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Dans la construction actuelle des véhicules sur rails on exige avant tout de bonnes qualités de roulement pour un poids mort minimum du véhicule. Il est connu d'améliorer ces qualités de roulement en faisant porter la caisse du wagon sur un bogie à un ou plusieurs essieux, avec intercalation d'une traverse dan- seuse. Cette dernière permet une oscillation plus douce et sans à- coups de la caisse du wagon vis-à-vis de l'appareil de roulement et dans le sens transversal au déplacement d'Il véhicule. A côté de cet avantage, la traverse danseuse présente l'inconvénient d'aug- menter le poids du véhicule.
Aussi, pour obtenir les meilleurs qualités de roulement avec un poids mort minimum, il faut que le poids de la traverse danseuse soit réduit au minimum.,
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Toutefois dans les formes de réalisations connues, la traverse danseuse est encore d'un poids considérable. Cela est dû à ce que, habituellement, les forces d'appui verticales de la caisse du wagon sont transmises par la traverse danseuse ainsi que les forces longitudinales et transversales au véhicule, les forces d'appui verticales subissant encore souvent des déviations Les sollicitations engendrées par ces forces, ne peuvent être sup- portées par la traverse danseuse que si elle est construite solide*- ment et par conséquent lourdement.
On connaît une construction dans laquelle les forces d'appui verticales de la caisse du wagon sont transmises sans déviation par la traverse danseuse, et les forces se produisant dans le sens longitudinal du véhicule sont transmises par des le- viers directement de la caisse au bogie. Toutefois, dans cette construction, les forces engendrées dans le sens transversal au véhicule sont transmises sans restriction par la traverse danseuse.
Comme les forces transversales au sens du véhicule peuvent être très considérables - elles sont généralement appliquées avec en- viron 8 tonnes maximum - la traverse danseuse doit, dans cette cons- truction, être relativement lourde.
S'écartant de cette dernière construction, la présente invention vise à permettre également une transmission des forces dirigées transversalement au sens du véhicule, depuis la caisse du wagon vers le bogie, de telle manière que la traverse danseuse soit aussi dans une forte mesure ,à l'abri de ces forces, de façon qu'elle puisse être construite beaucoup plus légèrement que dans les formes dé réalisation connues.
A cet effet et suivant l'invention, les forces dirigées transversalement au véhicule, et qui se présentent aussi longtemps que la limite du jeu transversal admis pour la traverse danseuse n'est pas atteinte, sont transmises par la traverse danseuse, tandis que des forces supplémentaires transversales au véhicule qui se produisent lorsque la limite du jeu transversal admis pour la traverse danseuse est atteinte, sont transmises directement
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de la caisse au châssis du bogie sans passer par la traverse danseuse.
Comme on sait par expérience que les forces transver- sales au véhicule sont faibles aussi longtemps que la traverse danseuse oscille avec le jeu transversal admis et n'augmentent considérablement que lorsque la limite de ce jeu admis est atteinte,la traverse danseuse peut être construite plus légère- ment que si les forces se produisant dans le sens transversal du véhicule sont transmises,. sans restrictions par ladite traverse également après que la limite du jeu transversal a été atteinte.
Dans ce cas l'économie de poids peut être très considérable, du fait qu'avant que la limite du jeu transversal soit atteinte, les forces transversales à transmettre ne dépassent généralement pas 1 tonne, tandis qu'après que la limite est éteinte elles montent aux 8 tonnes déjà citées plus haut.
Cela s'explique, par exemple dans les constructions à traverse danseuse- suspendue par biellettes oscillantes, par le fait qu'avant.que la limite du jeu transversal de la traverse danseuse soit atteinte,¯la contre-. force opposée à l'une des forces transversales n'a son origine que dans le frottement des biellettes et leur position oblique, tandis qu'après que la limite du jeu transversal de la traverse danseuse est atteinte, il se produit une contre-force supplémen- taire, engendrée par le bogie avec sa masse considérable et par la pression active du bourrelet des roues contre les rails.
