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La présente invention concerne des machines de moulage par injec- tion de la matière plastique, et elle est décrite ici dans son application à des machines destinées à mouler et à fixer des ensembles de semelle et de talon aux dessous d'empeignes de chaussures mises sur formeo
La présente invention se propose de fournir une machine amélio- rée de moulage par injection de matière plastique, qui est d'une construc- tion simple et dont le fonctionnement est économique et qui est particuliè- rement efficace en vue d'être appliquée au moulage et à la fixation de des- sous de chaussures à des empeignes de chaussures mises sur formeo
Selon une de ses particularités, la présente invention envisage de fournir une machine de moulage par injection de matière plastique pour- vue d'un support destiné à une empeigne de chaussure mise sur forme,
in- diquée ci-après en tant que chaussure pour plus de commodité, et d'éléments de moulage formant une concavité définissant la forme d'un dessous de chaussure, d'un dispositif approprié destiné tout d'abord à injecter une matière plastique fluide dans la cavité du moule, puis à communiquer un léger mouvement à la chaussure et à son support de façon à actionner un dispositif destiné à interrompre l'injection de la matière plastique. L'en- semble de support de la chaussure et les éléments de moule sont montés sur un chariot construit et agencé en vue de se déplacer entre un poste de charge et un poste de moulage. Dans l'agencement représenté, le support de chaussure est monté sur un vérin en vue d'un réglage par rapport aux éléments de moule afin de faire coincider la chaussure de façon précise avec ces derniers.
Suivant une particularité de l'invention, l'arrêt de l'opération d'injection est effectué à l'aide d'un dispositif représenté ici en tant qu'interrupteur électrique actionné par un élément qui main,- tient le support de l'ouvrage à l'encontre de la puissance d'injection, tandis que la cavité de moulage est en cours de remplissage. Pour établir une communication au poste de moulage entre les éléments de moule et l'aju- tage d'injection, on prévoit un dispositif approprié destiné à effectuer un mouvement relatif de l'ajutage et de l'ensemble de moule l'un vers l'autre.
Selon une autre particularité de l'invention, le cylindre d'injection est chargé à l'aide d'un extrudeur dont le fonctionnement est arrêté grâce à un dispositif susceptible d'être actionné par le retrait du piston d'injec- tion au cours de l'opération de chargée Dans l'agencement représentéle retrait du piston actionne un interrupteur électrique pour arrêter le fonc- tionnement du moteur qui actionne l'extrudeur L'interrupteur électrique est monté en vue d'un réglage dans le sens de l'axe du piston afin de per- mettre le réglage du volume de matière plastique fluide refoulé dans le cy- lindre d'injection selon 'la dimension de la chaussure sur laquelle on tra- vaille.
Au début du fonctionnement de l'extrudeur, une soupape est action- née automatiquement pour fermer le passage existant entre le cylindre d'in- jection et l'ajutage. Après que l'extrudeur a achevé la charge du cylin- dre, la soupape est automatiquement ouverte pour permettre à la matière plastique fluide de passer du cylindre, par l'ajutage, dans ia cavité du mouleo . Le fonctionnement du piston d'injection 'est amorcé en actionnant manuellement un interrupteur électrique qui n'est efficace que lorsque l'extrudeur a achevé la charge du cylindre d'injection. Le fonctionnement dudit interrupteur actionne également la soupape mentionnée ci-avant afin d'ouvrir une conduite de communication entre le cylindre¯et l'ajutage.
D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressorti- ront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, dans lesquels:
La figure 1 est une vue en perspective d'une machine comportant les particularités de la présente invention.
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La figure 2 est une vue latérale à partir de la droite, à plus grande échelle, représentant l'ensemble de support de la chaussure au poste de moulage, une chaussure située sur le support étant présentée aux élé- ments du moule.
La figure 3 est une vue en perspective, à une échelle beaucoup plus grande, montrant certaines parties partiellement représentées sur la figure 2.
La figure 4 est une vue en plan, à plus grande échelle, représen- tant le mécanisme destiné à amener l'ensemble de moule en communication avec l'ajutage d'injection.
La figure 5 est une vue en plan représentant le mécanisme de mise en position du moule dans une position différente de celle représentée sur la figure 4.
La figure 6 est une vue de face du mécanisme de mise en position du moule représenté sur les figures 4 et 5.
La figure 7 est une vue de l'arrière de l'ensemble du moule.
La figure 8 est une coupe, à une échelle beaucoup plus grande, sensiblement suivant la ligne VIII-VIII de la figure 2.
La figure 9 est une coupe, à plus grande échelle, suivant le plan horizontal commun à l'axe du cylindre d'injection.
