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Procédé perfectionné de dépilage du cuir.
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La présente invention se rapporte à des per- fectionnements dans la transformation des peaux animales en cuir, et concerne plus particulièrement des com- positions et des procédés perfectionnés pour effectuer le dépilage au cours de cette transformation.
Dans la transformation des peaux d'animaux en cuir, on effectue couramment certaines opérations préliminaires destinées à mettre la peau en condition appropriée pour l'opération finale de tannage.
Au début, aussitôt après dépouillement de l'animal, il est nécessaire d'empêcher une attaque des peaux par les bactéries et les enzymes autolytiques qu'elles contiennent. On y arrive habituellement par une opération de salage, cette opération de salage peut s'effectuer de plusieurs manières mais on opère habituellement par emballage de la peau dans du selgemme.
La peau salée est ensuite transportée à la tannerie jusqu'au moment où on peut l'envoyer aux opérations de prétannage ou corroyage,
Les peaux salées subissent d'abord une opération de reverdissage dans laquelle on les met en con- tact avec de l'eau pendant une durée prolongée, en gé- néral de 24 heures ou plus. Cette opération est desti- née à éliminer le sel, les souillures et les matières protéiques solubles des peaux, ainsi qu'à provoquer
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l'absorption d'eau par les fibres des peaux et leur gonflement.
En général, au cours de l'opération de reverdissage, on retire les peaux de l'eau et on les écharne, c'est-à-dire qu'on en retire la ohair, de manière que l'hydratation s'effectue plus facilement; on accélère ainsi les opérations de reverdissage et les opérations subséquentes. Après l'opération d'écharnage, on termine l'opération de reverdissage et les peaux sont prêtes à subir l'opération de dépilage.
Dans cette dernière opération, les peaux sont soumises à l'action d'une certaine matière qui provoque le relâchement du poil sur les peaux et son élimination facile. A cet égard, on notera que, s'il est désirable d'opérer aussi rapidement que possible, les substances utilisées pour le dépilage ne doivent pas présenter un effet de dégradation, ni sur la peau, ni sur le poil.
En effet, celui-ci est un sous-produit de valeur qui doit être récupéré et vendu. Quant aux raisons d'éviter une dégradation de la peau, elles sont naturellement évidentes.
Dans le passé, on effectuait le dépilage des peaux au moyen d'un contact prolongé avec une solution de chaux saturée contenant un excès de chaux solide.
Si ce procédé permet effectivement de séparer le poil de la peau, sans dommage excessif pour l'un ou pour l'autre, l'opération est très longue et exige en géné- ral des durées de 2 ou 3 jours, ou plus. En conséquence, on a déjà propodé d'ajouter.à la solution de chaux d'autres réactifs variés destinée à accélérer l'opération de dépilage.
On a utilisé à cet effet des sulfures variés, comme le sulfure d'arsenic, le sulfure
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de sodium, le sulfhydrate de sodium, etc... 3i ces substances permettent effectivement une diminution matérielle de la durée nécessaire pour le dépilage, on doit prendre les plus grands soins dans leur utilisation pour empêcher des dommages au poil: on a constata que lorsqu'on ajoutait à la solution ou au lait de chaux un excès de ces substances, on provoquait des dommages considérables du poil. On a également proposé d'autres réactifs destinés à être utilisés avec la chaux comme substituts des sulfures mentionnés ci-dessus, par exemple la dimthylamine, mais ces substanoeb sont en général trop coûteuses et n'ont donc pu trouver d'utilisation étendue.
La présente invention concerne en conséquence une composition de matières perfectionnée qu'on peut utiliser avec la chaux dans le déplisse des peuux ani- males.
La composition de matière de l'invention permet, conjointement à la chaux, d' effectuer un dépilage rapide sans dommage appréciable pour le poil.
L'invention comprend également un procédé perfectionné de dépilage des peaux animales, procédé rapide et qui ne provoque pas de dommage à la peau ou poil.
D'autres buts et avantages de l'invention apparatront à la lecture de la description ci-après.
La demanderesse a trouvé que l'on pouvait obtenir dans une opération de dépilage une libération contr8lde d'ions suif hydrates, et finalement d'hydrogène sulfuré, par utilisation, de préférence en combinaison avec la chaux, d'une composition sous forme sèche ou
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humidecontenant un composé phosphoré et sulfuré comme source d'ions sulfhydrates, On évite de cette manière un excès de suif hydrate, excès qui, antérieurement, conduisait à des dommages ou mêmes à une destruction complète du poil. La présence de cette quantité contrôlée de sulfhydrate dans la solution de dépilage augmente de manière marquée l'effet de dépilage de la solution ou du lait de chaux et diminue ainsi la durée nécessaire pour effectuer le dépilage.
Lorsqu'on utilise dans le dépilage des peaux animales, une solution ou une dispersion de chaux contenant le composé phosphore et sulfuré de l'invention, il se produit une hydrolyse du composé phosphore et sulfuré avec formation d'ions sulfhydrates etphosphates.
La vitesse d'hydrolyse du composé phosphoré et sulfuré est apparemment du même ordre de grandeur que la vitesse de consommation des ions sulfhydrates par la réaction de dépilage. La formation d'ions sulfhydrates et phosphates, par hydrolyse du composé phosphoré et sulfuré, contribue à l'acidité de la solution de dépilage. Comme la solution utilisée est en général, en fait, une dispersion de chaux, cette acidité provoque la dissolution de quantités supplémentaires d'hydroxyde do calcium. La concentration accrue de la solution en calcium conduit à un abaissement du pH de la solution, abaissement dû à l'effet d'ions communu dans l'équation du produit de solubilité de l'hydroxyde de calcium.
Quoique cet abaissement du pH de la solution de dépilage présente un effet avantageux en ce qu'il diminue le gonflement des peaux, on a constaté qu'il fallait éviter une diminution trop grande du pH sous peine d'observer un ralentissement de
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l'effet de dépilage. Par conséquent, dans certaine cas, il peut être recommandé d'introduire dans la solution de dépilage une alcalinité additionnelle pour empêcher un chute excessive de pH.
Pour ce qui concerne le choix du composé phosphoré et sulfuré utilisé dans l'invention, on a constaté qu'il était préférable d'utiliser un composé dans lequel le rapport atomique du soufre au phosphore n'était que inférieur de manière appréciable à une valeur d'environ 5 1 2. Quoique l'on puisse obtenir des résultats satis- luisante en ce qui concerne la vitesse et le degré de dépilage et l'état du poil par utilisation de composés phosphores et sulfurés présentant un rapport soufre/ phosphore inférieur, comme P4S3, l'hydrolyse de ces composés à faible rapport conduit fréquemment à lafor- mation@le phosphine dans la réaction.
