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HEBERLEIN & C AG, résidant à WATTWIL (Suisse).
PROCEDE D'OBTENTION D'EFFETS DE GAUFRAGE LOCAUX PERMANENTS.
On sait que l'on peut obtenir sur des tissus des effets de . gaufrage locaux permanents à l'aide de résines synthétiques durcissables.
Dans ce procédé, connu, le tissu est imprimé, avant le gaufrage, selon un motif déterminé à l'aide d'un précondensat de résine synthétique, ou bien le tissu est imprégné, à l'aide du précondensat de résine synthéti- que et la condensation de la résine est empêchée aux endroits voulus, par exemple par application d'agents alcalins, Le tissu est ensuite sé- ché et soumis au gaufrage , après quoi le précondensat de résine synthé- tique est durci par chauffage à température élevée, le tissu étant finale- ment lavé à fond et séché, ce lavage ayant pour effet de faire disparaître l'effet de gaufrage aux endroits où le tissu est dépourvu de résine synthétique.
Lorsqu'on opère par ce procédé, on éprouve souvent la diffi- culté de ne pas pouvoir faire disparaître complètement l'effet de gaufrage, par lavage, aux endroits du tissu où celui-ci est démuni de résine.
Ceci est surtout le cas, lorsque les cylindres de gaufrage présentent des gravures profondes ou accentuées ou lorsqu'on opère le gaufrage sous pression élevée: et à température élevée, auxquels cas: on obtient mê- me sur le tissu non traité un effet de calandrage relativement durable.
La présente invention a pour objet un procédé, grâce auquel cet inconvé- nient est évité et grâce auquel une suppression totale de l'effet de gau- frage est possible aux endroits du tissu non pourvus de résinée
L'invention concerne un procédé pour l'obtention d'effets de gaufrage locaux permanents à côté de parties unies inchangées sur des tis- sus de coton, par application locale, selon des motifs prédéterminés, d'un précondensat de résine synthétique, avant le gaufrage, et par chauffage du tissu gaufré à température élevée, en vue de condenser la résine, ce pro-
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cédé étant caractérisé en ce quon soumet le tissu, après le lavage, à un traitement ultérieur à l'aide d'une solution alcaline ou neutre d'un agent de gonflement,possédant un effet de gonflement,
mais pas d'effet de parche- mination ou de contraction. Comme solution d'agent de gonflement, on peut faire usage, en particulier, de soude caustique à 15 - 22 BAumé.
Par ailleurs, on peut aussi faire usage de potasse caustique diluée ou de solutions de chlorure de zinc ou de thiocyanate de calcium.
On a déjà, il est vrai, proposé de soumettre des tissus munis d'effets de gaufrage locaux permanents à un traitement à l'aide d'agents de gonflement, de manière à parcheminer ainsi le fond du tissu ou à con- tracter ce fond à l'aide d'une lessive alcaline de concentration appropriée pour la mercerisation. Dans le cas actuel, il ne s'agit cependant pas d'ob- tenir à côté de l'effet de gaufrage, des effets de contraction ou de parche- mination, mais il sagit bien d'obtenir des tissus dont certaines parties sont gaufrées et dont d'autres parties sont lisses et n'ont pas subi de chan- gement.
L'effet du procédé selon l'invention est surprenant, car l'hom- me de métier ne pouvait s'attendre à ce que l'élimination ou suppression totale de l'effet de gaufrage soit possible, aux endroits des tissus, dé- munis de résine synthétique, à l'aide de solutions d'agents de gonflement, sans que se produise simultanément un effet de parchemination ou de contrac- tion,
L'effet de gaufrage local peut être obtenu en imprimant le tis- su, avant le gaufrage, selon des motifs prédéterminés, à l'aide du précon- densat de résine synthétique ou en imprégnant tout le tissu, avant le gau- frage, à 1 aide d'une solution du précondensat de résine synthétique, et en empêchant la condensation de la résine, aux endroits voulus, par exem- ple, par application d'agents alcalins.
Comme précondensats de résines synthétiques durcissables on peut, par exemple, employer dans le procédé suivant l'invention des con- densats de formaldéhyde et d'urée, de thiourée, d'éthylène-urée et de leurs homologues, durone, d'acétylène-diuréine et de leurs dérivés, de dicyandiamide, de mélamine, de phénols et de dérivés phénoliques, de même que des mélanges appropriés de tels composants de résines, qui sont em- ployés conjointement avec les catalyseurs acides ou alcalins habituels.
