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"PRODUITS ET PROCEDES PHOTOGRAPHIQUES DESTINES A DES PROCEDES EN COUIEUR PAR DIFFUSTION-TRANSFERT".
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La présente invention concerne la photographie en couleur et plus particulièrement de nouveaux produits et procédés photographiques.
La présente invention a pour objet : - de nouveaux produits photographiques qui sont destinés à des procédés en couleur par diffusion-transfert et qui comportent des moyens pour protéger l'image de trans- fert des effets nuisibles de la lumière solaire ; - de nouveaux procédés photographiques qui permet- tent d'obtenir des images de transfert en couleur ayant une meilleure solidité à la lumière solaire.
D'autres caractéristiques de l'invention sont évidentes ou apparaîtront par la suite.
Pour faire comprendre plus complètement la nature et les caractéristiques de l'invention, on va la décrire de façon détaillée en se référant au dessin annexé dont la figure unique est une vue schématique en coupe agrandie illustrant l'association des éléments au cours d'un stade d'un procédé préféré de la présente invention, l'épaisseur des diverses matières ayant été exagérée.
La présente invention se rapporte particulièrement aux procédés en couleur par diffusion-transfert. Dans ces procédés, on expose un élément photosensible comportant une couche d'une émulsion d'un halogénure d'argent pour/crées dans celle-ci une image latente. On développe l'image latente et, en même temps qu'a lieu ce développement et sous son contrôle, il se produit une distribution corres- pondant à l'image de substances organiques chromogènes mobiles. Au moins une partie de ces substances chromogènes
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est transférée à un stratum récepteur d'image superposé, pour former sur celut-ci une image en couleur.
Comme exemples de ces procédés, on peut citer : procédés décrits dans le brevet belge n 554.213, dans lesquels des révéla - teurs chromogènes (c'est-à-dire des composés dont chaque molécule possède le système chromophore d'un colorant et la fonction de développement d'un halogénure d'argent) sont les substances chromogènes; les procédés décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.647.049 du 28 juillet 1953, dans lesquels on utilise des révélateurs chromogènes pour développer l'image latente et dans les- quels les copulants de couleurs sont des substances chro- mogènes;
enfin, les procédés décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.774.668 du 28 mai 1953, dans lesquels on utilise des colorants complets formés d'avance comme substances chromogènes. On entend par l'expression "substances chromogènes organiquees" utilisée ici, des colorants, y compris des révélateurs chromogènes, et des colorants intermédiaires, par exemple des copulants de couleurs.
Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux des procédés en couleur par diffusion-transfert, tels que les procédés précités, les substances chromogènes sont disposées dans une couche distincte perméable aux substances alcalines, qui se trouve dans l'élément photo- sensible. On peut placer la couche distincte perméable aux substances alcalines devant ou derrière l'émulsion photosensible à laquelle elle est associée ; dans un mode de mise en oeuvre préféré, elle est placée derrière ladite émulsion, c'est-à-dire sur la face de l'é- mulsion la plus éloignée du sujet photographié quand on expose l'émulsion et, de préférence, elle peut également
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être placée de manière à être la plus éloignée de l'élément récepteur d'image quand elle est superposée à ce dernier.
Pour mettre en oeuvre les procédés, on expose l'élément photosensible et on le mouille dans l'obscurité avec une solution de traitement alcaline aqueuse, par exemple par immersion, enduction, pulvérisation, écoulement, et l'on superpose l'élément photosensible à un élément récepteur d'image, avant, pendant ou après le mouillage. Dans un mode de mise en oeuvre préféré, la solution de traitement alcaline aqueuse contient un composé augmentant la viscosi- té, et elle est appliquée à l'élément photosensible en une couche sensiblement uniforme lorsqu'on superpose l'élé- ment photosensible à l'élément récepteur d'image.