La figure 10 est une vue en perspective, à plus grande échelle, représentant le bloc d'ajutage et un mécanisme de manoeuvre de soupape associé à ce dernier, et
La figure 11 est un schéma de calage électrique.
L'invention est représentée sur les dessins comme étant incorpo- rée dans une machine destinée à mouler et à fixer des semelles externes aux dessous d'empeignes de chaussures mises sur forme. La machine présente deux ensembles comprenant chacun un support destiné à une forme de chaussu- re, une paire d'éléments de moule et un chariot dans lequel les éléments de moule sont mobiles entre une position ouverte et une position fermée et dans lequel est monté le support d'ouvrage en vue d'un mouvement oscillant afin de présenter au moule une chaussure située sur la forme. Les chariots sont déplaçables, sur des rails appropriés, entre des postes de charge sé- parés et un poste de moulage commun.
Dans l'agencement représenté, le pos- te de moulage se trouve au centre de la machine et le poste de charge des- tiné à l'un des chariots se trouve sur le côté droit de la machine, et le poste de charge destiné à l'autre chariot se trouve sur le côté gauche de la machine. Pour injecter dans la cavité du moule une résine appropriée qui a été chauffée jusqu'à l'état fluide, la machine représentée est munie d'un extrudeur ayant la forme d'une vis transporteuse appropriée montée dans un cylindre et agencée de façon à communiquer avec un pistolet de char- ge du moule comprenant un cylindre qui communique avec un ajutage d'injec- tion et un piston actionné hydrauliquement, monté dans le cylindre.
En se référant à la figure 1, la machine représentée comprend un coffret ou boîtier 20 contenant l'installation de puissance présentant, monté sur une surface 22 inclinée vers l'avant, un panneau ou boîte 24 sur lequel sont commodément disposés les divers dispositifs de commande et lampes-témoins. Des plaques ou montants 26 sont fixés aux parties d'extré- mité opposées du coffret et s'étendant vers le haut à partir de ces der- nières, et présentent des parties d'extrémité supérieures, courbées vers l'avant, auxquelles sont fixées les extrémités opposées d'un rail horizon- tal en cornière 28.
Un rail horizontal 30 en forme de U, s'étendant sur
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toute la largeur du coffret, est fixé à un élément de bâti 29 en cornière, 'juste en arrière de la partie inclinée 22 Deux rails de guidage 32 et 34 sont fixés au rail 28 à l'écart de ce dernier vers l'avant et sont espacés l'un de l'autre au centre de la machine pour une raison qu'on expliquera ci-aprèso Le rail 30 en forme de U et les deux rails de guidage 32 et 34 servent à titre de moyens de montage de deux chariots destinés à se dépla- cer entre un poste de charge et un poste de moulageo Dans l'agencement re- présenté, les deux chariots possèdent un poste de moulage commun au centre de la machine,dans le sens de la largeur de cette dernière, et des postes de charge séparés situés sur les côtés opposés du poste de moulageo Les chariots,
qui sont de construction identique, comprennent chacun un élément inférieur 36 en forme de U dirigé vers le haut, un élément supérieur 38 en forme de U disposé en position.inversée, et un élément de bâti 40 de forme générale rectangulaire (figure 7) auquel sont fixés les éléments en forme de U L'élément inférieur 36 en forme de U est muni de deux galets 42 qui roulent dans le rail 30 en forme de U et l'élément supérieur 38 est pourvu d'un bloc 44 (figure 2) faisant saillie vers le haut à partir de ce dernier et portant, sur un goujon 46 s'étendant vers le haut, un galet 48 qui vient normalement en prise avec un des rails de'guidage 32, 34.