On peut également employer des précondensats de cétone et d'aldéhyde. Aux précondensats de résine synthétiques peuvent également être ajoutés des co- lorants, pigments ou composés appropriés donnant lieu à la formation de colorants ou de pigments, ainsi que des métaux en poudre, éventuellement conjointement avec des colorants, en vue d'obtenir des effets dorés, argen- tés et cuivrés.
Comme matière textile de départ, on emploie des tissus de coton, en particulier de la percale de coton, de la cretonne de coton ou du co- ton renforcé. Ainsi, des tissus ayant subi au préalable une teinture dans des teintes claires et/ou imprimés en couleurs peuvent être pourvus loca- lement dune masse résineuse contenant, le cas échéant, un pigment coloré.
En plus de l'impression à l'aide de résine, on peut aussi opérer une impres- sion ordinaire à l'aide de colorants. Si on désire obtenir des fonds fon- cés avec des effets de gaufrage plus clairs, on procède de préférence à une teinture subséquente.
Les exemples suivants serviront à illustrer davantage l'inven- tion.
EXEMPLE 1.
Un tissu de coton renforcé, ayant subi en blanc un traitement préalable pour l'impression, est imprimé, selon des motifs prédéterminés, à l'aide de la masse d'impression suivante :
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175 gr. précondensat d'hexaméthylolmélamine;
150 gr. eau;
5 gr. ammoniaque concentré;
550 gr. Tylose TWA, 50 : 1000 (méthylcellulose de Kalle & Co, A.G. Wiesbaderi .
Bieberich, Allemagne);
20 gr. thiocyanate ammonique - eau 1 : 1;
100 gr. vert d'acramine B (pigment coloré de Farbenfabriken Bayer, Lever-
Kusen, Allemagne).
Le tissu est ensuite séché à environ 40 C et gaufré à environ 200 C. Après le gaufrage, on traite le tissu à 140 C pendant 4 minutes, de manière à condenser la résine, après quoi le tissu est lavé pendant peu de temps et séché à l'état détendu. Après cela, le tissu est imprégné sur un foulard à l'aide de lessive sodique à 20 Baumé, laissé pendant un cer- tain temps dans cet état, puis débarrassé de la lessive à chaud et à froid et enfin soumis au traitement de finissage habituel.
On obtient ainsi un dessin .-en relief de teinture verte sur fond blanc.
EXEMPLE 2.
Une percale de coton, ayant subi une teinture préalable en vert clair et ayant subi un traitement préalable, de la manière habituelle, pour l'impression, est imprimée, suivant des motifs déterminés, à l'aide d'une masse d'impression de composition suivante :
200 gr précondensat d'hexaméthylolmélamine;
150 gr. eau; 540 gr. pâte de farine de grains de caroybe 25 : 5 gr. ammoniaque concentré ;
10 gr. chlorure ammonique - eau 1 : 1;
50 gr. noir d'acramine FBRK (pigment coloré de Farbenfabriken Bayer, Lever- kusen, Allemagne);
45 gr. eau.
1000 gr.
Le tissu est ensuite séché à environ 40 C, gaufré à environ 200 C, traité pendant 4 minutes à 140 C, de manière à condenser la résine, lavé et séché à l'état détendu. Après cela, le tissu est imprégné sur un foulard à l'aide de lessive potassique à 20 Baumé, laissé dans cet état pendant 15 minutes, débarrassé de la lessive à chaud et à froid, rami et soumis au traitement de finissage habituel.
On obtient un dessin en relief gris sur un fond plat ou uni de teinte vert clair.
EXEMPLE 3.
Une crétonne de coton, ayant subi en blanc un traitement préa- lable pour l'impression, est imprimée de la manière décrite dans l'exemple 1, séchée, gaufrée, condensée, lavée et séchée; la crétonne est ensuite imprégnée à l'aide d'une solution de chlorure de zinc (environ 600 gr de chlorure de zinc/litre), laissée pendant un certain temps à l'état imprégné, puis lavée à fond et soumise au traitement de finissage habituel. Le tis- su est alors teint à l'aide d'un colorant substantif orange, en réservant les parties gaufrées.