On doit de prelerence éviter a formation de cette substance dans la réaction de dépilage. C'est pour cette raison qu'on préfère les composés phosphores et sulfurés présentant un rapport soufre/phosphore qui dépasse 5 : 2 environ.
Le choix de composés phosphores et sulfurés possédant le rapport soufre/phosphore cooract, et effi- caces dans le dépilage des peaux, relève de l'expérience courante des personnes habituées à ces techniques. Comme exemples de composés phosphorés et sulfurés appropriés, on citera les sulfures de phosphore, comme le pentasul- fure de phosphore (P2S5ou P4S10), les polysulfures de phosphore, comme P4S24, les différents thiophosphates de métaux alcalins, comme les thiophosphates de sodium, pour ne mentionner que quelques composés.
Sn outre, on comprendra que l'on peut utiliser des composés comme
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les sulfures de phosphore conjointement à un hydroxyde de métal alcalin, de manière à former in situ, dans la solution de dépilage, les thiophosphates de métal al- calin correspondants.
Comme indiqué ci-dessus, l'addition d'une substance alcaline comme l'hydroxyde de sodium ou de potassium, en combinaison avec le sulfure de phosphore, peut être utile dans certaine cas pour empêcher un abaissement excessif du pH de la solution de dépilage.
On comprendra également que la diminution du pH de la solution de dépilage peut également être compensée par combinaison du composé phosphoré et sulfuré, par exemple un sulfure de phosphore, avec une petite proportion de sulfure de métal alcalin, comme le sulfure de sodium.
Dans ce cas, la proportion de sulfure de métal alcalin ast naturellement faible comparativement à la proportion de sulfure de phosphore. En outre, on peut également combiner avec le sulfure de phosphore des petites quantités d'un suif hydrate de métal aloslin, comme le suif hydrate de sodium* Cette substance agit dans la solution de dépilage comme agent renforçante tout en contribuant au réglage du pH. Comme le but de la combinaison de sulfure et/ou de sulfhydrate avec le sul- fure de phosphore n'est pas d'effectuer la partie la plus importante du dépilage, la proportion de ces substances est toujours inférieure à celle qui provoqua mit un dommage queloonque au poil.
Pour mieux comprendre le type de composé phosphoré et sulfuré qu'on peut utiliser dans la pratique de l'invention, on a tenté de donner ci-après une explication du mécanisme de la réaction qui s'effec-
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tue dans la solution de dépilage. On comprendra cependant que ces explications doivent être considérées simplement comme une proposition de théorie pour les réactions chimiques qui ont lieu et ne doivent donc pas être considérées comme une limitation à l'invention.
On pense que lorsqu'on ajoute le composé phos- phord et sulfuré au lait de chaux, il s'hydrolyse avec formation d'ions sulfhydrates et d'ions phosphates.
Lorsque le composé phosphoré et sulfuré est un sulfure de phosphore, oomme le petasulfure de phosphore, on pense qu'il se forme d'abord le @hiophosphate de métal alcalin ou de métal alcalino-terreux, qui s'hydrolyse ensuite en ions sulfhydrates et phosphates. Par la suite les ions sulfhydrates continuent de s'hydrolyser avec formation d'hydrogène sulfuré, auquel on attribue réellement les propriétés de dépilage.
Comme l'hydrogène sulfuré est acide, sa formation provoque une augmentation de l'acidité de la solution@de dépilage et par con- séquent la dissolution de quantités complémentaires de calcium, avec diminution résultante du pH, due à l'etfet commun, comme indiqué ci-dessus* Par conséquent, lorsqu'on ajoute une substance alcaline comme de la soude caustique ou du sulfhydrate de sodium avec le sulfure de phosphore, on fournit une source complémen- taire d'alcalinité qui contribue à empêcher l'augmentation d'acidité de la solution de dépilage et à maintenir le pH constant.
En conséquence, les composés phosphorés et sulfurés qu'on peut utiliser dans l'invention peuvent être considérés comme les composés phosphorés et sulfurés présentant de préférence un rapport soufre/phosphore non inférieur à 5 : 2
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environ, et qui, dans une solution ou un lait de chaux, s'hydrolysent finalement avec formation d'hydrogène ' sulfuré. Ces composés phosphorés et sulfurés peuvent être utilises tels quels ou conjointement à une substance qui s'hydrolyse en fournissant de l'alcalinité à la solution ou dispersion de chaux. En dehors des composés phosphorés et sulfurés nommément cités ci-dessus, les personnes expérimentées dans la technique trouveront 'facilement des composés similaires utilisables de la même manière.
Comme indiqué ci-dessus, on peut utiliser dans l'invention, comme, composés.phosphores et sulfurés, un sulfure de phosphore comme le pentasulfure ' de phosphore, un polysulfure de phosphore, un thiophosphate de sodium, ou une combinaison qui.donne in situ du thiophosphate'de sodium,'et par exemple un mélange de pentasulfure de phosphore et de soude caustique.
Comme exemples de thiophosphates de sodium qu'on peut ,utiliser dans l'invention, on citera celui qu'on prépare par ration de pentasulfure de phosphore (P4S10) avec de l'hydroxyde de sodium en solution aqueuse.
Dans la pratique, on peut effectuer cette réaction par addition du pentasulfure de phosphore à une solution aqueuse concentrée de soude caustique, à une vitesse telle que la température de réaction' se maintienne à environ 7000, car elle est exothermique et d'une rapidité modérée. Lorsqu'on obtient la concentration voulue de pentasulfure de phosphore, le thiophosphate de sodium qui s'est formé peut être cristallisé.dans le. mélange de réaction par refroidissement à une tempéra- ture d'environ 3000, à condition que la concentration
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de NaOH soit suffisamment élevée.
La liqueur-mère obtenue après séparation des cristaux, peut être réutilisée dans les préparations suivantes; les cristaux obtenus, de couleur blanche à crème, peuvent être purifiés par recristallisation dans l'eau pour donner le thiophosphate de sodium final qui fond dans son eau de cristallisation à 65 C environ, et qui se décompose avec dégagement d'hydrogène sulfuré à une température d'environ 85 à 90 C.