Deux éléments latéraux de moule, 50 et 52, sont montés, en vue d'un mouvement latéral l'un vers l'autre et à l'écart l'un de l'autre, dans les éléments 36 et 38 en forme de U et une plaque 56 en forme de semelle, constituant la base du moule est fixée par des vis 53 à des barres horizontales 54 (fi- gure 7) fixées au bâti 40 et traversant un orifice central ménagé dans le bâtio Pour ouvrir et fermer les éléments de moule latéraux 50 et 52, des dispositifs pneumatiques appropriés sont incorporés dans les deux ensembles mobiles, un de chaque côté de la paire d'éléments de moule latérauxo Cha- que dispositif pneumatique comprend un piston 58 fonctionnant dans un cy- lindre 60,
le piston étant monté de façon pivotante sur l'axe commun de deux bielles à genouillère 62 montées sur l'élément supérieur 38 en forme de U et ledit piston 58 étant de la même façon monté à pivot sur l'axe commun de deux bielles à genouillère 63 montées sur l'élément inférieur 36 en for- me de Uo Dans chaque cas, la bielle externe est reliée à pivot à l'élément en forme de U et la bielle interne est montée de façon pivotante entre des pattes faisant saillie vers l'extérieur à partir d'un élément vertical 61 qui porte l'élément de moule latéral adjacento Pour faciliter le mouvement de l'élément 61, on prévoit des galets inférieurs 65, montés à pivot entre des pattes 67, et un galet supérieur 69,
monté à pivot entre des pattes 71 On voit que l'action des pistons 58 en vue de redresser les bielles à ge- nouillère forme les éléments de moule latéraux 50 et 52, et l'action inver- se du piston rompt les bielles à genouillère et ouvre les éléments de moule latérauxo Dans chacun des chariots, on prévoit une soupape pneumatique ap- propriée, actionnée manuellement (non représentée) pour provoquer le fonc- tionnement des pistonso
En se référant à la figure 2, une empeigne de chaussure 64, qui a été mise sur forme sur une semelle première et enduite, le long de son bord mis sur forme, d'un adhésif approprié en vue de la fixation d'une se- melle externe destinée à être moulée sur ce dernier,
est montée sur une for- me métallique de chaussure présentant une tige qui est montée dans un élé- ment 70 en forme de U et fixée de façon amovible dans ce dernier par des boulons 72 s'étendant à travers des fentes 74 de l'élément en forme de U Il est évident qu'il exista deux de ces formes de chaussure, une pour cha- cun des ensembles mobiles. L'élément en forme de U est sollicité vers la partie talon de la forme de chaussure par un ressort 76 fixé, par une ex- trémité, à un goujon 78, faisant saillie à partir de la forme de chaussure, et, par l'autre extrémité, à un goujon 80, fixé à un vérin ou bras 820 L'élément 70 en forme de U est pourvu de languettes 84 s'étendant en sens
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opposé (figure 8), montées dans des rainures 86 formées dans des plaques de retenue 88, fixées aux côtés opposés du bras 82.
Les rainures 86 sont sen- siblement plus grandes que les languettes 84 tant dans le sens de la hau- teur que dans le sens de la largeur de la forme de chaussure 66, en laissant ainsi à la forme de chaussure une liberté de mouvement suffisante pour per- mettre à la chaussure se trouvant sur cette dernière de coïncider de façon précise avec les éléments de moule 50 et 52. L'élément 70 en forme de U est mis en position longitudinalement par un goujon 90 fixé au bras 82 et s'é- tendant dans le sens de la hauteur de la forme de chaussure 66, dans une rainure 92 formée dans la base de l'élément en forme de U et permettant une liberté de mouvement limitée de l'élément en forme de U par rapport aux pla- ques de retenue.
Le vérin ou bras 82 présente des parties arquées 94 (figu- re 1) divergeant à partir de sa partie centrale et reliées à pivot par leur extrémité à des pattes 96 fixées à l'élément 36 en forme de U et faisant saillie vers l'avant à partir de ce dernier. Dans sa position de repos, comme représenté sur la droite de la figure 1, le bras 82 repose sur une bar- re horizontale 98, la forme de chaussure 66 étant dirigée le dessus vers le haut. La barre horizontale est fixée par ses extrémités à des prolongements 100, courbés vers l'avant, des montants 26. Pour faire osciller manuelle- ment vers le haut l'ensemble de vérin comprenant le bras 82 et l'agencement de support de chaussure, dans sa position représentée au centre, ou poste de moulage de la figure 1, l'extrémité libre du bras 82 est munie de poignées 102 s'étendant en sens opposés.
En vue de fixer l'ensemble de vérin dans sa position élevée, la chaussure 64 coïncidant avec les éléments de moule latéraux 50 et 52, la machine représentée est munie d'un mécanisme de ver- rouillage représenté sur la figure 2 et comprenant un levier de verrouilla- ge 104 dont l'extrémité inférieure recourbée vers l'arrière repose, dans la position active de ce dernier, dans une encoche 106 formée dans l'extrémité libre du bras 82.
Afin de permettre le montage à pivot du levier de verrouil- lage 104, il est fendu pour recevoir une patte 108 faisant saillie vers l'a- vant à partir d'un bras courbé 110 dont l'extrémité postérieure est montée à pivot en 111, entre les extrémités des bras divergents d'un levier de ma- noeuvre 112 monté de façon pivotante, en avant de ses extrémités postérieu- res sur un axe transversal 114 monté dans les bras, s'étendant vers 1''avant et vers le bas, d'un étrier 116, et faisant saillie vers l'extérieur à par- tir de ces derniers. En vue du montage de l'étrier 116 dans un alésage ho- rizontal formé dans le bloc 44, l'étrier présente une tige filetée 118 s'é- tendant vers l'arrière à partir de ce dernier, et la tige porte des écrous de serrage 120 destinés à fixer l'étrier au bloc.