La solution de traitement alcaline aqueuse imprègne l'émul- sion photosensible ainsi que les couches perméables aux sub- stances alcalines, et elle solubilise les substances chromo- gènes pour y assurer une distribution sensiblement uniforme des substances chromogènes. Au cours de la mise en oeuvre des procédés, l'image latente est développée et il se pro- duit une distribution correspondant à l'image des substances chromogènes mobiles. Au moins une partie des substances chromogènes mobiles est transférée au stratum, pouvant être coloré, de l'élément récepteur d'image et imprègne ce stratum pour former l'image de transfert. L'image apparatt quand on sépare l'élément récepteur d'image de l'élément photosensible.
Dans les procédés décrits ci-dessus d'une manière générale, il arrive quelquefois que la solidité de la couleur de l'image de transfert laisse un peu à désirer à la suite d'une exposition prolongée à la lumière solaire.
On a conçu dans la présente invention un moyen pour proté- ger ces images en utilisant des absorbeurs des radiations ultraviolettes, sans qu'il soit nécessaire de procéder à des opérations ultérieures de revêtement.
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Dans un mode préféré de mise en oeuvre de la pré- sente invention, la demanderesse a constaté qu'on peut, avant le traitement, incorporer un absorbeur de radiations ultraviolettes dans une couche disposée sur le stratum pouvant être coloré d'un élément récepteur d'image et que, pendant le traitement, une portion notable des substances chromogènes transférées peut être amenée à travers ces couches jusqu'au stratum sousjacent pouvant être coloré, de manière à être protégées des effets nuisibles de la lumière solaire par la couche disposée sur le stratum et que ces substances ont traversée.
On va maintenant se référer à la figure unique du dessin qui représente l'association des éléments au cours d'un stade d'un procédé préféré de mise en oeuvre de la présente invention. Sur cette figure, on a illustré un élément photosensible 10, un élément 30 récepteur d'image et une couche de composition de traitement 20.
L'élément photosensible 10 est constitué par un support 12, qui a été enduit d'une couche 14 contenant une subwtance chromogène, et par une couche photosensible 16, par exemple une émulsion d'un halogénure d'argent. L'élé- ment récepteur d'image 3D comprend une couche de support 32 : un stratus 34 récepteur d'image pouvant tre coloré et une couche 36 contenant un absorbeur des radiations ultra- violettes. Dans une variante préférée, la composition de traitement 20 est une solution alcaline aqueuse et elle contient, de préférence, une matière augmentant la viscosi- té, telle que la carboxyméthyl cellulose sodique, l'hydro- xyéthyl cellulose, etc... Comme exemples de substances alcalines que peut contenir la composition de traitement, pn peut citer la soude caustique, le carbonate de sodium et la diéthylamine.
Dans certains cas, cette composition peut également contenir des substances chromogènes, des agents révélateurs et des réactifs photographiques classi-
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ques, tels que des accélérateurs, des ralentisseurs, etc...
Dans la mise en oeuvre du procédé préféré de la présente invention, on expose l'élément photosensible 10, et on le mouille dans l'obscurité avec la solution de trai- tement 20, puis on le superpose avant, pendant ou après ce mouillage, à l'élément récepteur d'image 30 comme illustré sur le dessin. La solution de traitement imprègne l'élément photosensible et y dissout les substances chromogènes.
Au cours du processus, l'image latente dans l'halogénure d'argent est développée et il se produit une distribution, correspondant à l'image, des substances chromogènes mobiles.
Au moins une partie des substances chromogènes mobiles est transférée à l'élément récepteur d'image 30. Les substances chromogènes transférées traversent la couche 36, ce qui fait qu'une partie notable de ces substances est déposée sur le stratum 34, pouvant être coloré et recevant l'image, où elles sont protégées des effets nuisibles de la lumière solaire par la couche 36. On a constaté que des durées d'imprégnation d'environ une minute donnent de bons résul- tats; toutefois, on peut faire varier cette durée de con- tact, quand c'est nécessaire, pour compenser des variations de température ou d'autres conditions. A l'expiration de la durée d'imprégnation, on peut examiner l'image de trans- fert en séparant l'élément récepteur d'image de l'élément photosensible 10.
