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La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareil de soudage électrique par résistance en bout et convient, en pariculier, pour le soudage de deux fils bout à bout ou pour le soudage de l'extrémité d'un fil à un organe de section transversale plus grande. Le soudage est effectué par bran- chement des fils ou autres organes à souder à des bornes opposées d'un conden- sateur électrique et en amenant ensuite les organes bout à bout de manière que le condensateur âe décharge à travers les organes et chauffe les faces de contact pour effectuer une soudure.
Un objet de l'invention est de réaliser un appareil à souder par ré- sistance qui soit plus sûr, plus simple, plus léger, moins coûteux et plus effi- cace que les appareils actuellement disponibles. Une plus grande sécurité est assurée en utilisant des tensions plus basses et au moyen de commandes de sécu- rité qui seront décrites plus complètement ci-dessous. La faible tension permet également l'utilisation de condensateurs électrolytiques du commerce qui sont peu coûteux et d'un fonctionnement sûr. L'utilisation effective de l'énergie suivant l'invention évite la nécessité de gros condensateurs même lorsque la tension utilisée est relativement basse, inférieure à 450 volts par exemple.
Les dimensions, le poids et le coût de l'équipement sont maintenus à des valeurs faibles par l'utilisation de condensateurs de tension relativement basse et par l'utilisation d'isolateurs plus petits et moins coûteux permis par la tension plus basse. La simplicité relative de l'appareil diminue en outre ses dimensions et son prix de revient tout en assurant en même temps un fonctionnement sûr.
L'invention offre, en outre, un procédé perfectionné de soudage le- quel, grâce à son rendement et à son efficacité est susceptible de produire des soudures hautement satisfaisantes sous une tension relativement faible et une consommation d'énergie relativement basse.
Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortirpnt d'ail- leurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence aux dessins annexés qui donnent à titre d'illustration des formes préférées de réalisation de l'invention et dans lesquels:
La figure 1 est une vue en plan d'un appareil à souder suivant l'in- vention; la figure 2 est une vue en coupe longitudinale sensiblement suivant la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 est une vue en coupe, transversale prise sensiblement suivant la ligne 3-3 de la figure 1 ; la figure 4 est une vue schématique en perspective montrant en posi- tion ouverte l'une des mâchoires pour le maintien du fil à souder; la figure 5 est un schéma de câblage du système électrique de l'ap- pareil à souder;
la figure 6 est une vue schématique à plus grande échelle montrant les parties terminales de deux fils à souder; la figure 7 est une vue en bout à plus grande échelle de l'un des fils, suivant la ligne 7-7 de la figure 6 ; la figure 8 est une vue partielle en coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 7 ; les figures 9 et 10 sont des vues fragmentaires illustrant l sou- dage en bout d'un fil plus petit à un fil plus gros ou à une barre; la figure 11 est un plan d'une autre forme de réalisation de l'inven- tion destinée au soudage d'un fil à un organe plus gros comme indiqué aux figu- res 9 et 10;
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la figure 12 est une vue en coupe longitudinale prise sensiblement en suivant la ligne 12-12 de la figure 11.
L'APPAREIL.,
Dans l'appareil représenté à titre d'exemple aux figures 1 à 4, les fils 1 et 2 destinés à être soudés bout à bout, sont maintenus respectivement par un étau fixe 3 et un étau mobile 4 les deux étant montés sur un bâti 5. Cha- cun des étaux comprend une mâchoire inférieure 7, 8 montée sur un bloc isolant 9, 10 et une mâchoire supérieure 11, 12 articulée à la mâchoire inférieure par une charnière 13, 14. La face supérieure de chacune des mâchoires inférieures 7, 8 est de préférence pourvue d'une ou plusieurs rainures transversales 15 com- me indiqué à la figure 4, les rainures des deux mâchoires étant alignées l'une par rapport à l'autre.
