L'invention est relative à des compositions qui sont utiles comme agents thérapeutiques,' et elle concerne, plus spécialement, des compositions contenant comme ihgré... dients actifs principaux les antibiotiques pénicilline et oléandomycine (ce dernier antibiotique étant auparavant.
,,connu sous le nom de P.A. 105).
L'antibiotique oléandomycine est décrit notam- ment dans le brevet U.S.A. n 2.757.123. Chimiquement, il s'agit d'un antibiotique basique formé par la croissan- ce d'une souche de Streptomyces antibi.oticus (tel que ce- lui déposé dans la American Type Culture Collection sous le n 11.891) dans des conditions aérobiques et il est obtenu à partir de ce milieu par diverses méthodes telles que 1' -traction par un solvant. Il est efficace contre de nombreux micro-organismes et a été utilisé cliniquement pour le traitement de la pneumonie bactérienne attribuée au Diplococcus pneumoniae ainsi que pour le traitement de diarrhées causées entre autres par le Micrococcus pyogenes var.aureus.
La pénicilline est un antibiotique bien connu et complètement caractérisé.
L'expression t'antibiotique oléandomycine" dési- gne n'importe laquelle des diverses formes térapeutiquement efficaces de l'antibiotique telles que la base libre, le chlorhydrate, le phosphate et les sels d'autres acides pharmaceutiquement acceptables. L'expression vise égale- ment des formes structurellement apparentées à l'oléando- mycine telles que la chloro-oléandomycine qui peut être obtenue en faisant barbotter du chlorure d'hydrogène anhy- dre dans une solution d'oléandomycine dans un solvant organique -anhydre et qui peut être converti par des métho-
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des ordinaires en d'autres sels d'addition acides, pharmaceutiquement acceptables, tels que le chlorhydrate ou le phosphate.
L'expression "antibiotique pénicilline" vise n'importe laquelle de diverses formes thérapeutiquement efficaces de l'antibiotique telles que la pénicilline G, la pénicilline F, la pénicilline V ou les sels sodiques et potassiques de celles-ci ainsi que les sels d'addition que la pénicilline forme avec diverses bases pharmaceutiquement acceptables.
La mesure acceptée de l'activité de la pénicil line est un terme arbitraire dénommé "unité d'activité".
Cette unité était basée initialement sur les dimensions de la zone d'inhibition de la culture du micro-organisme quand celui-ci est traité avec de la pénicilline non cristallisée.
Quand on a pu se procurer de la pénicilline cristalline pure, l'unité d'activité a reçu une nouvelle définition et a été exprimée en poids. Avec de la pénicilline sodique cristallisée, par exemple, 0,6 mcg du sel forme une zone d'inhibition égale à celle produite par une unité. Comme défini dans le Bederal Register (E.U.A) l'activité de la pénicilline peut être exprimée maintenant en termes de mcg, de mg ou d'unité d'activité.
L'oléandomycine'est un antibiotique cristallisé et il est donc possible d'essayer des quantités pesées exactement d'oléandomycine et de se référer à ces quantités en termes de poids utilisés effectivement, par exemple en microgrammes ou en termes de l'activité produite, par exemple/en microgrammes d'activité. Si on le désire, l'activité peut, en outre, être définie en termes d'unités d'activité.
Des mélanges physiques d'un antibiotique péni-
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cilline et d'un antibiotique oléandomycine contenant de 10 % à 90 % sur une base d'activité de l'un et de l'autre antibiotique sont efficaces contre des micro-organiismes pathogéniques. Ces mélanges ont souvent une activité' accrue contre certains de ces organismes supérieure à celle à laquelle on pouvait s'attendre en totalisant simplement l'activité de chacun des constituants du mélange.
Par exemple, au cours d'études in vitro pour déterminer les efficacités de la pénicilline G, de l'oléandomycine et des mélanges physiques de ces antibiotiques contre le Streptococcus faecalis, on a constaté que la concentration inhibitrice minimum (CIM) de l'oléandomycine était 1,58 microgrammes par millilitre (mcg/ml) quand cet antibioti- que est utilisé seul, la CIM de la Pénicilline G, utilisée seule, est de 0,260 mcg/ml. La CIM d'un mélange con- 'tenant 20 % d'oléandomycine et 80 % de pénicilline G, en poids, est de 0,182 mcg/ml. Il est à noter que la CIM du mélange est inférieure à la CIM de chacun des antibiotiques utilisé seul.