Afin qu'une partie notable des substances chromo- gènes puisse traverser les couches contenant les absorbeurs de radiations ultraviolettes, il est nécessaire que les polymères utilisés comme supports pour ces couches soient perméables à la solution de traitement utilisée. Comme on l'a mentionné précédemment, ces solutions ont de préférence un caractère alcalin aqueux ; dans certains cas, elles peuvent contenir des solvants organiques miscibles
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à l'eau, tels que l'éthanol, le méthanol, le tétrahydro- furanne, etc... quand on utilise les termes "perméable aux substances alcalines" pour décrire les polymères qui sont utilisés comme supports pour l'absorbeur des radiations ultraviolettes, il doit être entendu que ces termes dési- gnent des polymères qui sont imprégnés par des solutions alcalines aqueuses.
En outre, il doit être entendu que les solutions alcalines aqueuses peuvent contenir des solvahts organiques miscibles à l'eau, tels que ceux qu'on a décrits ci-dessus.
Il est, en outre, désirable pour une bonne impré- gnation que les polymères aient une faible affinité pour les substances chromogènes particulières utilisées et qu'ils aient au moins une affinité pour les substances chromogènes plus faibles que celle des polymères qu'on utilise pour le stratum, pouvant être coloré, de l'élément récepteur d'image. Les polymères préférés sont ceux qui ne peuvent sensiblement pas être colorés par les substances chromogènes.
Comme on le comprendra, l'affinité des polymères varie selon les substances chromogènes utilisées. On peut choisir facilement des polymères appropriés, ayant une faible affinité pour les colorants, par de simples essais d'af- finités pour les colorants qui sont bien connus dans la technique; par exemple, on trempe une pellicule des poly- mères dans un bain de la substance chromogène, on la lave l' et on-'examine pour observer la quantité de colorant retenue. Quand on utilise des révélateurs chromogènes comme substances chromogènes, on a constaté que des mélanges d'acétate de cellulose hydrophtalique et d'acétate de cellulose sont particulièrement utiles comme supports.
Comme exemples d'autres polymères considérés comme étant utiles comme supports pour les couches d'absorption des
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radiations ultraviolettes, on peut citer le polyvinyl butyral, les benzals sulfo- et ca/boxy-substitués de 1' alcool polyvinylique, des copolymères de N,N-diéthylacry- lamide et d'acide acrylique, des copolymères de N,N- diéthylacrylamide et d'acrylamide et des copolymères de diméthylaminoéthylméthacrylate et d'acide méthacrylique.
Il est entendu qu'on peut utiliser des mélanges de poly- mères pour constituer des couches ayant les propriétés désirées.
On peut faciliter encore plus l'imprégnation des substances chromogènes dans les couches extérieures d'ab- sorption des radiations ultraviolettes, en incorporant des mordants pour les substances chromogènes dans le stratum sous-jacent pouvant être coloré qui sert à recevoir l'image, afin que ce stratum soit coloré de manière préférentielle. Un autre moyen pour faciliter l'imprégnation consiste à incorporer dans le stratum pouvant être coloré des agents de précipitation pour les substances chromogènes.
Quand les substances chromogènes sont des révélateurs chromogènes, on peut utiliser des agents oxydants , tels que des benzoquinones, pour provoquer la précipitation.
Quand on utilise des polymères hydrophiles perméa- bles aux substances alcalines comme supports pour les absorbeurs de radiations ultraviolettes, on peut ajouter à ces couches de faibles quantités de polymères hydrophobes, par exemple de l'acétate de cellulose ou du nitrate de cellulose, pour diminuer leur sensibilité à l'eau. Dans certains cas, selon les substances chromogènes utilisées, on peut en outre utiliser ces polymères hydrophobes pour réduire l'affinité de ces couches pour les colorants. On
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peut habituellement faire varier la quantité ajoutée pour l'adapter aux nécessités particulières. En général, on a constaté qu'une proportion d'environ trois parties du polymère hydrophobe pour environ huit parties du polymère hydrophile est particulièrement avantageuse .