On obtient ainsi des motifs gaufrés de teinte verte sur un fond de teinte orange.
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EXEMPLE 4.
Un tissu de coton renforcé ayant subi en blanc un traitement préalable pour l'impression, est imprimé selon un motif polychrome, en em- ployant pour l'impression du fond une masse d'impression, selon l'exemple 1, de manière à obtenir une impression à laquelle on peut conférer un effet de gaufrage permanent. Pour les autres teintes, on emploie des pâtes d'im- pression normales de colorants de cuve. Après impression et séchage à en- viron 40 C, le tissu est gaufré à 180 - 200 C, après quoi il est chauffé à 140 C pendant 4 minutes, pour condenser la résine, traité à la vapeur comme il est d'usage avec les colorants de cuve, oxydé, lavé, traité au sa- von, rincé et séché à l'état détendu. Le tissu est alors foulardé de la manière décrite dans l'exemple 1 avec de la lessive sodique et soumis au traitement de finissage habituel.
On obtient ainsi un fond gaufré de cou- leur verté â côté de parties unies colorées sur une marchandise blanche et unie.
EXEMPLE 5.
Une percale de coton, ayant subi un traitement préalable habi- tuel pour l'impression, est imprimée selon un motif en cinq tons, en uti- lisant des massés d'impression pour trois colorants (vert, rouge, bleu), qui produisent des effets d'impression gaufrables. Pour la teinture en vert, on emploie une masse d'impression, telle que celle, indiquée dans l'exemple 1, tandis que pour la teinture en rouge et en bleu, on fait usage de masses d'impression de composition identique à celle de l'exemple 1, si ce n'est qu'au lieu de vert d'acramine B, elles contiennent des quantités équivalen- tes de Bordeaux Orema en pâte (pigment coloré de Ciba A.G. Bâle, Suisse) et de bleu d'acramine FFG (pigment coloré de Farbenfabriken Bayer) respec- tivement.
Pour les deux teintures restantes, on emploie des pâtes d'im- pression à base de pigments ordinaires, telles que les pâtes d'impression Orema de Ciba A.G.
Après avoir traité le tissu de la manière décrite dans l'exem- ple 1, on obtient des parties gaufrées de manière permanente de teinte vert, rouge et bleu sur un fond uni teinté en deux autres tons.
EXEMPLE 6.
Un tissu de coton à chaîne de cretonne, ayant subi en blanc un traitement préalable pour l'impression, est imprimé à l'aide de la mas- se d'impression suivante :
175 gr. Beckamine P 468 (précondensat cétone-aldéhyde de Reichhold Chemi- cal Inc, Détroit, U.S.A);
100 gr. eau;
30 gr. Alcovel G (carbamide gras de Arnold Hoffman Co, Providence R.I.,
U.S.A);
500 gr pâte de farine de grains de caroube 25 : 1000;
100 gr jaune-or d'acramine FGR (pigment coloré de Farbenfabriken Bayer,
Leverkusen, Allemagne);
14 gr soude cale.;
81 gr. eau 1000 gr.
Après l'impression, le tissu est séché à 40 C et gaufré à en- viron 200 C. Après cela, le tissu est traité à 150 C pendant 2 minutes, pour condenser la résine, puis lavé pendant peu de temps et séché à l'état détendu. Le tissu est alors imprégné sur un foulard à l'aide d'une solu- tion concentrée de thiocyanate de calcium (environ 700 gr/litre), laissé à l'état imprégné pendant un certain temps, lavé à fond et soumis au trai-
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tement de finissage habituel.
On obtient ainsi un motif gaufré de teinte jaune sur un fond uni blanc.
REVENDICATIONS .
1. - Procédé pour l'obtention d'effets de gaufrage locaux per- manents à côté de parties unies inchangées sur des tissus de coton, par application locale, selon des motifs prédéterminés, d'un précondensat de résine synthétique, avant le gaufrage, et par chauffage du tissu graufré à température élevée, en vue de condenser la résine, caractérisé en ce qu'on soumet le tissu, après le lavage, à un traitement ultérieur à l'aide d'une solution alcaline ou neutre d'un agent de gonflement, possédant un effet de gonflement, mais pas d'effet de parchemination ou de contraction.