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PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A COMPOSER TYPOGRAPHIQUES.
La présente invention a trait aux machines à composer typogra- phiques, telles que les machines connues sous la marque de fabrique "Linotype", dans lesquelles des matrices circulantes sont libérées d'un magasin dans l'or- dre dans lequel leurs caractères doivent apparaître en impression et sont a- lors composées en lignes, la ligne composée est transférée à la face d'un moule, le moule est rempli de métal fondu de manière à constituer un bloc ou barre typographique contre les matrices qui forment les caractères sur ce bloc, et les matrices sont ensuite élevées et, par l'intermédiaire d'un mécanisme distributeur,ramenées au magasin dont elles étaient parties.
Les magasins se comportent comme des casiers d'approvisionnement ou de stockage pour différents corps de matrices et, à cet effet, ils sont établis de manière à pouvoir être enlevés et remis en place dans ces machi- nes, de façon indépendanteo Généralement;,, les machines sont équipées d'une série de magasins placés l'un au-dessus de l'autre, les divers magasins étant supportés par des châssis de base distincts qui peuvent être écartés les uns des autres pour permettre d'avoir accès à celui des magasins qu'on se propo- se d'enlever. Chacun des châssis de base est pourvu d'une plaque pivotante de levée et de support du magasin, destinée à recevoir un mouvement de pivotement vers le haut pour relever l'extrémité inférieure du magasin au-dessus de la gorge du composteur jusqu'à une position se prêtant à son enlèvement.
Sur toutes les machines typographiques de cette disposition géné- rale, il est essentiel que le magasin soit maintenu étroitement appliqué sur son châssis de base surtout à l'extrémité supérieure, afin de maintenir la relation convenable entre l'extrémité supérieure du magasin et l'extrémité inférieure de l'entrée de canal reliant le distributeur au magasin en cours d'utilisation. Cette relation convenable est essentielle pour assurer le transfert régulier des matrices du distributeur aux canaux récepteurs respec- tifs du magasin. Il est actuellement de pratique courante, dans toutes les
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machines commerciales,de se fier à la pesanteur pour assurer le maintien des magasins contre leurs châssis.
Toutefois, la portion supérieure du ma- gasin est le plus souvent vide de matrices, de sorte qu'elle ne possède pas un poids suffisant pour assurer un maintien convenable. Cet état de choses se traduit souvent par un accroissement de la dépense en usine à l'effet de remédier à l'inperfectiono De plus, dans le type de machine typographique travaillant à des vitesses élevées qui fait l'objet de la demande de brevet--. français du 8 septembre 1951 intitulée "Perfectionnements aux machines typographiques à composer, clicher et distribuer", l'inclinaison du magasin sur l'horizontale est de 70 degrés, c'est-à-dire beaucoup plus raide que celle des machines normales, dont l'inclinaison n'est que de 37 degrés environ,
de sorte qu'il est évident que la construction à gravité se prête encore moins à établir la relation désirée entre le magasin et l'entrée de canal dans les machines de ce dernier type.
La présente invention se propose, entre autres buts, de remédier aux imperfections signalées ci-dessus, et ce pour un minimum de dépense et sans exiger de manoeuvres ou efforts manuels ni une attention supplémentaires de la part de l'opérateur, qui est déjà suffisamment chargé, en raison du poids des magasins, au cours de leur enlèvement et de leur remise en place.
Conformément à la présente invention, une machine à composer typographique du type décrit et comportant un magasin à matrices, une entrée de canal servant à guider les matrices pour les transférer d'un mécanisme distributeur au magasin, et un chapssis de support de magasin présentant une surface d'appui sur laquelle l'extrémité supérieure du magasin est destinée à reposer par gracité, est caractérisée par l'application d'un dispositif' servant à exercer une poussée pour maintenir le magasin en contact avec la dite surface d'appui de manière à assurer la relation convenable entre l'ex- trémité de décharge de l'entrée de canal et l'extrémité supérieure réceptrice du magasin.
Dans le dessin annexé, qui représente à titre d'exemple une forme de réalisation de l'invention;
Figure 1 est une vue en plan de la portion supérieure d'un châssis de base de magasin muni du dispositif faisant l'objet de l'invention.
Figure 2 est une vue en élévation, avec coupe transversale par- tiell; en regardant à partir de la droite d'un magasin et de son châssis de support, le magasin étant représenté dans sa position normale ou verrouil- léeo
Figure 3 est une vue semblable à la figure 2, mais représentant le magasin relevé et déverrouillé.
Les matrices sont livrées à leurs canaux récepteurs convenables faisant partie d'un magasin 1, après leur passage par une entrée de canal 2, à partir du distributeur. Au cours de la composition, les matrices sont libérées de l'extrémitéinférieure ou de décharge du magasin par les échappements habituels (non représentés).
Le magasin est monté sur un châssis de base 3 qui est pourvu d'un organe longitudinal dit "planche centrale Il 4,, monté de façon pivotante et pourvu d'une languette 5 à son extrémité inférieure. A son extrémité supérieure, la planche centrale est assemblée de façon pivotante avec le châssis 3 à l'aide de goupilles latérales 6; et la dite planche centrale présente une rainure longitudinale 7 (figure 1) destinée à recevoir et guider la "barre centrale" longitudinale habituelle 8 du magasin. La barre centrale 8 est fixée sur la face de dessous du magasin à l'aide d'une série de nervures trans-: versales parallèles 9 et elle est un peu moins longue que le magasin, de sorte que ce dernier déborde légèrement sur la dite barre.