On peut choisir des absorbeurs de radiations ultra- violettes à utiliser dans la présente invention parmi les nombreux composés de ce genre qu'on trouve dans le commerce.
La quantité d'absorbeur de radiations ultraviolettes utili- eée varie en fonction de nombreux facteurs, tels que l'effi. cacité de l'absorbeur lui-même, la solidité initiale de couleur des substances chromogènes, la quantité de lumière solaire à laquelle l'image de transfert sera exposée au cours de sa vie utile probable, etc...En général, on a constaté qu'une proportion d'environ une partie de l'absor- beur pour environ cinq parties du support est efficace pour améliorer la solidité de couleur des images.
Comme exemple d'une catégorie d'absorbeurs de radiations ultraviolettes dont on a constaté qu'ils sont particulièrement utiles dans les procédés et les produits de la présente invention, on peut citer les absorbeurs de radiations ultraviolettes contenant de la thiazolidine décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.808.330 et, particulièrement les absorbeurs qui con- tiennent des substituants les rendant sensiblement non dif- fusibles. De tels absorbeurs peuvent être représentés par la formule :
EMI9.1
R N C = 0 Q- C f \ y' / / C - CHR:L
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dans laquelle R représente un atome d'hydrogène, un groupe alkyl ou un groupe aryl, R1 est un groupe aryl et Q est un atome non métallique bivalent (par exemple de l'oxygène ou du soufre) ou un radical non métallique bivalent (par exemple un radical imino).
Comme exemple d'un absor- beur compris dans cette catégorie et insoluble dans des solutions alcalines aqueuses , on peut citer la 5-benzili- dène-3-hexadécyl-2-phénylimino-4-thiazolidone.
Les absorbeurs de radiations ultraviolettes peuvent être solubles ou insolubles dans les solutions de traite- ment photographiques. Des absorbeurs insolubles dans ces solutions sont particulièrement utiles en ce sens qu'ils ne se dissolvent pas pendant l'imprégnation et restent sur le stratum, pouvant être.colorée de l'élément récepteur d'image. On notera que lorsqu'on utilise ces absorbeurs insolubles, ils sont disposés en couches polymérisées qui sont imprégnées par les solutions de traitement mais ne sont pas solubilisées par ces solutions.
Quand on utilise des absorbeurs qui sont solubles dans les solutions de traitement photographiques, au moins une portion de 1' absorbeur est dissoute par la solution de traitement au cours du traitement et se dépose sur le stratum, pouvant être coloré, de l'élément récepteur d'image en même temps que les substances chromogènes. Etant donné que les absor- beurs sont dissous au cours du traitement, la couche poly- mérisée, dans laquelle ils sont disposés, peut être soluble ou insoluble dans la solution de traitement. Afin que 1' absorbeur soluble soit déposé de façon préférentielle sur le stratum pouvant être coloré, il est désirable , quand on choisit les absorbeurs, de prendre ceux qui ont une
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affinité pour le stratum particulier pouvant être coloré qui doit être utilisé.
En outre, il est désirable, quand on choisit les absorbeurs solubles, de prendre ceux dont la vitesse de mobilité est inférieure à celle des subs- tances chromogènes, afin qu'ils tendent à se déposer sur les substances chromogènes disposées sur le stratum pouvant être coloré.
Les éléments récepteurs d'image, dont la surface extérieure est enduite de couches d'absorption des radia- tions ultraviolettes, sont habituellement constitués par une feuille d'une matière pouvant être colorée, par exemple un produit baryté. Dans un mode de réalisation préféré, ces éléments comprennent un support qui a été lui- même enduit d'un stratum récepteur d'image fait d'une matière pouvant être colorée. Comme exemples de matières pouvant être colorées, dont on a constaté l'utilité pour constituer le stratum récepteur d'image, on peut citer la gélatine, un mélange d'alcool polyvinylique et de polyvinyl pyrrolidone, des copolymères d'alcool vinylique et de vinyl pyrrolidone, et des "Nylons" , tels que la N-méthoxyméthyl polyhexaméthylène adipamide.
