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L'invention concerne un procédé nouveau et intéressant d'isoméri- sation de la paraffine, en particulier en vue de la préparation d'une hui- le lubrifiante et de l'isoparaffineo
La paraffine est une substance normalement solide analogue à la cire, se composant d'hydrocarbures de poids moléculaires élevé. On l'obtient généralement à partir de fractions assez lourdes pétrole, telles qu'on les emploie dans lapréparation d'huiles lubrifiantes et de certaines huiles combustibles. La paraffine constitue danspresque tous les cas un élément indésirable de ces huiles, qu'on élimine.par des procédés connus dits de dé- paraffinage au cours du raffinage.
Quoique la paraffine puisse servir à di- verses applications, par exemple à rendre les récipients étanches, à fabri- quer le papier paraffiné, des cartons à l'épreuve de l'eau, etc, et possède de larges débouchés, il reste cependant des quantités considérables de paraf- fine qui ne peuvent pas se vendre.
L'isomérisation de la paraffine consiste en un traitement de la pa- raffine dans des conditions de nature à isomériser les éléments d'hydrocar- bures en isomères de même poids moléculaire, mais de structure plus ramifiée.
La principale difficulté qui s'oppose à l'isomérisation de la pa- raffine consiste à empêcher sa dégradation excessive (cracking) à l'état de produits de poids moléculaire moindre, de peu de valeur On sait et il est reconnu d'une manière générale que la tendance au cracking des hydrocarbures augmente rapidement lorsque le poids moléculaire augmente. il en est de même pour le cracking thermique que pour le cracking catalytique, Par suite, alors que le butane normale peut se transformer très sélectivement en isobutane, l'isomérisation sélective des paraffines de poids moléculaire plus élevé de- vient de plus en plus difficile au fur et à mesure que le poids moléculaire augmente.
Le brevet principal du 28 mai 1954 donne la description d'un procé- dé qui permet d'isomériser très sélectivement et rapidement la paraffine en obtenant avec un rendement satisfaisant une huile d'excellente qualité et de l'isoparaffine, et qui consiste à vaporiser la paraffine et à amener les va- peurs en contact avec au moins une mole d'hydrogène par mole de paraffine et avec un catalyseur de platine déposé sur un support à une température comprise entre 3000 et 550 C.
Le procédé précipité s'applique à l'isomérisation de n'importe quelle paraffine normalement solide. La paraffine provient généralement de sources minérales telles que le pétrole, les schistes -pétrolifères, l'huile provenant des sables goudronneux, la gilsonite, l'ozokérite, etc, mais on peut aussi isomériser la -paraffine obtenue par la synthése de Fischer Tropsch ou sous forme de sous-produit d'autres opérations;.Le procédé peut s'appliquer à l'isomérisation de la paraffine brute, dite pâteuse, ou des paraffines raf- finées à divers points de fusion, ou encore à la paraffine dite résiduelle.
Quoique les propriétés des diverses paraffines soient légèrement différentes, par exemple en ce qui concerne leur point de fusion et leur dureté, elles consistent toutes en hydrocarbures contenant de?longues chaînes paraffiniques.
Les chaînes de certaines paraffines peuvent être légèrement ramifiées et des groupes naphténiques ou aromatiques peuventêtre liés à certaines chaînes. Les groupes oléfiniques n'existent que rarement, mais ils n'exercent aucune in- fluence sur l'opération. Dans tous les cas, la chaîne paraffinique des molé- cules de paraffine peut être isomérisée en donnant un produit de structure plus fortement ramifiée.
Le catalyseur de platine de l'opération précitée peut être sur plu- sieurs matières de support ordinaires ayant servi jusqu'à présent à suppor- ter des catalyseurs de platine. Le support choisi de préférence est l'alumine.
L'alumine dite activée (alumine gamma) et la bauxite activée donnent de bons
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résultatso L'alumine ne doit pas contenir sensiblement de substances alca- lines, surtout sous -forme de métaux alcalins ou alcalino-terreux, et pour avoir la certitude de l'absence d'une proportion appréciable de ces substan- ces dans le catalyseur et pour l'activer, il peut être avantageux de traiter la matière de support par un composé d'halogène, par exemple HC1 ou HF avant d'y incorporér le- platine, la proportionde platine peut varier entre quel- ques dix-millièmes, par exemple 0,05% et environ 1%. La concentration à la- quelle on donne la préférence est comprise entre environ 0,1% et environ 0,6%.
