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Jusqu'à présent, il étaittrès difficile de réaliser d'une manière parfaite. l'étanchéité entre l'électrode ou les électro- das logées dans le corps de l'isolateur des bouaies d'allumage et débouchant dans la chambre creusée dans la partie supérieure du dit corps.
Cette difficulté découle du fait que les ciments, utilisés pour l'obturation de cette chambre et du canal ou des canaux ser- vant de logement à l'électrode ou aux électrodes. possèdent un coefficient de dilatation et de retrait différent de celui présen- té par le métal dont sont constituées les électrodes. Il en résul- te aue, lors du refroidissement et de la priât du ciment placé à chaud dans l'isolateur, ce ciment n'adhère pas parfaitement à l'électrode et donne lieu à des fuites le long de celle-ci.
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Suivant un brevet précédant du demandeur (Belgique n 513.419 du 17 novembre 1954) il est proposé dans le but de pallier à ces défauts d'étanchéité. de faire usage d'un petit cylindre métalli- Que creux à parois minces. glissé par dessus l'extrémité supérieure de l'électrode ou de son prolongement. et dans l'espace annulaire intérieur duquel le ciment peut pénétrer, le dit cylindre étant placé de force après avoir porté à la température voulue l'ensemble constitué par l'isolateur, l'électrode ou les électrodes et le ci- ment. Lors du refroidissement, du fait que le retrait de ce cylin- dre métallique est supérieur à celui du ciment, le dit cylindre comprime énergiquement et resserre le ciment le long de l'électrode.
L'expérience a démontré que l'utilisation d'un tel cvlindre métallique réduisait les fuites dans. de très fortes proportions mais que le dit cylindre ne suffisait pas pour réaliser un ioint d'une étanchéité absolue entre l'électrode et le ciment. de légè- res fuites apparaissant encore à l'endroit où ce petit cylindre est en contact avec le corps de l'électrode ou de son prolongement.
La présente invention a pour but de procurer les moyens des- tinés à remédier à ce défaut.
Un de ces moyens consiste notamment dans le fait que le corps de l'électrode ou de son @olongement est pourvu d'un épaulement. formant collerette. obtenu par estampage, par soudure. par tour- nage ou par tout autre moyen connu et usuel.
Le dit épaulement a pour but de servir comme butée pour le cylindre métallique creux qui est enfilé sur le corps de l'élec- trode ou de son prolongement et qui peut Atre solidarisé de ce der- nier d'une manière quelconque, telle que: soudure, filetage. ser- rage. coinçage. etc..
Un autre moyen est celui suivant lequel le dit petit cylin- dre fait corps avec l'électrode ou avec son prolongement. qu'il soit obtenu par estampage ou par tournage.
Dans une autre forme d' exécution, faisant également partie de la présente invention, le dit cylindre métallique est rempilé par un cylindre, de plus grande longueur. exécuté en une matière
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dont le coefficient de dilatation est inférieur à celui de la ma- tière dont est constituée l'électrode ou son prolongement et venant également buter contre un épaulement du corps de l'électrode ou de son prolongement. sa mise en oeuvre sera détaillée dans le description qui suit.
L'invention concerne également un dispositif original pour le refroidissement des embases des bougies équipant les moteurs à refroidissement par air.
Quelques formes d'exécution, données à titre d'exemple non limitatif, sont représentées aux dessins annexés, dans lesquels:
La fig, 1 est une vue en élévation d'un prolongement d'élec- 'trode équipé du cylindre métallique d'étanchéité.
La fig. 2 est une vue identique d'un prolongement d'électrode équipé d'un cylindre en matière céramique.
La fig. 3 est une ..coupe de la partie supérieure d'un isola- teur de bougie d'allumage équipé d prolongement d'électrode de la fig. 1.
La fig. 4 est une coupe de la partie supérieure d'un isola- teur de bougie d'allumage équipé du prolongement d'électrode de la fig. 2.
Enfin, la fig. 5 est une vue en élévation d'une embase métal- lique de bougie d'allumage munie du dispositif de refroidissement air suivant l'invention.