Lorsque des fils de tailles différentes doivent être sou- dés, les rainures 15 sont de préférence de dimensions différentes pour recevoir les fils respectifs. La mâchoire supérieure de chaque étau peut osciller d'une position ouverte montrée à la figure 4 à la position fermée montrée aux'figures 1, 2 et 3 et maintenue en position fermée au moyen d'un dospositif de verrouil- lage à action rapide 17 et 18 indiqué comme comprenant un organe de blocage seg- mentaire 19, 20 qui peut être tourné au moyen d'une poignée 21, 22 sur!, un pivot 23, 24 faisant saillie vers le haut à partir de la mâchoire inférieure 7, 8 au voisinage de l'extrémité opposée µ la charnière 13, 14.
L'organe segmentaire 19, 20 porte sur sa face inférieure une protubérance ou bille 25 faisant saillie vers le bas et engage une surface de came ou rampe 27, 28 pourvue sur la face supé- rieure de la mâchoire supérieure 11, 12 à l'extrémité opposée de la charnière.
Un fil à souder est placé dans une rainure 15 de la mâchoire inférieure et la mâchoire supérieure 11 est rabattue selon la direction indiquée par la flèche 29 (fig. 4) dans une position fermée dans laquelle elle se trouve au-dessus de la mâchoire inférieure 7 et engage le fil. La poignée 21, 22 est tournée ensui- te dans le sang'de la flèche 30 faisant engager la portion sphérique 25 de l'or- gane de verrouillage rotatif 19 la rampe 27 et presser ainsi la mâchoire supé- rieure vers le bas pour serrer le'fil entre les deux mâchoires.
Le bloc isolant 9 supportant l'étau 3 est monté sur le bâti 5 en po- sition fixe. L'étau 4 est monté pour mouvement vers la pince fixe 3 et dans le sens contraire. Comme indiqué aux figures 1, 2 et 3, un arbre 32 s'étend à tra- vers des douilles 33, 34 dans des trous alignés à travers les blocs isolants 9 et 10 des étaux. Le bloc isolant 10 de l'étau mobile 4 peut coulisser sur le bâti 5 et est lié par une goupille 35 à l'arbre 32 qui est montée à coullisse- ment pour mouvement axial dans la douille 33 du bloc isolant 9 ét dans un manchon 36 qui est fileté extérieurement et vissé dans un trou taraudé d'un bloc de mon- tage 37 fixé sur le bâti 5 par des boulons 38. Un ressort de compression 39 a- gissant entre le bloc isolant 10 et l'extrémité intérieure du manchon fileté 36 tend à déplacer l'étau 4 vers l'étau fixe 3.
La force exercée par le ressort 39 est réglable par vissage du manchon fileté 36 dans ou hors du bloc'37, le man- chon étant de préférence pourvu d'un bouton de préhension ou d'un organe 40 de manoeuvre par une clé, dans ce but. Le ressort 39 est guidé par des douilles 41 qui sont en forme de L en section axiale et engagent les extrémités du ressort.
L'étau 4 est déplaçable par le ressort 39 à partir d'une position "armée" dans laquelle les étaux 3 et 4 sont écartés et les extrémités des deux fils maintenues par les étaux sont également séparés, comme indiqué aux figures 1 et 2, vers une position de dégagement où les extrémités des deux fils sont réu- nies. La pince 4 est maintenue d'une manière libérable en position armée pars une détente 43 qui traverse un trou du bâti 5 et - en position de fonctionnement - fait saillie entre les blocs isolants 9 et 10 des deux étaux maintenant ainsi ces étaux écartés.
Une tige 44 de la détente 43 traverse un trou ménagé à cet effet dans une console °5,en forme de U et est filetée à son extrémité extérieure, Un ressort de compression 46 agit entre la console 45 et une collerette 43' de. la détente 43 pour solliciter la détente vers sa position intérieure ou active.
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La détente est rétractable, pour libérer la pince mobile, au moyen d'un levier de déclenchement 47 (fig. 3) supporté à pivot par une console 48 sur la base 5 et ayant une extrémité connectée à la tige de détente 44 par une rondelle 49 et des écrous 50. Le mouvement de l'extrémité extérieure du déclencheur 47 en di- rection de la flèche 51 retire la détente 53, libérant ainsi l'étau 4 pour le déplacement vers l'étau 3 par le ressort 39. Lorsque l'étau 4 est ensuite rame- né en arrière à l'encontre de la force de son ressort 39, la détente 43 saute vers l'intérieur dans sa position active maintenant ainsi l'étau en position armée.