Le. platine peut être déposé sur le support de plusieurs manières connues. Un procédé approprié consiste à imprégner la matière de support a- vec une solution d'un sel de platine, puis à le sécher et à le réduire com- [!le d'habitudeo Par exemple on peut traiter des granules d'alumine activée pa HF, puis les plongers dans une solution d'acide chloroplatinique, les sécher et les réduire dans l'hydrogène à 475 C.
Une caractéristique essentielle du procédé faisant l'objet du bre- vet principal consiste en ce que l'isomérisation s'eff stue en présence d' une forte proportion d'hydrogène. L'e rapport molaire entre l'hydrogène et l'hydrocarbure doit¯être au moins égale à I et de préférence supérieure à 5 et peut-être beaucoup plus grand, et des rapports supérieurs à 300 sont parfois nécessaires.dans la pratiquée
Pour effectuer cette opération, on vaporise la paraffine dans un appareil vaporiseur approprié, on la mélange avec l'hydrogène et on fait passer le mélange en contact avec le catalyseur, le moyen d le plus commode d'établir ce contact consistant à faire passer le mélange de vapeurs à tra- vers une couche du catalyseur déposé sur ce support dans un tube à réaction.
On refroidit les vapeurs sortant du tube à réaction pour condenser le pro- duits, puis on sépare le gaz du condensât. On recycle le gaz,. Au cours de recyclages répétés du gaz, l'hydrogène se dilue progressivement avec les gaz inertes provenant en faible proportion réactions secondaires dans l'opéra- tion. Cette dilution n'est pas particulièrement nuisible, pourvu que la proportion d'hydrogène ne devienne pas inférieure au minimum spécifié. Pour empêcher que sa dilution devienne excessive, on peut faire sortir d'une ma- nière continue une faible proportion de gaz et le remplacer par de l'hydro- gène frais.
La température de la couche est comprise depréférence entre envi- ron 375 et environ 490 Co L'opération peut s'effectuer sous une pression inférieure, égale ou très supérieure à la pression atmosphérique, On obtient des résultats satisfaisants sous une pression comprise entre 3,5 et 210 at- mosphères, et on donne la préférence d'une manière générale à une pression de l'ordre de 21 à 70 atmosphères. Dans les conditions de températures et de pression choisies et en présence de la forte proportion d'hydrogène, la paraffine est retenue en phase vapeur.
Une durée de contact d'un dixième de seconde entre le mélange de vapeur et le catalyseur est suffisante dans certaine cas pour réaliser un degré de transformation satisfaisant dans la pratique Cependant la durée de contact peut être plus longue, en particulier si on opère à température plus basse.
Mais la durée de contact ne doit pas être assez longue à une température donnée pour provoquer un cracking excessif On la règle généra- lement entre 0,5 et 25 secondes dans tous les cas pour réaliseras degré de transformation voulu, tout en limitant la formation de produits de cra- cking à une valeur inférieure à 25% et de préférence inférieure à 20% envi- ron,
Il est dit dans le brevet principal qu'il est indispensable de choisir les conditions du traitement de façon à avoir la certitude que la charge
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de paraffine est complètement en phase vapeur, était donné qu'on a constaté que si la paraffine, n'est complètement vaporisée dans la zone de réaction le procédé est inefficace.
Quoique le procédé du brevet principal puisse s'appliquer à l'i- somérisation des nombreuses paraffines énumérées ci-dessus, il est facile de voir qu'il est particulièrement difficile à appliquer lorsqu'on désire isomériser des paraffines résiduelles et autres paraffines de poids molécu- laire supérieur à 500 environ, car ces paraffines sont à priori impossibles à vaporiser sans qu'elles se décomposent. Par exemple, pour isomériser une paraffine d'huile lourde de graissage, la proportion entre l'hydrogène et la paraffine doit:être supérieure à 300 pour qu'à coup sûr il n'existe pas de phase liquide dans la zone de réaction.
Si la vaporisation n'est pas,: complète, la faible proportion de brouillard liquide qui constitue la por- tion la moins volatile de la paraffine se rassemble'sur le catalyseur, en imprègne les particules et ne tarde pas à se transformer en dépot goudron- neux qui recouvre la surface du catalyseur.