Dans le dépilage des peaux animales, effectué conformément à l'invention, on utilise une solution ou une dispersion de chaux. Comme la chaux est consommée en continu dans l'opération de dépilage, il est préférable d'utiliser une dispersion de chaux, de manière à disposer d'un excès de chaux solide prêt à passer en soluti et à remplacer la chaux consommée. Naturellement, on pourrait parvenir aux mêmes résultats par addition continue de chaux à la solution de dépilage, à une vitesse correspondant à la vitesse de consommation, mais l'utilisation d'une dispersion de chaux constitue un mode opératoire plus simple et par conséquent pré- férable. En général, la dispersion utilisée contient environ 6% 'de chaux, par rapport au poids total des peaux à dépiler.
Cette quantité, naturellement, inclut à la fois la chaux en solution et la chaux solide en suspension dans la solution. Quoiqu'on préfère utiliser un lait de chaux qui contienne environ 6%, en poids, de chaux, on comprendra que l'on peut également uti- liser des dispersions à concentration plus forte ou moins forte avec des résultats satisfaisants.
Comme indique en détails ci-dessus, on
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ajoute à la dispersion de chaux un composé phosphoréet sulfuré. La proportion de ce composé, qu'il s'agisse de sulfures de phosphore ou de thiophosphates de sodium ou d'autres composés similaires, est en général comprise entre environ 0,1 et 10%, en poids, par rapport au poids de peaux à traiter. On a obtenu dans la pra- tique de l'invention d'excellents résultats avec des proportions du composé phosphoré et sulfuré comprises entre environ 1 et 2% du poids des peaux. En consé- quence, cette gamme de concentration représente la gamme préférée.
Lorsque l'on utilise dane la pratique de l'in- vention, et conjointement au composé phosphoré et sul- furé, une substance alcaline comme la soude caustique ou une substance capable de fournir de l'alcalinité, comme le sulf hydrate de sodium, on utilise ces substan- ces en proportions qui, en général, ne dépassent pas notablement la proportion, en poids, du composé phos- phoré et sulfuré. De préférence, et particulièrement lorsqu'on utilise une substance capable de fournir de l'alcalinité, comme le sulf hydrate de sodium, ces pro- portions, en poids, sont nettement inférieures aux pro- portions de composé phosphoré et sulfuré.
Les propor- tions de ces différentes substances: une substance al- caline comme la soude caustique, et un composé phosphoré et sulfuré, comme le pentasulfure de phosphore, doivent être telles que le rapport molaire de la soude caustique au pentasulfure de phosphore soit égal à en- viron 6 : 1 ; en effet, on a constaté que ce rapport molaire conduisait dans la pratique de l'invention à' des résultats particulièrement satisfaisants.
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Dans la pratique du dépilage des peaux animales conformément à l'invention, on soumet de préfé- rence les peaux à une opération de reverdissage aqueux avant de les mettre en contact avec la solution ou dispersion de dépilage. Comme on l'a indiqué en introduction, l'un des traitements de pré-tannage auquel on soumat couramment les peaux animales est le salage. Ce traitement de salage, provoqué en général avec du selgemme, empêche une dégradation des peaux avant la transformation en cuir. Avant d'effectuer les autres opérations de pré-tannage, on doit éliminer le sel. L'élimination du sel, ainsi que des souillures et d'autres matières solubles, constitue un des buts de l'opération de reverdissage.
Un second but également important de cette opération réside dans la restitution d'eau aux peaux, afin de ramener celles-ci dans un état qui soit voisin d'aussi près que possible de l'état ou elles se trouvaient sur les animaux vivants.
L'opération de reverdissage précédant le dépilage peut être conduite par utilisation d'eau comme milieu de reverdissage. En général, il s'est montré avantageux d'ajouter à l'eau de reverdissage des petites proportions d'un sulfhydrate de métal alcalin et/ ou d'un tétrasulfure de métal alcalin. Lorsqu'on a utilisé ces substances dans la solution de reverdissage, on peut¯constater qu'il y a un relâchement préliminaire du poil au cours de l'opération de reverdissage.
En général, on a constaté qu'on pouvait ajouter le sul- f hydrate de métal alcalin, par exemple le sulfhydrate de sodium, ou le tétrasulfure de métal alcalin, comme le tétrasulfure de sodium, à l'eau de reverdissage, en
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proportions allant jusqu'à environ 2% du poids des peaux à reverdir. On a constaté que ces substances, à ces proportions, présentaient un intérêt en ce qu'elles facilitaient l'opération de dépilage, sans affecter de manière notable l'état du poil. Mais on comprendra que si l'utilisation de ces additifs sulfurés constitue une pratique préférée dans le procédé de l'invention, elle n'est pas indispensable.
En général, la durée nécessaire pour reverdir les peaux avant le dépilage peut aller jusqu'à 24 heures environ, que l'on ait ou non utilisé des additifs comme le sulfhydrate de sodium et/ou le tétrasulfure de sodium. Si naturellement la quantité minimum de solution de reverdissage raprdsente la quantité néoessaire pour parvenir à un mouillage complet des peaux, on n'a pas trouvé de limite maximum critique. En général, on a constaté qu'un rapport de 4 1, en poids, de la solution de reverdissage aux peaux à traiter,donnait de très bons résultats; ce rapport constitue donc le rapport préféré. Les températures observées dans l'opération de reverdissage ne constitue pas non plus des facteurs critiques; on comprendra seulement qu'aux températures les plus élevées, l'opération est plus rapide.
Pour des raisons de commodité cependant, on effectue en général l'opération de reverdissage au voisinage de la température ambiante, c'est-à-dire à environ 21 C. Hais on peut opérer à des températures plus faibles ou plus fortes sans inconvénient. Au cours de l'opération de reverdissage, les peaux peuvent être agitées ou moulinées. La fréquence et l'intensité de cette agitation ou moulinage sont déterminées par
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la pratique courante de ces opérations classiques de reverdissage.
Lorsque l'opération de reverdissage est terminée, on place les peaux dans la solution de dépilage.
En général, on effectue le dépilage dans des moulinets, mais on peut également utiliser, si on le désire, des fosses ou des plains. Le lait de chaux qui forme la base de la solution de dépilage est préparé à la concentration indiquée ci-dessus. On ajoute au lait de chaux le composé phosphoré et sulfuré choisi, aux proportions également indiquées ci-dessus. Lorsqu'on a joute conjointement à un sulfure de phosphore une substance alcaline, comme l'hydroxyde de sodium, pour former du thiophosphate de sodium in situ, dans le lait de chaux, on laisse s'écouler après l'addition de la soude causte et du sulfure de phosphore une durée suffisante pour permettre la diminution de l'alcalinité ini- tiale très élevée de la solution, avant d'introduire les peaux à dépiler.
La température à laquelle on ef- fectue l'opération de dépilage ne s'est pas montrée constituer un facteur critique. En conséquence, on op- ère en général avec une solution au voisinage de la température ambiante, c'est-à-dire 21 à 27 C environ.
