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CISAILLE SOUS-MARINE POUR CABLES.
Lettre rectificative jointe pour valoir comme de droit à la date du 19.5.54 Page 3 ligne 40 - intercaler "et" après "mise à feu"; Page 3 lignes 44 et 45 lire "tandis qu'à son autre extrémité qui" au lieu de "tandis que son autre extrémité" .
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La présente invention se rapporte aux cisailles sous-marines destinées à couper des câbles, par exemple les câbles de protection ou d'interception, les câbles d'amarrage de mines ou autres, et elle a pour objet un appareil fonctionnant au moyen d'une charge explosive dont l'ac- tion thermique est dirigée sur le câble à sectionner qui est porté de ce fait à une température telle qu'il fond dans sa partie se trouvant vis-à- vis de l'appareil.
Dans ce but on utilise les charges dites creuses, en forme de cy- lindre avec une face creusée par exemple en cône du côté de la face active ; la charge creuse est logée dans un corps susceptible d'être traîné en mer et muni d'un mécanisme de.mise à feu, avec sa commande , ainsi que, de préférence, d'un dispositif de sûreté.
Deux exemples.d'une cisaille à charge creuse selon l'invention sont représentés sur le dessin annexé.
- La figure 1 est une coupe longitudinale de la cisaille complète selon une première forme d'exécution ; - la figure 2 en est une vue frontale de la partie antérieure ; - la figure 3 est une coupe transversale selon la ligne 3-3 de la figure 1 ; - la figure 4 est une coupe longitudinale d'une cesaille selon une seconde forme de réalisation, à l'état de repos ; - la figure 5 est une vue en élévation, avec coupes partielles, de la cisaille dont les divers organes sont représentés dans la position qu'ils occupent au moment du fonctionnement ; - la figure 6 est une coupe par la ligne 6-6 de la figure 4 ; - la figure 7 est une vue suivant la flèche 7 de la figure 4.
Dans le mode de réalisation des figures 1 à 3, le corps de la cisaille 1 est formé essentiellement par une pièce cylindrique, creuse, pourvue le long d'une de ses génératrices, d'un conduit 2 supportant une nervure 3 se terminant à l'avant par un bec de guidage 4. Dans une zone diamétralement opposée du corps 1 est fixée une ailette 5 à laquelle est attaché, au moyen de boulons 6, un support 7 portant le siège du câble de remorquage 8 et qui se prolonge à la partie inférieure par une paroi 9 destinée à jouer le rôle de stabilisateur. A l'avant, le support 7 forme un guide latéral incliné opposé au bec 4, avec lequel il constitue, à l'extrémité antérieure de la cisaille, une ouverture recevant le câble à sectionner.
Le corps 1 de la cisaille présente, à l'extrémité avant, une ouverture fermée par une calotte 10 en alliage léger fixée au moyen d'un filetage avec interposition d'une garniture en caoutchouc durci empêchant l'entrée de l'eau. La cavité intérieure du corps 1, où est placée la charge explosive, est limitée à l'avant par un câble 11 qui doit être parfaitement coaxial au corps cylindrique 1 et est destiné à rendre la charge creuse. Ce cône est maintenu en place au moyen d'une bague filetée 12 vissée dans un siège taraudé du corps 1.
La paroi arrière du corps 1 est fermée par un tampon 13 qui porte les organes de mise à feu d'un type approprié quelconque ; dans l'exemple représenté, ils comprennent un détonateur 14, maintenu en place par une bagué de pression 15, et la capsule fulminante 16, maintenue à l'aide d'une bague filetée, dans le tampon 13 et protégée par une cuvette en cuivre 17.
La partie supérieure du corps 1 présente deux saillies 18 percées d'un trou susceptible de recevoir une goupille de sûreté 19.
La partie arrière du corps 1 contient les organes de percussion constitués par un levier pivotant 20 portant le percuteur 21 disposé en
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regard de la capsule 16, et le ressort 22 derrière lequel tourne un levier à crochet 23, immobilisé de préférence par un dispositif de sûreté.
Les leviers 20 et 23 constituent dans leur ensemble le mécanisme de percussion qui est relié, par une tige 24, à l'extrémité extérieure de leviers 25'pivotant sur le support 7 de chaque côté de l'ouverture an- térieure du corps 1 ; cesleviers 25 sont évidés sur le côté antérieur et forment un bec 26 qui empêche le déplacement latéral du câble.
La tige 24 porte à son extrémité arrière, pour son articulation avec le levier de mise à feu 23 une chape 27 qui est taraudée de façon à permettre de régler exactement la longueur de la tige 24.
La tige 24 porte, soudée, une plaquette percée 28 dans le trou de laquelle peut être introduit un fil de plombage 29 qu'on torsade après l'avoir fait passer dans un trou correspondant de la nervure 3 soudée à l'étrier 2.