Or, il a été découvert suivant l'invention que les diverses paraf- fines peuvenêtre en réalité isomérisées d'une manière efficace et avantageu- se en phase liquide et que pourobtenir des résultats satisfaisants en présen- ce d'une phase liquide, il est indispensable de retenir la paraffine à peu près complètement en phase liquide, c'est-à-dire l'empêcher de sa vaporiser en opérant à une température plus basse et/ou en présence d'une proportion d'hydrogène plus faible. Lorsque la -paraffine est à peu près complètement en phase liquide, la proportion relativement forte de paraffine liquide pa- rait exercer une action de dissolution et de lavage suffisante pour empêcher la surface du catalyseur de se recouvrir de goudron.
On constate aussi que l'isomérisation est plus lente en phase liquide, et que, par suite, il est nécessaire de prolonger la durée de contact, c'est-à-dire jusqu'à une valeur d'au moins 5 minutes. Aux autres points de vue, le procédé est semblable au procédé en phase de vapeur.
Le procédé suivant:,l'invention consiste donc à effectuer l'isoméri- sation en amenant une paraffine normalement solide en phase liquide en con- tact avec au moins I mol d'hydrogène par mol de paraffine et avec un cataly- seur de platine déposé sur un support à une température comprise entre 300 et 550 C. pendant une durée de contact d'au moins 5 minutes.
En raison dela grande différence entre les volumes d'une quantité donnée 3 de paraffine en phase liquide et en phase vapeur et en raison de la proportion plus faible d'hydrogène nécessaire, un récipient à réaction de dimension données est susceptible d'assurer une production même plus for- te parle procédé suivant¯1 invention avec la paraffine à peu près complète- ment en phase liquide que par le procédé en'phase vapeur faisantl'objet du brevet principal.
Le procédé en phase liquide suivante!'invention n'est pas sensible- ment supérieur au procédé én phase vapeur du brevet principal lorsqu'il s'a- git de transformer les paraffines de faibles poids moléculaire telles que la paraffine dure obtenue au cours de la première opération de déparaffinage d'une huile lubrifiante de pétrole, mais il est de beaucoup supérieur au procédé en phase vapeur du brevet principal dans le traitement de paraffines à poids moléculaires plus élevé, (par exemple supérieur à 500) et en parti- culier dans l'isomérisation des paraffines résiduelles telles que la paraf- fine d'huile lourde de graissage.
Le procédé d'isomérisation en phase liquide suivant l'invention permet d'isomériser n'importe laquelle des paraffines précitées et on em- ploie les mêmes catalyseurs contenant du platine que dans le procédé en pha- se vapeur. La durée de contact, qui doit être supérieure à 5 minutes, est
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de préférence insuffisante pour provoquer une transformation de plus de 25% en produits de cracking de poids moléculaire plus faible.Etant donné que les réactions de cracking risquent davantage de s'accomplir lorsque la durée de contact est plus longue, comme dans le procédé suivant l'invention, et aussi pour empêcher la vaporisation, il y a lieu de donner à la température une valeur légèrement inférieure à celle qui convient le mieux à l'opération en phase vapeur,
c'est-à-dire comprise entre environ 300 et environ 500 C la température à choisir de préférence étant inférieure à environ 490 C. L' opération s'effectue de préférence sousunepression supérieure à la pression atmosphérique pouvant être comprise entre 3,5 et 210 atmosphères et par exem- ple supérieure à 7 atmosphères.
La présence de l'hydrogène est indispensable dans la zone de réac- tion de l'opération en phase liquide suivant l'invention, mais la présence d'une grande quantité d'hydrogène n'est ni indispensable , ni avantageuseo Par exemple, les proportions molaires entre l'hydrogène et la paraffine peu- vent être comprises entre environ I et 10. Onne peutadopter des proportions aussi faibles qu'à la grande rigueur dans le procédé e: phase vapeur lors- qu'il s'agit de traiter des paraffines de faible poids moléculaire qui se vaporisent facilement.