La position normale de re- pos de l'ensemble de verrouillage est visible en observant l'ensemble à droi- te de la figure 1 et la position active est invisible en observant l'ensem- ble au centre de la figure 1 et aussi sur la figure 2. On remarque que dans sa position de repos le levier de manoeuvre 112 se trouve à la limite de son mouvement vers le haut et vers l'arrière. Après que le bras 82 a oscillé vers le haut pour amener la chaussure 64 en coincidence avec les éléments de moule latéraux, comme représenté sur la figure 2, le levier de manoeuvre 112 est basculé vers le bas ou dans le sens sinistrorsum, en observant la figu- re 2, pour faire pénétrer l'extrémité courbée du levier de verrouillage 104 dans l'encoche 106 formée dans l'extrémité supérieure, au moment considéré, du bras 82.
Après que le levier de verrouillage est venu en prise avec le bras, on poursuit le mouvement sinistrorsum du levier de manoeuvre 112 jus- qu'à ce que le moyeu située l'extrémité de droite du bras 110 vienne en pri- se avec une vis de butée 122 montée dans la partié transversale de l'étrier 116.
La continuation du fonctionnement du levier de manoeuvre 112, après que le levier de verrouillage 104 est venu en prise avec le bras 82, provo- que le basculement du levier de verrouillage dans une mesure limitée dans le sens dextrorsum, en observant la figure 2, en comprimant ou chargeant ainsi
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un ressort 124, entourant la-tige de plus grand diamètre d'un boulon 126 et maintenu entre des rondelles 128 et 130 montées sur le boulon, la pre- mière portant contre une partie intermédiaire vertical'e 132 du bras courbé 110,'et la dernière portant contre la tête du boulon.
La tige de plus pe- tit diamètre 134 du boulon 126 s'étend librement à travers un alésage 136, formé dans la partie verticale 132 du bras courbé, et son extrémité file- tée s'étend librement à travers un alésage 138, formé dans le levier de ver- rouillage 104, et est munie d'un écrou 140 qui porte contre la surface an- térieure du levier de verrouillage.
Au cours de la dernière partie du mou- vement dans le sens sinistrorsum du levier de manoeuvre 112, le pivot du bras courbé 110 passe par une position de point mort par rapport à l'axe 114, en permettant ainsi au ressort 124 de maintenir la position de l'ensem- ble de verrouillage représentée sur la figure 2, après que l'opérateur a libéré le levier de manoeuvre 112 Dans cette position de l'ensemble de verrouillage, la force de tension du ressort 124 agit à l'encontre du levier de verrouillage 104 en le sollicitant dans le sens sinistrorsum, en obser- vant la figure 2,
et en agissant ainsi sur le bras 82 pour maintenir la chaussure 64 en coïncidence avec les éléments de moule latérauxa La force de détente du ressort 124 est suffisante pour maintenir la chaussure à l'encontre d'un mouvement vers l'avant pendant le remplissage du moule, mais une continuation de la pression exercée par le piston d'injection du fluide après le remplissage du moule surmonte la puissance du ressort 124 et déplace la chaussure vers l'avant par rapport aux éléments de moule la- téraux, en provoquant ainsi un léger mouvement dans le sens 'dextrorsum du levier de verrouillage 104 et en faisant en sorte qu'une vis 142 montée sur un prolongement 144 dirigé vers le haut du levier de verrouillage, actionne un micro-interrupteur 146 monté dans un logement formé dans un prolongement 148,
dirigé vers le haut du bras courbé 110, en provoquant ainsi le fonc- tionnement du mécanisme déorit ci-après en vue d'interrompre l'avance du piston d'injection du fluide. Le mouvement de la chaussure 64 par rapport aux moules latéraux en vue d'actionner le micro-contact 146 est très faible, - ne dépassant probablement pas 0,125 mm, - et en tout cas insuffisant pour séparer la chaussure des moules latéraux, mais suffisant pour provoquer l'échappement du fluide entre les moules latéraux et la chaussure.
Le fait que les éléments du moule sont froids contribue encore à-empêcher l'échap- pement du fluide entre les éléments de moule latéraux et la chaussure, en provoquant la formation d'une peau sur la résine fluide contenue dans la oa- vité du moule avant que la chaussure soit déplacée par rapport aux éléments de moule latéraux pour actionner le micro-interrupteur. Lorsque l'ensemble de verrouillage se trouve dans sa position de repos, la position normale du levier de verrouillage 104 par rapport au bras courbé 110 est déterminée par l'engagement d'une vis de butée 150 portée par le levier de verrouilla- ge aveo la partie verticale 132 du bras courbé 110.