Pour assurer l'immobilisation du percuteur 21 jusqu'à ce que la cisaille soit descendue en mer et ait atteint la profondeur voulue, on a prévu un mécanisme de sûreté à piston hydrostatique disposé dans la queue ogivale qui prolonge le corps 1.
Ce mécanisme est formé par une tige 30 dont une extrémité pénètre dans un évidement du levier 23, tandis que l'autre extrémité est filetée et est fixée au piston hydrostatique 31 sur lequel agit le ressort 34. Ce piston coulisse dans la chambre de la queue ogivale et recule au fur et à mesure que la cisaille descend dans l'eau.
Une douille filetée 32 sert à guider la tige 30 et à fixer de façon étanche la périphérie du diaphragme ondulé en caoutchouc 33.
La cisaille est fixée à un câble 8 qui en porte plusieurs et qui sert à la remorquer pour le nettoyage de la zone.
Jusqu'à ce que la cisaille soit immergée après l'enlèvement de la goupille de sûreté 19, l'extrémité de la tige 30 est engagée dans le trou du levier de mise à feu 23, dont elle empêche la rotation et par conséquent elle empêche la libération du levier 20 du percuteur, et tous les organes occupent la position représentée à la figure 1.
Quand la cisaille est immergée et que la profondeur voulue a été atteinte, le piston hydrostatique 31 cède dans la mesure correspondante et déplace la tige 30 dont il fait sortir la queue du levier 23.
Quand le câble de remorque rencontre un câble d'amarrage à sectionner, il le guide vers la partie 7, de sorte que le câble d'amarrage, en glissant sur cette partie, vient se placer contre les leviers 25 de chaque côté de l'ouverture du corps 1 et tend à produire leur pivotement et, par conséquent, le déplacement de la tige 24.
Il se produit d'abord le sectionnement du fil de sûreté 29 puis la tige 24 peut effectuer sa course vers l'arrière en entraînant le levier 23 de mise à feu ou de commande du percuteur, qui n'est plus immobilisé par la tige 30. Avec son bec, ce levier 23 entraîne donc le levier 20 en bandant le ressort 22 et l'abandonne ensuite ; sur quoi , le percuteur 21 vient frapper contre la capsule 16.
Celle-ci provoque l'explosion du détonateur 14 et celle de la charge creuse contenue dans le corps 1 derrière le cône 11, en créant la flamme qui entoure le câble d'amarrage et le fait fondre.
De cette manière, le câble est sectionné sans aucune action mécanique et sans créer de résistance à l'avancement du navire remorquant la cisaille.
En donnant des dimensions appropriées au support et au stabilisateur 7,9 on peut y monter plus d'une cisaille, et un certain nombre de
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cisailles peut former une chaîne qu'on remorquera en position inclinée ou courbe pour le nettoyage de toure une zone.
Le dispositif de mise à feu qui, dans l'exemple décrit, est mé- canique, pourrait naturellement être à fonctionnement électrique, et le dispositif de sûreté peut être agencé d'une façon quelconque.
Les figures 4 à 7 représentent une variante de la cisaille selon l'invention, permettant d'obtenir les avantages indiqués dans les meilleurs conditions d'emploi et de fonctionnement et à l'aide d'une construction plus simple et plus robuste.
La modification principale consiste essentiellement en ce que le corps de la cisaille, au lieu d'être fixé directement au support stabili- sateur, est monté sur ce support de façon à pouvoir s'en éloigner lors du fonctionnement, ce qui permet d'éviter que le stabilisateur soit endommagé par l'explosion, et d'actionner la commande du mécanisme de mise à feu par le mouvement relatif du qorps de la cisaille par rapport au stabilisateur au moment de la rencontre du câble à sectionner.
De cette manière, la cisaille peut être d'une construction extrêmement simple et ne comprend pas d'organes mobiles extérieurs.
Dans la construction représentée,la partie antérieure du corps 1 contenant la charge explosive creuse se rétrécit vers l'arrière où est fixée la partie l' contenant les dispositifs de mise à feu et de sûreté décrits par la suite. Intérieurement, la partie l" du corps contenant la charge creuse a n'importe quel profil approprié que la charge même épouse parfaitement.
La partie antérieure du corps de la cisaille est contenue dans une armature extérieure rigide formée par des anneaux 35 et 36 et des entretoises 37, armature à laquelle est fixée la tige supérieure 3 servant à dévier le câble à sectionner.
Aux anneaux 35 et 36 sont aussi fixées, à la partie inférieure et de chaque côté, des ailettes 38 et 39 où sont articulés en 40 et 41, respectivement, des bras 42 et 43 qui, à l'extrémité opposée, sont articulés en 44 et 45 sur le support stabilisateur 9.
Les bras postérieurs de liaison 43 comportent au delà du pivot 41 un prolongement 46 destiné à agir sur le levier de mise à feu, comme il sera décrit plus loin.
