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DISPOSITIF DE FAUX RETORDAGE.
On a déjà décrit divers dispositifs de faux retordage convenant en particulier, pour conférer un crépage analogue à celui de la laine à des filés de soie artificielle sans fin. On connaît de tels dispositifs, comportant un organe de tordage pouvant être animé d'une rotation rapide et permettant de conférer, en un seul stade opératoire, une forte torsion et une forte détorsion éphémère à unfil continu, par rapport à la torsion origi- nelle. Dans ces dispositifs, l'organe de tordage est, en général, mis en rotation par une transmission à courroie ou à ruban, en sorte que des vitesses de rotation pouvant atteindre au maximum 15 à 20.000 tours par minute peuvent être obtenues.
Par ailleurs, on a déjà décrit un dispositif de faux retordage, consistant en un moteur électrique à rotation rapide, muni d'un arbre alésé, à une extrémité duquel est monté l'organe de tordage. A l'aide de ce dispc 3itif, on peut conférer à l'organe de tordage des vitesses de rotation d' environ 60 à 90.000 tours par minute.
Etant donné que, pour obtenir un crêpage efficace, par exemple, de fils de nylon de 70 deniers, tels qu'on les emploie couramment à cet usage, on doit tordre ces fils transitoirement à environ 3.000 tours par mètre, il est facile de comprendre que, pour obtenir des vitesses de passage relativement élevées du fil, il faut que l'organe de tordage tourne à des vitesses très élevées. Lorsqu'on laisse tourner l'organe de tordage à 15.000 tours par minute, par exemple dans le cas d'un dispositif de faux retordage muni d'une transmission 4 courroie ou à ruban, le fil n'avance que de 5 mètres par minute, lors du retordage du fil à 3000 tours par mètre.
Dans le dispositif de faux retordage muni d'un moteur électrique à rotation rapide, le fil avance de 20 mètres par minute, lorsque l'organe de tordage tourne à 60.000 tours par minute, tandis que le fil avance de 30 mètres par
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minute, lorsque l'organe de tordage tourne à 90.000 tours par minute. Bien que le dispositif mentionné en dernier lieu permette, vis-à-vis des disposi- tifs munis d'une transmission à courroie ou à ruban, une vitesse d'avancement du fil déjà beaucoup plus élevée, cette vitesse ne peut pas encore être con- sidérée comme satisfaisante pour une production économique.
On a constaté à présent, de manière surprenante, qu'à l'aide d'un dispositif de faux retordage d'un nouveau genre, on peut augmenter, dans une mesure appréciable, le nombre de tours de l'organe de tordage et élever ainsi sensiblement la vitesse d'avancement du fil.
La présente invention a pour objet un dispositif de faux retor- dage, caractérisé en ce qu'il comporte un moteur électrique, dont le rotor est muni de coussinets à air et peut tourner à des vitesses de 50.000 à 200.000 tours par minute, tandis que l'arbre du moteur portant l'organe de tordage est alésé pour livrer passage au fil.
Comme moteur électrique, on utilise avantageusement un moteur triphasé à induit court-circuité, alimenté par un réseau triphasé engendré par un générateur de fréquence moyenne.
Etant donné qu'en raison des forces centrifuges importantes, qui se manifestent aux vitesses de rotation élevées utilisées, il importe que l'organe de tordage soit parfaitement équilibré, on confère avantageuse- ment une forme aussi simple que possible à cet organe de tordage. Cet orga- ne de tordage peut, par exemple, être constitué par un fil métallique cour- bé en forme d'étrier ou d'arceau ou par un élément coulé de forme correspon- dante.
Pour pouvoir éviter des ruptures de fibrilles et ainsi une ruptu- re du fil:textile il est très important que le fil rencontre une résistan- ce aussi faible que possible pendant son passage dans l'organe de tordage.
La partie, qui entraîne le fil, de l'organe de tordage est, dès lors, avan- tageusement fortement poli et constitué en une matière très dure, telle que l'acier, de telle sorte que le fil ne forme pas à la longue des rainu- res dans l'organe de tordage et ne puisse pas rendre sa surface rugueuse.
L'arbre du moteur est, de préférence, aussi poli ou lissé, en vue de diminuer la résistance que subit le fil passant dans cet arbre.
Une forme d'exécution de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, sur la figure 1 des dessins ci-annexés. Sur cette figu- re, 1 désigne l'arbre alésé du moteur triphasé, 2 le rotor, 3 le bobinage du stator, 4 les lames du stator et 5 le carter du moteur. 6 désigne les coussinets à air, sur lesquels est monté l'arbre 1 du moteur portant le ro- tor 2. Par les conduits 7, de l'air ou un autre gaz approprié sous pres- sion est amené dans les coussinets 6. La notation de référence 8 désigne un anneau pressé sur une extrémité de l'arbre 1, et dans lequel l'étrier 9 en fil d'acier fortement poli et servant d'organe de tordage est assujetti.