Pour effectuer l'opération en phase liquide suivant l'invention, on peut former une bouillie avec le catalyseur en forme de poudre et la pa- raffine fondue, puis faire passer la bouillie dans un récipient de réaction approprié pendant qu'on y fait barboter de l'hydrogène ,et en retenant le ca- talyseur en suspension, soit par une agitation mécanique,soit par l'agitation provoquée par l'introduction de l'hydrogénée Le catalyseur peut aussi consis- ter en une couche fixe d'éléments à travers laquelle on fait passer progres- sivement la paraffine fondue de bas en haut à équicourant avec l'hydrogène de recyclage,
ou on peut faire ruisseler la paraffine fondue de haut en bas à travers une couche fixe d'éléments du catalyseur pendant qu'on fait passer l'hydrogène à travers la couche à équicourant ou à contre-couranto
Lorsqu'on traite une paraffine dans les conditions décrites ci-des- sus, le produit se compose d'une huile normalement liquide, de paraffine non transformée et partiellement transformée et d'une faible quantité de produits de cracking qu'on peut éliminer de l'huile et de la paraffine par distilla- tion. Suivant la nature de la matière première et le degré de transformation, la consistance du produit total ou distillé (comme ci-dessus) peut varier entre celle d'une bouillie plus ou moins épaisse et celle d'une substance analogue à la graisse ou plastique.
Dans certains cas, le produit peut être utilisé tel quel sans subir aucun traitement, Dans d'autres cas, en particu- lier lorsqu'il s'agit d'une charge de paraffine brute, il peut être avanté- geux de raffiner le produit par extraction, traitement par l'argile, traite- ment chimique, etc.
Il convient généralement de séparer le produit obtenu en deux.ou plusieurs fractions, par exemple, en appliquant le procédé du déparaffinage ordinaire, on peut séparer une fraction d'huile lubrifiante de très bonne qualité. Le point de défigeage de l'huile dépend en partie des conditions de déparaffinage adoptées et de son côté le rendement dépend en partie du point de défigeage choisi.On a obtenu à partir du produit de traitement d'isoméri- sation en une seule passe d'excellents rendements en huile à pointde défi- geage très bas,de viscosité convenant aux applications industrielles et d'in- dice de viscosité élevé.En raison de son point de défigeage très bas et de - son indice de viscosité très élevé,
l'huile convient particulièrement à di verses applications spéciales par exemple en tant qu'huile lubrifiante des @ réfrigérateurs et de fluides hydrauliques à basse température.
La paraffine qui subsiste après séparation de l'huile consiste en paraffine non transformee et partiellement transformée,et le point de fusion du mélange est plus bas et sa consistance est plus molle que ceux de la ma- tière première.Il peut être utilisé tel quel ou subir un nouveau traitement pour obtenir un supplément d'huile.
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Quoique la paraffine puisse être utilisée telle quelle ou recyclée, on peut aussi la séparer par des procédés connus en une fraction de paraffi- ne partiellement transformée et une fraction de paraffinenon transforméeo
L'une ou l'autre de ces fractions peuventêtre recyclées. L'isoparaffine ob- tenue par'la transformation partielle d'une paraffine consistant;principale- ment en paraffines normales, possède , certaines des caractéristiques de pa- raffine microcristalline et peut la remplacero L'isoparaffine diffère de la paraffine ordinaire du fait qu'elle est beaucoup moins fragile et que sa consistance est plus voisine de celle du caoutchouc ou d'une matière plasti- que. Elle ressemble à la cire de carnauba du fait qu'elle peut absorber des quantités considérables d'huile sans devenir poisseuse ou collante.
Les proportions des produits précités dépendant dans une certaine mesure de la nature de la charge de paraffine et dans une large mesure de la rigueur des conditions du traitemento (degré de transformation). Lorsqu'on traite des paraffines dans des conditions relativement modérées on n'obtient qu'une faible proportion d'huile, tandis que dans des conditions plus rigou- reuses, la proportion d'huile augmente notablement et s@accompagne ordinai- rement d'un degré de cracking plus élevé.