L'étau 4 est déplacé sur la position armée de toute manière appro- priée, par exemple au moyen d'un bouton 53.sur l'extrémité extérieure de l'arbre 32. Toutefois, une caractéristique de l'appareil représenté, aux figures 1 à 3 est qu'un moyen de multiplication de puissance ou de force.est pourvu pour le déplacement de l'étau 4.sur la position armée d'une manière,rapide et facile.
Sur un arbre 54,' monté à rotation dans des paliers 55, est calée une came excen- trique '56 qui engage un galet 57 pourvu sur l'extrémité intérieure de l'arbre 32 portant l'étau mobile 4 et déplace ainsi l'arbre 32 et l'étau 4 dans le sens de la flèche 58 (fig. 2). Un moyen approprié est prévu pour tourner l'arbre 54, un tel moyen étant représenté sous la forme d'une manivelle 59.
'La partie électrique de l'appareil est représentée à la figure 5 et comprend un condensateur 60, des moyens pour charger le condensateur et des mo- yens pour connecter le condensateur aux étaux 3 et 4 qui portent les fils 1 et 2, de sorte que le condensateur se décharge à travers les fils lorsque ceux-ci sont amenés au contact. Les moyens pour charger le condensateur 60 comprennent un transformateur 61 ayant son primaire connecté aux bornes d'un diviseur de ten- sion 62, et des conducteurs 63 et 64 de branchement avec fusible 65 et interrup- teur 66, sur un secteur d'alimentation approprié 67, par exemple d'une tension de 110 volts, 50 cycles/seconde. Une lampe témoin 68 connectée entre les conduc- teurs 63 et 64 indique lorsque l'appareil est branché.
Le secondaire du trans- formateur 61 est connecté au condensateur 60 par un redresseur 69, une résis- tance 70 et le contact d'un relais inverseur 71. Les éléments du circuit com- prenant le transformateur 61 et le diviseur .de tension 62 sont choisis de maniè- re à charger le condensateur 60 à une tension relativement faible, de préféren- ce de l'ordre de 440 volts, celte tension étant réglable par le diviseur de ten- sion 62. Ceci permet l'utilisation de condensateurs de basse tension peu coû- teux, par exemple des condensateurs du commerce du type électrolytique, La ca- pacité du condensateur 60 est choisie suivant la gamme de dimensions de fils à souder.
On a constaté qu'un condensateur ayant une tension nominale de 400 volts et une capacité de 1.200 microfarads est suffisante pour souder des fils d'un diamètre de l'ordre de deux millimètres. Lorsqu'on désire souder des fils plus gros, un condensateur de plus forte capacité peut être utilisé pour délivrer l'énergie nécessaire pour le soudage. Toutefois, en raison du rendement élevé du procédé suivant l'invention, il est possible d'utiliser un condensateur plus petit que requis par les procédés antérieurs.
Le condensateur 60 peut compren- dre une ou plusieurs unités suivant le désira
Les bornes opposées du condensateur 60 sont connectées respective- ment aux étaux 3 et 4, maintenant les fils 1 et'2, par des conducteurs 72 et 73, ces derniers étant connectés au condensateur par l'un des contacts du relais 71.
Lorsque le relais est dans la position représentée à la figure 5, le condensa- teur 60 est connecté aux étaux 3 et 4. Lorsque le relais 71 est dans la position opposée, le condensateur 60 est connecté à travers le redresseur 69'au secondai- re du transformateur 61 pour être chargé à partir de celui-ci.
