<Desc/Clms Page number 1>
Lorsqu'une partie des pales de l'hélice des bateaux émerge à vide au-dessus du niveau de l'eau, il est souvent nécessaire de les entourer d'une paroi, de façon qu'elles ne puissent entraîner de l'air.
Une telle enveloppe est aussi appelée écran ou tunnel, lorsqu'elle fait saillie hors des lignes normales de la coque.
Les écrans jusqu'ici utilisés sont ainsi établis que l'eau qui arrive à l'hélice est fortement brassée, et tourbillonne,,lorsqu'elle est détournée par leur bord inférieur.
En effet, les écrans connus sont à angles assez vifs à ce bord inférieur, n'étant adoucis que par l'emploi d'un profilé rond d'usage courant dans la construction navale. Ils ne constituent nullement umcorps techniquement profilé selon les bois de l'hydrodynamique, et se composent seulement de minces tôles directrices déposées vertica- lement .
Il est bien évident qu'avec les écrans connus jusqu'à présent les filets d'eau se décollent, au passage du bord inférieur, ce qui occasionne des tourbillons et turbulences gênant l'arrivée de l'eau jusqu'à l'intérieur de l'écran, de sorte que l'hélice est mal alimentée. Ceci conduit à des cavitations, à des ébranlements et à des ruptures par vibrations et résonances, dans l'écran et la structure même du bateau. Le principal inconvénient réside toutefois dans une diminution sensible de la force propulsive de l'hélice.
L'invention permet d'écarter les inconvénients en question, et assure un passage sans turbulences de l'eau au delà des bords inférieurs de l'écran.
Elle est essentiellement caractérisée par le fait que ces bords inférieurs sont bulbeux ou forment un bourrelet. Chacun de ces bords inférieurs possède à l'avant un large renflement,qui va en se rétrécissant vers l'arrière. On obtient ainsi, au lieu de l'écran directeur vertical ordinaire, un corps caréné qui dirige bien l'écoulement de l'eau, ce corps caréné pouvant éventuellement être ouvert par le haut. Il constitue toutefois, de préférence, un corps creux fermé.
Suivant une autre caractéristique de l'écran d'hélice conforme à l'invention, ses bords extérieurs en bourrelet sont pour leur plus grande partie au-dessus de la ligne de flottaison à vide.
L'effet assuré par un tel écran d'hélice est encore notablement accru quand, suivant une autre forme encore de réalisation de l'invention, le volume de la chambre délimitée par la partie inférieure de cet écran, la paroi du bateau et le plan de jonction du bord inférieur des deux bourrelets latéraux représente, en avant de l'hélice, environ 50 % du volume d'eau quitraverse par seconde la partie masquée de l'hélice, à la puissance et à 'la vitesse nominales du moteur. Comme partie masquée de l'hélice, on entend l'arc de son cercle inscripteur dont la corde est tangente au bord inférieur de deux bourrelets (voir figure 4 des dessins).
En observant (ses conditions, on arrive à ce que la chambre formée au-dessous de l'écran se remplisse déjà d'eau à faible vitesse de rotation de l'hélice, et reste pleine en cas de ralentissement jusqu'à la vitesse de marche sur l'erre' Ceci est de très grosse importance lors des manoeuvres du bateau à vide.
Conformément à une forme particulière de réalisation de l'invention, le bord inférieur des bourrelets, dans la zone du cercle inscripteur des pales de l'hélice, est échancré omdégagé de façon que, du côté entrée de celui-ci, il forme pour l'eau un passage allant en
<Desc/Clms Page number 2>
se rétrécissant progressivement, et tangent à ce cercle. On évite encore, de la sorte, les chocs brutaux qui résultent de l'existence d'un passage d'entrée trop étroit pour l'eau, au voisinage du cercle inscripteur des pales de l'hélice. Le passage d'entrée de l'eau ainsi formé présente donc, en cet endroit, une forme en delta, laquelle assure une réduction de section progressive.
Si l'on veut bénéficier en marche arrière, c'est-à-dire en cas de rotation de l'hélice en sens inverse, des avantages apportés par cette échancrure on dégagement, et suivant une autre forme encore de réalisation de l'invention, ladite échancrure est ménagée des deux côtés de l'écran. Cette variante apporte encore l'avantage d'une réalisation symétrique des deux moitiés de l'écran d'hélice.
Le dessin montre des exemples de réalisation d'écrans pour hélices suivant l'invention, représentés de la manière habituelle dans la construction navale, les références 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0, a, b désignant les différents couples vus en bout.
La figure 1 est une vue en élévation de l'écran d'hélice, constituant un corps profilé à bourrelets fixé sur la paroi du bateau, sa partie hachurée, qui correspond à environ 50 % de la capacité qu'il inscrit, se trouvant en avant de l'hélice. La ligne de flottaison à vide est désignée par L. On a encore désigné par A le bord extérieur du bourrelet, et par U le bord inférieur de celui-ci.
La figure 2 est une vue en plan de l'écran suivant l'invention.
La figure 3 est une épure de l'écran vu en bout, où la partie hachurée du cercle inscripteur des pales de l'hélice représente la surface dont la quantité d'eau qui la traverse par seconde est mise à la base du calcul.
Les figures 4 et 5 montrent le tracé de l'écran dans le plan de l'hélice, la figure 4 représentant une réalisation symétrique de l'élargissement en delta, correspondant au tracé prévu pour la marche avant et arrière, alors que la figure 5 représente un élargissement en delta correspondant à la marche avant seule, la réalisation étant alors dissymétrique.
REVENDICATIONS.
1. Ecran d'hélice, caractérisé par le fait que ses bords inférieurs forment un renflement ou bourrelet.