La proportion de solution utilisée dans le dépilage est la même que celle utilisée pour le reverdissage, c'est-à-dire dans un rapport de poids de 4:1 avec les peaux. On introduit donc les peaux dans la solution de dépilage, dans le moulinet, on les y laisse jusqu'à ce que le poil ait été suffisamment relâché. La durée né- cessaire pour parvenir à ce but peut varier selon la nature des peaux, la forme de la solution, etc... En
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général cependant, des durées d'environ 18 à 24 heures sont suffisantes pour provoquer un dépilage pratiquement complet. Durant ce temps, les peaux sont en oontact avec la solution de dépilage, elles sont agitées ou moulinées de manière à provoquer un contact plus intime entre les peaux et la solution.
Comme dans l'opération de reverdissage, la durée du moulinage et la nature de l'agitation sont déterminées par la pratique courante. On retire les peaux de la solution de dépilage, on les fait passer dans un appareillage classique de dépilage où. pratiquement tout le poil est séparé de la peau. L'emploi du procédé décrit ci-dessus permet de parvenir à un dépilage pratiquement complet des peaux en une durée relativement courte, comparativement aux procédés antérieurs, et sans aucun dommage pour la peau.
Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter.
EXEMPLE 1
On reverdit des pièces de peaux dans l'eau à 21 C pendant une nuit; on les divise ensuite en lots de 500 g, A chacun de ces Iota, on ajoute 2000 ml d'eau 30 g de chaux hydratée et des quantités variées de pentasulfure de phosphore. On maintient les pièces de peau dans ces solutions pendant 24 heures et on appré- oie les résultats de dépilage.
On obtient les résultats ci-après:
EMI15.1
<tb>
<tb> Exemple <SEP> g/pentasulfure <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat
<tb> no <SEP> de <SEP> phosphore <SEP> final <SEP> du <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0 <SEP> 12,5 <SEP> mauvais <SEP> bon
<tb> 2 <SEP> 1,25 <SEP> 12,4 <SEP> assez <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 3 <SEP> 2,50 <SEP> 12,3 <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 4 <SEP> 10 <SEP> 10,5 <SEP> mauvais <SEP> bon
<tb>
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EXEMPLE 2
On répète l'opération de l'exemple 1 mais en ajoutant à la solution de chaux des quantités variables de sulf hydrate de sodium et/ou de pentasulfvre de phosphore. On apprécie également l'effet de dépilage des pièces de peau au bout de 24 heures.
On obtient les résultats suivants:
EMI16.1
<tb>
<tb> Lot <SEP> Grammes <SEP> de <SEP> produits <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat
<tb> N <SEP> ajoutés <SEP> final <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0 <SEP> 12,4 <SEP> nul <SEP> bon
<tb> 2 <SEP> 1,25 <SEP> (NasH) <SEP> 12,5 <SEP> mauvais <SEP> bon
<tb> 3 <SEP> 1,25 <SEP> (NasH) <SEP> + <SEP> 1,25 <SEP> (P2S5) <SEP> 12,4 <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 4 <SEP> 1,25(NaSH)+2,5 <SEP> (P2S5) <SEP> 12,2 <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 5 <SEP> 1,25(NaSH)+5,0 <SEP> (P2S5) <SEP> 12,0 <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> Abaez <SEP> bon
<tb>
EXEMPLE
On reverdit des pièces de peaux pendant 24 heures dans une solution consistant en 400 g d'eau 2 g de suif hydrate de sodium et 0,25 g de tétrasulfure de sodium par 100 g de peaux, à la température de 21 C.
On divise ensuite les pièce* de peaux en lots de 500 g; on place chacun des Iota dans 2000 ml d'eau contenant 30 g de chaux et des quantités variables de pentasulfure de phosphore. On apprécie l'effet de ddpilage obtenu après 24 heures de séjour dans la solution ci-dessus. On obtient les résultats suivants:
EMI16.2
<tb>
<tb> Lot <SEP> Grammes <SEP> de <SEP> P2S5 <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat
<tb> N <SEP> ajoutés <SEP> final <SEP> du <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0 <SEP> 12,4 <SEP> assez <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 2 <SEP> 2,5 <SEP> 12,3 <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 3 <SEP> 5,0 <SEP> 12,3 <SEP> bon <SEP> bon
<tb>
Les résultats qui figurent dans le tableau ci-dessus illustrent que le pentasulfure de phosphore
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provoque effectivement une augmentation de l'efficacité de dépilage du lait de chaux.
On constate également que le dépilage au pentasulfure de phosphore peut aussi bien s'effectuer après un reverdissage à l'eau qu'après . un reverdissage à l'aide d'une solution aqueuse contenant du sulfhydrate de sodium et du tétrasulfure de nodium, mais que l'utilisation de cette dernière solution de reverdissage conduit à une efficacité .légèrement supérieure du pentasulfure de phosphore. On notera également à la suite des essais effectuas dans l'exemple 1, que, lorsqu'on utilise une grande quantité de pentasul- fure de phosphore sans ajouter conjointement de substance alcaline comme le sulfhydrate de sodium, il se produit une chuta appréciable dans le pH final de la solution de dépilage, avec diminution conséquente de l'efficacité de dépilage.
EXEMPLE 4
Cet exemple illustre la préparation d'un thiophosphate de sodium pour l'utilisation dans le procédé de dépilage de l'invention.
On fait réagir du pentasulfure de phosphore (P4S10 ) avec un excès de 10% d'une solution caustique forte contenant 25% de NaH. La réaction est exothermique et présente une vitesse modérée; on maintient la température pendant toute la réaction à environ 70 C par contrôle de la vitesse d'addition du P4S10 à la solution caustique. A la suite de cette réaction, on obtient le thiophosphate de sodium à la concentration d'environ 80 à 85 g par 100 om3 d'eau. On refroidit cette solution à 30 C, ce qui provoque lu cristallisa- tion d'une quantité importante de produit. On sépare
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les cristaux abondants de la liqueur mère et on ajoute à celle-ci de la soude caustique solide et du P4S10 pour une seconde préparation.
On répète cette opération six fois au total: on récupère alors au total 1359 g de cristaux bruts. On les sépare des liqueurs avères par filtration, on les sèche entre des papiers filtres; ils sont de couleur crème. On constate qu'ils sont stables à température ambiante et fondent dans leur eau de cristallisation à 65 C. Ils se décomposent avec dégagement d'hydrogène sulfuré lorsqu'on les chauffe à une température comprise entre environ 85 et 90 C. La solubilité de ces cristaux à 2800 est d'environ 110 g par 100 cm3 d'eau. A 10 C, la solubilité est de 60 g par 100 cm3 d'eau. L'analyse des cristaux indique une teneur en phosphore de 8,29% et une teneur en soufre de 22,..%.