Comme représenté sur la figure 2, la résine fluide est transmise à la cavité du moule par un ajutage 152 qui communique avec un tube 154 faisant saillie vers l'arrière à partir de l'élément de moule 56 en forme de semelleo Lorsque l'ensemble mobile est amené, dans le sens de la largeur de la machine, dans le poste de moulage, l'ajutage 152 et le tube 154 sont espacés l'un de l'autre dans la mesure nécessaire pour permettre à l'extré- mité concave du tube 154 de s'éloigner de l'extrémité, de forme convexe com- plémentaire, de l'ajutage. Après avoir avancé l'emsemble mobile jusqu'au poste de moulage pour amener le tube 154 en coïncidence avec l'ajutage, l'ensemble entier bascule vers l'arrière autour du point de contact des ga- lets 42 avec le rail 30, afin d'amener le tube dans sa position de contact avec l'ajutage représentée sur la figure 2.
En se référant à la figure 6, ce mouvement de l'ensemble mobile est effectué par un mouvement dans le sens dextrorsum d'une vis à volant 156. En se référant aux figures 4 et 5,
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la vis à volant est en prise par filetage avec un trou taraudé formé dans un bloc 158 fixé à la face postérieure du rail 28. La partie antérieure 160, de plus petit diamètre, de la vis à volant s'étend à travers un orifice approprié formé dans un levier courbé 162 articulé, par son extrémité de droite, sur-une patte 164 faisant saillie vers l'avant à partir du rail 28.
Le fonctionnement de la vis à volant fait osciller le levier 162 dans le sens dextrorsum, en observant la figure 4, en agissant par l'intermédiaire d'un ressort 166, entourant la partie antérieure 160 de la vis à volant et maintenu entre une rondelle 168,qui porte contre le levier 162, et une ron- delle 170, qui porte contre un écrou 172, monté sur la partie antérieure de la vis à volant. Afin de prévoir un intervalle entre le levier 162 et le rail de guidage 34, ce dernier est pourvu d'une encoche 174, au voisinage de la partie centrale du levier 162, à travers laquelle s'étend la vis à volant, et l'extrémité de gauche du levier est déportée vers l'avant à par- tir de l'extrémité de gauche du rail de guidage.
A son extrémité libre, le levier 162 porte un élément ou doigt de butée 176 s'étendant vers l'ar- rière à travers l'espace existant entre les rails de guidage 32 et 34. Lors- que l'ensemble mobile est amené dans le poste de moulage, le galet 48, si- tué à l'extrémité supérieure du chariot, coincide avec le doigt 176. Le fonctionnement de la vis à volant fait osciller le levier 162 dans le sens dextrorsum, de sa position de la figure 4 à celle de la figure 5, en fai- sant osciller l'ensemble mobile vers l'arrière et en amenant l'extrémité concave du tube 154 en contact à force avec l'extrémité de forme convexe complémentaire de l'ajutage 152.
Le ressort 166 maintient le contact entre l'ajutage et le tube pendant l'injection, et permet également la séparation du tube de l'ajutage grâce à la puissance d'injection de la matière plasti- que au cas où le micro-interrupteur 146 ne fonctionne pas pour arrêter l'ac- tion du piston d'injection du fluide après que le moule a été rempli. Afin d'assurer que le tube 154 coïncide de façon précise avec l'ajutage 152, on prévoit un dispositif approprié destiné à déterminer la position de cha- que ensemble mobile au poste de moulage. En se référant à la figure 3, l'ensemble mobile situé à droite de la machine est arrêté au poste de mou- lage par l'engagement d'un goujon 178, faisant saillie vers le bas à partir de l'élément inférieur 36 en forme de U, avec l'extrémité d'une vis 180 montée dans un bloc 182 fixé à la cornière 29.
Afin de permettre au bloc 182 d'absorber la poussée exercée sur l'ensemble mobile pendant l'injection du fluide, le bloc est muni d'une fente 184 à extrémité ouverte qui reçoit- le goujon 178. Il est évident que le galet 48 (figure 2), en raison de son engagement avec le doigt 176, absorbe la poussée exercée sur la partie supérieure de l'ensemble mobile. Comme représenté sur la figure 3, le bloc 182 est muni, dans a partie antérieure, d'une fente 186 qui est ouverte à son extrémité de gauche pour recevoir un goujon faisant saillie vers le bas à partir de l'ensemble mobile situé sur le côté gauche de la machine, et une vis 188 faisant saillie dans l'extrémité de droite de la fente 186 effectue la même fonction, pour l'ensemble mobile situé sur le côté gauche de la machine, que la vis 180 pour l'ensemble mobile situé sur le côté droit de la machine.