L'organe de tordage est ancré élastiquement à l'anneau 8. Le fil à tordre 10 traverse l'alésage poli de l'arbre 1, forme une boucle autour de l'orga- ne de tordage 9 et se centre à nouveau sous l'influence de la courbure 11 de l'organe de tordage. L'organe de tordage est très léger et les déséquili- bres sont réduits à un minimum.
La figure 2 montre une autre forme d'exécution de l'organe de tor- dage. Le fil à tordre 10 passe par l'alésage poli de l'arbre 1, forme une boucle autour de l'organe de tordage 91, sur lequel, grâce à sa forme particulière, montrée à la figure 3, le fil est guidé.
Lorsqu'il y a lieu de tordre des fils très fins et lisses, la for- me d'exécution montrée à la. figure 4 est avantageuse. Le fil à tordre tra- verse l'alésage poli de l'arbre 1, après quoi il est dévié par la partie 21 de l'organe de tordage 92, par laquelle le passage du fil 10 rencontre une plus grande résistance que-dans les formes d'exécution selon les figu- res 1 à 3. Pour augmenter encore davantage la résistance opposée au passage
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du fil, il suffit de faire passer le fil derrière les deux parties 21 et 21' de l'organe de tordage.
La figure 5 est une coupe partielle d'un organe de tordage en matière coulée. lu point de vue technologique, cette forme d'exécution est, dans les mêmes conditions de rotation, aussi satisfaisante que les variantes selon les figures 1 à 4.
L'organe de tordage peut aussi consister en un arbre rotatif mon- té dans le plan de l'axe de passage du fil, perpendiculairement à cet axe, cet arbre étant tourné d'un certain angle, de façon à faire dévier le fil par rapport à la direction de passage axiale vis-à-vis de l'arbre du mo- teur.
Les figures 6 et 7 montrent un tel organe de tordage en coupe axiale et en élévation, tandis que les figures 8 et 9 montrent en coupes partielles la position de l'organe de tordage, pendant la pose du fil. A la figure 10, on a représenté, en coupa axiale, une autre forme d'exécution de l'organe de tordage, tandis qu'aux figures 11 et 12 cet organe de tor- dage est représenté, partiellement en coupe, pendant la pose du fil.
Selon la figure 6, l'arbre 12 servant d'organe de tordage est mon- té dans un alésage radiale de la bague 8 et de l'arbre du moteur 1, l'ar- bre 12 étant maintenu par une vis 13, dont la partie 131 engrène avec une rainure de l'arbre 12. La vis 13 et la pièce tubulaire 14 sont avanta- geusement en métal ur et présentent un alésage poli pour le passage du fil. L'arbre 12 présente un alésage poli 15, dont l'ouverture d'entrée et l'ouverture de sortie sont fortement arrondies.
Comme le montrent les figures 7 et 9, il est possible de faire tourner l'arbre 12 d'un certain angle, qui est donné par les traits de mar- quage 16 et 17. La figure 8 montre l'alésage 15 en position axiale, (trait de marquage 18) au moment de la pose du fil, tandis que la figure 9 montre la position de 3,'arbre 12 au moment où le dispositif est prêt à être mis en service, c'est-à-dire dans l'une ou l'autre des positions de rotation angu- laire indiquées par les traits de marquage 16 et 17.
Dans la forme d'exécution de l'invention illustrée à la figure 10, l'arbre 121, qui sert d'organe de tordage, présente une rainure 15, plutôt qu'un alésage. Le fil 10 indiqué par une ligne en pqintillé aux figures 11 et 12 passe initialement dans l'axe de l'arbre 1 du moteur (figure 11) ; il suffit ensuite de faire tourner l'arbre 12 1 d'un demi-tour (figure 12), pour rendre le dispositif prêt à être mis en service.
Les figures 13, 14 et 15 des dessins ci-annexés représentent une autre forme d'exécution exemplative de l'organe de tordage, respectivement en coupe longitudinale de l'avant, en vue en plan et en élévation latérale.
Cet organe de tordage consiste en una pièce de support 19, qui est montée à une extrémité de l'arbre 1 et porte une broche 20 fortement polie, pré- sentant un évidement concave,et montée centralement et transversalement par rapport à l'axe du moteur. Le fil 10 est enroulé une seule fois sur la broche 20 et est ainsi entraîné. Cette forme d'exécution de l'organe de tor- dage présente l'avantage de fixer la position du fil, de façon que celui-ci ne puisse pas dévier latéralement. Le fil passe, dès lors, pratiquement dans l'axe du moteur en sorte qu'une accélération de ce fil et, par conséquent, le risque de rupture de fibres sont réduits.
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