Les connexions allant du condensateur aux étaux 3 et 4 sont-sensi- blement dépourvues d'inductance et sont de résistance aussi faible que possible sans l'utilisation de conducteurs trop gros. Les contacts du relais 71 sont d' une capacité élevée de transport de courant et de faible résistance de manière
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à permettre le passage de courants de valeurs instantanées relativement élevées pendant la décharge du condensateur à travers les fils 1 et 2 lorsque ceux-ci sont amenés au contacte
Le relais 71 est commandé par un relais 74 à verrouillage électri- que du type bistable ayant deu x bobines opposées 75-76. Lorsque la bobine 75 est alimentée par fermeture de l'interrupteur de charge 77 - de préférence un interrupteur manuel à bouton poussoir -
le contact mobile du relais 74 est dé- placé à la position opposée à celle représentée à la figure 5 et la bobine du relais 71 est ainsi désexcitée, de sorte'que le contact mobile du relais 71 se déplace à sa position de gauche pour fermer le circuit de charge du condensateur
60. En même temps, une lampe 78 est branchée sur la ligne et indique que le con- densaeur 60 est en'cours de charge. Lorsque la bobine 76 du relais 74 est ex- citée par fermeture du bouton "soudage" 80, le contact mobile de relais 74 est basculé à la position représentée à la figure 5 et alimente ainsi la bobine du relais 71 et fait basculer son contact mobile à sa position de droite.
Ceci débranche le condensateur 60 du circuit de charge et le connecte aux étaux 3 et 4 qui tiennent les fils à souder. L'interrupteur de soudage 80 peut être un in- terrupteur bouton poussoir manuel,-mais, dans le cas indiqué à la figure 3 c'est un micro-interrupteur actionné par le déclencheur'47 de libération de l'étau mo- bile 4. Lorsque l'étau mobile est libéré par commande du déclencheur 47, l'in- terrupteur 80 se ferme, de sorte que le condensateur est connecté aux étaux 3 et 4 comme décrit ci-dessus. Ceci contribue à la sécurité de l'appareil, étant donné que les étaux 3 et 4 ne se trouvent pas mis sous tension jusqu'à l'instant où le déclencheur 47 est actionné pour assurer une soudure.
Une autre caractéristique de sécurité de l'appareil est la disposi- tion de moyens de décharge du condensateur 60 dans l'éventualité d'une ouvertu- re de l'interrupteur général 66 et/ou d'un débranchement de l'appareil du seo- teur, le condensateur étant chargé. La bobine d'un relais monopolaire 82 est connectée aux bornes de fils d'alimentation 63 et 64 de sorte que ce relais est excité et maintenu en position d'ouverture chaque fois que la tension est appli- quée sur l'appareil. Lorsque la tension est coupée, le relais 82 se ferme pour connecter une résistance,-83 aux bornes du condensateur 60. Le condensateur est ainsi déchargé à travers la résistance 82. En outre,étant donné que le relais 71 est coupé, le condensateur ne peut pas être connecté aux étaux 3 et 4.
LE PROCEDE.
Dans le soudage en bout de deux fils, suivant la présente invention, les faces terminales des fils sont préparées en vue de former des surfaces sen- siblement parallèles mais comportant des saillies qui forment un contact initial ponctuel lorsque les organes sont rapprochés. Les surfaces terminales des deux fils devront être suffisamment'régulières et suffisamment parallèles l'une à l'au- tre pour .pouvoir être amenées en contact intime sur toute leur étendue avec un mi- ,nimnm de forceet sans la fusion de parties plus que minimes du matériau. La fusion du matériau pxige de l'énergie et, par conséquent, l'augmentation de la quantité de matière que l'on est obligé à fondre réduit le rendement du .procédé.
Il est donc désirable d'éviter des extrémités de fil pointues en forme de V par exemple. D'autre part, les faces terminales des fils doivent être suffisamment rugueuses pour former initialement un contact ponctuel lorsque les.extrémités sont amenées au contact, le terme de rugueux étant utilisé ici pour désigner tout écart de la planéité des surfaces parallèles qui assurera initialement un contact sensiblement ponctuel. La rugosité requise peut être obtenue de différentes ma- nières. Comme indiqué aux figures 7 et 8, les faces terminales 85 des fils 1 et 2 sont embouties pour former des pointes alternant avec des vallées suivant un réseau serré.