L'ajutage 152 fait saillie vers l'avant à partir du bord anté- rieur d'un bloc fixe 190 (figure 10) dont les surfaces verticales sont dis- posées en diagonale par rapport au coffret 20. Dans une fraisure 191 (fi- gure 9), formée dans la partie postérieure de gauche du bloc 190, est mon- tée de façon amovible la partie de plus petit diamètre d'une tête 193 si- tuée à l'extrémité antérieure d'un cylindre 192, à partir duquel de la ré- sine, qui est fondue jusqu'à l'état fluide, est refoulée dans un alésage 195 formé dans le bloc 190 par l'avance d'un piston 194, ledit alésage 195 communiquant avec un alésage 197 qui, à son tour, communique avec l'ajutage 152. L'extrémité postérieure du cylindre 192 est montée dans une rainure
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annulaire 199 formée.dans une plaque 196.
Afin de permettre de retirer le cylindre 192 et le piston 194 de leur position de montage en vue d'un net- toyage, la plaque 196 est montée en vue d'un mouvement dans le sens de la longueur du cylindre afin de dégager le cylindre de la rainure 199, et la partie antérieure 201 de la tige de piston est mobile latéralement à travers une fente à extrémité ouverte 198 formée dans la plaque 196 La partie postérieure 204 de la tige de piston est montée à demeure, et la partie an- térieure 201 est montée de façon amovible dans une tête 203 située à l'ex trémité antérieure de la partie postérieure 204 de la tige de pistono A cet effet,
l'extrémité postérieure de la partie antérieure de la tige de piston est munie d'une tête 205 qui est fixée de façon amovible dans une liaison du type à baïonnette formée dans la tête 203. Comme représenté sur la figure 1, la plaque 196 est montée, en vue d'un mouvement longitudinal par rapport au cylindre 192, sur des tiges horizontales parallèles 200 fixées, par leur extrémité postérieure , dans la partie supérieure d'un mon- tant 202 et, par leur extrémité antérieure, dans le bloc 190. La plaque 196 est maintenue en position, longitudinalement aux tiges 200, par des écrous appropriés (non représentés).
La partie postérieure 204 de la tige de piston est montée pour coulisser dans un palier approprié situé dans le montant 202 et porte, à son extrémité antérieure, un bras 206 faisant sail- lie vers l'avant dans un but qu'on expliquera ci-après. Pour charger le cylindre 192 la machine représentée est pourvue d'un ensemble d'extrudage qui comprend un transporteur à vis 208 (figure 9) qui reçoit une résine granulaire chargée sous l'effet de la pesanteur à partir d'une trémie 210, et qui la charge, par l'intermédiaire d'un passage cylindrique, dans un alé- sage 211 formé dans le bloc et disposé de façon à communiquer avec l'alésa- ge 197.
Un dispositif de chauffage approprié fond la résine jusqu'à l'état fluide pendant son passage de la trémie au bloc 190, et des éléments de chauffage associés au bloc 190 et au cylindre 192 maintiennent la résine à l'état fluide jusqu'à ce qu'elle soit injectée dans la cavité du moule. Au cours du fonctionnement de la vis transporteuse 208, l'alésage 197 du bloc 190 est maintenu fermé par une soupape rotative 212, en provoquant ainsi le passage de la résine fluide, transportée par la vis 208 dans l'alésage 211 du bloc 190, vers l'arrière du bloc dans le cylindre 192, et non par l'ajutage 152.
La pression du fluide dans le cylindre 192 provoque le re- trait du piston 1940 Le remplissage du cylindre se poursuit jusqu'à ce que le bras 206, situé sur la tige de piston 204 actionne un micro-inter- rupteur normalement fermé 214 (figure 1) pour ouvrir le circuit électrique d'un moteur 251 (figure 11) qui actionne la vis transporteuse 208, en provo- quant ainsi l'arrêt de cette dernière et l'interruption de la charge du cy- lindre 192 Le micro-interrupteur 214 est monté sur une plaque courbée 216 dont les extrémités sont montées de façon coulissante sur les tiges 200 afin de permettre le réglage du micro-interrupteur en direction du bras 206 et à partir de ce dernier.
Afin de fixer le micro-interrupteur en po- sition réglée, la tige supérieure 200 est filetée, et sur elle sont montés des écrous 218 disposés pour venir en prise respectivement avec les bords antérieur et postérieur de la plaque 2160 Afin de maintenir le bras 206 correctement en coïncidence avec le plongeur du micro-interrupteur 214, un rail de guidage horizontal 220 est fixé à la plaque 216 et est disposé de façon à s'étendre horizontalement vers l'avant à partir de cette der- nière, parallèlement à la tige de piston 204.