Cette activité accrue est également constatée pour des mélanges de pénicilline G et d'oléandomycine quand ces mélanges sont essayés contre des cultures du Micrococcus pyogenes var.aureus, par exemple Musselman 143, Musselman 136, Johnson NU, Johnson RO, Johnson KC, Koch KA, Koch K13, mayo 868, Mayo 884,mmayo 994 et plusieurs autres.
Pour d'autres essais; les organismes du genre Micrococcus pyogenes var.aureus ont été soumis à l'action de la pénicilline G, de l'oléandomycine et des mélanges d'oléandomycine et de pénicilline G. On a constaté qu'il est nécessaire d'utilise 1,80 unités'par millilitre (u/ml) de pénicilline G seule ou 0,90 mcg/ml d'oléandomycine seu, le pour inhiber la croissance des organismes. Toutefois, en présence de 0,09 mcg/ml d'oléandomycine, la CIM de la
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pénicilline G est réduite à 0,45 u/ml.
Des mélanges d'oléandomycine et de pénicilline G sont également efficaces in vivo pour des animaux et des êtres humains.
Comme exemple de l'efficacité in vivo de ces antibiotiques, des souris, souffrant dtune infection septicémique aigue, uniformément fatale, produite par le Micrococcus pyogenes var.aureus, ont été traitées avec de la pénicilline G seule, avec de l'oléandomycine seule et avec- des mélanges des deux antibiotiques. On a constaté que des doses d'oléandomycine équivalent à 0,3 mg par souris, administrée deux fois par jour, ne protégaient que 30 % des souris. De plus, 500 unités de pénicilline G par jour ne protégaient pas plus de 10 % des animaux infectés.
Par contre, quand les animaux sont traités avec une dose journalière d'un mélange contenant 0,3 mg d'oléandomycine et-500 unités de pénicilline G la protection est étendue à 90 % des animaux infectés. Ceci représente un effet accru de 60 % au-dessus de celui auquel on pouvait s'attendre en totalisant simplement les effets de chaque antibiotique utilisé seul. De plus, quand la quantité d'olé- andomycine fut augmentée jusque 0,5 mg tous les animaux infectés ont survécu.
On a découvert maintenant qu'il est possible de préparer des sels d'addition acides en faisant réagir un antibiotique pénicilline sous la forme de l'acide libre avec un antibiotique oléandomycine sous la forme de la base libre. Ces sels d'addition d'acides combinent, dans une molécule, les effets salutaires de pénicilline et d'oléandomycine en même temps que l'activité accrue d'un mélange de ces antibiotiques. Ils ont une valeur particulière du fait qu'ils sont des sels stables que l'on prépare facilement. De plus, comme il s'agit d'entités
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moléculaires, la proportion de chaque antibiotique est déterminée et le médecin ou le vétérinaire peut les utili' ser µtant certain de connaître la quantité exacte de cha- que substance administrée.
Le sel lui-même est efficace contre de nombreux micro-organismes pathogéniques. Le tableau ci-dessous montre l'efficacité de l'antibiotique contre plusieurs de ceux-ci. activité antibactérienne du sel oléandomycine cristallisé de la pénicilline G (in Vitro)
EMI6.1
lvlicro-orxanism¯4 Concentration inhibitrice minimum (C.IH!1.) en mcgLml
EMI6.2
<tb>
<tb> Streptococcus <SEP> hemolyticus
<tb> (C2O3Mv) <SEP> 0, <SEP> <SEP> Il. <SEP>
<tb>
D.pneumaniae <SEP> 1/230 <SEP> 0,056
<tb>
EMI6.3
Ente. ^occus (sp.) 0,140
EMI6.4
<tb>
<tb> Enterococcus <SEP> (Walker) <SEP> 0,790
<tb> Ënterococcus <SEP> (Peterson) <SEP> 0,790
<tb> Staphylococcus <SEP> aureus <SEP> (H) <SEP> 0,035
<tb> Staphylococcus <SEP> aureus <SEP> (No. <SEP> 235) <SEP> 0,050
<tb> Staphylococcus <SEP> aureus <SEP> (No. <SEP> 400) <SEP> oe200
<tb> Staphylococcus <SEP> aureus <SEP> (No. <SEP> 401) <SEP> 0,280
<tb> E. <SEP> Coli <SEP> (W) <SEP> 113,0
<tb> Salmonella <SEP> typhosa <SEP> 14,0
<tb> Salmonella <SEP> typhi <SEP> murium <SEP> 20,0
<tb> K. <SEP> pneumoniae <SEP> 28,0
<tb>
Ces sels antibiotiques ont une activité analogue pour des mélanges physiques, pour le traitement in vivo et in vitro, des micro-organismes.