Le procédé en phase liquide suivant-l'invention est particulièrement avantageux dans l'isomérisation des paraffines de poids moléculaire. élevé, qui sont difficiles, sinon impossibles à vaporiser, par exemple la paraffine dite résiduelle ou la paraffine d'huile lourde de graissage. Avec cette pa- raffine qui est la plus difficile à traiter en phase vapeur, on obtient une nouvelle huile lubrifiante extrêmement avantageuse. De même, lorsqu'on trai- te cette substance de poids moléculaire élevé, les produits de poids molécu-. laire plus faible qui se forment par hydrocracking en proportion faible ou appréciable, ne sont pas nuisibles car leurs points d'ébullition restent en grande partie compris entre les limites de ceux de l'huile lubrifianteo En fait, on obtient une nouvelle huile lubrifiante légère extrêmement avantageu- se.
Les huiles lubrifiantes obtenues par le procédé suivant l'invention possèdent d'excellentes propriétés. En partant d'une paraffine provenant d' une première opération de déparaffinage et se composant presque exclusive- ment d'hydrocarbures paraffiniques à chaîne droite,'on obtient des huiles lubrifiantes qui consistent en grande partie en hydrocarbures iso-paraffini- ques, quoique la structure de ces isoparaffines soit ramifiée, elle n'est pas aussi compliquée que celle des produits de polymérisation des oléfines, par exemple de l'isobutylène, et par conséquent elles sont plus stables thermi- quement. Quoique ces huiles lubrifiantes consistent en grande partie en iso- paraffines, on remarquera qu'elles contiennent des proportions appréciables d'élements aromatiques, en particulier lorsqu'elles proviennent de paraffines résiduelles.
Lorsque la matière première consiste en une paraffine résiduelle telle qu'une paraffine d'huile lourde de graissage les huiles lubrifiantes obtenues différent aussi de celles qu'on obtient par d'autres procédéso El- les consistent principalement en hydrocarbures comportant un noyau cyclopa- raffinique auquel sont liées de longues chaînes latérales isoparaffiniques et contiennent aussi des proportions appréciables d'hydrocarbures comportant un noyau aromatiques
Les exemples suivants indiquent de quelle manière l'invention peut s'appliquer dans la pratique, les pourcentages étant des pourcentages en poids.
EXEMPLE 1.- On isomérise en phase liquide une paraffine dure, blanche, de distillat lourd, ayant les'propriétés suivantes :
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EMI6.1
<tb> Point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> environ <SEP> 70 C
<tb>
<tb> Poids <SEP> moléculaire <SEP> environ <SEP> 500
<tb>
<tb> n-paraffines <SEP> environ <SEP> 90%
<tb>
en présence d'un catalyseur de platine et d'alumine, contenant 0,3% de pla- tineo Les conditions de l'opérations et les résultats obtenus sont indiqués sur le tableau ci-dessous :
EMI6.2
<tb> Température, <SEP> C <SEP> 400 <SEP> 450 <SEP> 475
<tb>
<tb>
<tb> Pression <SEP> , <SEP> atmosphères <SEP> 35 <SEP> 35 <SEP> 35
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Coefficient <SEP> de <SEP> débit <SEP> horaire <SEP> 2,5 <SEP> 5,1 <SEP> 5,2
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Proportion <SEP> molaire, <SEP> H2/charge <SEP> 15 <SEP> 15 <SEP> 15
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Produits
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Gaz <SEP> + <SEP> perte <SEP> % <SEP> 4,0 <SEP> 5,0 <SEP> 7,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Au-dessous <SEP> de <SEP> 300 C, <SEP> % <SEP> 4,2 <SEP> 10,8 <SEP> 23,1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Au-dessus <SEP> de <SEP> 300 C, <SEP> % <SEP> 91,8 <SEP> 84,2 <SEP> 69,9
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Analyse <SEP> du <SEP> produit <SEP> au-dessus <SEP> de <SEP> 300 Go
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Aromatiques <SEP> , <SEP> % <SEP> 6,4 <SEP> 12,
5 <SEP> 19,7
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Produits <SEP> saturés <SEP> liquides <SEP> , <SEP> % <SEP> 26,3 <SEP> 24,9 <SEP> 37,1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Paraffine <SEP> , <SEP> % <SEP> 59,0 <SEP> 46,8 <SEP> 13,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Teneur <SEP> en <SEP> aromatiques <SEP> de <SEP> l'huile