EXEMPLE 5
On répète l'opération de l'exemple 1 mais on ajoute à la solution de chaux des quantités variables de thiophosphate de sodiumpréparé comme décrit dans l'exemple 4. On examine les pièces de peaux au bout de
24 heures pour apprécier l'effet de dépilage. On note les résultats suivants:
EMI18.1
<tb>
<tb> Lot <SEP> g. <SEP> de <SEP> thiophosphate <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat <SEP> du
<tb> N <SEP> de <SEP> sodium <SEP> final <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0 <SEP> 12,3 <SEP> Nul <SEP> Bon
<tb> 2 <SEP> 2,5 <SEP> 12,3 <SEP> Mauvais <SEP> Bon
<tb> 3 <SEP> 5 <SEP> 12,3 <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> 4 <SEP> 10 <SEP> 12,3 <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> 5 <SEP> 20 <SEP> 12,3 <SEP> Bon <SEP> ' <SEP> Bon
<tb> 6 <SEP> 40 <SEP> 12,3 <SEP> Bon <SEP> Bon
<tb>
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EXEMPLE
On répète l'opération de l'exemple 5 mais en ajoutant à la solution de chaux des quantités variables de sulfhydrate de sodium et/ou de thiophosphate de sodium. On apprécie le dépilage des peaux au bout de 24 heures.
On note les résultats suivants:
EMI19.1
<tb>
<tb> Lot <SEP> Grammes <SEP> de <SEP> produits <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat <SEP> du
<tb> n <SEP> ajoutés <SEP> final <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0,5 <SEP> (-NaSH) <SEP> 12,4 <SEP> Mauvais <SEP> Bon
<tb> 2 <SEP> 0,5 <SEP> (NaSH)+ <SEP> 10 <SEP> (thio- <SEP> 12,4 <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> phosphate <SEP> de <SEP> Na)
<tb> 3 <SEP> 0,5 <SEP> (NaSH)+ <SEP> 20 <SEP> (thio- <SEP> 12,4 <SEP> Bon <SEP> Bon
<tb> phosphate <SEP> de <SEP> Na)
<tb> 4 <SEP> 0,5 <SEP> (NaSH)+ <SEP> 40 <SEP> (thio- <SEP> 12,4 <SEP> Bon <SEP> Bon
<tb> phosphate)
<tb> 5 <SEP> 1,0 <SEP> (NaSH)+ <SEP> 40 <SEP> (thio- <SEP> 12,4 <SEP> ' <SEP> Bon <SEP> Assez <SEP> bon
<tb> phosphate)
<tb>
EXEMPLE 7
On répète l'opération de l'exemple 3 après un reverdissage au sulfhydrate de sodium et au tétra- sulfure de sodium,
mais en ajoutant à la solution de chaux des quantités variables de thiophosphate de so- dium, préparé comme décrit dans l'exemple 4. On appré- cie le dépilage au bout de 24 heures. On note les ré- sultats suivants:
EMI19.2
<tb>
<tb> Lot <SEP> g. <SEP> 'de <SEP> thiophosphate <SEP> pH <SEP> Dépilage <SEP> Etat <SEP> du
<tb> n <SEP> de <SEP> Na <SEP> final <SEP> poil
<tb> 1 <SEP> 0 <SEP> 12,4 <SEP> .Mauvais <SEP> Bon
<tb> 2 <SEP> 2,5 <SEP> 12,4 <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> 3 <SEP> 5,0 <SEP> 12,4 <SEP> Bon <SEP> Bon
<tb> ' <SEP> 4 <SEP> 10 <SEP> 12,4 <SEP> Très <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> 5 <SEP> 20 <SEP> l2o4 <SEP> Très <SEP> bon <SEP> Bon
<tb> 6 <SEP> 40 <SEP> 12,4 <SEP> Très <SEP> bon <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> ' <SEP>
<tb>
Les résultats qui figurent ci-dessus montrent clairement que le thiophosphata de sodium,
comme le pentasulfure de phosphora, provoque une augmentation
<Desc/Clms Page number 20>
de l'efficacité de dépilage d'une dispersion ou d'une solution de chaux. On constate également que le thiophosphate de sodium peut être utilisé tel quel ou conjointement à une substance alcaline, comme le sulfhydrate de sodium, pour effectuer le dépilage. A cet égard, on notera (exemple 6) que lorsque la quantité de sulfhydrate de sodium utilisée conjointement au thiophosphate de sodium est trop grande, il en résulte un certain dommage pour le poil.
Les exemples ci-dessus illustrent également que le thiophosphate de sodium peut être utilisé pour le dépilage après un reverdissage classique à l'eau ou après un reverdissage préféré à l'aide d'une,solution aqueuse contenant du aulfhydrate de sodium et du tétrasulfure de sodium.
L'exemple 8 ci-après @llustre l'efficacité du thiophosphate de sodium dans des matières alcalines variées autres que des solutions de chaux.
EXEMPLE 8 '
On effectue une série d'essais sur des lots de 500 g de peaux qui ont été reverdies à l'eau comme décrit dans l'exemple 1. A la suite de l'opéretion de reverdissage, on place les lots de peaux dans 2000 ml d'eau à 27 C et on ajoute des quantités variables de thiophosphate de sodium et d'autres substances alcalines. On observe dans chaque cas l'effet de dépilage au bout de 24 heures.