Par exemple, on a constat té que pour le traitement in vitro de la souche n 401 du micrococcus pyogenes var.aureus, la CIM du sel pénicilli, ne G-oléandomycine était de 0,28 mcg/ml. Dans les mêmes conditions dtusage la CIM de l'oléandomycine seule est de 0,56 mcg/ml et celle de la pénicilline seule de 5,85
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meg/ml. Sur la base du poids moléculaire, chaque molécule du sel dpénicilline G-dtoléandomycine contient 67 % d'oléandomycine et 33 % de pénicilline G en poids. Il en résulte que 0,28 mcg/ml du sel contient 0,1$7 mcg/ml dtoléandomycine et 0,093 mcg/ml 4e pénicilline G.
Il est évident qu'un tiers de la CIM de l'oléandomycine, quand il est utilisé de pair avec environ un sixième de la CIM de la pénicilline G (sous la forme de sel d'addition acide d'oléandomycine et de pénicilline G) provoque l'inhibition de la croissance de ces organismes in vitro. Ceci est une indication excellente de l'activité accrue du sel.
Les sels d'addition acides pénicilline-oléandomycine sont également utiles pour le traitement de maladies d'animaux économiquement importants. Par exemple, un groupe de lapins blancs (albinos) a été infecté avec une culture de Listeria monocytogenes qui est mortelle à 100% en 48 heures. Ce micro-organisme provoque le listériosis qui est une maladie affectant les lapins et d'au- tres animaux domestiques. Les animaux sont divisés pour former quatre groupes plus petits. Le groupe A est traité avec de la pénicilline G administrée sous la forme de deux injections sous-cutanées séparées contenant chacune 134 mg/kg du poids de l'animal. Une injection est faite une demièheure après l'infection et l'autre 20 heures après l'infection.
Le groupe B est traité d'une manière identique avec deux injections d'oléandomycine contenant chacune 263 mg/kg du poids de l'animal. Le groupe G est traité d'une manière identique avec deux injections sépa rées du sel pénicilline G-oléandomycine contenant chacune 200 mg/kg du poids de l'animal. Le groupe D est traité d'une manière identique avec deux injections de ce même sel, chaque injection contenant 400 mg/kg du poids de l'animal. Du groupe A il n'est resté aucun survivant.
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Dans le groupe B seulement 33 % des animaux ont survécu.
Dans le groupe C 66 % des animaux ont continué à vivre et dans le groupe D tous les animaux ont survécu.
Une comparaison des résultats obtenus avec les groupes A et B avec ceux obtenus avec les groupes C et D montre l'activité accrue du sel, comparée à celle des constituants de ce sel. Les sels d'addition acides de pénicilline et d'oléandomycine sont également utiles pour le traitement des maladies humaines. Dans un cas clinique représentatif, une malade de 22 ans souffrant d'amyda. lite et de pharyngite a été-traitée avec un régime journal lier de 600 mg du sel pénicilline G-oléandomycine, administré par la bouche toutes les six heures pendant une période de quatre jours. A la fin de cette période on constatait une diminution des dimens ens des amygdales avec supression de la pharyngite et absence d'enroulement et de douleurs dans la gorge.
Un autre malade de trente huit ans, souffrant d'un Hidradenitis Suppurativa (à droite) a été soumis à un régime journalier de 500 mg de sel pénicilline G-oléandomycine administré par la bouche toutes les six heures pendant une période de six jours.
On a constaté une amélioration marquée après un traitement de deux jours seulement et le malade était pour ainsi dire gué@après six jours.
Bien que tous les sels pénicilline-oléandomycine soient utiles, on préfère utiliser le sel particulier formé par la réaction de pénicilline G avec l'oléandomycine, c'est-à-dire le sel de pénicilline G-oléandomycine.
Ce sel est seulement soluble à un degré d'environ 1,8 à 1,9 % dans l'eau. Quand il est utilisé comme remède devant agir pendant longtemps, il se dissout donc très lentement et l'activité de l'antibiotique dans le remède est donc conservée pendant une période de temps prolongé.
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Un des.problèmes les plus difficiles pour l'usa. ge des antibiotiques et d'autres remèdes,- est- de: conserver l'activité thérapeutique du produit dans les .liquides du corps pendant une période de temps raisonnable afin que le malade ne doive pas subir 1'''ennui et les dépenses d'administrations répétées des remèdes à des intervalles de courte durée. On se rend compte que ceci constitue un problème particulièrement important avec des remèdes qui sont relativement solubles dans l'eau. La pénicilline et l'oléandomycine sont toutes deux solubles dans lteau.
