'adapter étroitement sur le moyeu du levier 47. Ce moyeu peut être fendu pour assurer un bon serrage dans la plaque à crabots de manière que le levier 47 ne puisse pas tourner trop loin lorsqu'il est relâché.
Une vis à pas lent 52 est pourvue d'un cabestan à collier 53 claveté par des cannelures 54 laminées dans la vis. Les cannelures peuvent être formées au forgeage dans le collier 53.
Une tête 55 est montée librement sur un tourillon 56 à l'extrémité de la vis 52, et est maintenue en place par rivetage en 57.
Un tensiomètre 58 est fixé à une barre 59 fixée à la colonne par des rivets 60. Une vis de réglage 61 sert à mettre à zéro une aiguille 62 et celle-ci est bloquée par un écrou 63.
Sur la Fig. 8, 60 désigne une semelle à employer sur un sol mou. Un pied 20' est pourvu de deux logements dans lesquels se placent des saillies 68 Des vis 69 et des rondelles 70 maintiennent la semelle 6b fixée à l'étançon lorsqu'il n'est pas utilisé.