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La présente invention a pour objet un procédé de fabri- cation de tissus élastiques.
Les tissus élastiques actuellement connus sont faits à base de fil de caoutchouc convenablement lié au fil normal du tissu.
Ces tissus présentent des inconvénients techniques et économiques; en premier lieu, le prix du fil de caoutchouc est élevé par lui-même, et par le fait qu'il est recouvert d'un autre fil de coton, de soie, etc... En second lieu, pour cette mime raison, on ne peut pas fabriquer de tissus fins, parce que la
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grosseur du fil de caoutchouc l'empêche.
Techniquement, ils présentent aes inconvénients par suit-. de la facilité avec laquelle les fils de caoutchouc se brisent.
.Avec le tissu à fil de caoutchouc, il est nécessaire de recomman- der une attention spéciale au lavage, pour pouvoir arriver à augmenter la durée, par elle-même réduite, de ce tissu.
Les usages et applications de ces tissus sont très limi- tés, et on/ne peut réaliser que très peu de combinaisons, la face extérieure étant toujours dépourvue de tout attrait.
Un des buts de l'invention est d'éliminer tous ces incon- vénients, en permettant d'obtenir un tissu élastique semblable, par sa fonction, à ceux en fil de caoutchouc, et qui, d'autre part, peut être obtenu en toute combinaison, en tout degré de finesse, de flexibilité et de bonne présentation, et permet tou- tes les applications des tissus fins, tant dans les objets d'usa- ge normal que dans ceux d'applications industrielles, leur prix étant plus réduit que celui des tissus à fil de caoutchouc.
Un autre but de l'invention est de faciliter grandement l'obtention de bas orthopédiques à partir de bas normaux, ce qui donne maintenant un bas orthopédique complètement distinct, par ses propriétés et son aspect, de ceux qui sont connus actuellement et qui sont obtenus à partir d'un tissu résistant, à fil de caout- chouc intercalé.
Les bas orthopédiques connus sont rigides, ils ne stallon- gent que dans le sens transversal, ils sont très consistants et, enfin, ils représentent, pour la personne qui les porte, une véri- table souffrance, car il est nécessaire de sepréoccuper de la me- sure, de la hauteur et des autres détails qui ensuite ne peuvent pas être corrigés à volonté par l'usagercar ils sont déterminés en usine, durant la confection de l'article.
D'autre part, les bas orthopédiques ne peuvent pas en-
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tourer le pied complètement, sa partie inférieure étant toujours peu touchée, tout au plus jusqu'au talon qui, dans bien des cas, est seulement entouré par un sous-pied.
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Un autre but de l'invention est de fournir des objets confectionnés dont les dimensions ont été fixées au préalable et qui, néanmoins, présentent les caractéristiques d'allongement définies plus haut.
L'invention consiste essentiellement à prendre, comme élément élastique proprement dit)'une couche de latex de caout- chouc où de dérivés semi-finis, disposée uniformément sur l'une des faces du tissu, sur laquelle elle sera étendue, sur la totali- té de sa surface ou sur une'partie de celle-ci.
Le tissu, avec le latex ainsi appliqué, est doué, une fois sec, d'une grande élastisité
On améliore de degré d'élasticité en soumettant le tissu à un traitement de rétrécissement. par lequel le tissu, à l'état séparé, se trouve dans un état initial de rétrécissement, et l'al- longement élastique résultant dépasse de beaucoup celui qui se- rait possible si le tissu était présent initialement en son éten- due normale, et on parvient à obtenir des allongements élastiques allant jusqu'à 100%.
On peut le fabriquer en n'importe quel type.de tissu dont la liaison permet l'allongement, comme par exemple le tissu à mailles.
Un peut utiliser n'importe quelle qualité depuis le tissu le plus fin jusqu'au plus grossier, et on obtient dans tous les cas une élasticité dans les deux sens, ce qui permet un ajus- tement parfait à n'importe quelle forme.
La résistance à la rupture est grande et si., à un moment quelconque, cette rupture se produit, une simple reprise suffit à la réparer.
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Quand il est constitué essentiellement par deux étoffes, l'une de celles-ci peut facilement être d'une sorte et d'une couleur, et l'autre de caractéristiques différentes, et on peut aussi utiliser un finissage quelconque, comme avec n'importe quel tissu normal, et avec possibilité d'imprimer, de tirer à la per- che, de produire des effets divers, etc... et le tissu peut être lavé et repassé sans aucun inconvénient.
Les phases générales du processus sont les suivantes :
1. Traitement du ou des tissus pour le rétrécissement;
2. Lavage et acidification, blanchiment et teinture;
3. Traitement des tissus pour l'imprégnation imper éabi- lisante, pour fermer les interstices;
4. Séchage;
5. Application d'un adhésif ;
6. Formation du tissu d'ensemble.
La première phase consiste à traiter les tissus qui doi- vent s'intégrer à l'ensemble, grâce à une immersion dans un bain caustique à base de soude ou de potasse caustique à 20-30 Baumé, ou bien grâce à un agent dont l'action produit, comme ce bain, une contraction du tissu dans toutes les dimensions, jusqu'à ob- tenir un rétrécissement de 30%,
Au sortir de ce traitement, on soumet le tissu à un lavage et à une acidification, et on peut, facultativement, procéder au blanchiment et, le cas échéant, à la teinture.
