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La présente invention est relative aux ustensiles ou articles dé ménage connus sous le nom de paniers à salade et utilisés pour l'essorage des feuilles de salade et analogue après leur lavage à grande eau.
On sait qu'en pratique les ustensiles du genre en question sont constitués par un réceptacle à paroi ajourées qu'il suffit de balancer rapidement d'un côté et de l'autre pour que l'eau
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renfermée par les feuilles soit chassée sous l'effet de la force centrifuge et expulsée hors dudit réceptable. Ces paniers d'esso- rage, réalisés en fils ou bandes métalliques convenablement tres- sés et assemblés, ou même en matière plastique moulée, donnent entière satisfaction lorsqu'ils sont utilisés à l'extérieur (jar- din, cour, etc...) ou les projections d'eau ne comportent aucun inconvénient.
Mais on comprend a contrario qu'.on ne peut les em- ployer à l'intérieur d'habitations,car dans ce cas les gouttes d'eau sont projetées sur le sol, les murs et les meubles du local en causant des taches ou dégradations inacceptables.
La présente invention a plus particulièrement pour but la réalisation d'un panier à salade hermétique susceptible d'être utilisé sans risques à l'intérieur des appartements ou habitations.
Le panier à salade suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il est constitué par un réceptable dont la paroi latéfale intérieure, prévue pleine, comporte des saillies ou nervures verticales marquées, tandis que la paroi inférieure ou fond est munie de moyens empêchant le contact des feuilles de salade ou analogues avec ladite paroi inférieure.
Suivant une forme d'exécution préférée de l'invention, et qui à ce titre est plus spécialement, mais non exclusivement, visée par les présentes, le réceptacle, réalisé en matière plasti- que moulée suffisamment rigide, est de forme susbstantiellement tronconique et reçoit un faux fond perforé dont la face supérieure comporte des nervures appropriées tandis que la face inférieure est solidaire de pieds ou saillies délimitant entre ledit faux fond et la paroi inférieure du réceptacle une chambre qu'une ou- verture, munie d'un dispositif obturateur amovible, permet de vi- danger après chaque opération d'essorage. En outre, la partie supérieure du réceptacle est de préférence fermée par-un couvercle
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articulé maintenu en position de 'fermeture par les deuX poignées de manoeuvre opposées du panier suivant l'invention.
Dans ces conditions il est facile de comprendre que le panier ainsi réalisé est parfaitement étanche tout en conservant une ef- ficacité remarquable. En effet, les feuilles de salade ou analogues sont maintenues par les saillies ou nervures à une certaine dis- tance de la paroi latérale et du faux fond, de telle sorte 'que lors du balancement du panier à la façon usuelle, l'eau essorée ruisselle le long de la paroi, tombe sur le faux fond et passe dans la chambre inférieure ; les feuilles ne peuvent donc être à nouveau imbibées par l'eau antérieurement essorée.
Le faux fond peut être constitué par une pièce en,matière plastique, convenablement échancrée radialement pour laisser place aux nervures latérales verticales du réceptacle, et présen- tant en section un profil nettement concave, de telle manière que l'eau puisse s'écouler vers le centre qui comporte une ouverture, unique communiquant avec la chambre inférieure. On comprend que ce faux fond peut comporter, non pas une ouverture centrale unique, mais une pluralité de perforations également'réparties sur sa ,surface. On conçoit également que ce faux fond peut être constitué par une simple grille en fils métalliques ou analogues dont le grand nombre de trous dispense de l'obligation de nervures ou 'saillies supérieures.
Il doit d'ailleurs être noté que ce faux fond n'est pas indispensable au bon fonctionnement du panier à salade suivant l'invention. En effet si la paroi inférieure ou fond du récepta- cle est pourvue de saillies assez hautes pour constituer au-des- sous des feuilles un espace collecteur suffisant, l'on obtient un panier de construction simple et de fonctionnement parfaite- ment satisfaisant. De même il est évident que le couvercle supé-
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rieur a pour seul @ut d'empêcher la projection de feuilles de salade lors des renversements de sens du mouvement oscillant du fait de la force centrifuge, l'eau ne peut être.projetée en dehors du panier et l'on comprend que dans les articles simples et bon marché, le couvercle puisse ne pas être prévu sans gêner le fonctionnement du panier suivant l'invention.
Le dessin annexe, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer :
Fig. 1 est une vue en élévation, avec coupe partielle, 'd'un panier à salade établi suivant l'invention.
Fig. 2 est une coupe verticale axiale,,le couvercle montré à la position ouverte.
Fig. 3 est une vue en plan partielle par dessus du panier de fig. 1 et 2. lie panier représenté est constitué par un réceptacle de forme générale tronconique dont la paroi latérale 1 est solidaire sur sa face inférieure de nervures verticales la, tandis que la paroi horizontale inférieure ou fond 2, prévu de forme nettement concave en section, comporte sur sa face extérieure trois pieds 3 suppor- tant l'ensemble du panier à salade. Cet ensemble est de préféren- ce réalisé en une matière plastique suffisamment rigide, convena-. blement moulée.
