<Desc/Clms Page number 1>
G. J.A. NOREN, résidant à NYKOPING (Suède).
PROCEDE RELATIF AU SCIAGE A L'AIDE D'UNE SCIE A RUBAN ET SCIE POUR SA MISE
EN OEUVRE.
Lorsqu'on scie à l'aide d'une scie à ruban, la denture de la lame s'échauffe et, si cette dernière était initialement plane, la tension disparait dans la denture sous l'effet de la chaleur, de sorte que la scie commence à se débattre, rendant ainsi le sciage impossible. Jusqu'à pré- sent,pour vaincre cette difficulté, on étirait les lames avant l'usage, c'est-à-dire, les lames étaient rendues, par laminage, plus longues au mi- lieu et dans le dos que dans la denture. Ainsi, les lames présentaient la plus petite longueur dans la denture, la plus grande longueur au milieu et une longueur légèrement moindre dans le dos.
De ce fait, la tension existant entre les poulies de la scie agissait uniquement sur la denture et le dos, lorsque la scie sans fin était placée sur ces poulies à froid. Après l'é- chauffement de la denture au cours du sciage, toute la largeur de la lame venait s'appliquer sur les poulies, de sorte que le sciage pouvait se pour- suivre.
Or., l'étirage d'une lame (le scie est un travail très délicat,, exige beaucoup de temps et est d'un apprentissage difficile. La présente invention vise à éliminer cet inconvénient, permettant ainsi d'utiliser une lame de scie qui est plane à l'état froid.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que la lame de scie est chauffée en dehors de la denture par friction ou analogue, de sorte que, sous l'effet de la chaleur développée par ailleurs dans la dentu- re pendant le sciage, toute la largeur de la lame s'échauffe d'une façon sensiblement égale, de telle manière que la lame de scie se maintient à l'é- tat essentiellement plan et que la denture est tendue pendant le sciage.
Selon l'invention, la scie à ruban est principalement caractéri-
<Desc/Clms Page number 2>
sée en ce qu'elle est munie d'un moyen de friction appelé à agir sur la la- me de scie en dehors de la denture de celle-ci
D'autres objectifs et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-après en se référant aux dessins annexés, qui montrent une réalisation, choisie à titre d'exemple, d'une scie à ruban se- lon l'invention.
La Figo 1 montre schématiquement une scie à ruban selon l'in- vention.
La Fig. 2 montre à une échelle plus grande, une coupe à travers la lame de la scie à ruban et le guidage pour cette lame.
La Figo 3 est une coupe selon la ligne III-III de la Fig. 2.
L'indice 1 désigne le 'bâti de la scie à ruban, lequel comporte deux poulies 2 et 3, La poulie inférieure 2 est de préférence entraînée par un moteur électrique 4 ou système équivalent, tandis que la poulie supérieu- re 3 est munie d'un dispositif tendeur. La lame de scie plane 125 est posée sur les deux poulies. 2 et 3.
Un ou plusieurs des guides pour la lame de la scie à ruban sont formés de manière à présenter des évidements 6 destinés à recevoir des co- peaux, fragments ou éclats de bois de bourrage 7 de part et d'autre de la lame 5.
Les fragments de bourrage 7 sont des fragments de bois sur les- quels on a enroulé de la corde, ces fragments étant appelés à entrer en con- tact avec la lame en dehors de la denture 8 de celle-ci, comme il ressort de la Fig. 3. La longueur des fragments 7 et l'enroulement de corde sont choisis de manière à obtenir l'échauffement requis, celui-ci dépendant de la vitesse de la scie, des propriétés de la matière sciée, etc. L'échauffe- ment produit par le frottement en dehors de la denture 8 doit être tel que toute la largeur de la lame de scie soit portée à une température sensible- ment égale lorsque la denture 8 est échauffée par le sciage.
On peut modifier l'échauffement de la lame 5 en modifiant la pression des fragments de bourrage 7 contre cette lame. Cette pression ne doit pas nécessairement être uniforme sur toute la longueur des fragments 7, mais cette pression peut par exemple diminuer d'une manière plus ou moins proportionnelle à partir du dos de la lame 5.
La pression frictionnelle des fragments de bourrage 7 peut être modifiée à la main, en tenant compte des températures indiquées par plu- sieurs thermomètres disposés cote à cote sur la largeur de la lame 5. On peut aussi réaliser un contrôle entièrement automatique de la pression, la scie à ruban étant munie d'un régulateur sensible à la température de la denture 8 et qui modifie la pression du ou des fragments de bourrage 7 en fonction de cette température.
On peut utiliser d'autres moyens de pression que les fragments de bourrage 7, bien que ceux-ci sont les plus économiques. De plus, les fragments de bourrage 7 peuvent être aisément lubréfiés pendant le sciage.
L'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite ci- dessus et montrée dans les dessins, mais peut être modifiée sous plusieurs rapports, sans dépasser son cadre.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.