Suivant une autre particularité de la présente inven- tion, il est possible de transmettre directement les forces transversales supplémentaires se produisant, après que la limite du jeu transversal admis a été atteinte, entre la caisse du véhi- cule et le bogie sans passer par la traverse danseuse, en limitant le jeu transversal de cette traverse au moyen de butées, fixées au cadre du bogie et contre lesquelles vient prendre appui le pivot fixé,à la caisse et guidant le bogie et la traverse dan- seuse, lorsque la limite du jeu transversal de cette dernière est atteinte. Pour éviter des chocs brutaux sur les butées, celles-ci
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sono élastiques.
Lorsque la limite du jeu transversal de la traverse danseuse est atteinte, les'forces transversales supplémen- taires qui se produisent alors sont transmises directement de la caisse, par le pivot et les butées, au bogie. Par contre, dans les dispositifs connus, pourlimiter le jeu transversal de la traverse danseuse, des butées sont fixées au châssis du bogie et la traverse danseuse bute contre elles. La transmission des forces transversales se produit alors après que la limite du jeu transversal de la traverse danseuse a été atteinte, d'abord de la caisse au pivot, puis du pivot à la traverse danseuse et de celle-ci par des butées au bogie. Les forces transversales sont donc transmises par la traverse danseuse.
Le montage de butées pour le pivot, dans le châssis de l'appareil de roulement de véhicules sur rails, est connu, mais ces véhicules n'ont pas de traverse danseuse suspendue à des biellettes; le problème consistant à protéger la traverse danseuse contre les forces transversales ne se pose donc pas dans ces véhicules.
Si la traverse danseuse est en deux parties, dont la partie supérieure repose par ses deux extrémités par des ressorts susceptibles de se comprimer verticalement, sur la partie inférieure. il est avantageux, si on désire réaliser de bonnes caractéristiques de roulement pour une construction légère, de procéder de façon connue en sol, c'est-à-dire de faire passer le pivot par la partie supérieure de la traverse danseuse montée au-dessus du châssis du bogie,et cela sans jeu et de manière que ce pivot pouvant tourner ' soit guidé par son extrémité inférieure, tourillonnée sensiblement à hauteur des essieux au châssis du bogie, dans la partie inférieu- re dale traverse, montée en dessous du châssis du bogie.
De cette manière, les ressorts de la traverse sont soulagés des forces horizontales se développant entre les. parties supérieure et inférieu- re de la traverse danseuse et ce, sans bielles supplémentaires.
Pour utiliser la possibilité de construire légèrement
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la traverse danseuse que donne la présente invention, les parties supérieure et inférieure de la traverse danseuse sont constituées simplement de deux cuvettes de ressorts, recevant les ressorts de la traverse et reliées entre elles par une bielle. Chaque bielle est constituée par deux membrures distinctes, de préférence tubulaires, entretoisées rigidement, qui sont reliées séparément à l'une des cuvettes et réunies entre elles avant d'être reliées à. l'autre cuvette. Les deux bielles sont montées de façon que des deux côtés longitudinaux du véhicule, l'une des deux bielles soit reliée à la cuvette par les extrémités réunies de ses membrures, tandis que l'autre bielle est reliée à la cuvette par ses membrures séparées l'une de l'autre.
Si, de plus, les bielles sont reliées aux cuvettes de ressorts à l'aide de coussinets sphériques et de façon à pouvoir osciller verticalement, on obtient par des moyens simples un montage statiquement défini de la traverse danseuse.
Enfin, toujours suivant la présente invention, la caisse du wagon repose sur les cuvettes de ressorts de la partie supé- rieure, par l'intermédiaire de corps de roulement, tandis que sur chaque côté longitudinal du véhicule, les cuvettes de ressorts se 'situent au moins sensiblement dans'le plan vertical de la paroi limite de la caisse du wagon, de sorte que cette caisse prend appui sur une base la plus large possible.
Le dessin annexé montre schématiquement et à titre d'exemple une'forme de réalisation de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan du dispositif suivant Pin- vention, sans la caisse, la fig. 2 montre le même dispositif vu dans le sens lon- gitudinal du véhicule, et est une' coupe par la ligne II-II de la fig. 1; les figs. 3 et 4 montrent à plus grande échelle et en coupe des détails du dispositif suivant l'invention.
Sur le châssis 1 d'un bogie d'un véhicule sur rail, la caisse 2 est supportée par la traverse danseuse 3. Cette dernière
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est constituée par une partie supérieure 4 montée au-dessus du châssis 1 et une partie inférieure 5 montée en dessous du châssis 1.
