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La présente invention a pour objet une machine destinée à fer- mer les capsules dans le vide au moyen d'un outil tournant.
Dans les machines connues de ce type, on a constaté différents inconvénients que la présente invention permet d'écarter par une modifica- tion radicale de la construction. En particulier, on doit protéger, autant que possible, la machine contre les erreurs de manoeuvre commises par des préposés non spécialisés. Il s'agit, avant tout, d'un maintien perfectionnédu plateau tournant en position correcte de manière à pouvoir y déposer l'une après l'autre, les pièces à travailler.
De plus, l'homme chargé du service doit être libre de déterminer la durée de l'évacuation de l'air, détermination qui ne doit pas être faite par la machine elle-même, mais bien d'après les lectures manométriques de manière à provoquer un allongement ou un raccourcissement de cette duréeo Etant donné que, dans les machi- nes de ce type utilisées jusqu'à présent, le préposé se fatigue rapidement en raison du nombre des pédales à actionner et de la charge à laquelle elles sont soumises, la machine conforme à l'invention est destinée à se suffire avec un nombre de leviers ou pédales aussi réduit que possible et de décharger autant que possible les dits leviers ou pédales.
Pour résoudre ces problèmes qui sont partiellement contradictoires, l'invention suit une voie tout-à-fait nouvelle en ce sens que toutes les parties de la machine sont rassemblées pour former un ensemble semi-automatique. Cet ensemble est constitué comme suit pour assurer l'exécution automatique des opérationsla commande de la pédale servant à déterminer les différents stades du travail est arrêtée par le plateau tournant servant à recevoir la pièce aussi longtemps que ce plateau ne se trouve pas dans l'une de ses positions de travail.
La commande de la pédale accouplée un organe de commande automatique avec le moteur d'entraînement, cet organe de commande déterminant, en soulevant un manchon, un réservoir à vide contenant la capsule à fermer le raccordement de celle-ci avec une chambre à vide fixe pour raccorder ensuite cette dernière à la canalisation de vide en soulevant simultanément la capsule antérieurement fermée pour la faire sortir de son réservoir à vide. En lâchant la pédale, l'organe de commande s'arrête et l'actionnement ultérieur de la pédale remet l'organe de commande en marche; celui-ci soulève un manchon pour amener la capsule et son couvercle dans sa position de fermeture.
En continuant sa course, l'organe de commande assure, par un soulèvement ultérieur du manchon et de la capsule prête à être fermée, l'embrayage du dispositif de fermeture et simultanément un déplacement complémentaire de la pédale qui vient dans une position pour laquelle elle est verrouillée par un cliquet; une course complémentaire de l'organe de commande supprime le verrouillage du plateau tournant et supprime le couplage entre l'organe de commande et le moteur; la rotation du plateau tournant déverrouille alors le cliquet maintenant la pédale de telle sorte que celle-ci peut être actionnée à nouveau aussitôt que le plateau tournant est ramené par rotationdans l'une de ses positions de travail.
La mise en oeuvre pratique des commandes successives conformes à l'invention est en principe possible pour tout constructeur dès qu'il a été décidé de quels moyens il veut se servir pour la commande. On peut considérer, en particulier, pour une telle commande, des dispositifs purement mécaniques, des dispositifs hydrauliquesou pneumatiques ou des dispositifs électriques. Il est également possible d'utiliser en combinaison plusieurs de ces dispositifs pour la mise en oeuvre du principe de l'inventiono
On va maintenant décrire à titre d'exemple une forme d'exécution utilisant uniquement des moyens mécaniques, ce qui permettra de reconnaître d'autres caractéristiques de l'invention.
Sur ces dessins:
La fig. 1 est un schéma des commandes correspondant au cas où Ll s'agit d'un mode d'exécution purement mécanique;
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La fig. 2 est une coupe longitudinale verticale de l'ensemble de la machine;
La fig. 3-représente la machine vue latéralement avec arrachement partiel de la paroi du carter pour montrer plus clairement certains détails;
La fig. 4 représente la tête de la machine avec l'outil.:. fermeture et ses accessoires;
La figo 5 est une vue en coupe de l'organe de commande qui agit mécaniquement dans l'exemple considéré,
La figo 6 est une vue partielle du dispositif de verrouillage de la pédale,associé à un déclenchement de ce verrouillage par la table tournante.
Tenant compte du fait que la succession des stades opératoires forme l'essentiel de l'invention, on va décrire la forme d'exécution considérée en se basant sur cette suite des opérations et en se référant chaque fois aux différentes figures.
Le plateau tournant 1 vu latéralement en figs. 2 et 3 , porte un levier 2 formant cliquet en prise avec une roue à rochet 3, maintenue en position fixe au-dessous du plateau tournant. Lorsque le levier à cliquet 2 se trouve dans la position représentée enfig. 2, le plateau tournant est maintenu immobile. Si l'on veut faire tourner le plateau tournant,on abaisse la manette 4 en forme de manchon par-dessus la poignée intérieure 5 de manière que la tige de commande 6 se trouve abaissée à l'encontre de l'action du ressort 7 et vienne s'appliquer sur le bras libre 8 du cliquet 2. Ce dernier est articulé au moyen du pivot 9 au-dessous du plateau tournant 1 et présente, à son extrémité extérieure en forme de fourche 10, des ouvertures longitudinales dans lesquelles glisse le pivot Il portant la tige de commande 6.