On peut appliquer des couches d'absorption de radiations ultraviolettes aux éléments récepteurs d'image à partir de solutions d'enduction appropriées, en utilisant des procédés d'enduction bien connus dans la technique.
On peut habituellement faire varier les concentrations des solutions d'enduction pour les adapter aux exigences particulières. En général, on a constaté que des solutions d'enduction contenant de 2 à 5% de mtières solides sont particulièrement avantageuses. Les solvants qu'on préfère
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utiliser dans les solutions d'enduction sont ceux qui sont des solvants à la fois vis-à-vis de l'absorbeur des radia- tions ultraviolettes et du support polymérisé. En utili- sant de tels-solvants , l'absorbeur de radiations ultra- violettes est moléculairement dispersé dans la couche résultante et il constitue ainsi un revêtement très efficace.
Les produits et les procédés de la présente inven- tion sont particulièrement avantageux quand les révélateurs chromogènes sont des substances chromogènes. Comme on l'a mentionné ici précédemment, les révélateurs chromogènes sont des composés qui comprennent dans la même molécule le système chromophore d'un colorani ainsi qu'une fonction de développement d'un halogénure d'argent, On entend par "fonction de développement d'un halogénure d'argent", un radical qui est capable de développer une image d'halogé- nure d'argent exposé. Dans un mode de réalisation préféré, la fonction de développement de l'halogénure d'argent dans de tels composés est assurée par la présence dans ceux-ci d'un radical de développement benzénique, par exemple un radical hydroquinonyl.
Des exemples de révélateurs chromo- gènes représentatifs sont donnés dans le brevet belge n 554.213 précité. D'autres révélateurs chromogènes avantageux sont décrits dans les brevets belges 554.212 et 554.935 .
Dans les procédés en couleur par diffusion-trans- fert utilisant des révélateurs chromogènes, le révélateur chromogène, comme précédemment mentionné pour les subs- tances chromogènes en général, est de préférence disposé
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derrière la couche photosensible dans une couche distincte perméable aux solutions alcalines. Lors du traitement, la solution alcaline aqueuse de traitement gagne la couche distincte perméable aux solutions alcalines et y solubilise le révélateur chromogène. A mesure que le processus continue, l'image d'halogénure d'argent latente dans l'élément photo- sensible se développe et, comme résultat de ce développement, le révélateur chromogène présent dans les zones exposées est oxydé et sensiblement immobilisé.
Au moins une partie du révélateur chromogène noyant pas réagi imprègne la surface d'un élément récepteur d'image superposé pour produire sur celui-ci l'image positive colorée. Dans ces processus, l'immobilisation des révélateurs chromogènes dans les zones exposées provient apparemment, au moins en partie, d'un changement des caractéristiques de solubilité du révélateur chromogène quand il s'oxyde. Elle peut égale- ment provenir en partie d'un effet de tannage que le révé- lateur oxydé exerce sur l'émulsion et de l'épuisement loca- lisé de la solution alcaline en raison du développement.
L'exemple suivant, donné à titre non limitatif, illustre la préparation d'un élément récepteur d'image con- forme à la présente invention.
EXEMPLE.-
On prépare un élément récepteur d'image en enduisait' successivement un papier baryté enduit d'acétate de cellu- lose avec les solutions d'enduction suivantes : (1) Une solution éthanolique contenant 4% de N-méthoxyméthyl polyhexaméthylène adipamide; (2) Une solution dans un mélange de tétrahydro-
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furanne et de méthanol (1:1 en volume) comprenant 2% dtacé- tate de cellulose hydrophtalique, 0,75 % d'acétate de cellulose et 0,5% de 5-benzilidène-3-hexadécy1-2-phénylimino- 4-thiazolidone.