Les bras 42 font partie de leviers coudés dont le second bras 48 vient se placer dans la partie inférieure de l'espace situé devant le corps 1 de la cisaille. Entre les deux bras 48 est placée une petite traverse 48a soudée aux bras mêmes.
Le corps de la cisaille, qui contient la charge explosive et le dispositif de mise à feu qui, à l'état de repos, est rapproché du support stabilisateur 9, est relié à ce dernier au moyen des paires de bras articulés 42 et 43, qui ont normalement une position également inclinée en avant comme on le voit à la figure 4, et au moyen d'une tige 50 qui est articulée par une extrémité , en 49, à l'extrémité de la tige 3, tandis que son autre extrémité s'engage dans une fourchette 51 solidaire du support 9 et y est fixée par une goupille sectionnable 52, la tige 50 s'applique contre la traverse 48a fixée aux bras 48.
De cette manière, la tige 50, quand elle se trouve dans la position représentée à la figure 1, empêche tout mouvement du corps de la cisaille par rapport au stabilisateur lorsque ce corps n'est pas heurté au droit de la tige 50.
Les deux éléments de la cisaille gardent ainsi, dans les conditions de repos et de manoeuvre, la position indiquée dans la figure 1 où toute possibilité de fonctionnement est exclue.
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Le mécanisme de mise à feu est analogue à celui déjà décrit pour la forme d'exécution représentée aux figures 1-3. Il comporte encore le tampon 13 contenant les organes de mise à feu et le percuteur 21, placé en regard de la capsule, est porté par un levier pivoté 20 rappelé en avant, pour la percussion, par un ressort 22 et retenu par un crochet situé à l'extrémité d'un autre levier articulé 23.
Ce levier 23 porte une traverse 47 dont les extrémités sortent en dehors du corps de la cisaille, à travers des ouvertures ménagées à.cet effet dans la paroi, et se trouvent dans le trajet du bord frontal du prolongement 46 des bras 43.
Par conséquent, le mécanisme de mise à feu est actionné par les prolongements 46 quand, en pivotant avec les bras 43, ces derniers rencontrent les extrémités de la traverse 47, ce qui fait reculer le levier 23 en obligeant son crochet à libérer le levier 20 dont le percuteur 21 vient frapper la capsule. Cependant, ce fonctionnement ne peut avoir lieu que lorsqu'on a enlevé les dispositifs de sûreté habituels et lorsque la liaison rigide entre le corps de la cisaille et le stabilisateur, établie par la tige 50, a été supprimée.
Dans l'exemple représenté, un dispositif hydrostatique de sûreté est représenté par un écran 53 interposé entre le percuteur 21 et la capsule et commandé par un mécanisme hydrostatique de type normal indiqué dans son ensemble par 54.
L'escamotage de la tige 50 ne peut avoir lieu que lorsque la cisaille rencontre un câble de protection et d'amarrage à l'endroit de la tige même.
Dans tous les autres cas, lorsque le câble rencontre la cisaille en d'autres points, il est dévié ou par la tige supérieure 3 ou bien par les autres éléments de l'armature.
. Lorsque la cisaille, qui est traînée par le câble de remorquage 8, attaque avec son ouverture comprise entre l'extrémité de la tige 3 et les bras 48, un câble d'amarrage , celui-ci rencontre la tige 50 qui, sous la pression du câble , est obligée de se déplacer en pivotant autour de son pivot 49 après avoir sectionné la goupille 52.
Il est suffisant, naturellement, que le câble de remorquage rencontre le câble d'amarrage ; alors, il guide ce dernier jusqu'à la tige 50 qui, sous la pression du câble , se déplace de la manière décrite.
La tige 50 en pivotant vers la partie supérieure de l'armature fixe de la cisaille permet au câble d'amarrage d'arriver au contact de l' anneau 35 de l'armature de la cisaille.
L'action combinée de l'avancement de la cisaille et de la résistance créée à cet avancement par le câble d'amarrage fait en sorte que le corps 1 de la cisaille reste en arrière par rapport au support stabilisateur 9 et que les paires de bras 42 et 43 tournent autour de leurs pivots inférieurs 44 et 45 , en atteignant la position représentée à la figure 2.
Dans cette position, les bras 48 du levier 42 ferment l'ouverture de la cisaille en évitant ainsi que des mouvements accidentels du câble ou de la cisaille puissent les dégager à nouveau l'un de l'autre,et à la fin du déplacement relatif entre le corps de la cisaille et le stabilisateur les prolongements 46 des bras 43 agissent sur la traverse 47 et produisent le mouvement en arrière du levier 23 et le fonctionnement du mécanisme de percussion.
Lorsque l'explosion de la charge de la cisaille se produit, son corps se trouve donc éloigné du support stabilisateur, qui par conséquent est soustrait à l'action de l'explosif.