Jusqu'ici on n'a pas préparé un sel d'oléandomycine pratique du point de vue thérapeutique et dont la solubilité est réduite.
Dans le cas de la pénicilline, le problème a été résolu jusqu'à un certain degré en mélangeant la pénicilline avec des bases à poids moléculaire élevé qui, bien qu'elles n'aient qu'une valeur thérapeutique réduite ou nulle par eux-mêmes, procurent une insolubilité relative à l'antibiotique. Les produits obtenus comprennent le sel de procaïne de pénicilline, le sel N-benzyl-bétaphényléthylamine de pénicilline, le sel N,N'-bis- (déshydroabiétyl)-éthylènediamine de pénicilline et d'autres.
Le sel pénicilline G-oléandomycine non seulement possède l'activité de deux antibiotiques de valeur mais permet également d'obtenir ces antibiotiques sous une forme relativement insoluble.
Les sels, préparés selon l'invention, sont obte- nus par la réaction entre l'antibiotique oléandomycine et la pénicilline. La réaction a lieu généralement à une température comprise entre 0 et 30 , de préférence à environ 20 . Le solvant préféré est l'acétate d'éthyle mais d'autres solvants oxygénés aliphatiques inférieurs
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neutres ou des vants aliphatiques chlorés, tels que le formiate d'éthyle, le propionate de méthyle, l'éthanol, le méthanol, l'acétone, le méthyl isobutyl cétone, le chloroforme, le tétrachlorure de carbone et d'autres solvants équivalents ordinaires peuvent être utilisés. L'eai peut aussi être utilisée, d'une manière avantageuse, comme solvant.
La réaction peut se faire de plusieurs manières différentes. Par exemple, on peut faire réagir le sel sodique de pénicilline avec un sel d'addition acide de ltoléandomycine dans un milieu aqueux. Encore une autre méthode consiste à préparer d'abord des solutions contenant la base libre d'oléandomycine et la pénicilline acide dans des solvants organiques et de faire réagir ensuite les matières dissoutes l'une sur l'autre en mélangeant les solutions. D'autres méthodes pout effectuer cette réaction importante sont bien connues par les spécialistes dans ce domaine.
Les compositions, préparées conformément à l'in vention, peuvent être administrées telles quelles ou en combinaison avec des supports ou véhicules pharmaceutiquement acceptables dont les proportions sont déterminées par la convenance et la nature chimique du support particulier, par la voie choisie pour l'administration et par la pratique pharmaceutique ordinaire. Pour combattre diverses infections, elles peuvent être administrées, par la bouche, sous la forme de comprimés ou de cachets contenant des excipients tels que l'amidon, le sucre de lait ou lactose, certains genres d'argiles, etc..
Pour l'administration par injection, elles peuvent être utilisées sous la forme d'une solution stérile contenant d'autres matières dissoutes par exemple assez de sel ou de glucose ppur rendre la solution isotonique:
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Dans des cas particuliers où l'on désire que l'antibiotique ait un degré d'activité immédiat élevé joint à une bio-activité qui se manifeste lentement pen- dant une période de temps prolongée, il est avantageux d'administrer une composition contenant un mélange physi- que d'oléandomycine et de pénicilline avec un sel péni- cilline G-oléandomycine. Le mélange physique a un degré d'activité immédiat élevé et le sel a,un degré d'activité qui est conservé pendant une période de temps prolongée à cause de ltinsolubilité relative du sel.
Le médecin ou le vétérinaire pourra déterminer la dose qui convient le mieux pour une application parti- culière. Les doses, qui sont généralement les plus utile pour des êtres humains, sont comprises entre un et quatre grammes par jour d'une des compositions qui peut être ad- ministrée en étant subdivisée en doses unitaires plus petites fournies à des intervalles convenables.
Les exemples ci-dessous sont donnés uniquement à titre illustratif et ne limitent aucunement l'inven- tion car plusieurs variantes sont possibles sans sortir du domaine de protection de l'invention.
EXEMPLE I Préparation du sel pénicilline-G-oléandomycine.
On prépare une solution contenant 24,9 g d'un produit d'addition oléandomycine cristallisée-chloroformé (obtenu par cristallisation d'oléandomycine hors d'une solution concentrée de chloroforme). Le solvant est l'acétate d'éthyle.