Le prolongement d'électrode représenté à la fig. 1 est con- stitué par une broche métallique 1 dont la partie supérieure 2 est filetée et est destinée à recevoir un écrou achevant la partie su- périeure de la bougie et servant d'appui à la borne, non représen- tée. servant au raccordement du conducteur électrique alimentant la bougie.
La partie lisse de la broche est munie de l'épaulement 3 éga- lement rond. contre lequel vient s'appuver le petit cylindre métal- lique 4 dont le diamètre extérieur est sensiblement égal à l'alé- orge de la chambre percé dans la partie supérieure de l'isolateur
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de la bougie d'allumage* Ce petit cylindre 4 est alésé de manière à laisser subsister %ne paroi annulaire 4' comme montré la fig. 1.
Dans l'exemple d'exécution représenté, le cy lindre 4 est soudé à l'épaulement 3 et à la broche 1, sa fixation pourrait évidemment être exécutée de toute autre manière usuelle propre à assurer une étanchéité parfaite entre sa chambre intérieure 5 et la partie de la broche 1 sur laquelle il est fixé.
Entre la paroi annulaire du cylindre 4 et la broche 1 subsiste une chambre 5 qui, lors du scellement de la dite broche de prolon- gement et de l'électrode, sera. remplie de ciment, comme il sera défini plus loin. Cette paroi annulaire est munie à son bord infé- ' rieur d'un chanfrein 6 comme montré par le dessin. Ce chanfrein facilite la. péhétration du ciment dans la chambre 5.
En dessous du cylindre 4. l'extrémité inférieure 7 de la broche 1 est filetée ou molettée de manière à assurer son accro- chage parfait avec le ciment utilisé pour son scellement et celui de l'électrode au'elle prolonge. La liaison entre la dite broche de prolongement et l'électrode est assurée par soudure, comme mon- tré aux fis. 3 et 4.
Quant au prolongement d'électrode représenté à la fig. 2, il est également constitué Par une broche métallique ronde 11, dont la partie supérieure 12 est filetée et est destinée à recevoir la borne de raccordement non représentée. Immédiatement en dessous de ce filetage, la broche 11 est munie de l'épaulement 13 contre le- auel vient prendre appui le cylindre 14 en une matière dont le coefficient de dilatation est inférieur à celui de la matière dont est constitua l'électrode ou de son prolongement, par exemple en céramique, sensiblement plus long que le cylindre métallique 4 re- présenté à la fi. l et dont l'alésage est quelque peu supérieur au diamètre de la partie lisse de la broche 11.
Tout comme dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1. l'extrémité inférieu- re 17 de la broche 11 est filetée ou molettée.
La fig. 3 illustre la mise en place et le scellement du pro-
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logement d'électrode 1 de la fig. 1 avec son électrode 8, dans la chambre 9 creusée à la partie supérieure de l'isolateur 18 de la bougie d'allumage.
Le ciment 10; en poudre ou comprimé en forme est introduit au fond de la chambre supérieure de l'isolateur 18, ensuite l'élec- trode 8 solidarisée par soudure du prolongement d'électrode 1 est mise en place et engagée dans le canal longitudinal 19 percé à cet effet dans le corps de l'isolateur. Après avoir porté l'ensemble ainsi formé à la température nécessaire pour provoquer la fusion du ciment 10, une compression énergique, au moyen d'un outillage approprié, est exercé sur la face supérieure de l'épaulement 3 ou de la tête du prolongement d'électrode. de ce fait la broche 1 avec son cylindre 4 est enfoncé de force dans la chambre 9 et le ciment 10, comprimé par cet enfoncement, reflue et pénètre sous pression dans la chambre intérieure 5 du cylindre 4 au'il remplit en totalité tout autour du corps de la broche 1.
Au cours du refroidissement et de la prise de l'ensemble, le ciment 10 qui a pénétré dans la chambre 5 est énergiquement ser- ré par la paroi annulaire du cylindre 4, du fait que le retrait du métal dont est constituée la dite partie annulaire est supérieur à celui du ciment: il en résulte un contact parfaitement intime entre cette paroi annulaire et le ciment et s'opposant à toute fui- te.