On peut préparer un élément photosensible.destiné à être utilisé avec l'élément récepteur d'image ci-dessus, par exemple en enduisant d'abord un support en acétate de cellulose à sous-couche de gélatine avec une solution dans un mélange de méthanol et de tétrahydrofuranne (1:1 en volume) contrant 3% de 2- [P-(2',5'-dihydro- xyphénéthyl)-phénylazo]-4-n-propoxy-1-naphtol et 2% d'un sulfobenzal sodique d'alcool polyvinylique, et, après séchage, en déposant ensuite un revêtement d'une émulsion à l'iodobromure d'argent.
On peut, après exposition, traiter l'émulsion photosensible ci-dessus après exposition en étalant une solution de traitement, telle que, par exemple, une solution aqueuse comprenant:
EMI14.1
<tb> Carboxyméthyl <SEP> cellulose <SEP> sodique <SEP> 5,0%
<tb>
<tb> Soude <SEP> caustique <SEP> 3,0%
<tb>
<tb> l-phényl-3-pyrazQlidone <SEP> ,2%
<tb>
<tb> 6-nitrobenzimidazole <SEP> 0,12%
<tb>
<tb> 2,5-bis-éthylèneiminohydroquinone <SEP> 0,9%
<tb>
' entre ledit élément photosensible et l'élément récepteur d'image lorsque ces éléments sont amenés en superposition.
Après une durée d'imprégnation d'environ une minute, l'élément récepteur d'image est séparé de l'autre élément et il contient une image positive dense de couleur magenta, du sujet photographié.
On a essayé l'efficacité des éléments récepteurs
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d'image de la présente invention en les exposant, après transfert, à une rangée de lampes soleil en même temps qu'un témoin, préparé comme ci-dessus, mais ne comportant pas de couche d'absorption des radiations ultraviolettes.
Après 72 heures d'exposition, les images de transfert, préparées avec utilisation des éléments récepteurs d'image de la présente invention, étaient sensiblement plus stables que les images du témoin.
Bien qu'on ait décrit ci-dessus l'utilisation d'un élément récepteur d'image utilisant un révélateur chromo- gène, il doit être entendu qu'on ne l'a fait qu'à titre illustratif et qu'on peut utiliser d'autres substances chromogènes. En outre, il doit être entendu que les élé ments récepteurs d'image de la présente invention sont également avantageux dans les procédés de diffusion- transfert polychromes. Comme exemples d'éléments photo- sensibles utiles dans de tels procédés, on peut citer les éléments décrits dans le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique n 2.647.049 et le brevet belge précité 554.213 ainsi que les éléments décrits dans le brevet belge 554.933 .
Les éléments récepteurs d'image de la présente invention sont spécialement avantageux dans des ensembles de pellicule composites à rouleaux, destinés à être utilisés dans l'appareil de prise de vues "Polaroid Land Came$ " vendu par Polaroid Corporation, Cambridge 39, Massachussets (Etats-Unis d'Amérique), ou une structure d'appareil de prise de vues similaire, telle que par exemple l'appareil de prise de vues faisant l'objet du brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.435.717 du 16 février
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1948. En général, ces ensembles de pellicule composites à rouleaux comprennent un rouleau photosensible, un rouleau de matière réceptrice d'image et une série de sachets con- tenant une solution de traitement alcaline aqueuse.
Les rou- leaux et les sachets sont mutuellement associés de manière que, lors du traitement, l'élément photosensible puisse être superposé à l'élément récepteur d'image et que les sachets puissent être rompus pour étaler la solation de traitement alcaline aqueuse entre les éléments superposés. La nature et la structure des sachets utilisés dans de tels ensembles sont bien connues dans la technique et l'on peut, par exemple se référer à ce sujet aux brevets des Etats-Unis d'Amérique n 2,543. 181 et 2.634.886 du 11 décembre 1948 et du 17 mars 1946.
Dans un autre mode de mise en oeuvre de la présente invention un absorbeur de radiations ultraviolettes est incorporé à la solution de traitement et il est déposé en même temps que les substances chromogènes sur le stratum récepteur d'image.
L'absorbeur de radiations ultraviolettes peut être initialement placé dans la solution de traitement elle-même ou bien il peut être placé dans l'élément photosensible et y être solubilisé pendant le traitement .