Le sel sodique de la pénicilline G (12,0 g) est dissous dans 300 ml d'eau et est acidifié avec 30 ml d'aci- de sulfurique 1N. La pénicilline G acide est extraite de la solution¯aqueuse avec 300 ml d'acétate d'éthyle. La solution dans l'acétate d'éthyle est séchée sur 10 g de
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sulfate de sodium anhydre et est décantée. La solution d'oléandomycine est ajoutée lentement à la solution de la pénicilline G acide à 20 et, après un repos de plusieurs minutes, le sel pénicilline G-oléandomycine cristallise hors de la solution. On permet à la cristallisation d'évoluer pendant 16 heures et on obtient 26,5 g du sel.
Le sel cristallisé n'a pas un point de fusion bien défini mais fond en formant un sirop fluide qui se décompose lentement entre 140 et 150 . On détermine le pouvoir rotatoire optique dans une solution à 2% de méthanol et on trouve [d]25 = + 62,5 .
EMI12.1
L'analyse du C16HlSNz04S-C35H63N012 donne :
EMI12.2
<tb>
<tb> On <SEP> trouve <SEP> par <SEP> calcul <SEP>
<tb> Carbone <SEP> 59,78 <SEP> 59,0
<tb> Hydrogène <SEP> 7,93 <SEP> 7,97
<tb> Azote <SEP> 4,14 <SEP> 4,10
<tb> Soufre <SEP> 3,13 <SEP> 3,13
<tb>
Quand il est mis en suspension dans une pastille de bromure de potassium, le sel pénicilline G-oléandomyci- ne présente les absorptions caractéristiques suivantes dans la région infra-rouge de spectres aux fréquences suivantes exprimées en centimètres réciproqués (cm-1): 3509,3268, 3185, 2950, 2907, 1792, 1724, 1686, 1653, 1600, 1565, 1466, 1387, 1339, 1319, 1274, 1205, 1183, 1164, 1117, 1087, 1080, 1065, 1056, 1033, 1014, 998, 985, 927, 829 et 736.
Une suspension du sel pénicilline G-oléandomycine dans 100 ml d'eau est agitée à la température ambiante pendant 24 heures. La matière non dissoute est séparée par filtration et le filtrat est analysé pour connaître sa teneur en pénicilline G-oléandomycine. Le pouvoir rotatoire optique et le séchage par congélation montrent chacun que la solubilité du sel est comprise entre 1,8 et
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1,9 % en poids.
EXEMPLE II Préparation du sel pénicilline G-oléandomycine. ' , Le pH d'une solution de phosphate d'oléandomy- cine (8,5 g) dans 60 ml d'eau est réglé de manière 4 être égal à 9 à l'aide d'une solution aqueuse à 10 % d'hydroxy. de de sodium. La base oléandomycine obtenue est extraite dans 30 ml d'acétate d'éthyle. La couche de solvant est séparée, lavée avec 10 ml d'eau, séparée à nouveau, trai- tée avec 10 g de sulfate de sodium anhydre et décantée.
Cette solution d'oléandomycine est ensuite ajoutée lebte- ment à 100 ml d'une solution de pénicilline G dans de l'acétate d'éthyle, dérivée de 4 g du sel sodique de la pénicilline G, préparé comme indiqué dans l'exemple précé. dent. Après 90 minutes, le sel cristallisé pénicilline G-oléandomycine est séparé par filtration et séché sous vide. Il pèse 5,7 g et ses caractéristiques physiques sont identiques au même composé préparé comme dans l'exem- ple précédent.
EXEMPLE III Préparation du sel de pénicilline G-oléandomycine.
Une solution contenant 2 g du sel sodique de pénicilline G dans 50 ml d'eau est acidifiée avec 5 ml d'acide sulfurique 1N et la pénicilline G acide ainsi ob- tenue est extraite dans 50 ml de méthyl isobutil cétone.
La couche de solvant est séparée et traitée directement avec une solution de 4 g du produit d'addition oléando- mycine-chloroforme dans 20 ml de méthyl isobutyl cétone.
Après un repos d'une heure, le sel cristallisé pénicilli- ne G-oléandomycine obtenu est séparé par filtration et séché. Il pèse 4,3 g et a les caractéristiques physiques attendues.
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EXEMPLE IV Préparation du sel pénicilline G-oléandomycine.