Après/avoir préparé les deux étoffes qui constituent le tissu, il faut les soumettre à un traitement qui assure l'impéné- trabilité aux liquides, à tout% fins utiles, et à cet effet, dans la troisième phase, on soumet les deux étoffes à un traitement par un agent imperméabilisant ; pour cela, il suffit de faire pas- ser les deux tissus à travers un bain où se trouve, en solution, 1 agent imperméabilisant, et cette imprégnation aura une durée qui dépend de l'agent imperméabilisant utilisé. On essore et on
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laisse sécher. L'action de cet agent est, simplement auxiliaire et on peut procéder ensuite à la cinqueième phase.
Une fois l'étoffe séchée, on la soumet au traitement indiqué dans la cinquième phase et qui consiste à déposer, sur une seule des faces de chaque étoffe, une couche très mince de latex, ou de l'un quelconque de ses dérivés serai-finis. Cette couche, par suite du traitement de la troisième phase, ne filtre pas à travers le tissu et, par suite, la face opposée celle d'ap- plication reste dans son état normal, sans aucune altération.
La couche élastique appliquée, uniformément distribuée, est l'élément de liaison qui doit permettre l'obtention du tissu élastique.
Dans la sixième phase, on obtient ce tissu en réunissant les deux étoffes, leurs faces couvertes de latex étant mises face à face, en faisant coïncider les deux tissus, et en les soumettant à une légère pression entre des surfaces supplémentaires, après quoi le tout passe à la chambre de séchage.
Le tissu, une fois sec, est dans un état de rétrécisse- ment initial, maintenu par l'élasticité de la couche de latex intermédiaire. Quand on exerce une traction sur ce tissu, il s'al- longe dans n'importe quelle direction, en annulant d'abord le ré- trécissement de 30%, et en s'étirant ensuite comme il est normal pour un tissu à mailles, de sorte que l'allongement total est su- périeur à celui d'un tissu élastique courant.
Dans le cas de la fabrication de bas orthopédiques, en partant de deux bas normaux confectionnée on prépare la surface extérieure de l'un et la surface intérieure de l'autre, sans que la préparation s'étende à la zone du talon, mais en l'étendant toutefois à la zone du pied.
On les monte, superposés, sur une forme, les faces prépa- rées étant dirigées l'une vers l'autre, on les maintient sous pression et on sèche.
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Le bas obtenu prend l'aspect d'un bas normal, à l'inté- rieur et à l'extérieur; l'épaisseur est faible puisque la couche de latex interposée est mince et, finalement, le talon n'ayant aucun supplément de latex, il reste flexible et adaptable au pied comme celui d'un bas normal.
Les propriétés de ces articles, pour usages médicaux, sont très améliorés par rapport aux articles connus, car il n'y a pas un seul point qui ne soit maintenu, grâce à l'uniformité élastique du corps du tissu. L'état même du tissu permet toujours un lavage à fond, et sa fermeté fait qu'il est imperceptible sous les bas de nylon.
Un autre avantage notable obtenu en pareil cas, c'est que, le latex servant de support et de soutien aux mailles, on peut couper le bas où il convient, sans danger de voir filer les mailles, car le tissuet le latex forment un tout indivisible.
L'élasticité se manifeste dans toutes les directions, car elle dépend du latex et non de la direction du fil de caout- chouc, comme cela se produit dans les bas courants ; par suite, le bas ne cède pas seulement dans le sens transversal, mais aussi dans le sens longitudinal, facilitant le jeu de la jambe même pour les exercices et sports.
Le bas, une fois placé, ne se différencie pas des bas normaux, et l'usager trouve une commodité et un service que l'on n'obtenait pas antérieurement.
Pour faciliter la compréhension de l'objet de l'inven- tion, on joint au présent mémoire un échantillon du produit obte- nu, applicable aux bas, genouillères, chaussettes et similaires, à usage orthopédique en général, ainsi qu'aux ceintures et culottes.
Cet échantillon est formé par un morceau d'un bas obtenu suivant le procédé indiqué.
Quand il s'agit d'objets confectionnés dont les dimen- sions ont été fixées au préalable, il n'est pas indispensable
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d'effectuer la contraction prévue et, eh pareil cas, on procède suivant les deuxième et troisième phases, l'objet prenant des caractéristiques de grande extensibilité élastique, en ce sens qu'il reprend exactement sa dimension initiale et se maintient sur le corps avec la pression qui correspond à l'objet en lui-même,. comme s'il n'avait pas subi la préparation indiquée.
Dans les objets confectionnés que l'on désire ajuster contre le corps par pression, on applique complètement le procédé de la présente invention.