En variante, les extrémités des fils.peuvent être rendues rugueu- ses au moyen d'un outil ayant une pluralité de pointes. comme l'extrémité de fil représentée à la figure 8, en maintenant l'outil en engagement avec la face terminale du fil et en produisant une rotation relative autour d'un axe déqalé
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par rapport à l'axe du fil. Un troisième procédé consiste à découper les fils avec les faces légèrement inclinées par rapport à un plan perpendiculaire à 1' axe du fil, l'angle d'inclinaison étant inférieur à 5 degrés, ef de préférence' de l'ordre de 2 degrés.
Lorsque les fils sont amenés au contact gour le soudage,-! ils sont orientés de manière que leurs faces ne soient pàs tout à fait parallèles et se rencontrent par conséquent avec un contact ponctuel.
La rugosité des faces terminales des fils devrait être de l'ordre de 2 à 5 millièmes de millimètre, de valeur moyenne quadratique mesurée au pro- filomètre. Une valeur de l'ordre de 4/1000 de mm est préférée. La profondeur de pointe à vallée est de préférence de l'ordre d'un quart de mm. Si les faces sont trop rugueuses, les extrémités des fils ne peuvent pas être amenées en con- tact suffisamment intime pendant la période de soudage extrêmement courte pour produire une soudure satisfaisante.
Les deux fils à souder avec leurs faces terminales préparées comme décrit ci-dessus, sont pincés dans les étaux 3 et 4 de l'appareil représenté à la figure 2, l'étau mobile étant maintenu en position armée par la détente 43.
Les extrémités du fil sont espacées d'une distance prédéterminée. L'espacement est choisi de manière à assurer la vitesse appropriée d'approche des extrémités du fil lorsque l'étau mobile est libéré. La vitesse dépend de la force exercée par le ressort 39, du poids de l'étau mobile 4 et de la distance représentée par la course de la pince, c'est-à-dire de l'espacement des extrémités des fils.
Si la vitesse est trop élevée, les extrémités du fil sont écrasées l'une sur 1' autre avant un échauffement suffisant du métal pour produire une bonne soudure.
Si la vitesse est trop faible, la chaleur est dissipée et les extrémités sont refroidies avant d'être complètement réunies. En outre, avec une vitesse trop basse, les extrémités du fil ne sont pas réunies avec une force suffisante. A- lors qu'il semble se produire une fusion d''une partie minime du matériau aux ex- trémités des fils, les autres parties des extrémités ne sont que ramollies sans être fondues, de sorte que la soudure est essentiellement une soudure de forgea- ge plut8t qu'une soudure par fusion. Les fils doivent être réunis avec une for- ce aussi élevée que possible sans écrasement des extrémités ou sans étalement en "champignon". La vitesse devrait donc être en rapport avec la capacité du condensateur suivant la formules
EMI5.1
où V est la vitesse, C la capacité et k est une constante.
Avec l'appareil représenté dans les dessins il ressort que:
EMI5.2
où F est la force du ressort, S l'espacement initial des organes à souder, W est le poids de l'ensemble de l'étau mobile et K est une constante égale à kê/2.
Avec une préparation des extrémités des fils à la rugosité indiquée ci-dessus, il a été constaté que d'excellentes soudures de fils d'aluminium d' un diamètre de deux millimètres peuvent être obtenues avec une force de ressort de 45 kg une masse mobile d'environ 0,5 kg et un intervalle initial des fils de l'ordre du millimètre. Lorsque la force du ressort est diminuée, l'espacement doit être accru en conséquence. Toutefois, il a été trouvé indésirable d'utili- ser un espacement supérieur à 6 mm. Lorsqu'on a à souder des fils plus gros, il est préférable d'augmenter la masse de l'étau mobile et d'augmenter dans une mesure correspondante la force exercée par le ressort 39 de manière à maintenir la vitesse sensiblement constante à l'instant de contact.
La masse de l'étau mobile peut être variée de manière appropriée par l'utilisation de boutons inter- changeables 53 de poids différents à l'extrémité' extérieure de l'arbre 32 (fig.
1 et 2).