Le bras 206 est maintenu sous l'effet de la pesanteur contre le bord supérieur du rail 220 et cou- lisse sur ce dernier pendant les mouvements de la tige de pistono Pour permettre le fonctionnement de la soupape 212 (figure 9) qui commande l'é coulement du fluide à travers l'alésage 197 vers l'ajutage 152, une tige 222 (figure 10) fait saillie vers le haut, à partir du corps de soupape, à travers un alésage approprié formé dans le bloc 190, et à son extrémité supérieure est fixé un bras 224 qui est relié par une bielle 226 au plon-
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geur 228 d'un électro-aimant 230. Le plongeur est actionné dans un sens par 1'électro-aimant pour mettre l'alésage 197 du bloc 190 en communication avec l'ajutage 152, et dans le sens opposé par un ressort 232 entourant la bielle 226 pour fermer l'alésage.
Afin d'empêcher l'échappement du fluide par inadvertance à partir du bloc 190 lorsque le cylindre 192 a été enlevé en vue d'un nettoyage, une soupape 234 est montée dans le bloc et est disposée de façon à fermer l'alésage 195 traversant le bloc jusqu'au cylindre. Pour faire tourner la soupape entre ses positions ouverte et fermée, une tige 236, faisant sail- lie vers le haut à partir de la soupape, est munie d'une poignée 238
Pour actionner le piston 194, une pompe hydraulique (non représen- tée) est montée dans le coffret 20 et est reliée, par une canalisation ap- propriée (non représentée), à un cylindre 240 (figure 1) monté sur le mon- tant 202 et faisant saillie vers 1 '-arrière à partir de ce dernier. La pom pe est actionnée par un moteur électrique 195 (figure 11).
Une tête (non représentée) est montée de façon coulissante dans le cylindre 240 et sur l'extrémité postérieure de la tige de piston 204.
En vue du fonctionnement de la machine représentée, un interrup- teur 244 est actionné pour fermer un circuit électrique des divers éléments de chauffage, et on laisse la température du cylindre d'extrudage, du bloc 190 et du cylindre 192 s'élever dans une mesure préalablement déterminée, de préférence 190 0 environ, avant d'amorcer le fonctionnement de la machi- ne .
Pour le fonctionnement de la machine, une chaussure, telle que par exemple la chaussure 64 représentée sur la figure 2, est montée sur une des formes de chaussure 66. Il est évident qu'au départ les deux formes de chaussure sont situées à leur poste de charge respectif et sont basculées vers le bas dans la position de charge, et que l'opérateur peut choisir l'une ou l'autre pour le montage de la première chaussure sur laquelle on doit travailler. Après avoir monté la chaussure sur la forme,'l'opérateur saisit les poignées 102 du bras de vérin 82 et fait basculer le bras vers le haut pour présenter l'ensemble de chaussure aux moules latéraux 50 et 52 qui, à ce moment, sont en position fermée.
L'opérateur, tout en mainte- nant le bras de vérin d'une main, règle la forme de chaussure 66 de l'autre main, selon la nécessité, de façon à faire coïncider la chaussure de façon précise avec les éléments de moule latéraux. Tout en maintenant d'une main le bras de vérin 82 dans sa position élevée, l'opérateur saisit le levier ' de manoeuvre 112 de l'ensemble de verrouillage de l'autre main et fait bas- culer l'ensemble vers le bas pour amener le levier de verrouillage 104 en prise de verrouillage avec l'extrémité supérieure, à l'instant considéré, du bras de vérin 82 L'opérateur fait alors avancer manuellement l'ensemble mobile du poste de charge au poste de moulage, la position de l'ensemble dans le poste de moulage étant déterminée par l'engagement du goujon 178 (figure 3) avec l'une des deux vis 180 et 188 du bloc 182.
L'opérateur fait alors tourner la vis à volant 156 pour faire osciller l'ensemble mobile vers l'arrière afin d'amener l'extrémité concave du tube 154 (figure 2) en contact à force avec l'extrémité de forme convexe complémentaire de l'ajuta- ge 152. L'opérateur actionne maintenant un interrupteur 246 pour fermer un circuit électrique d'une bobine 247 (figure 11) d'un relais. L'excita- tion de la bobine effectue la fermeture de contact 249 d'un circuit du mo- teur 251 qui actionne la vis transporteuse 208 du cylindre d'extrudage.