La partie supérieure 4 de la traverse danseuse prend appui à ses extrémités sur la partie inférieure 5 par l'intermédiaire de ressorts à boudin 6, 7 susceptibles d'être comprimés verticalement. Pour plus de clarté, la partie inférieure de la traverse danseuse n'est pas représentée sur la fige 1. Les parties supérieure et inférieure de la traverse danseuse sont constituées chacune par deux cuvettes de ressorts 8, 9 ou 10, 11 reliées entre elles par une bielle 12 ou 13.
La-liaison des bielles aux cuvettes est représentée sur la fig, 3.
Les bielles sont pourvues à leurs extrémités de coussinets sphéri- ques 14, dans lesquels passent les boulons 15. Ces boulons sont tenus dans des consoles 16 des cuvettes de ressorts. Les boulons 15 s'étendent essentiellement dans le sens longitudinal du véhicule de sorte que les bielles peuvent osciller verticalement. Chaque bielle est constituée par deux tubes 17, 18 ou 19, 20 s'étendant dans le sens transversal au véhicule et entretoisés rigidement par d'au- tres tubes 21, 22. Les deux tubes 17, 18 de la bielle 12 de la par- tie supérieure 4 de la traverse danseuse se réunissent et sont reliés à la cuvette de ressorts 8 par un seul coussinet 23.
A la cuvette de ressorts 9 sont reliés les deux tubes 17, 18 de la bielle 12 de la partie supérieure 4 de la traverse danseuse, séparément- l'un de l'autre, par deux coussinets 24, 25. Les deux tubes 19, 20 de la bielle 13 de la partie inférieure 5 de la traverse danseuse sont reliés d'une part séparément l'un de l'autre, par deux coussi- nets 26, 27, à la cuvette de ressorts 10 située en-dessous de la cuvette de ressorts 8, et d'autre part ensemble à la cuvette de res- sorts 11 située en dessous de la cuvette de ressorts 9, par un coussinet 28. Les coussinets 23 à 28 sont exécutés comme montré sur la figure 3.
Grâce à cette forme de réalisation de ces coussi- nets et à la Maison des bielles aux cuvettes de ressorts comme dé- crit, on réalise de manière très simple un appui de la.. traverse danseuse déterminé statiquement.
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La suspension de la traverse danseuse dans le châssis du bogie est assurée par des biellettes oscillant dans l'espace et suspendues obliquement. Sur les bieliettes 29,30 prend appui la cuvette de ressorts 10 et sur ,deux autres biellettes 31, 32 la cuvette de ressorts 11. Les quatre biellettes sont du même type.
Sur la tige 33 des biellettes :est monté un élément porteur 35 régla- ble au moyen d'écrous 34 et sur lequel prend chaque fois appui à laide d'une éclisse 36 la cuvette de ressorts correspondante.A leur partie supérieure, les biellettes sont suspendues par une plaque d' appui 37 dans une éclisse 38 du châssis 1 du bogie. Des anneaux intermédiaires sphériques, non représentés, permettent le réglage spatial et sans flexion des biellettes.
La caisse 2 du véhicule, porte sur la partie supérieure 4 de la traverse danseuse 3 par deux jeux de galets 39, 40. Le jeu de galets 39 est monté sur la cuvette de ressorts 8 et le jeu de galets 40 sur la cuvette de ressorts 9. Pour obtenir une large base d'appui pour la caisse du véhicule, les bords extérieurs des cuvettes de ressorts, des jeux de galets et de la caisse se situent de chaque c8té du véhicule dans un. même plan vertical.
La partie supérieure 4 de la traverse danseuse 3 est gui- dée par le pivot 40 fixé sur la caisse du wagon et ne transmettant pas de forces verticales. Des nervures de renforcement 41 s'étendant radialement depuis le pivot 40, relient à celui-ci deux segments de manchon 42, 43 situés dans le sens transversal du véhicule autour de la partie supérieure du pivot. Sur ces segments sont fixés des plaques d'usure 44, 45. Sur ces dernières se trouvent sans jeu des éléments d'appui 46, 47. Ceux-ci sont. fendus à leur extrémité opposée au pivot (figs. 2, 4), et s'étendent au-dessus d'une tôle de renfor- cement 48 maintenue entre les tubes 17, 18 de la bielle de la partie supérieure 4 de la traverse danseuse. Par rapport à la partie supé- rieure 4 de la traverse danseuse, le pivot40 peut tourner avec les segments 42,43.