Une solution de chlorhydrate d'oléandomycine (360 mg dans 5 ml d'eau) est ajoutée à une solution de 200 mg du sel potassique de pénicilline G dans 2,5 ml d'eau. On laisse la solution au repos pendant 17 heures, après quoi le précipité cristallisé formé est séparé par filtration et séché. La matière cristallisée pèse 40 mg Et ses propriétés physiques sont identiques à celles du sel pénicilline G-oléandomycine préparé par les méthodes décrites plus haut.
EXEMPLE V Préparation du sel pénicilline V-oléandomycine.
Une solution de 11 g de pénicilline V acide dans 400 ml d'acétate d'éthyle et 50 ml de chloroforme est traitée avec une solution de 24,4 g du produit d'addition oléandomycine-chloroforme dans 80 ml de chloroforme. La solution obtenue est évaporée jusqu'à siccité et le résidu est trituré avec de l'éther diéthylique. Le sel inso luble pénicilline V-oléandomycine est séparé par filtration et séché sous vide. Il pèse 31 g. La matière soli de n'a pas un point de fusion bien défini, mais fond en formant un sirop fluide entre 135 et 1550 avec décomposition. Son pouvoir rotatoire optique est déterminé dans une solution à 2% de méthanol et correspond à
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L-d. J 5 - 't- 3 3 .
L'analyse du C16HlSN205S-C35H63N012 donne
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<tb> Carbone <SEP> 59,62 <SEP> 58,88
<tb> Hydrogène <SEP> 8,38 <SEP> 7,85
<tb> Azote <SEP> 4,25 <SEP> 4,04
<tb> Soufre <SEP> 3,05 <SEP> 3,09
<tb>
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Quand il est mis en susp'ension dans une pastille de bromure de potassium, le sel pénicilline V-oléandomycine présente les caractéristiques d'absorption suivantes dans la zone infra-rouge, aux fréquences suivantes, exprimées en centimètres'réciproques (cm-1): 3425, 2959, 1783 1704, 1689, 1605, 1529, 1504,1471, 1391, 1325, 1242,
EMI15.1
1190, 118le 1163, 1117, 1082, 1007,.990, ë9l, 68, 760 et 692.
On cultive une souche de Streptococcus faecalis dans des tubes dans un milieu nutritif contenant une infu, sion cervelle-coeur que l'on trouve dans le commerce. Des portions séparées de cette culture sont traitées avec l'oléandomycine et avec la pénicilline séparément ainsi qu'avec des mélanges de ces substances. Les tubes sont soumis à une incubation à 37 pendant 24 heures et les CIM des antibiotiques individuels et des mélanges sont notés. On constate que la CI?4 de l'oléandomycine seule est de 1,58 mcg/ml et de la pénicilline seule de 0,260 mcg/ml. Par contre, quand on utilise un mélange contenant 20 % d'oléandomycine et 80 % de pénicilline en poids la CIM est réduite à 0,182 mcg/ml.
On a découvert que l'usage d'une combinaison contenant'50'% en.poids: de pénicilline G-oléandomycine et 50 %-.en poids d'un mélange physique-contenant 205 en poids d'oléandomycine et 80 % en poids de pénicilline G réduit la quantité totale de chaque substance nécessaire pour produire le même effet.
EXEMPLE VII
Une souche de Micrococcus pyogenes var.aureus, connue sous le nom de Musselman 136, est cultivée dans des tubes dans un milieu nutritif contenant une infusion cervelle-coeur que l'on trouve dans le commerce. Des portions séparées de cette culture sont traitées avec l'oléandomycine et avec la pénicilline séparément et avec
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des mélanges de ces substances. Les tubes sont soumis à une incubation à 37 pendant 24 heures, et les CIM des antibiotiques individuels et des mélanges sont notés. On constate que la CIM de l'oléandomycine seule est 4,18 mcg/ ml et de la pénicilline seule de plus de 33 mcg/ml. Par contre, quand on utilise un mélange contenant 67 % d'oléar domycine et 33 % de pénicilline en poids, la CIM est réduj te à 1,56 mcg/ml..
On a découvert que l'usage d'une combinaison contenant 25 % en poids du sel pénicilline V-oléandomyci- ne et 75 % en poids d'un mélange physique contenant 67 % d'oléandomycine et 33 % de pénicilline V, en poids, réduit la quantité totale de chaque substance nécessaire pour produire le même effet.