Les fils 1 et 2 étant plaqués dans les étaux, le condensateur 60 est
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chargé par enfoncement du bouton,, de charge 77. Le déclencheur 51 est actionné ensuite pour fermer l'interrupteur de soudure 80 pour connecter le condensateur chargé aux mâchoires 3 et 4 et pour dégager la détente 43 en vue de libérer 1' étau mobile 4. L'étau. mobile 4 est ensuite déplacé vers la pince fixe 3 à une vitesse accélérée par la force du ressort 39. Lorsque les extrémités des fils viennent en engagement avec un contact initial ponctuel, le condensateur se dé- charge à travers les fils. En raison de la section extrêmement faible du con- tact initial, la résistance de contact est relativement élevée et produit un é- chauffement très concentré.
L'énergie utile produisant la chaleur dans la zone de soudure est représentée par l'expression :
E = I2 R c c ou E est l'énergie utile au point de contact des fils, I est l'intensité du cou- rantCet R est la résistance de contact entre les fils. En même temps, une cer- taine quantité d'énergie étant dissipée en raison de la résistance inévitable dans les fils entre le condensateur 60 et les fils, cette énergie dissipée étant représentée par l'expression:
Ed = Iê Rd où E est l'énergie dissipée, I le courant et Rd la résistance des conducteurs.
Dans-le procédé rivant' l'invention, un rendement élevé est obtenu en mainte- nant un rapport élevé E /Ed. Ceci est réalisé en utilisant des conducteurs de faible résistance peur diminuer la valeur Rd et par corrélation de la prépa- ration des surfaces des extrémités des fils et de la vitesse à laquelle les ex- trémités sont amenées au contact pour obtenir une valeur relativement élevée de R De cette manière, plus de 50% de l'énergie accumulée dans le condensateur est utilisée pour chauffer les faces terminales des fils dans l'opération de sou- dage, des valeurs aussi élevées que 80% étant obtenues en consacrant un'soin suf- fisant à la préparation et au choix de l'espacement des extrémités des fils.
Si les extrémités des fils ne sont pas convenablement préparées et convenable- ment espacées, le pourcentage de l'énergie utile utilisée dans le soudage sera plus faible mais né devra pas tomber au-dessous de 30% de l'énergie accumulée dans le condensateur si l'on veut produire une soudure satisfaisante.
La chaleur dégagée après contact mutuel des bouts des fils chauffe et ramollit les -extrémités des fils et peut souder des portions minimes du maté- riauo Un certain degré de, fusion est désirable dans le cas de la soudure de ma- tériaux facilement oxydables, tels que l'aluminium, étant donné que cette fusion rompt le revêtement d'oxyde. Toutefois, une soudure et un éclatement excessifs du matériau représentent une perte d'énergie qu'il convierit d'éviter. Lorsque les fils continuent à se déplacer l'un vers l'autre, les points de contact ini- tiaux sont aplanis ou fondus, permettant le contact de surfaces additionnelles.
La surface totale de contact s'accroît ainsi progressivement. Ceci est désira- ble, étant donné que la tension du condensateur diminue progressivement à mesure que celui-ci se décharge. La réduction ,progressive de la résistance de contact des fils se traduit par le maintien d'une intensité de courant élevée malgré la réduction de la tension. Etant donné que l'effet de chauffage produit varie avec le carré de l'intensité du courant, il est important qu'une intensité élevée soit maintenue. A cet égard, on notera que les conducteurs connectant le condensa- teur 60 aux étaux 3. et 4 sont dépourvus d'inductance, de sorte que l'établisse- ment courant n'est pas freiné. Le chauffage des extrémités des fils se pour- suit lorsque des zones plus éloignées sont fondues et amollies et de nouvelles zones sont amenées en engagement.