Le magasin repose sur des portées ou surfaces d'appui du châssis 3 à ses extrémités supérieure et inférieure, la surface d'appui supérieure étant désignée par 3a. De plus, le magasin est à la fois mis en position et supporté par le contact de l'extrémité inférieure de la barre centrale 8 contre la languette 5. Dans les machines commerciales, un dispositif de sécurité (non représenté) est prévu pour empêcher le magasin de glisser et se détacher de l'extrémité inférieure
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de la barre:centrale.
Lorsque la machine est équipée de plusieurs magasins, ceux-ci et leurs châssis de base respectifssont groupés et juxtaposés dans des positions parallèles très proches et, dans le but de faciliter l'enlèvement et la remise en place des dits magasins, on étale d'abord le groupe compact des magasins pour dégager celui des magasins dont on envisage l'enlèvement, puis on soulève alors le magasin à l'écart du châssis de base en le faisant pivoter vers le haut pour éloigner son extrémité inférieure de la planche centrale 4. Pour effectuer ce soulèvement du magasin à l'écart de la plan- che centraleg on abaisse une manette 10 montée sur le côté gauche du châssis de base 3.
Cette manette (figure 3) est reliée à une plaque ou came centra- le 11 par un arbre oscillant horizontal 12 monté dans le châssis 3; et cette plaque 11 est pourvue d'un côté d'un loquet lla dirigé vers le haut et qui est destiné à entrer en prise avec une goupille faisant saillie latéralement à partir de la planche centrale 4, dans la position relevée de cette planche.
La surface supérieure de la plaque ou came 11 est placée au-dessous d'un bras ou volet pendant 13, monté de façon à pivoter librement dans le châssis
3 au-dessus de l'arbre oscillant 12, et la disposition est telle que lorsqu'on fait tourner la plaque 11 par l'arbre oscillant dans le sens sinistrorsum, de -la position indiquée à la figure 2 à la position indiquée à la figure 3, la surface supérieure de la plaque, agissant sur le bras 13, à la façon d'une came, fait pivoter ce bras vers le haut dans le sens dextrorsum pour l'appli- quer contre la face de dessous de la planche centrale 4, ce qui a pour effet de relever à la fois cette planche 4 et le magasin qu'elle supporte. Le lo- quet lla maintient la planche centrale dans sa position relevée pendant que s'effectuent les opérations d'enlèvement et de remise en place du magasin.
On inverse l'opération en relevant la manette 10.
Les pièces décrites ci-dessus et leur mode d'action sont ceux normalement prévus dans la machine décrite dans la demande de brevet sus-mentionnée.
Ainsi qu'il a été expliqué précédemment, les matrices emmagasinées dans le magasin tombent sous l'action de la pesanteur dans l'extrémité inférieure du dit magasin, de sorte que la partie supérieure du magasin ne possède pas toujours un poids suffisant pour assurer l'appui convenable de cette partie contre la portée supérieure 3a, surtout si la plaque inférieure ou surface de dessous du magasin se trouve légèrement recourbée ou gauchie.
Cet état de choses a comme conséquence que l'extrémité supérieure réceptrice du magasin n'est pas disposée exactement à l'alignement de l'extrémité de sortie de l'entrée du canal, de sorte qu'il n'est pas offert un passage régulier aux matrices entre ces éléments.
Pour assurer le maintien des positions relatives convenables du magasin et de l'entrée de canal, la présente invention prévoit un organe de maintien établi sous forme d'un crochet porté par un ressort 15 dont le rô- le est d'exercer une poussée sur le magasin pour l'obliger à prendre appui contre sa portée ou siège 3a. Le ressort 15 est fixé par son extrémité inférieure au châssis de base 3, directement au-dessous de la planche centrale 4, alors que son extrémité supérieure en forme de crochet s'étend en travers et au-dessus de cette planche, l'ectrémité supérieure de la portion rainurée de la dite planche étant à cet effet fendue ou échancrée, comme indiqué en 4a.
L'emplacement et l'inflexion vers l'avant du ressort 15 aonttels que ce ressort porte contre le bord inférieur 4b de la fente 4a, de sorte qu'il suit la planche centrale dans le mouvement qu'elle effectue lorsqu'on la fait pivoter vers le châssis de base 3 ou à l'écart de ce châssis. Le crochet du ressort 15 est destiné à entrer en prise.avec l'extrémité supérieure de la barre centrale 8 du magasin et, à mesure que la planche centrale descend vers et contre le châssis de base 3, le ressort 15 est ramené par une action de came contre le châssis à la position représentée à la figure 2, ce ressort étant calculé pour exercer une force de l'ordre de 9 à 12 kg sur l'extrémité supérieure du magasin.
On a constaté que cette poussée est suffisante pour assurer un appui convenable. Lorsq 'on soulève la planche centrale 4 (voir figure 3), l'extrémité à crochet du ressort se meut vers l'avant, en suivant
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le bord 4a de la fente de la planche centrale et en cessant d'exercer une poussée sur la barre centrale 8, de sorte que le magasin peut facilement être enlevé et remis en place.
Le relèvement et l'abaissement de la planche centrale sont toujours nécessaires lorsqu'on change les magasins et, étant donné que les opérations de verrouillage et de déverrouillage du crochet du ressort 15 sont régies automatiquement par le mouvement de la planche centrale, il est évident qu'aucun effort manuel supplémentaire n'est imposé à l'opérateur.
On a représenté et décrit à titre d'exemple la présente invention sous sa forme préférée appliquée à une machine du type travaillant à grande vitesse. Il est évident toutefois que cette invention est également applicable aux machines normales dans lesquelles les magasins sont inclinés de 37 degrés sur l'horizontale.