Puis, la résine granulaire est chargée sous l'effet de la pesanteur, à par- tir de la trémie 210, dans le cylindre d'extrudage à travers lequel elle est avancée par la vis transporteuse et fondue jusqu'à l'état fluide. Le fonctionnement de la vis transporteuse continue jusqu'à ce que la résine fluide ait été transmise à partir du cylindre d'extrudage, à travers le bloc
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190 et dans le cylindre d'injection 192. Lorsque le cylindre d'injection est complètement chargé, le bras 206, situé sur la tige de piston 204, vient en prise avec le micro-interrupteur 214 et ouvre ce dernier pour dés- exciter la bobine 247 et couper ainsi le circuit du moteur 251 qui actionne la vis transporteuse 208, en interrompant ainsi l'opération d'extrudage.
L'opérateur presse alors un interrupteur à bouton-poussoir 248 pour fermer un circuit d'un électro-aimant indiqué schématiquement en 250 sur la figu- re 11. Le fonctionnement de l'électro-aimant fait-en sorte qu'une soupape hydraulique (non. représentée) ouvre une conduite sous pression vers e cy- lindre 240, afin'd'effectuer l'avance du piston 194 dans le cylindre d'in- jection. Le fonctionnement de l'interrupteur 248 ferme également un cir- cuit électrique de l'électro-aimant 230 qui actionne la soupape 212 afin d'ouvrir l'alésage 197 traversant le bloc 190 jusqu'à l'ajutage 152 L'a- vance du piston 194 refoule la résine fluide du cylindre 192, à travers le bloc 190 et par l'intermédiaire de l'ajutage 152, dans la cavité du moule.
Après que le moule a été complètement rempli, une pression supplémentaire du piston 194 dans le cylindre d'injection provoque un mouvement de la chaus- sure, en même temps que de la forme de chaussure et du bras de vérin 82, par rapport aux éléments du moule, en faisant en sorte que le levier de verrouillage 104 actionne le micro-interrupteur normalement fermé 146 de façon à ouvrir le circuit électrique des deux électro-aimants 230 et 250, un ressort (non représenté) déplaçant alors la soupape hydraulique jusqu'à sa position d'évacuation afin d'arrêter l'avance du piston 194, et un res- sort'232 (figure 10) actionne la soupape 212 située dans le bloc 190 pour fermer l'alésage 197 communiquant avec l'ajutage 152.
Le fonctionnement du micro-interrupteur 146 désexcite également une bobine d'un relais, ladite bobine étant indiquée schématiquement sur la figure 11 en 254. La désexci- tation de la bobine permet à un ressort (non représenté) incorporé dans le relais, d'actionner un élément du relais afin de fermer un contact indiqué en 256 sur la figure 11, en fermant ainsi le circuit du moteur 251 qui ac- tionne la vis transporteuse 208. La vis transporteuse est donc de nouveau actionnée pour charger le cylindre d'injection 192. L'élément qui ferme le contact 256 ouvre par le même mouvement un contact 258 inséré dans un con- ducteur 260, le circuit électrique des électro-aimants 230 et 250 restant ainsi ouvert après que le retour du bras de vérin 82 à sa position de charge a permis au micro-interrupteur 146 de se fermer.
La vis à volant 156 est maintenant desserrée pour permettre à la chaussure, ainsi qu'au mécanisme de vérin, de basculer vers l'avant dans sa position indiquée par l'emplace- ment du galet 48 sur la figure 4 l'ensemble mobile étant alors ramené au poste de charge où la résine fluide contenue dans la cavité du moule peut se refroidir et se fixer à la forme du moule, tandis qu'une chaussure est mon- tée sur l'autre forme de chaussure, et le fonctionnement ci-dessus décrit est répété.
Après l'achèvement de l'opération effectuée sur la seconde chaussure, une soupape pneumatique (non représentée) est actionnée pour que les pistons 58 déplacent les éléments de moule latéraux 50 et 52 à l'écart l'un de l'autre dans leur position ouverte afin de permettre à 1 ensemble de vérin, ainsi qu'à la chaussure terminée, d'être basculé vers le bas pour pouvoir retirer la chaussure de la forme en vue du montage sur la forme d'une autre chaussure sur laquelle on doit travailler.
Si on le désire, on peut omettre la forme de chaussure 66 et mon- ter à sa place, sur l'élément en forme de U 70, un support approprié desti- né à une forme sur laquelle est montée une chaussure Le fait de prévoir un support de forme au lieu de la forme de chaussure 66 évite la nécessité de retirer la chaussure de la forme sur laquelle elle est conformée, et le montage de la chaussure sur la forme métallique de chaussure 66, et cela éliminerait également la nécessité de retirer la chaussure de la forme mé- tallique immédiatement après l'opération de moulage.