On note les résultats ci-après:
EMI20.1
<tb>
<tb> Lot <SEP> no <SEP> Matières <SEP> utilisées <SEP> pH <SEP> final <SEP> Dépilage
<tb> 1 <SEP> 40 <SEP> g <SEP> de <SEP> phosphate <SEP> triaodique
<tb> 10 <SEP> g <SEP> de <SEP> thiophosphate <SEP> de
<tb> Na <SEP> 10,7 <SEP> Assez <SEP> bon
<tb> 2 <SEP> 40 <SEP> g <SEP> de <SEP> Na2C03
<tb> 10 <SEP> g <SEP> de <SEP> thiophosphate <SEP> de
<tb> Na <SEP> 10,7 <SEP> Assez <SEP> bon
<tb>
<Desc/Clms Page number 21>
EMI21.1
<tb>
<tb> 3 <SEP> 40 <SEP> g <SEP> de <SEP> phosphate <SEP> trisodique
<tb> 40 <SEP> g <SEP> d'hydroxyde <SEP> d'ammonium
<tb> 10 <SEP> g <SEP> de <SEP> thiophosphate <SEP> de
<tb> Na <SEP> 11,0 <SEP> Bon
<tb> 4 <SEP> 40 <SEP> g <SEP> de <SEP> Na2C03
<tb> 40 <SEP> g <SEP> de <SEP> NH4OH
<tb> 10 <SEP> g <SEP> de <SEP> thiophosphate <SEP> de
<tb> Na <SEP> 10,
9 <SEP> Bon
<tb>
EXEMPLE 9
On reverdit des peaux destinées à être dépi- Ides pendant une nuit dans l'eau à 21 C et on les divise en lots de 500 g chacun. On prépare des disper- sions de dépilage contenant 6% en poids de chaux, par rapport au poids des peaux à dépiler, et des additifs variés aux propcrtions indiquées dans le tableau ciaprès. Les additifs peuvent être ajoutés individuelle- ment, mais il est fréquemment préférable de les mélanger au préalable entre eux, avec la chaux ou sans la chaux, et de les introduire sous forme de mélange sec ou quelquefois même à l'état de solution ou de dispersion. Les indications de % qui figurent dans le tableau se rapportent au poids des peaux.
Le thiophosphate de sodium ajouté au lait de chaux dans certains de ces essais a été préparé conformément au mode opératoire de l'exemple 4. Les lots de peaux ont été placés dans la solution de dépilage et les effets de dépilage observés au bout de 18 heures. On note les résultats ci-après:
<Desc/Clms Page number 22>
EMI22.1
Lot Additifs Dépij,age E%at du poil no Lot PS5 Additifs NaOH NaSH Thio?hosphate de Dépii.age Etat du poil P,S iIa0H Ha3X Thiophosphate de
EMI22.2
<tb> sodium
<tb> 1 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> mauvais <SEP> bon
<tb> 2 <SEP> - <SEP> - <SEP> 0,3% <SEP> - <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 3 <SEP> 0,25% <SEP> 0,25% <SEP> - <SEP> - <SEP> assez <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 4 <SEP> 0,5 <SEP> % <SEP> 0,5 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 5 <SEP> 1,0 <SEP> % <SEP> 1,0 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 6 <SEP> 2,0 <SEP> % <SEP> 2,0 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 7 <SEP> 4,0 <SEP> % <SEP> 4,0 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 8 <SEP> 6,0 <SEP> % <SEP> 6,0 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> assez <SEP> bon
<tb> 9 <SEP> 8,0 <SEP> % <SEP> 8,
0 <SEP> % <SEP> - <SEP> - <SEP> bon <SEP> assez <SEP> bon
<tb> 10 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,75% <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 11 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 5,5 <SEP> % <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 12 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 11,0 <SEP> % <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 13 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 22,0 <SEP> % <SEP> bon <SEP> bon
<tb> 14 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 66,0 <SEP> % <SEP> très <SEP> bon <SEP> assez <SEP> bon
<tb>
<Desc/Clms Page number 23>
Dans les essais ci-dessus, on peut noter que lorsqu'on utilise des concentrations élevées de pentasulfure de phosphore et de thiophosphate de sodium, il se produit effectivement une très légère dégradation du poil.
Par ailleurs, dans les essais 7, 8 et 9, il se produit un gonflement des peaux, gonflement causé par la concentration élevée de soude caustique dans la solution et l'absorption de la soude caustique par la peau. Ce phénomène illustre l'avantage de l'observation d'un certain délai après mélange du pentasulfure de phosphore et de la soude caustique avec le lait de chaux et avant l'introduction des peaux dans le lait de dépilage. L'exemple 10 ci-après illustre également ce fait.
EXEMPLE 10
Dans cet essai, on reverdit les peaux dans l'eau conformément au mode opératoire utilisé dans l'exemple précédent. A la dispersion de dépilage, qui contient 6% en poids de chaux, par rapport au poids des peaux à dépiler, et 20% en poids de pentasulfure de phosphore, également par rapport au poids des peaux, on ajoute des quantités variables de soude caustique, indiquées dans le tableau ci-après. On effectue une série d'essais dans lesquels on observe des délais variables entre le moment où on ajoute le pentasulfure de phosphore et la soude caustique à la dis persion et le moment où l'on introduit les peaux dans la dispersion. On observe l'effet de dépilage de la peau au bout de 24 heures. En outre, on apprécie également le degré de gonflement.
Ce degré de gonflement est apprécié sur una échelle arbitraire allant de 0 à 2, comparativement al gonflement produit par le sulfhydrate de sodium
<Desc/Clms Page number 24>
dans la solution de'dépilage qui constitue le gonflement témoin. Le coefficient 0 indique donc un gonflement comparable à celui provoqué par le sulfhydrate de sodium, le coefficient 1 indique un gonflement légèrement plus important que le gonflement, et le coefficient 2 un gonflement beaucoup plus important que le gonflement provoqua par le sulfhydrate de sodium.
On note les résultats cidessous :
EMI24.1
<tb>
<tb> Lot <SEP> Additifs
<tb> n <SEP> P2S5 <SEP> NaOH <SEP> NaSH <SEP> Délai <SEP> Dépilage <SEP> gonflement
<tb> 1 <SEP> - <SEP> - <SEP> 0,3% <SEP> - <SEP> bon <SEP> 0
<tb> 2 <SEP> 2% <SEP> 9,9 <SEP> g- <SEP> 15 <SEP> min <SEP> assez <SEP> bon <SEP> 1
<tb> 3 <SEP> 2% <SEP> 10,8 <SEP> g <SEP> - <SEP> 15 <SEP> min <SEP> bon <SEP> 1
<tb> 4 <SEP> 2% <SEP> 12,6 <SEP> g <SEP> 15 <SEP> min <SEP> bon <SEP> 2
<tb> 5 <SEP> 2% <SEP> 9,9 <SEP> g- <SEP> 30 <SEP> min <SEP> bon <SEP> 1
<tb> 6 <SEP> 2% <SEP> la,8 <SEP> g- <SEP> 30 <SEP> min <SEP> bon <SEP> 1
<tb> 7 <SEP> 2% <SEP> 12,6 <SEP> g- <SEP> 30 <SEP> min <SEP> bon <SEP> 2
<tb> 8 <SEP> 2% <SEP> 9,9 <SEP> g- <SEP> 1 <SEP> h. <SEP> bon <SEP> 1
<tb> 9 <SEP> 2% <SEP> 10,8 <SEP> g <SEP> - <SEP> 1 <SEP> h.