Lorsque le plateau tournant est maintenu en position fixe par le dispositif de verrouillage automatique décrit ci-après, on peut le faire tourner au moyen de la manette 4 jusqu'à ce qu'il arrive dans une position pour laquelle la pièce ou capsule suivante à travailler se trouve sous l'outil assurant la fermeture de la capsule. Lorsque la pièce est convenablement mise en place, on appuie sur la pédale 13 que l'on voit bien sur les figs. 2 et 3. Cette pédale est montée sur un axe 14 et dépasse par son extrémité intérieure 15 l'arbre 14 sur lequel elle est montée et cette extrémité est reliée à un embiellage dont la tête inférieure 16 est reliée par une barre 17 à la tête supérieure 18.
La tête inférieure 16 de l'embiellage présente une fente 19 guidant un pivot transversal'solidaire de l'extrémité 15 de la pédale de manière à présenter un certain jeu par rapport à la pédale.
La tête supérieure de l'embiellage est articulée sans jeu sur un pivot 20. Dans la barre 17 est intercalée une tige de tension 21 qui permet de régler à volonté la longueur de la barre. Le pivot d'articulation 20 sur la tête supérieure 18 de l'embiellage est en prise avec un levier 22. Celui-ci agit par un autre embiellage 24 sur la bague d'accouplement 25 d'un embrayage à bague de friction double 26. De plus, le levier 22 commande, par l'intermédiaire d'un embiellage 28a et d'un levier de sonnette 28, un tâteur 27 coulissant horizontalement. Le tâteur pénètre dans sa position avant dans un alésage de guidage 29 du plateau tournant 1 et maintient ainsi ce dernier dans une position bien déterminée.
Lorsque le plateau tournant n'est pas correctement placé, l'ergot tâteur 27 ne peut pénétrer dans l'un des alésages de guidage 29 du plateau tournante Par suite, il empêche, par l'intermédiaire du levier coudé 28, de l'embiellage 28a, du levier coudé 22 et de l'embiellage 18-16 tout abaissement de la pédale 13 parce que le pivot transversal porté à l'extrémité 15 de ces pédales vient s'appuyer contre l'extrémité supé rieure de la fente ménagée dans la tête inférieure de l'embiellage 16.
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Par suite, il est impossible d'abaisser la pédale lorsque l'orientation du plateau tournant n'est pas correctement déterminée.
La venue en prise de l'accouplement 26 à bague de friction men- tionné ci-dessus assure le couplage de l'arbre 30 du moteur avec une vis sans fin 31. Celle-ci est en prise avec une roue globique 33 de manière à faire tourner par l'intermédiaire de celle-ci l'arbre principal 32 formant partie de l'organe de commande. Cet organe de commande est représenté en coupe en fige 5. Il porte, en particulier, une came 34 qui produit le dé- placement d'un galet 35 (Fige 2) monté sur un levier coudé, 36, qui soulè- ve le manchon de soulèvement 40 par l'intermédiaire de la biellette 39 (Figo 1) et du collier 38. Ce manchon de soulèvement 40 porte une bague centrale 41.
Cette bague présente une forme à peu près tronconique à sa fa- ce supérieure et entoure, lorsqu'elle est soulevée, le goulot 42 du réser- voir à vide 43,ce goulot présentant une forme tronconique correspondante.
Il s'ensuit que la connexion décrite assure le soulèvement du réservoir à vide 43 à partir de la came 34 de l'organe de commande par l'intermédiaire du levier 36,de la biellette 39 du collier 38,de la douille 40 et de la bague 41, le soulèvement s'effectuant jusqu'à application étroite de la gar- niture en caoutchouc supérieure 43 contre la partie inférieure du récipient au contact de la plaque inférieure du carter du dispositif de fermeture.
On obtient ainsi une liaison étanche au vide. A ce moment, une deuxième came 46 montée sur l'arbre de commande de la figo 5 entre en jeu en soulevant le galet came 48 du levier 47 ( fige 3).Sur le levier 47 est articulée la tête inférieure d'un embiellage de commande 55 commandant, par l'intermédiaire du levier coudé 56 et d'un poussoir 56a, la soupape à vide 57. Il s'ensuit que l'air est aspiré hors du carter du dispositif de fermeture et hors du réservoir à vide 43 appliqué contre ce carter. Le levier 36 qui a pour rôle,comme indiqué ci-dessusde soulever le réservoir à vide 43 est prolongé de manière à venir en prise avec la patte 38a (Figo 2) attelée à la tige ou patte verticale 39'.