Il faut que les absorbeurs des radiations ultra- violettes utilisés dans ce mode de mise en oeuvre de l'inven- tion soient solubles dans les solutions de traitement alca- lines aqueuses et qu'ils soeint inertes dans les réactions auxquelles les substances chromogènes peuvent être soumises, par exemple une copulation de couleur. Quand l'absorbeur des radiations ultraviolettes est initialement incorporé à la
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solution de traitement, on obtient les meilleurs résultats quand on prend des précautions pour que les absorbeurs de radiations ultraviolettes ne soient pas déposés prématuré- ment sur le stratum récepteur d'image.
Une de ces précau- tions consiste à utiliser comme stratum récepteur d'image une matière ayant une vitesse d'imprégnation par la solution de traitement plus lente que les matières utilisées dans les éléments photosensibles .
Quand les absorbeurs de radiations ultraviolettes sont initialement disposés dans les éléments photosensibles, ils peuvent ß être incorporés dans diverses positions, Dans un mode de mise en oeuvre préféré, on incorpore l'ab- sorbeur dans une couche distincts perméable aux substances alcalines en même temps que les substances chromogènes. Au cours du traitement, l'absorbeur est solubilisé par la solution de traiteaent et est transféré en même temps que sont distribuées, d'une manière conforme à l'image, des substances chromogènes sur la couche réceptrice d'image.
Les absorbeurs qu'on préfère utiliser dans ce mode de mise en oeuvre ont des vitesses de mobilité dans la solution de traitement qui sont telles qu'ils ne sont pas transférés avant les substances chromogènes.
Dans un autre mode de mise en oeuvre avantageux, l'absorbeur des radiations ultraviolettes est disposé dans une couche distincte perméable aux substances alcalines, indépendamment de la substance chromogène contenue dans l'élément photosensible. La couche contenant l'absorbeur des radiations ultraviolettes est, de préférence, placée derrière la couche contenant les substances chromogènes, ce qui fait qu'au cours du traitement l'absorbeur de radia.
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tions ultraviolettes est dissous après les substances chro- mogènes et qu'il tend à se déposer sur ces substances qui sont disposées sur le stratum récepteur d'image.
Dans un autre mode encore de mise en!oeuvre , la couche distincte perméable aux substances alcalines et contenant l'absorbeur des radiations ultraviolettes peut être appliquée.sur l'é- mulsion photosensible. Ce mode de mise en oeuvre est parti- culièrement avantageux quand la vitesse de mobilité de l' absorbeur de radiations ultraviolettes utilisé est inférieure à celle de la substance chromogène. Ce mode de réalisation est spécialement a vantageux du fait que la couche d'absorp- tion des radiations ultraviolettes peut remplir d'autres fonctions utiles en plus d'une protection de la substance chromogène transférée. L'une de ces fonctions est celle dans laquelle cette couche se comporte comme un revêtement anti-abrasif et un filtre de brume pour l'émulsion photo- sensible.
Une autre de ces fonctions consiste à diminuer l'effet des radiations ultraviolettes sur des émulsions sensibles au bleu quand ces émulsions ont une sensibilité excessive à l'ultraviolet,. Ladite couche est, en outre, avantageuse dans des éléments photosensibles polychromes à couches multiples et spécialement dans les éléments où un filtre jaune est placé derrière une émulsion sensible au bleu et où il est désirable de réduire la quantité de radiations ultraviolettes transmises aux couches sensibles au vert et au rouge. Dans un autre mode encore de mise en oeuvre, on peut disposer un absorbeur de radiations ultra- violettes dans le stratum de l'émulsion photosensible.
Etant donnée que, dans certains cas, des absorbeurs de radiations ultraviolettes ont tendance à désensibiliser la
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matière photosensible, il faut prendre des précautions appropriées quand on choisit l'absorbeur devant être utilisé ainsi.