<SEP> bon <SEP> 1
<tb> 10 <SEP> 2% <SEP> 12,6 <SEP> g <SEP> - <SEP> 1 <SEP> h, <SEP> bon <SEP> 2
<tb> 11 <SEP> 2% <SEP> 9,9 <SEP> g' <SEP> - <SEP> 2 <SEP> h. <SEP> bon <SEP> 0
<tb> 12 <SEP> 2% <SEP> 10,8 <SEP> g <SEP> - <SEP> 2 <SEP> h. <SEP> bon <SEP> 0
<tb> 13 <SEP> 2% <SEP> 12,6 <SEP> g <SEP> - <SEP> 2 <SEP> h. <SEP> bon <SEP> 1
<tb>
Les résultats qui figurent dans le tableau ci- dessus montrent clairement que dans les essais où on a observé un délai appréciable entre l'addition dela soude caustique et du pertasulfure de phosphore et l'introduc- tion des peaux ; ne se produit qu'un très faible gonfle- ment de celles-ci.
Au contraire, lorsque le délai observé
<Desc/Clms Page number 25>
entre l'addition des réactifs et 1'introduction des peaux cet court, il se produit un gonflement beaucoup plue important. Ces *oasis mettent en évidence le fait qu'il est préférable d'observer un certain délai avant d'introduire les peaux dans la dispersion de dépilage pour empêcher un gonflement excessif des peaux lorsqu'on utilise de la soude caustique en combinaison avec du pentasulfure de phosphore.
EXEMPLE 11
Dans cet exemple, on reverdit les peaux dans l'eau à 21 C pendant 18 heures. On constitue ensuite des lots de 500 g des peaux qu'on place dans une solution de dépilage contenant 6% de chaux et des quantités variables de pentasulfure de sodium. Les indications ' de % des réactifs sont rapportées au poids des peaux à dépiler. On observe les effets de dépilage au bout de 24 heures. On note les résultats ci-après:
EMI25.1
<tb>
<tb> Additif <SEP> Rapport <SEP> molaire <SEP> Dépilage
<tb>
EMI25.2
Lot No 2255 NaOH NaSH aOH/P 2 S - .......- .,....,..¯.
EMI25.3
<tb>
<tb>
1 <SEP> 0,3% <SEP> Bon
<tb> 2 <SEP> 2,0% <SEP> - <SEP> - <SEP> Assez <SEP> bon
<tb> 3 <SEP> 2,0% <SEP> 3,6g <SEP> - <SEP> 2 <SEP> : <SEP> 1 <SEP> Bon
<tb> 4 <SEP> 2,0% <SEP> 5,4g <SEP> - <SEP> 3 <SEP> : <SEP> 1 <SEP> Bon
<tb> 5 <SEP> 2,0% <SEP> 7,2g <SEP> - <SEP> 4 <SEP> 1 <SEP> Bon
<tb> 6 <SEP> 2 <SEP> 1 <SEP> OU/,. <SEP> 9,0g <SEP> - <SEP> 5 <SEP> 1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb> 7 <SEP> 2,0% <SEP> 10,8g <SEP> - <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb> 8 <SEP> 2,0% <SEP> 12,6g <SEP> 7 <SEP> Très <SEP> bon
<tb> 9 <SEP> 2,0% <SEP> 14,4g <SEP> - <SEP> 8 <SEP> :
<SEP> 1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb>
EXEMPLE 12 Dans cet exemple. on reverdit les peaux
<Desc/Clms Page number 26>
EMI26.1
pendant une nuit dans une solution de reverdiesage opn" tenant 20,de en poids de suif hydrate de sodium et 0.25% en poids de tétrasulfure de sodium par rapport au poids des marchandises à traiter. Le rapport de poids de la
EMI26.2
solution de 20voedïaeage aux peaux est de 491 et la température de la solution de reverdissage pendant toute l'opération est la température ambiante, 21 C.
Le jour suivant, on place les peaux dans une dispersion de chaux contenant 6% en poids de chaux par rapport au poids de marchandise, avec des quantités variables de pentasul- fure de phosphore et de soude caustique, indiquées ciaprès, toujours par rapport au poids des peaux. Le mélange de chaux et de pentasulfure de phosphore-soude caustique est agité pendant une heure avant l'introduc- tion des peaux. les peaux reverdies au suif hydrate sont rincé,,, une fois à l'eau pendant 10 minutes avant introduction dans le lait de chaux. L'effet de dépilage est apprécié au bout de 24 heures.
On note les résultats suivants:
EMI26.3
<tb>
<tb> Additifs <SEP> Rapport <SEP> molaire <SEP> Dépilage
<tb>
EMI26.4
Ne Lot P2S5 Naos RaSH RaOE/E 2 S
EMI26.5
<tb>
<tb> 1 <SEP> - <SEP> - <SEP> 0,15% <SEP> - <SEP> Bon
<tb> 2 <SEP> 0,5% <SEP> 2,7g <SEP> 6:1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb>
EMI26.6
3 1,0% 5<4g - 6ti Très bon 4 1,5i 8,1 - 6si Très bon
EMI26.7
<tb>
<tb> 5 <SEP> 2,0% <SEP> 10,8g <SEP> - <SEP> 6:1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb>
EMI26.8
6 1,0% 6,3g - 7ti Très bon
EMI26.9
<tb>
<tb> 7 <SEP> 1,5% <SEP> 9,4g <SEP> - <SEP> 7 <SEP> :1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb> 8 <SEP> 2,0% <SEP> 12,6g <SEP> - <SEP> 7:
1 <SEP> Très <SEP> bon
<tb>
Les résultats ci-dessus montrent que les com-
<Desc/Clms Page number 27>
positions contenant du pentasulfure de sodium et de la soude caustique donnent lieu à un meilleur dépilage au bout de 24 heures 'que la composition témoin au sulfhy- . drate. Dans aucun de ces essais, on n'a pu noter de dé- gradation du poil, ni de gonflement excessif des peaux.
EXEMPLE 13
Dans cet exemple, le sulfura de phosphore uti- lise dans la solution de dépilage est un polysulfure de phosphore répondant à la formule approximative P4S24.
On reverdit 4000 g de peaux de boeufs dans une solution de reverdissage contenant 2% en poids de sulfhydrate de sodium et 0,25% en poids de tétrasulfure de sodium, par rapport au poids des peaux. Le rapport des poids de la solution de reverdissage aux peaux est de 4:1. Après reverdissage d'une nuit, on divise les pièces en lots de 500 g pour les essais de dépilage. On vidange les so- lutions de reverdissage et on transfère la marchandise dans le bain de dépilage. Les bains de dépilage contien- nent 6% en poids de chaux par rapport an poids des peaux, et, toujours par rapport au poids des peaux, les portions de soude caustique et de P4S24 indiquées ci- après. Pratiquement, on mélange ensemble la soude caus- tique et la chaux et on ajoute ensuite le P4S24.
