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Le nettoyage de pièces quelconques de couches su- perficielles y adhérant était effectué précédemment, en général, en grattant, brossant ou battant à la main, car toutes les autres méthodes de nettoyage tendant à mécaniser cette opération n'assu- raient pas l'absence, nécessaire pratiquement dans tous les cas, d'attaque de la surface. L'on devait par exemple jusqu'à présent toujours recourir à un travail manuel pour débarrasser des têtes de cylindre des dépôts charbonneux.
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L'on a introduit, dans -ci, dernières années, des procédés qui recourent, pour la mécanisation de ce travail, à un processus de projection. Pour éviter une attaque de la surface, l'on introduisait des agents de projection tels que des copeaux de bois dur, du brou de noix ou même des matières artificielles sous forme granuleuse, dans un courant d'air et on les projetait sur la pièce. Ces agents de projection,.qui présentent tous un très faible poids spécifique et une très faible dureté, offrent cependant pour ce travail quelques inconvénients importants. Ainsi par exemple, la durée des agents de projection en bois et en brou de noix est excessivement réduite et l'alimentation en quantité suffisante pour une consommation croissante n'est pas assurée.
Les agents de projection en matière artificielle présentent bien une beaucoup plus grande durée, mais ils sont cepen. dant tellement plus chers que leur utilisation est anti-économique dans tous les cas dans lesquels leur effet technique ne rend pas leur utilisation indispensable. Par suite du faible poids des . grains, de très fortes vitesses de projection sont indispensables pour obtenir l'énergie cinétique nécessaire pour obtenir le pro- cessus de travail avec la faible masse de ces grains, ces vitesses ne pouvant être atteintes que dans un courant d'air comprimé.
De ce fait, l'utilisation de ces agents de projection est cependant impossible dans les machines modernes sans air comprimé, travail- lant suivant le principe de la force centrifuge et dont la vites- se de projection maximum atteint à l'heure actuelle environ 80 à
100 mètres/seconde.
Des essais tendant à l'utilisation d'agents de pro- jection ayant un poids spécifique plus élevé ou une durée plus longue, en particulier à base métallique et minérale, tels qu'ils se sont imposés dans de larges limites pour d'autres processus de travail, par exemple pour le nettoyage de pièces coulées, n'ont conduit à aucun résultat utilisable, parce que l'effet de ces a-
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gents de projection avec des grosseurs de grains normales est trop , agressive et conduit: même avec des matières relativement molles, telles que par exemple de l'aluminium, à une attaque de la pièce.
Cette attaque peut bien être diminuée par une diminution appro- priée de la grosseur du grain; il se produit cependant simultané- ment une diminution de l'énergie cinétique et xx xx xxxxxxxx les mêmes effets qu'avec des agents de projection végétaux. En outre, la finesse du grain rend plus difficile une séparation parfaite de la poussière apparaissant pendant l'opération de travail et de l'agent de projection et par conséquent la récupération de l'agent de projection et un travail économique.
L'invention réside en ce que les avantages des deux modes d'agents de projection, c'est-à-dire l'effet de ménagement des pièces par la matière artificielle et l'économie de l'agent de projection métallique ou minéral sont réunis et en fait de telle sorte que l'on incorpore dans une matière artificielle appropriée un agent de projection métallique ou minéral ayant des grains très fins',' ce qui donne, d'une part, un grain relativement gros avec un poids spécifique élevé correspondantet,d'autre part, la propor- ' tion de la matière artificielle très chère est réduite au profit de la matière auxiliaire peu coûteuse d'une façon intéressante.
L'on peut utiliser comme liant plastique n'importe quelle matière artificielle pouvant être coulée à froid ou à chaud ou une matière artificielle therm opl.astique, courante dans le com- merce, qui peut être durcie par un traitement ultérieur approprié ou des additions jusqu'au degré de dureté nécessaire ou approprié pour le grain d'agent de projection; l'on peut utiliser comme ma- tière auxiliaire n'importe quel métal à grains fins ou sous forme pulvérulente, tel que du fer, du cuivre, du plomb, de l'aluminium, etc., et n'importe quel minéral naturel ou artificiel, tel que du corund, du quartz, etc.
Le choix de la matière artificielle se fait en premier lieu suivant ses caractéristiques'de résistance
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après le traitement, secondement suivant son prix et par conséquent son économie et troisièmement suivant la possibilité de travail et la propriété de liaison des masses de remplissage indiquées ci- avant.
Le choix des matières additionnelles se fait aussi bien suivant la matière que suivant la forme et la dimension du grain d'après le but d'utilisation. L'on utilise par exemple pour des restes de combustion adhérent fortement sur des pièces en acier du corund à grains, relativement gros ou un granulé de fonte dure à angle aigu, tandis que pour les dépôts normaux sur des pièces de moteurs électriques, dans lesquels le ménagement de l'isolant doit être considéré, l'on utilise des matières additionnelles métalli- ques molles-, telles que de l'aluminium ou du cuivre à grains fins.
L'on peut éventuellement utiliser comme matières additionnelles d'autres matières artificielles qui par suite de leur faible résistance sont anti-économiques en tant que masses liantes ou comme grains purs, lorsque l'effet technique le rend désirable. L'on peut également envisager, dans certaines circons- tances, comme matières additionnelles, des mélanges des matières indiquées individuellement ci-avant, telles que par exemple des granulés de fonte dure et du corund, ou du quartz et une poudre de matière artificielle. L'on peut en outre ajouter,pour augmenter la résistance de la masse finale, des matières additionnelles qui sont sans influence sur le mode de travail du grain et ne présen- tent qu'un effet d'augmentation de la résistance, telles que par exemple des fibres de perlon ou de verre.
La préparation de la matière, qui ne présente rien de nouveau au point de vue technique, a lieu en mélangeant dans un rapport approprié et en ajoutant des produits chimiques appro- priés ou en effectuant un traitement physique approprié pour dur- cir ou rendre malléable, la résine artificielle avec la matière adaitionnelle et en transformant le mélange, à l'aide de disposi- tifs formateurs de grains courants dans le commerce, en une matiè-
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re granuleuse dont les grains ont une dimension comprise entre 0,1 et 5.mm. suivant le but d'utilisation. L'on peut éventuelle- ment faire suivre cette opération de traitements chimiques ou phy- siques qui sont nécessaires pour le durcissement de la matière lian- te.
Le choix de la dimension appropriée pour les grains se fait suivant le but d'utilisation et la machine dans laquelle le proces- sus de travail aura lieu, c'est-à-dire suivant la vitesse de pro- jection, l'angle de projection, la densité de projection, etc.