EXEMPLE VIII
L'effet inhibiteur pour la croissance du microorganisme exercé par l'oléandomycine, la pénicilline G et des mélanges d'oléandomycine et de pénicilline G a été essayé en ensemençant des nombres réduits d'organismes appartenant à une source de Micrococcus pyogenes var.aureus, désignée par souche n 400, dans des tubes contenant diverses concentrations des antibiotiques individuels et de leurs mélanges dans un milieu formé par une infusion de viande de boeuf. Les tubes sont soumis à une incubation à 37 pendant 24 heures et les CII'r des antibioti' ques individuels et des combinaisons de ceux-ci sont notés. On constate que la CIM de la pénicilline G seule est de 1,80 unités par millilitre.
Par contre, en présence de 0,09 ou 0,18 mg d'oléandomycine par ml-- ces deux quantités d'oléandomycine étant insuffisantes pour assurer l'inhibition -- les CIM de la pénicilline G sont réduites respectivement à 0,45 et à 0,22 u/ml. On a découvert, en outre, que la CIM de l'oléandomycine seule est 0,90
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mcg/ml. Par contre, en présence de 0,22 ou 0,.5 u/ml de pénicilline -- ces deux quantités étant insuffisantes pour assurer l'inhibition --, les CIM de l'oléandomycine sont réduites respectivement à 0,22 et 0,11 mcg/ml. Il èst à noter que l'effet du mélange est le même que celui obtenu avec l'un ou l'autre des antibiotiques utilisé seu malgré que chacun de ces antibiotiques soit présent en quantité beaucoup plus faible.
EXEMPLE IX
Dans le cas d'une infection septicémique aiguë et uniformément fatale pour des souris, cette infection étant produite par une souche de Micrococcus pyogenes var.aureus dénommée souche n 400, en a essayé l'effet chimiothérapeutique de l'oléandomycine, de la pénicilline G et de mélanges de ces deux antibiotiques. Quand l'olé- ' andomycine seule est administrée deux fois par jour par doses équivalentes à 0,3 et 0,5 mg par souris, on observe seulement une protection de 30 ou 50 %. Une dose de pénicilline G équivalente à 500 unités ne protège pas plus que zéro à dix % des animaux infectés. Quand on utilise des combinaisons des antibiotiques en doses équivalant à 500 unités de pénicilline G avec 0,3 et 0,5 mg d'oléando mycine, on obtient des survivances des animaux infectés correspondant respectivement à 90 et 100 %.
D'une manière analogue, 2,5 ou 5,0 mg d'oléandomycine administrée une fois par jour ne protège pas plu de 50 ou 60% des animaux infectés. Quand l'oléandomycine est administrée avec ces doses en c@ainaison avec 500 uni tés de pénicilline par jour, on obtient que respectivement 90 et 100 % des animaux survivent.
EXEMPLE X
L'effet inhibiteur sur la croissance des micro.. organismes produit par l'oléandomycine, la pénicilline G
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et le sel pénicilline G-oléandomycine, est essayé en ensemençant de petits nombres d'organismes, appartenant à une souche de Micrococcus pyogenes var.aureus, dénommée souche n 400, dans des tubes contenant'des concentrations différentes d'oléandomycine, de pénicilline G ou du sel pénicilline G-oléandomycine dans un milieu formé par une infusion de viande de boeuf. Les tubes sont soumis à une incubation à 37 pendant 24 heures et les CIM des antibio' tiques individuels et du sel sont'notés.
On a découvert que, pour un usage dans les mêmes conditions, la CIM des antibiotiques individuels est 0,39 mcg/ml pour l'oléandomycine et 2,8 mcg/ml pour la pénicilline G. Par contre, la CIM du sel est de 0,20 mcg/ml. Il est à noter que la CIM du sel est nettement au-dessous de la CIM de chacun des antibiotiques quand il est utilisé seul.
Cette activité accrue est d'autant plus étonnante quand on considère le fait que 0,20 mcg/ml du sel contiennent sous une.forme combinée 0,130 mcg/ml d'oléandomycine et 0,070 mcg/ml de pénicilline. Il est donc évident qu'un tiers de la CIM de l'oléandomycine, quand il est utilisé de pair avec un quarantième de la CIM de la 'pénicilline G sous la forme du sel oléandomycine de la pénicilline G, empêche la croissance des organismes in vitro.