Cette tige verticale porte à son extrémité supérieure un poussoir 37 par l'intermédiaire duquel elle soulève la capsule déjà terminée pour la faire sortir du réservoir à vide qui se trouve à ce moment devant l'opérateur et est dégagé par rapport au dispositif de fermeture. L'opérateur peut ainsi, pendant la durée de la mise sous vide, sortir et ranger la capsule précédemment terminée.
Si l'opérateur abandonne, à ce moment, la pédale 13, le levier 22 (Fige 2) est rappelé par un ressort 48 vers le bas, ce qui débraye l'accouplement à friction 26 et le ramène à la position de freinageo Il s'ensuit que l'organe de commande 32 est immobile et tant qu'il reste immobile, le carter du dispositif de fermeture continue à être évacué avec le réservoir à vide 43 qui lui est raccordé jusqu'à ce que le manomètre indique qu'on a atteint un vide suffisamment poussé;, L'opérateur peut, à ce moment, retirer la capsule terminée comme on l'a déjà indiqué et il peut également introduire dans le réservoir à vide, désormais évacué, la capsule suivante à refermer.
Lorsque le vide est suffisant, l'opérateur peut abaisser à nouveau la pédale 13 de telle sorte que l'embrayage 26 est à nouveau en prise et que l'organe de commande 32 commence à nouveau à tourner. En même temps, une nouvelle came 59 de l'arbre de commande entre en jeu (fige 5) en ce sens qu'elle soulève le galet de came 61 d'un levier 60 (fige 2); ce levier est relié par son extrémité libre à des biellettes 64 reliées elles-mêmes au collier 63 fixé à la partie inférieure d'une douille 62.Le déplacement du levier 60 soulève donc la douille 62 et repousse la capsule vidée vers sa position de fermeture. A ce moment, la capsule atteint son couvercle et le soulève par l'intérieur de la bague de centrage 44 au contact de l'outil de fermeture. Sur la bague de centrage 44 repose la tête de fermeture 65.
Le soulèvement ultérieur de la tête de fermeture l'amène, par l'extrémité supérieure de sa tige 66, au contact de la traverse 67. C'est ce qui est représenté en fige 4. La tige 66 ne peut tourner grâce à ce qu'elle est guidée par une clavette dans le manchon 69. Il est possible d'interrompre aussi longtemps que l'on veut le mouvement de soulèvement en abandon-
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nant, d'une manière répétée, la pédale.
Mais à la fin, la traverse 67 est soulevée à l'encontre de l'action des ressorts 68 (fig. 4) jusqu'à venir buter sur les écrous réglables 70 des tiges des tendeurs 70a. La traverse, en entraînant les tiges des tendeurs assure le fonctionnement de l'accou- plement 72 du dispositif de fermeture 73 en faisant pénétrer les pivots 74 montés élastiquement dans les ouvertures d'accouplement 72a. A ce moment., l'outil de fermeture commence à fonctionner et simultanément, une autre came 75 montée sur 1-*arbre de commande 32 (figs. 5 et 2) assure le dégagement de la pédale;
autrement dit la came 75,se substitue à la pression appliquée sur la pédale,de telle sorte que le processus continue alors que l'opérateur a lâché la pédaleo Pour permettre le réglage exact de la durée de l'opération, la came 75 présente des fentes en arc de cercle 76 grâce auxquelles l'orientation de la came peut être réglée exactement, par une faible rotation par rapport à l'arbre de commande 32.
Au moment où la pédale est soulagée par l'intervention de cet organe de comman- de,une autre came 77 formant partie de ce dernier soulève, par l'intermédiaire du galet 78, le levier 79 comportant les biellettes 80 de manière à soulever, ainsi. la pédale (fig. 3) jusqu'à ce qu'un cliquet 81 (fig. 6) vienne en prise avec la pédale qui ne peut donc désormais plus être actionnéeo En même temps, l'ergot tâteur 27 est ramené en arrière.
Le reste des opérations est ainsi abandonné à la commande automatique assurée par l'organe de commande 32.Les cames déjà décrites de cet organe de comman- de, changent, au moment voulu, la position de la soupape à vide, de telle sorte que l'air peut pénétrer à nouveau dans la chambre à vide, en abaissant les manchons et le réservoir à video Il s'ensuit que le plateau tournant peut tourner à nouveau, après abaissement de la manette de commande.
L'accouplement de l'outil de fermeture est également débrayé au cours de l'abaissement de la pièce en faisant sortir les pivots 74 des ouvertures correspondantes 72a (fig. 4)..' Ainsi, le cycle de fonctionnement est terminé et il serait possible de déclencher un deuxième cycle d'opération, d'une manière fautive, si tout actionnement de la pédale 13 n'avait déjà été empêché par le cliquet 81 déjà décrit. Pour libérer la pédale, il faut d'abord amener le plateau tournant dans la position suivante pour laquelle (voir fig. 6) le goulot 42 du réservoir à vide 43 vient frapper le levier de déclenchement 82 et commande? par l'intermédiaire de la tige 83, et du poussoir 84,le cliquet 81 de manière à libérer à nouveau lapédale.