La vitesse avec laquelle les extrémités des fils sont rapprochées est telle qu'à l'instant où les faces terminales sont chauf- fées elles sont pensées avec force l'une contre l'autre pour produire une sou- dure forgée. Alors, que le chauffage et l'écrasement ultime des extrémités ont été décrits domme une action progressive, il s'effectue en réalité pendant un intervalle de temps extrêmement court, à savoir un intervalle inférieur au cen- tième de seconde et de préférence à 3/10.000e de seconde. Il y a, par conséquent,
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insuffisamment de temps pour la perte d'une quantité notable d'énergie que ce soit par rayonnement, conduction ou 'conversion.
Ceci entraîne deux conséquen- ces importantes: la première est une augmentation du rendement de l'opération de soudure, permettant la soudure de fils relativement gros avec une faible quai tité d'énergie; la seconde est une amélioration de la qualité de la soudure, é- tant donné que le matériau adjacent aux faces de soudure n'est pas suffisamment chauffé pour exercer un effet nuisible quelconque. Les soudures produites sui- vant l'invention sont d'une qualité tellement élevée qu'un fil d'aluminium soudé d'un diamètre de 2 mm, peut être soudé à 180 à la soudure sans se rompre et peu être étiré à un diamètre de 0,33 mm sans rupture. Ceci indique clairement que la ductilité dans la zone de soudure est préservée et que l'efficacité du joint est extrêmement élevée. ' , APPAREIL DU TYPE PISTOLET.
Dans les figures 11 et 12 on a représenté un appareil du type pisto- let qui est particulièrement adapté à la soudure en bout d'un fil à une pièce plus grande. Par exemple, dans la figure 9 un fil 102 est indiqué comme étant soudé à la face terminale d'une tige 101, tandis que. la figure 10 représente la soudure d'un fil le côté d'une tige. L'appareil des figurés Il et 12 est simi- laire en construction et fonctionnement à celui des figures 1 à 4 et des par- ties correspondantes sont désignées par les mêmes numéros de référence augmen- tés de 100. L'appareil comprend un support de travail 103 adapté à prendre ap- pui sur une pièce plus grande, par exemple la tige 101 de la figure 9, et un étau mobile 104 pour le fil 102.
Le support de travail 103 est fixé sur un ca- dre ou châssis 105 ayant une partie poignée 106 tandis que l'étau 104 est mo- bile longitudinalement sur le châssis 105. L'étau mobile 104 comprend une mâ- choire inférieure 108 montée sur un bloc isolant' 110 et une mâchoire supérieure]] liée à la mâchoire inférieure par une charnière 114 et maintenuel en position de femetureaumoyen d'un dis positif de fermeture rapide 118 comprenant un verrou segmentaire 120 pouvant'être tourné au moyen d'une poignée 122'sur un axe de pivot 124.
Le verrou 120 engage une rampe 128 pourvue sur la face supérieure de la mâchoire supérieure 112 pour forcer cette mâchoire supérieure vers le bas et la verrouiller en position pour serrer un fil entre lesdeux'mâchoires qui sont de préférence pourvues d'une, ou plusieurs rainures pour recevoir et immobiliser le fil.
La construction et le fonctionnement de l'éau mobile et des par- ties associées pour assurer des mouvements, peuvent être les mêmes que dans les figures 1 à 4. Toutefois, dans la forme de réalisation des figures 11 et 12, l'étau mobile 104 est coulissant sur un arbre 132 qui traverse une douille 134 garnissant un trou du bloc isolant 110 et se trouve engagé à force ou fixé de toute autre manière à une extrémité dans un trou du support de travail 103, tan- dis que son autre extrémité coulisse dans un manchon aligné 36 qui est fileté extérieurement et vissé dans un trou alésé d'un bloc de support 137 faisant sail- lie vers le haut à partir de la partie terminale postérieure du châssis 105. Uri ressort de compression 139 agit sur le bloc isolant 110 de l'étau 104 et l'extré- mité intérieure du manchon fileté 136.
La force exercée par le ressort est ré- glable par vissage ou dévissage du manchon 136 dans le bloc 137 au moyen d'un bouton ou d'une poignée appropriée 140. Le ressort 139 est guidé par des douil- les 141 disposées à ses extrémités.