L'extrémité supérieure de la paroi latérale 1 comporte un rebord horizontal 1b destiné à renforcer la rigidité du panier et à coopérer avec le rebord correspondant 4à d'un couvercle 4 réalisé également par moulage ou'conformation d'une matière plas-' tique appropriée. Ce couvercle 4, avantageusement muni d'une sail- lie ou analogue 4b pour sa manoeuvre, comporte en outre une patte latérale cylindrique 4c permettant son articulation au rebord
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horizontal 1b du réceptacle.'Ce rebord est constitué en ce point de manière à former charnière double pour ledit couvercle 4 d'.une' part et pour l'une des poignées 5 d'autre part ;
il comporte à cet-' effet quatre pattes cylindriques 1c de manière à enserrer les deux branches de la poignée 5 en question et la patte latérale 4c, l'en- ' semble de ces pattes étant convenablement perforé de manière à recevoir un axe d'articulation 5a avantageusement réalisé en ma- tière plastique.
La poignée de manoeuvre opposée.5est semblablement articulée au rebord 1b, mais dans ce cas la charnière est bien entendu sim- ple. Comme montré plus particulièrement en fig. 1, on donne aux deux poignées 5 une cambrure marquée de façon à ce que leur par- tie'antérieure s'applique à la position repliée contre le couver- cle 4 en le maintenant ainsi sans autre moyen de fermeture.
En outre, la paroi inférieure 2 du réceptacle comporte une ouverture centrale normalement obturée par un bouchon 6 qu'une langùette ou analogue 7 fixée à un téton 8 solidaire.de ladite paroi rend imperdable. Sur la-face supérieure de cette paroi in- férieure 2 sont destinés à venir reposer les trois pieds 9a d'un faux 'fond 9 qui, dans le cas représenté, est également réalisé en matière plastique. Sa face supérieure comporte, outre une languet- te de manoeuvre 9b, des nervures 9c correspondant aux nervures verticales de la paroi latérale 1. Comme on le comprend,- la périphérie du faux fond 9 est entaillée radialement de manière à le rendre amovible, les nervures verticales la s'engageant dans les entailles dudit faux fond 9.
Ce dernier, prévu de forme nette-' ment concave, comporte enfin une ouverture centrale 9d, disposée ainsi substantiellement au dessus de l'ouverture ménagée dans la paroi inférieure 2.
Le fonctionnement du panier à salade suivant l'invention
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découle de ce qui , @écède : Les feuilles de salade ou analogues sont disposées à l'intérieur du panier ; en raison de la présence des nervures la de la paroi 1 et 9c du faux fond 9, ces feuilles ne sont pas au contact de la surface même des parois du récepta- cle. Il suffit alors de refermer le couvercle 4 et de balancer le panier à la façon usuelle à l'aide des poignées de manoeuvre 5 réunies dans la main.
On opère ainsi un véritable essorage puisque l'eau, chassée des feuilles par effet centrifuge, coule entre les nervures la le long de la paroi latérale verticale 1, puis entre les hervures inférieures 9c du' faux fond 9 qu'elle traverse par l'ouverture 9d pour être recueillie dans la chambre inférieure délimitée par ledit faux fond et la paroi inférieure 2. Une fois l'opération d'essorage terminée, il suffit d'ouvrir le bouchon amovible 6 pour vidanger ladite chambre.
On a donc bien réalisé un panier essoreur à salade parfaite- ment hermétique et susceptible par ce.fait de pouvoir être utili- sé à l'intérieur d'appartements ou d'habitations. Sa réalisation à l'aide d'une matière plastique moulée facilite considérable- ment sa fabfication dont le coût de revient est ainsi substantiel- lement réduit.
Il doit d'ailleurs être remarqué à ce sujet que certaines parties du panier décrites ci-dessus ne sont pas à proprement parler indispensables à son fonctionnement étanche. On comprend tout d'abord qu'on péut parfaitement se dispenser du couvercle 4, car en raison de la force centrifuge, l'eau ne peut être proje- tée par l'ouverture supérieure du réceptacle ; ;Le seul risque est la chute, d'ailleurs assez rare en pratique, d'une feuille de salade lors des renversements du sens du mouvement.
De même, il est évi- dent que la-paroi inférieure 2 peut directement comporter des ner- vures radiales qui rendent ainsi superflu le faux fond 9, à condi-
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tion toutefois que ces nervures soient prévues d'une hauteur suffisante pour que l'eau d'essorage soit recueillie sans tou-' cher les feuilles de salade disposées sur les nervures. Ces di- verses variantes permettent d'obtenir des articles très bon mar- ché tout en conservant un fonctionnement satisfaisant.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui pré- cède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Dans, la forme de réalisation représentée au dessin, on comprend que le faux fond 9 peut comporter, au lieu d'une ouverture centrale unique, une multitude de perforations ména- gées entre les nervures radiales 9c. On conçoit de même que ledit faux fond 9 peut être réalisé de toute manière appropriée et peut être simplement constitué par une grille métallique convenablement maintenue. Il va de soi également que la forme générale du réceptacle et le nombre et la disposition des dif- férentes nervures peuvent varier.