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> au-dessus <SEP> de <SEP> 300 C, <SEP> % <SEP> 19,5 <SEP> 33,4 <SEP> 34,8
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Propriétés <SEP> de <SEP> l'huile <SEP> légère
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (300-400 C)
<tb>
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<tb>
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<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 37,7 C <SEP> centistokes <SEP> 4,61 <SEP> 4,05
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 98,8 C <SEP> centistokes <SEP> 1,61 <SEP> 1,46
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Indice <SEP> de <SEP> viscosité <SEP> 112 <SEP> 106
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Point <SEP> de <SEP> défigeage <SEP> ,
<SEP> C <SEP> + <SEP> 4 <SEP> - <SEP> 10
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Propriété <SEP> de <SEP> l'huile <SEP> lourde
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> lubrifiante
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 37,7 C, <SEP> centistokes <SEP> 19,8 <SEP> 24,20 <SEP> 21,33
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 98, <SEP> 8 C <SEP> centistokes <SEP> 4,37 <SEP> 4,82 <SEP> 4,36
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Indice <SEP> de <SEP> viscosité <SEP> 138 <SEP> 136 <SEP> 131
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Point <SEP> de <SEP> défigeage <SEP> , <SEP> C <SEP> - <SEP> 29,
5 <SEP> - <SEP> 37 <SEP> - <SEP> 37 <SEP>
<tb>
EXEMPLE 20- La paraffine d'huile lourde de graissage est la paraffine de poids moléculaire très élevé provenant du résidu qui subsiste après avoir sé- paré par distillation les fractions d'huile lubrifiante distillable d'un pro- duit pétrolier d'huiles lubrifiantes L'huile non distillable (l'huile lour- de de graissage) de ce résidu convient particulièrement à certaines applica- tions et est recherchée.
On isomérise en phase liquide une paraffine d'huile lourde de graissage ayant les propriétés suivantes :
EMI6.3
<tb> Densité <SEP> g/cm3 <SEP> à <SEP> 20 C <SEP> 0,8899
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 99 C(A.S.T.M. <SEP> D-445) <SEP> 20,50
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> moléculaire <SEP> 717
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Les <SEP> conditions <SEP> de <SEP> l'opération <SEP> et <SEP> les <SEP> résultats <SEP> obtenus <SEP> sont <SEP> indiqués <SEP> sur <SEP> le
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> tableau <SEP> ci-dessous <SEP> :
<SEP>
<tb>
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<tb>
<tb>
<tb> Température <SEP> , <SEP> C <SEP> maximum <SEP> 423 <SEP> 410 <SEP> 405 <SEP> 385
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Pression, <SEP> atmosphères <SEP> 35,3 <SEP> 35,3 <SEP> 35,1 <SEP> 350
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Proportion <SEP> molaire <SEP> H2/charge <SEP> 6,9 <SEP> 4,7 <SEP> 4,7 <SEP> 4,7
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Coefficient <SEP> de <SEP> débit <SEP> horaire <SEP> 1,6 <SEP> 2,3 <SEP> 2,3 <SEP> 2,3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Huile <SEP> lubrifiante <SEP> légère <SEP> % <SEP> de <SEP> la <SEP> charge <SEP> 20,7 <SEP> il,5 <SEP> 8,7 <SEP> 3,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 37,7 C,
<SEP> centistokes <SEP> 14 <SEP> 13 <SEP> 29 <SEP> 23
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Indice <SEP> de <SEP> viscosité <SEP> 115 <SEP> 122 <SEP> 116 <SEP> 113
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Point <SEP> de <SEP> défigeage <SEP> C <SEP> - <SEP> 7 <SEP> - <SEP> 7 <SEP> -4-7
<tb>
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EMI7.1
<tb> Huile <SEP> lourde <SEP> lubrifiante <SEP> 20,3 <SEP> 20,6 <SEP> 20,6 <SEP> 21,3
<tb>
<tb> % <SEP> de <SEP> la <SEP> charge
<tb>
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> 37,7 C, <SEP> centistokes <SEP> 244 <SEP> 338 <SEP> 366 <SEP> 404
<tb>
<tb> Indice <SEP> de <SEP> Viscosité <SEP> 102 <SEP> 93 <SEP> 93 <SEP> 90
<tb>
<tb> Point <SEP> de <SEP> défigeage <SEP> , <SEP> C <SEP> -10 <SEP> - <SEP> 4 <SEP> -5 <SEP> -4
<tb>