EXEMPLE XI
On cultive ,une souche de Micrococcus pyogenes var.aureus, dénommé Maya 868, dans des tubes et dans un milieu nutritif contenant une infusion de cervelle-coeur que l'on trouve dans le commerce. Des portions séparées sont traitées avec de l'oléandomycine, de la pénicilline et du sel pénicilline G-oléandomycine. On soumet les tubes à une incubation à 37 pendant 24 heures et on note els CIM des antibiotiques individuels et du sel. On
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constate que la CIM de l'oléandomycine seule est 8,37 mcg/ ml et que celle de la pénicilline seule est supérieure à 33 mcg/ml. Par contre, la CIM du sel est seulement de 3,12 mcg/ml.
EXEMPLE XII
On cultive une souche de Micrococcus pyogenes var.aureus, dénommée Mayo 884, dans des tubes et dans un milieu nutritif contenant une infusion de cervelle-coeur que l'on trouve dans le commerce. On traite des portions séparées avec de l'oléandomycine, de la pénicilline et du sel pénicilline G-oléandomycine. On soumet les tubes à une incubation à 37 pendant 24 heures et on note les CIM des antibiotiques individuels et du sel. On constate que la CIM de l'oléandomycine seule est de 4,18 mcg/ml et celle de la pénicilline seule est supérieure à 33 mcg/ml.
Par contre, la CIM du sel est seulement de 0,78 mcg/ml.
REVENDICATIONS 1. Procédé pour préparer un nouvel antibiotique, dans lequel on met en contact de la pénicilline (par exem ple de la pénicilline G ou de la pénicilline V) avec de l'oléandomycine dans un milieu solvant pour former un sel 'pénicilline-oléandomycine.
2. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel le solvant est de l'eau ou un solvant aliphatique inférieur oxygéné ou chloré.
3. Procédé pour augmenter l'efficacité d'un antibiotique pénicilline, dans lequel on y combine un antibiotique oléandomycine (en faisant intervenir, si on le désire, un support pharmaceutiquement acceptable), l'activité en pénicilline de la composition obtenue étant comprise entre environ 10 % et environ 90 % de la teneur totale en antibiotiques.
4. Procédés de préparation de compositions et com-
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posés-antibiotiques, en substance, tels que décrits dans 'les exemples.
5. Compositions et composés antibiotiques, lorsqu'ils sont préparés par le procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes.
6. Composition thérapeutiquement efficace comprenant un antibiotique pénicilline et un antibiotique oléan domycine, l'activité en pénicilline de la composition étant comprise entre environ 10 % et environ 90% de la teneur totale en antibiotiques.
7. Composition thérapeutiquement efficace comprenant un antibiotique pénicilline et un support pour ceuxci, l'activité en pénicilline de la composition étant comprise entre environ 10 % et environ 90 % de la teneur totale en antibiotiques.
8. Sel pénicilline-oléandomycine, par exemple, sel pénicilline G-oléandoinycine ou sel pénicilline V-oléan domycine.
9. Sel pénicilline G-oléandomycine contenant les éléments carbone, hydrogène, azote, soufre et oxygène, en substance dans les proportions suivantes en poids : carbone 59,8; hydrogène 8,0; azote 4,1; soufre 3,1; oxygène 25,0 (par différence), cette composition ayant un pouvoir rotatoire optique [d] 25 = + 62,5 dans une solution à 2% de méthanol et présentant, quand elle est ..mise en suspension dans une pastille de bromure de potassium, une absorption caractéristique, dans la région de l'infra rouge du spectre, aux fréquences suivantes, exprimées en centimètres réciproques (cm-1): 3509, 3268, 3185, 2950, 2907, 1792, 1724, 1686, 1653, 1600, 1565, 1466, 1387, 1339, 1319, 1274, 1205, 1183, 1164, 1117, 1087, 1080, 1065, 1056, 1033, 1014, 998, 985, 927, 829 et 736.
10. Sel penicilline V-oléandomycine contenant les
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éléments carbone, hydrogène, azote, soufre et oxygène, en substance dans les proportions suivantes en poids : carbone 58,9; hydrogène 7,8; azote 4,0; soufre 3,1; oxygène 26,0 (par différence), cette composition ayant un pouvoir rotatoire optique [ d ]25 = + 33 dans une solution à 2% de méthanol et présentant, quand elle est mise en suspension dans une pastille de bromure de potassium, une absorption caractéristique, dans la région de l'infra-rouge du spectre, aux fréquences suivantes, exprimées en centimètres réciproques (cm-1) 3425, 2959, 1783 1704, 1689, 1605, 1529, 1504, 1471, 1391, 1325, 1242, 1190, 1181, 1163, 1117, 1082, 1007, 990, 891, 686, 760 et 692.
Il. Compositions et composés antibiotiques, en substance, tels que décrits plus haut.