On mé- lange ces réactifs dans un tambour pendant une heure avant d'introduire les peaux. Les résultats de dépilage sont appréciés après 24 heures de séjour dans le bain de dépilage. On note alors les résultats ci-après:
<Desc/Clms Page number 28>
EMI28.1
<tb>
<tb> lot <SEP> Additifs <SEP> Dépilage <SEP> pH <SEP> initial <SEP> pH <SEP> final
<tb> Lot
<tb> N <SEP> NaOH <SEP> P4S24
<tb> 1 <SEP> 1,6g <SEP> 0,5% <SEP> Assez <SEP> bon <SEP> 12,5 <SEP> 12,5
<tb> 2 <SEP> 3,3g <SEP> 1,0% <SEP> Bon <SEP> 12,5 <SEP> 12,5
<tb> 3 <SEP> 5,0g <SEP> 1,5% <SEP> Bon <SEP> 12,5 <SEP> 12,5
<tb> 4 <SEP> 6,7g <SEP> 2,0% <SEP> Bon <SEP> 12,4 <SEP> 12,4
<tb> 5 <SEP> 3,3g <SEP> 0,5% <SEP> Très <SEP> bon <SEP> 12,5 <SEP> 12,5
<tb> 6 <SEP> 6,7g <SEP> 1,0% <SEP> Très <SEP> bon <SEP> 12,5 <SEP> 12,5
<tb> 7 <SEP> 10,0g <SEP> 1,5% <SEP> Très <SEP> bon <SEP> 12,6 <SEP> 12,
5
<tb> 8 <SEP> 13,4g <SEP> 2,0% <SEP> Très <SEP> bon <SEP> 12,6 <SEP> 12,5
<tb>
EXEMPLE 14
Cet exemple illustre une opération conforme à l'invention effectuée à l'échelle industrielle.
Dans cet essai, on place 21 flancs de peaux de boeufs vertes,salées, d'un poids total de 226 kg, dans un moulinet contenant de l'eau à 18 C. On laisse tremper les peaux pendant une demi heure, on les mouline pendant 5 minutes et on les laisse au repos pendant encore une heure. Au bout de ce temps, on retire la marchandise et on l'écharne.
On vidange le moulinet, on le remplit à nouveau d'eau à 21 C, puis on introduit 2% de suif hydrate de sodium (par rapport au poids de marchandise) et 0,25% de tétrasulfure de sodium (toujours par rapport au poids de marchandise). Ces proportions en % s'appliquent aux produits du commerce qui contiennent respec- tivement 74% de sulfhydrate de sodium et 70% de tétrasulfure de sodium. Le pH de cette solution de reverdissage est de 8,6 et sa température de 22 C. On place les peaux écharnées dans la solution, on mouline pendant 10
<Desc/Clms Page number 29>
minutes, on laisse au repos pendant une 1/2 heure et on mouline à nouveau pendant encore 10 minutes.
Les marchandises restent dans la solution pendant 24 heures, ' Au bout de ce temps, on vidange le moulinet et on trempe la marchandise dans l'eau à 27 C.
Dans un tonneau, séparé du moulinet qui con- tient les peaux, on dissout 4,89 kg de soude caustique qu'on dilue à l'eau jusqu'à volume final de 95 litres.
Dans cette solution de soude caustique, on introduit lentement 4 kg53 de pentasulfure de phosphore. On agite la solution de manière à dissoudre le pentasulfure de phosphore. La réaction qui se produit entre le penta- sulfure de phosphore et la soude caustique augmente la température du Mélange dans le tonneau d'environ 6 C.
On laisse ensuite reposer cette solution de soude caus- tique et de pentasulfure de phosphore dans le tonneau pendant environ 1 heure avant de l'introduire dans le moulinet contenant les peaux.- Juste avant l'addition de la solution de soude caustique-pentasulfure de phos- phore, on introduit dans le moulinet 13,6 kg de chaux- (6% en poids par rapport au poids des marchandises) et on mouline les peaux dans cette solution de chaux pen- dant 5 minutes. On introduit alors la solution de pen- tasulfure de phosphore et de soude caustique et on poursuit le moulinage pendant une heure. Le pH initial du bain de chaux contenant le pentasulfure de phosphore et la soude'caustique est de 12,5 et sa.température initiale de 27 C.
Après une heure .de moulinage, Une partie importante du poil des peaux'commence à se ré- lâcher et on note une certaine formation d'écume à la surface. On laisse alors les peaux reposer dans le
<Desc/Clms Page number 30>
moulinet pendant 2 heures, puis on effectue un nouveau moulinage de 15 minutes. On arrête et on laisse le tout au repos pendant une nuit, Le jour suivant, après 18 heures de séjour dans la chaux, on retire la marchan- dise afin de la soumettre au dépilage, Au moment où on retire la marchandise du moulinet, la température est de 21 C et le pH de 12,5. On dépile les peaux sur une machine classique à dépiler, sans aucune modification du règlage de la machine habituellement observé pour la production courante.
Le dépilage est pratiquement complet, il est identique à celui qu'on observe dans une opération régulière à la tannerie, opération dans laquelle les peaux séjournent normalement 2 jours dans la chaux. Après dépilage, les marchandises sont dédoublées à la chaux et introduites dans un lot de production r @rmal pour subir les opérations de chipage, de pickelage et de tannage. Toutes les peaux sont trans- formées en un cuir d'empeigne de chaussure retanné vé- gétal d'un type relativement souple. La qualité du cuir obtenu eat comparable à tous égards à celle d'un cuir de la production habituelle. Les peaux sont lisses, veloutées, sans étirage et bien élargies dans le cou, les flancs et le ventre.
L'exemple qui précède montre donc que l'on peut parvenir à un dépilage pratiquement complet à l'é- chelle industrielle, sans dommage pour le poil, et dans des durées nettement plus courtes que celles observées en général jusqu'à maintenant pour une telle opération.
On comprendra également que dans les exemples précédents, on peut utiliser des mélanges secs des dif- férents additifs utilisés au lieu de les ajouter indi-
<Desc/Clms Page number 31>
viduellement.- on obtient pratiquement les mêmes résultats.
L'invention ayant été décrite en détail, on comprendra qu'elle peut subir des modifications et des variations dans ces modes de réalisations, variations et modifications qui restent dans son cadre.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.