Il est à remarquer que le ciment utilisé présente à peu près le même retrait que la matière de l'isolateur, il n'existe par conséquent aucun danger de l'existence, d'une solution de continuité entre le dit ciment et la paroi intérieure de l'isolateur.
La mise en place et le scellement du prolongement d'électro- de 11 de la fige 2 avec son électrode 8 dans la chambre 9 creusée dans la partie supérieure de l'isolateur 18 de la bougie d'allu- mage, sont opérés comme suit:
Tout comme dans l'exécution suivant la fig. 3. le ciment 10 est introduit au fond de la chambre 9 de l'isolateur 18: ensuite l'électrode 8 soudée au prolongement d'électrode il est mise en
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plqce et engagée dans le canal longitudinal 19 percé à cet effet dans le corps de l'isolateur.
Il est à remarquer que le cylindre en matière céramique 14 est librement engagé sur le corps du pro- longement 11 et n'est retenu à sa partie supérieure que par l'épau- lement 13 dont le diamètre est légèrement inférieur à l'alésage de la chambre percée dans la partie supérieure de l'isolateur.
On procède ensuite au chauffage de l'ensemble pour provoquer la fu- sion du ciment 10. après quoi un effet de compression est exercé de la manière déjà décrite, sur la face supérieure de l'épaulement 13 ou de la tête du prolongement d'électrode, de ce fait le pro- 'longement d'électrode 11 avec son épaulemént 13 et son cylindre 14, est enfoncé dans la chambre 9 et comprime à fond le ciment 10, aui reflue et pénètre entre la paroi intérieure du dit cylindre 14 et le corps du prolongement 11 de manière à assurer un joint rigoureu- sement étanche entre ces deux éléments.
Au cours du refroidissement et de la prise du ciment 10, l'ex- trémité inférieure 17 du prolongement d'électrode 11 est solide- ment Ancrée dans le dit ciment. par suite de la présence du file- tage ou du moletage dont est munie la dite extrémité. Par suite du retrait beaucoup plus important du prolongement métallique 11 par rapport à celui du cylindre 14. l'épaulement 13 dont est muni le dit prolongement exerce un effort relativement considérable sur le cvlindre en céramique 14 aui comprime encore plus énergiauement le dit ciment et assure de cette façon l'étanchéité parfaite du scellement,
LA fig. 5 représente en élévation une embase métallicue de bougie d'allumage spécialement destinée à l'équipement de moteurs à refroidissement par air.
Jusqu'à présent. pour assurer le refroi- dissement de bougies de ce type. il a été proposé de percer des lumières dns le corps de l'embue de manière que l'air circulant puisse atteindre au moins partiellement le corps de l'isolsteur logé dans la dite embase. La présente invention apporte une solu- tion originale au refroidissement de telles bougies. Cette solu-
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tion est illustrée par la fige 5. le corps de l'embase métallique de la bougie est muni. entre la base filetée 20 à tte hexagonale
21 d'ailettes 22 obtenues par simple tournage du dit corps ou par tout autre moyen. Comme connu, de telles ailettes accroissent singulièrement la surface radiante et leur exécution est des plus simple.
L'expérience a montré oue ce dispositif est des plus effi- cace. est de loin supérieur aux perçages utilisés jusqu'à présent et supprime tout risaue de fuites entre l'embase métallique et l'isolateur au'elle contient.
REVENDICATIONS.
1.- Bougie d'allumage dans laquelle l'étanchéité entre le ciment obturent la chambre supérieure de l'isolateur et scellant l'électrode ou le prolongement de l'électrode reliée à la source d'énergie électrique et la dite électrode ou son prolongement, est obtenue par l'emploi d'un petit cylindre creux glissé sur cette électrode ou son prolongement, caractérisée en ce que le corps de l'électrode ou de son prolongement est pourvu d'un épaulement formant collerette et servant de butée au cylindre creux aui est enfilé sur le. dit. corps.