Si la caisse 2 du véhicule effectue des mouvements verticaux avec le pivot et les segments 42, 43, la partie supérieure
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4 de la traverse danseuse est déplacée vers le bas par les galets d'appui 39, 40, et les ressorts 6,7 de la traverse se compriment.
L'articulation du bogie au pivot 40 se fait comme d'habi- tude à hauteur du milieu des essieux des trains de roues. Le pivot
40 prolongé jusqu'à hauteur des trains de roues est guidé par un manchon élastique 49 et un manchon sphérique 50 glissé sur ce der- nier sans aucun jeu, dans un tube de guidage vertical 51. Ce tube est maintenu dans une traverse principale 52. Cette traverse 52 est maintenue à ses extrémités par des;bielles 53, 54 qui s'étendent en sens inverse l'une de l'autre, dans le sens longitudinal du véhicule et dont l'extrémité opposée à la'traverse 52, est articulée au châs- sis 1 du bogie.
Le @ube de guidage 51 doit avoir une longueur telle qu'il continue à assurer le guidage du pivot même lorsque celui-ci effec- tue des mouvements plongeants verticaux. Il est prolongé jusque près de la partie inférieure 5 de la traverse danseuse 3 et en même temps, guide cette partie. -Les parties supérieure 4 et inférieure 5 de la traverse danseuse ne peuvent donc effectuer dans le plan horizontal que des mouvements identiques, de sorte que les ressorts 6, 7 de la traverse danseuse sont soulagés des forces horizontales et ne s'en- roulent pas sur eux-mêmes.
Le jeu transversal de la traverse danseuse est limite par des butées 55,56. Celles-ci sont maintenues dans le châssis du bogie près de l'extrémité inférieure des segments de manchons 42,
43, latéralement au pivot. Ces butées sont constituées par des corps en caoutchouc équipés de tôles d'usure.
Dans le dispositif décrit, les forces verticales P sont transmises de la caisse du wagon par les jeux de galets 39, 40, les cuvettes de ressorts 8, 9 les ressorts 6, 7, les cuvettes de ressorts 10, 11 et les biellettes 29 à 32, au châssis du bogie. Les forces verticales sont transmises par la traverse danseuse sans dé- viation.
La traverse danseuse constituée par les cuvettes de ressort
8 à 11 et les bielles 12,13, n'a donc à absorber que des forces de pression
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Les forces P1 qui se produisent dans le sens transversal du véhicule aussi longtemps que la limite du jeu transversal s de la traverse danseuse entre les segments de manchons 42, 43 et les butées 55, 56, n'est pas atteinte, sont transmises par la caisse 2 @ du véhicule, par le pivot 40, le tube de guidage 51, la partie in- férieure 5 de la traverse danseuse et les biellettes 29 à 32, au châssis du bogie.
Comme les forces P1, qui se produisent tant que la limite du jeu transversal de la traverse danseuse n'est pas at- teinte, sont petites, ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, la partie inférieure de la traverse danseuse n'est sollicitée que dans une faible mesure. La partie supérieure de la traverse danseuse est complètement protégée des forces P1 dans le *sens transversal du vé- hicule.
Lorsque la limite du jeu transversal s de la traverse dan- seuse est atteinte, et que les forces Pl augmentent considérablement, ou qu'il se produit des forces P1 supplémentaires dans le sens trans- versal du véhicule, dues à la masse du bogie et à la pression du bourrelet de la roue sur le rail, les forces supplémentairessont , alors directement transmises de la caisse 2 du wagon par le pivot 40, les segments de Manchons 42, 43 et par,une des butées 55, 56, au châssis 1 du bogie.. : @
Les forces p2 dans le sens longitudinal du véhicule sont transmises entre le caisse et le bogie, par, le pivot 40, la traverse principale 52 et les bielles 53, 54 , donc 'également en dehors de la traverse danseuse.
REVENDICATIONS.
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