L'étau 104 est mobile sous l'action du ressort 139 à partir d'une position armée dans laquelle la face intérieure du dit étau 104 est écartée à l'arrière du plan de la face antérieure du support de travail 103 vers une posi- tion libérée à laquelle l'extrémité d'un fil maintenu par l'étau 104 engage une pièce contre laquelle le support 103 est maintenu. L'étau 104 est maintenu libé- rable en position armée par une détente 143 qui traverse un trou ménagé à cet effet dans le châssis 105 et - en position de fonctionnement - fait saillie ,en- tre le support de travail 103 et l'isolant 110. Une partie 144 de la détente
143 s'étend à travers un trou dans un couvercle 145 fixé d'une manière amovible
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sur la face inférieure du ohâssis 105.
Un ressort de compression 146 agit contre une collerette 143' de la détente pour solliciter celle-ci vers sa position in- térieure telle que représentée. La détente 143 est rétractable pour libérer 1' étau mobile au moyen d'un levier déclencheur 147 porté à pivot sur le châssis en 148 et connecté à une barre de came 149 ayant une surface de came 150 enga- geant une surface de came coopérante sur la partie tige 144 de la détente. Le mouvement du déclencheur 147 en direction de la flèche 151 retire la détente 143, libérant ainsi l'étau 104 pour le mouvement par le ressort 139. Le ressort 152 placé sur une tige guide 152' ramène le déclencheur à sa position normale avan- cée.
Alors que l'arbre 132 peut'être rendu coulissant et pourvu d'un bouton tel que le bouton 53 des figures 1 et 2 pour armer l'appareil, on a trouvé satis- faisant de placer simplement l'étau 104 contre un support approprié et de le pousser en avant sur la poignée 106 pour le ramener sur la position armée. La détente 143 s'enclenche alors à l'intérieur pour retenir l'étau.
L'appareil des figures 11 et 12 emploie le même système électrique que celui décrit ci-dessus. Les organes électriques sont de préférence logés dans un petit boîtier séparé et raccordé à l'appareil à souder par un câble flexi- ble contenant les conducteurs nécessaires, Cet agencement rend l'équipement ai- sément portatif et facile à utilisera Il permet également d'utiliser le même ensemble électrique d'une manière interchangeable avec l'équipement du type fi- xe représenté aux figures 1 et 2 et celui du type pistolet représenté aux figu- res 11 et 12. Les câbles 172 et 173 des figures 11 et 12 correspondent aux con- ducteurs 72 et 73 de la figure 5,
le câble 172 étant pourvu d'une pince 172' pour la connexion à la plèce et le câble 173 étant connecté à la pince mobile 104.
Un interrupteur 180 correspond à l'interrupteur 80 de la figure 5 et est action- né pour alimenter les bobines de relais 76 et 71 pour connecter le condensateur 60 aux conducteurs extérieurs 172 et 173. Au lieu d'avoir l'interrupteur 180 actionné par le déclencheur comme dans la forme de réalisation des figures 1 à 4, l'interrupteur 180 est indiqué comme étant du type à bouton poussoir et est monté à la partie arrière supérieure de la poignée 106 en une position permettant d'être poussé par le pouce de l'opérateur. Ceci offre un facteur supplémentaire de sécurité grâce au fait que l'opérateur est obligé de pousser à la fois le bou- ton de l'interrupteur 180 et d'écraser le déclencheur 142 pour effectuer une sou- dure, Tant que l'interrupteur 180 n'est pas fermé aucune tension n'est appliquée aux conducteurs 172 et 173.
Le fonctionnement de l'appareil des figures 11 et 12 est essentiel- lement le même que celui des figures 1 à 4. Le fil 102 est fixé dans l'étau 104, étant réglé pour assurer un espacement prédéterminé ntre l'extrémité du fil 102 et la pièce à laquelle il doit être soudé. L'opérateur presse ensuite le pis- tolet fermement contre la pièce, pousse le bouton interrupteur 180 et écrase le déclencheur 147 pour faire une soudure. La manière dont la soudure est effectuée est la même que celle décrite ci-dessus. Le bouton 140 et la poignée 106 forment des moyens appropriés pour maintenir fermement le pistolet.