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Procédé de traitement des fibres textiles kératinques contre le feutrage.
Le brevet principal n 608,975, concerne un procède de traitement des fibres textiles kératiniques contre le feutrage, consistant à traiter celles-ci par des solutions aqueuses de sels de métaux alcalin d'acide isocyanurique N-dichloré ledit traite- ment étant effectua à des pH voisins de la neutralité.
Ce procédé mettant en oeuvre des solutions de trai tement relativement peu concentrées, confère aux fibres textiles kératinques une bonne infeutrablilité il offre cependant l'inconvénient d'être jais en oeuvre en discontinu dans des ap- pareils où la matière traitée est immobilisme pendant des temps variables, pouvant aller de quelques dizaines de minutes à plu sieurs heures*
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Conformément à la présente Invention, la demanderesse a maintenant trouva que le procédé de traitement des fibres tex- tiles kératlniques contre le feutrage est susceptible , en obser- vant certaines conditions bien déterminées de mise en oeuvre, d'être réalisé en continu sur de la matière maintenue en mouve- ment.
Pour qu'une telle variante de traitement en continu soit efficace, il faut que les solutions aqueuses de sels de mé-
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taux alcalins d'acide isocyanurique N-dichloré répondent à certaines exigences. Il faut :
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10) Que loi solutions aqueuses servant au traitement en continu soient beaucoup plus concentrées que celles préconisées dans le brevet principal, étant donné notamment que le temps de contact entre la matière textile et la solution de traite- ment est très court.
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20) Que les solutions aqueuses soient très stables, de telle fla- çon que le bain servant à l'imprégnation garde une teneur constante en chlore actif tout au long du traitement, ceci pour éviter des irrégularités dans les effets obtenus.
3 Que les solutions aqueuses mises en oeuvre confèrent aux
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fibres kératiniques en un temps très court de bonnes caracté- ristiques d*înfeutrabilit6, 4*) Que l'imprégnation des fibres textiles kÓratln1quei par des solutions aqueuses relativement concentras ne se tra- duite pas par une altération des propriétés des fibres. la variant* de procédé de l'invention permet d'obte-
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nir en continu des matières textiles à base de fibres kératinlqueu présentant une excellente résistance au feutrage, sans colora- tion et sans attaque des fibres, et ceci pour des durées de traitement trée courtes.
Selon une caractéristique de la présente invention,
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le bain de traitement des fibres kérat1n1ques est constitué par une solution aqueuse de pH voisin de la neutralité de sel de
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métal calin de l'acide isocyanurique N-dichloré dont: la concen- tration varie entre 20 et 100 g/1.
Selon une autre caractéristique, la température du bain de traitement est maintenue à des valeurs comprises entre
5 et 35 c
Il peut être en outre particulièrement favorable d'ajouter aux solutions aqueuses de sels de métaux alcalins d'a cide isocyanurique N-dichloré un agent tensio-actif pour facili- ter le mouillage de la matière textile traitée. On utilisera à cet effet, des agents tensio-actifs anioniques, non-ioniques, ou cationiques, ces agents devant être stables lorsqu'ils se trouvent en solution dans le bain aqueux de traitement mis en oeuvre selon la présente invention. Les agents tensio-actifs utilisés ne doivent en outre avoir aucune influence sur la stabilité des solutions de traitement, et sur leur comportement vis-à-vis des fibres kératiniques traitées.
Parmi les agents tensio-actifs répondant à ces exigences, on peut citer à titre d'exemple les condensats d'oxyde d'éthylène sur alcool laurique.
Le traitement contre le feutrage des fibres, textiles kératiniques réalisé selon la présente invention est habituelle- ment complété par une série de traitements annexes dans des bains d'acidage de déchlorage, de rinçage, et d'adoucissage, l'ordre de ces opérations pouvant varier.
En général, il est nécessaire que l'appareillage mis en oeuvre permette d'éliminer, tout au moins partiellement, le liquide saturant les fibres traitées à la fin de chacune des phases du cycle mis en oeuvre, ceci afin d'éviter la contamina- tion des différents bains utilisés. On arrive habituellement à ce résultat, par l'emploi de dispositifs classiques tels que rouleaux encreurs, appareils à succion, etc.
Pour réaliser l'opération d'acidage on utlisse des solutions aqueuses d'acide minéral ou organique, la concentra- tion en acide étant de préférence telle que le pH des solutions
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d'acidage soit compris entre 1,5 et 5 le pH étant fonction des conditions de mise en oeuvre.
Les bains de déchloration sont constitués par des se lutions aqueuses de bisulfite de sodium, d'hydrosulfite de sodium, ou de tout agent déchlorant couramment utilisé dans l'industrie textile. La concentration de ces bains varie, bien entendu, sui vant le type d'agent décolorant utilisé, A titre d'exemple lorsqu'on réalise un bain de déchlorsage au bisulfite de sodium on utilise des solutions dont la concentration est comprise entre 2 et 20 g/1.