Dans un autre mode encore de mise en oeuvre, on utilise .ni élément récepteur d'image transparent, et l'on dispose un absorbeur de radiations ultraviolettes dans le stratum de support de cet élément. Au cours du traitement, les substances chromogènes sont transférées au stratum, pouvant être coloré, de l'élément récepteur d'image, et l'on prévoit un fond opaque, de préférence blanc, derrière le stratum pouvant être coloré, afin de pouvoir examiner l'image par réflexion à travers le support. On peut réa- liser de diverses manières le fond opaque placé derrière le stratum pouvant être coloré.
Parmi ces manières, on peut citer à titre d'exemple l'utilisation d'une mince couche perméable, par exemple contenant un pigment blanc, tel que du bioxyde de titane, qui est placée sur le stratum pouvant être coloré et à travers laquelle les substances chromogènes diffusent jusqu'au stratum pouvant être coloré.
On peut également utiliser les procédés décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.647.056 dans lesquels on incorpore un opacifiant à la solution de traitement visqueuse et dans lesquels la solution de trai- tement est conçue de manière à adhérer de façon préféren- tielle au stratum récepteur d'image.
Une autre manière de constituer un fond opaque consiste à incorporer une matière dans la solution de traitement et à incorporer sur la surface du stratum une autre matière qui, lorsqu'elle réagit avec la première, donne un produit opaque On trouvera un exemple de ce procédé dans le brevet des Etàts-
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Unis d'Amérique n 2.607.685, dans lequel on utilise du carbonate de sodium dans la solution de traitement et dans lequel on incorpore de l'hydroxyde de zinc au stratum récepteur d'image. Il doit être entendu qu'on peut incorporer les opacifiants ou les réactifs opaci- fiants dans des solutions de traitement séparées qui sont différentes de celles qu'on utilise pour traiter l'image photographique.
Quand il est désirable d'utiliser de telles solutions distinctes, on peut utiliser des ensem- bles de pellicule qui contiennent une pluralité de sachets frangibles de réactifs, tels que ceux qui sont décrits dans le brevet précité n 2.607.685. Dans une variante pour réaliser un fond opaque, on peut superposer et faire adhérer l'élément récepteur d'image à une feuille opaque après traitement .
Les images produites avec le mode de mise en oeuvre ci-dessus apparaissent optiquement inversées quand on les regarde à travers le support. Dans la plupart des cas, cette inversion n'a pas d'inconvénient, mais, si l'on désire y remédier, on peut utiliser un appareil photogra- phique de prise de vues qui contient un nombre impair de miroirs dans le trajet du faisceau entre l'objectif et l'élément photosensible. On trouvera des exemples de tels appareils photographiques de prise de vues dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.834.269.
Dans les cas où les absorbeurs des radiations ultraviolettes changent de couleur dans un milieu alcalin, il faut prendre des précautions pour que l'élément récepteur d'image ait, après traitement, un pH approprié pour rendre sensiblement incolore un tel absorbeur de radiations ultraviolettes. Une de ces précautions consiste à utiliser une matière volatile alcaline dans la-composition de traitement, de manière qu'elle se volatilise à partir de l'élément récepteur d'image après traitement et réduise
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le pH dudit élément. Comme exemples de matières alcalines volatiles, on peut citer la diéthylamine, l'éthylamine, les éthanolamines, etc... Une autre précaution utile consiste à incorporer à l'élément récepteur d'image un acide neutralisant la matière alcaline qui aurait pu s'y déposer au cours du traitement.
Comme exemples d'acides appropriés, on peut citer l'acide citrique, l'acide oxa- lique, etc...
Une catégorie particulièrement avantageuse d'ab- sorbeurs de radiations ultraviolettes est celle dans la- quelle ces absorbeurs sont phtotropiques, c'est-à-dire des absorbeurs qui sont sensiblement incolores quand ils n'absorbent pas de radiations ultraviolettes et qui sont activés quand ils sont fortement irradiés par une radiation ultraviolette. Bien que de tels absorbeurs phototropiques des radiations ultraviolettes puissent devenir colorés quand ils sont activés par une forte radiation ultra- violette, ils redeviennent incolores quand cette radia- tion cesse.