Suivant le type d'application réalisé, la vitesse de passage de la matière dans les différents bains peut varier dans des limites assez larges; toutefois, de préférence, elle sera comprise entre 0,5 et 15 m/mn.
Les bains d'adoucissage sont formés de solutions aqueuses d'agents adoucissants classiques, tels que par exemple un halogénure d'ammonium quaternaire, un composé anionique ou non-ionique.
Bien que le procédé de l'invention soit particulière- ment adapté au traitement des fibres textiles kératiniques sous l'orme de rubans de peigné ou de cardé, il peut également s'appli- quer aux articles tels que bourre, fils, tissus ou tricots, ar- ticles confectionnés, etc.
Les exemples suivants sont donné. 1 titre purement illustratit et ne peuvent en aucun cas être considérés comme une limitation du domaine et de l'esprit de la présente Invention.
La matière utilisée pour ces essaie est du ruban de laine peignée titre 45 mètres au kg provenance AUSTRALIE, qualité 100/105 diametrt moyen 21,55 microns. les traitement. ont été effectués sur une lisseuse appareil classique utilisé dans l'industrie textile qui se compose essentiellement de bacs dans lesquels circule le ruban de laine peignée afin de s'imprégner du liquide contenu dans ceux-ci,
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Chaque bac contient un tambour perfora Immergé en partie dans le bain et tournant autour de son axe, tambour contre lequel est applique le ruban de laine peignée.
Afin d'as surer une imprégnation complète et homogène de la matière le bain cet aspiré à l'intérieur du tambour perfora pour être reje té à la partie supérieure du bac, ce'lui-ci étant pourvu d'un système permettant de maintenir constant le niveau du liquide.
A la sortie de chaque bac se trouve un dispositif exprimeur com- posé de deux rouleaux en caoutchouc, la pression entre ces deux rouleaux pouvant être réglée par un système de contrepoids. Ces bacs sont en outre couplés avec des cuves de réserve permettant le réapprovisionnement des bains d'une manière continue à l'aide de dispos! tifs .doseurs.
Au cours des essais décrits ci-après, la pression des rouleaux exprimeurs était réglée de telle façon que leur taux d'essorage soit de 100 c'est-à-dire que le ruban de laine pei- gnée retienne après essorage son propre poids de bain.
L'évaluation des propriétés d'infeutrabilité conférées ! à la laine a été effectuée de la manière suivante
On prélève dans le ruban de laine peignée une longueur égale à 23 cm que l'on noue chaque extrémité et à chaque quart par rapport à ces extrémités à l'aide d'un fil de coton. L'écart entre les noeuds extrêmes est de 21 cm après préparation de l'échantillon, la mesure étant effectuée en appliquant à celui-ci une tension égale à 100 grammes.
L'échantillon est ensuite soumis à un test de foulage qui consiste à immerger celui-ci dans un récipient de 1000 cm3 contenant 10 billes en caoutchouc et 150 cm3 d'une solution ayant la composition suivante :
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savon 5 g/1 carbonate de soude 0,5 g/1 émulsion d'anti-mousse à base de silicones 2 CC/1
Le récipient est fixé sur une roue tournant à 44 tours par minute dans un bain d'eau thermostaté à 40 c
Le test de foulage dure 15 minutée.
Après ce test l'échantillon est rincé, essoré et séché à l'air libre sans tension. On mesure ensuite la longueur entre les noeuds extrêmes, cette mesure étant effectuée en appli- quant une tension de 100g
La résistance au feutrage est représentée par le pourcentage de rétrécissement calculé comme suit t % de rétrécissement 21-L x100
21 formule dans laquelle L longueur de l'échantillon après le test de foulage.
D'au tre part, à partir de certains des échantillons de laine peignée on réalise des filés de Nm 2/28 sur lesquels on prélève 18 brins que l'on coupe et noue dans les mêmes condi- tions que le ruban de laine peignée et que l'on soumet au mime test de foulage. On peut ainsi établir une relation entre le rétrécissement obtenu sur ruban de laine peignée et celui obtenu sur filés fabriqués à partir de ce ruban.
EXEMPLE 1 Le ruban peigné est traité dans une lisseuse à la vitesse de 1,5 mètre/minute..
Le premier bac, ainsi que la cuve de réserve correspondante con- : tiennent une solution aqueuse ayant la composition suivante 1 - sel de sodium de l'acide lsocyanurique N-dichloré 40 g/1 - agent tensio-actif obtenu par condensation de 9 moles d'oxyde d'éthylène sur 1 mole d'alcool laurique, 1 g/1 Le pH de cette solution est de 6,4
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Le volume du bain dans la bac est maintenu constant par l'inter- médiaire de la cuve de réserve. La consommation en solution de réserve, correspond à 1 litre par kg de matière traitée.
Le deuxième bac contient une solution aqueuse à 1,5 CC/1 d'acide chlorhydrique 20 Baumé. La cuve de réserve correspondant à ce bac contient une solution aqueuse à 15 CC/1 d'acide chlorhydrique ; 20 Baume. Le débit de la solution de réserve dans le bac est rglé de telle manière que la consommation soit de 330 cm3 de solution de réserve d'acide chlorhydrique par kg de matière trai- t6e.
Dans ces conditions le Il du bain d'acide se maintient constatent à une valeur voisine de 2.
Le troisième bac contient une solution à 5 CC/1 de bisulfite de sodium 36 Baume. La cuve de réserve correspondant à ce bac contient une solution à 50 CC/1 de bisulfite de soduim 36 Baume.
Le d,;bit de la solution de réserve dans ce bac est réglé de telle manière que la consommation soit de 900 cm3 de ladite solu- tion par kg de matière traitée.
Dans ces conditions le pH de la solution contenue dans le bac de traitement se stabilise à une valeur voisine de 3.
Le quatrième bac est directement relié à une source d'alimenta- tion en eau . La consommation en eau correspond à 30 litres par kg de matière traitée.
A la sortie de ce bac le ruban de laine peignée est séché par passage dans un séchoir à tambour perforé.
Le test de foulage donne les résultats suivants sur ruban de laine peignée :
ECHANTILLONS RETRECISSEMENT EN % Témoin non traité 54,7 Laine traitée suivant l'exemple n 1 11,9 Ces résultats correspondent sur filé Nm 2/28 à un rétrécissement de 8,4% pour la matière traitée suivant l'exemple n* 1 et à 56 pour le témoin non traité.
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En outre, la matière traitée suivant cet exemple possède un très bon toucher et on ne constate aucun jaunissement des fibres.
EXEMPLE 2 te ruban de laine peignée est traité dans une lisseuse à la vi tesse de 3 m/minute.
Le premier bac, ainsi que la cuve de réserve correspondante, contiennent une solution aqueuse ayant la composition suivante : sel de sodium de l'acide lsocyanurlque N-dichloré à 80 g/1 et Agent tensio-actif obtenu par condensation de 9 moles d'oxyde d'éthylène sur une mole d'alcool laurique à 1 g/1.
Le pH de cette solution est de 6,4.
Le volume du bain dans le bac est maintenu par l'intermédiaire de la cuve de réserve. La consommation en solution de réserve correspond à un litre par kg de matière traitée.
Le deuxième bac contient une solution aqueuse à 2 CC par litre d'acide chlorhydrique à 20 Baumé. La cuve de réserve corres- pondant à ce bac contient une solution aqueuse à 25 CC par litre d'acide chlorhydrique à 20 Baume. Le débit de la solution de réserve dans le bac est réglé de telle manière que la consomma- tion soit de 1000 cm3 de solution de réserve d'acide chlorhy- drique par kg de matière traitée.
Dans ces conditions, le pH du bain d'acide se maintient constam- ment à une valeur voisine de 2.
Le troisième bac contient une solution à 5 CC par litre de ' bisulfite de sodium 36 Baume. La cuve de réserve correspondant à ce bac contient une solution à 60 CC par litre de bisulfite de sodium 36 Baume. Le débit de la solution de réserve dans ce bac est réglé de telle manière que la consommation soit de 450 cm3 de ladite solution par kg de matière traitée.
Dans ces conditions, le pH de la solution contenue dans le bac de traitement se stabilise à une valeur voisine de 2.
Le quatrième bac est directement relié à une soupes d'alumen talion en eau. La consommation en eau cornespond à 30 litres par kg de matière traitée.
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A la sortie de ce bac le ruban de laine peignée est séché par passage dans un séchoir à tambour perfora.
Le test de foulage donne les résultats suivants sur ruban de laine peignée :
EACHANTILLON RETRECISSEMENT EN %
Témoin non traité 54,7
Laine traitée suivant l'exemple n 2 22,8
Ce résultat correspond sur filé Nm 2/28 à un rétrécissement de 4% pour la matière traitée suivant l'exemple N 2 et à 56% pour le té;noin non traité.
En outre la matière traitée suivant cet exemple possède un très bon toucher et on ne constateaucun jaunissement défini.
REVENDICATIONS
1 Procédé de traitement des fibres textiles kératinquesou de matières textiles en contenant, contre le feutrage, qui consiste à traiter en continu la matière textile maintenue en mouvement dans un bain formé d'une solution aqueuse concentrée d'un sel de métal alcalin d'acide lsocyanurique
N-dichlor le traitement étant effectué à des pH voisins de la neutralité.