Magnéto d'éclairage. L'objet de la présente invention est une magnéto d'éclairage, caractérisée par ce qu'elle permet d'alimenter, indépendamment l'un de l'autre, au moins deux feux, les feux indépendants prossédant dans la magnéto des bobines séparées. Cette magnéto est princi palement destinée à l'éclairage des bicyclettes, motocycles et autres véhicules ayant besoin, d'un côté, d'être éclairés à feu blanc ordinaire et, de l'autre côté, de posséder un feu rouge de signal conventionnel. Les magnétos jus qu'à maintenant généralement employées dans ce but produisaient bien les deux feux, mais en dépendance l'un de l'autre, étant branchés, soit en tension, soit en dérivation, sur le même circuit électrique. Cette dépendance des deux lumières présentait des inconvénients prati ques très grands.
Par exemple, dans le cas où l'ampoule blanche venait à brûler, l'ampoule rouge s'éteignait immédiatement, si elle était branchée en tension. Et si elle l'était en déri vation, sa lumière montait immédiatement et fortement en éclat et bientôt après elle brûlait à son tour. La magnéto suivant l'invention obvie à tous ces défauts et incertitudes. Le moyen mis en jeu pour atteindre ce but est le suivant: le feu rouge par exemple, possède sa source d'électricité indépendante dans une bobine spéciale montée, par exemple, à côté de la bobine principale du feu blanc sur le même noyau de fer. Dans ces conditions on n'est plus obligé de donner au feu rouge le même voltage qu'au feu blanc.
On peut le réduire au minimum tout en augmentant ce lui-ci, de façon que, par exemple, le feu blanc soit à ampoule de 6 volts, tandis que celle à feu rouge ne soit qu'à un volt.
Pour mieux faire comprendre l'invention, elle va être décrite en référence au dessin an nexé, à titre d'exemple seulement.
La fig. 1 est une coupe suivant un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de la ma gnéto, dans sa première forme d'exécution re présentée schématiquement; La fig. 2 est une coupe similaire de la magnéto dans sa seconde forme d'exécution représentée schématiquement.
Sur la fig. 1: 1 représente un pôle nord de l'aimant; 2 représente un pôle sud; 3 représente un fer d'induit en forme d'un double<B>T</B> sur la. partie transversale duquel sont enroulées deux bobines, une grande, 4 pour le feu blanc et une petite 5 pour le feu rouge; 6 représente une extrémité du fil électri que de la bobine 4 reliée au fer de l'induit 3 et de là à la masse de l'appareil, 7 une extrémité du fil électrique de la bobine 5 reliée au fer de l'induit 3 et de là à la masse de l'appareil; 8 est une ampoule de feu blanc dont un pôle est relié à la masse de l'appareil et le second, 9, à la seconde extrémité de la bo bine 4; 10 est une ampoule de feu rouge dont un pôle est aussi relié à la masse de l'appareil et le second, 11, à la seconde extrémité de la bobine 5.
Les enroulements respectifs des bobines 4 et 5 peuvent être choisis à volonté, comme nombre de tours et diamètres des fils et in dépendamment l'une de l'autre suivant la force d'éclairage à distribuer entre les feux blanc et rouge. En cas de besoin, on peut aussi réunir les deux bobines ensemble en tension pour obtenir une seule lumière plus forte en branchant une seule ampoule entre les deux bornes de la magnéto isolées de la masse.
Il est évident qu'au lieu de placer les bo bines 4 et 5 l'une à côté de l'autre, on peut les superposer l'une sur l'autre. On peut aussi enrouler les deux fils électriques isolés parallèlement ensemble, côte à côte, suivant leur longueur, sans séparation en deux bo bines distinctes, quant à leur emplacement.
Sur la fig. 2 est représentée une magnéto, suivant l'invention, à quatre pôles.
1 est un pôle nord de l'aimant; 2 est un pôle sud; 3 est un second pôle nord; 4 est un second pôle sud; 5 est un induit à quatre bobines, dont les trois premières, 6, 7 et 8, forment un seul et unique circuit, de préférence en tension et la quatrième, 9, en est indépendante. Les pôles de ces deux circuits et les ampoules 10 et 11 sont reliés entre eux et la masse de l'appareil suivant la méthode de la précédente figure en vue du même fonctionnement indépendant du feu rouge séparé du feu blanc par sa source indépendante d'électricité.
Sur les fig. 1 et 2, pour la clarté du des sin, la bobine à feu rouge indépendant est en roulée sur l'induit et y possède une place spécialement réservée pour elle et séparée de la bobine à feu blanc. Mais il est évident que cette bobine à feu rouge indépendant peut être enroulée sur l'induit de différentes autres manières. Par exemple, les deux bo bines peuvent être enroulées sur le même fer de façon que les deux fils électriques restent maintenus, pendant l'enroulement, côte à côte, suivant leur longueur, parallèlement, en for mant une seule bobine à double enroulement et à deux circuits électriques séparés. De même, les deux bobines peuvent être enrou lées sur le même fer l'une sur l'autre à vo lonté.
Sur les fig. 1 et 2, les commutations élec triques sont représentées schématiquement, pour simplification. Il est évident que ces commutations se font en contacts rotatifs là où la rotation des pièces mobiles de la ma gnéto l'exige, et cela d'une manière ordinaire très connue d'ailleurs.
L'application du principe de la bobine séparée du feu rouge de la magnéto ne change pas dans le cas où l'aimant est fixe et le fer de l'induit, ensemble avec ses bobines, tourne ou, au contraire, dans le cas où c'est le fer de l'induit ensemble avec ses bobines qui est fixe et que c'est l'aimant qui tourne. De même, l'application de ce principe ne change pas lorsque l'aimant est fixe ensemble avec les bobines fixées sur les fers polaires de cet aimant, et que le fer de l'induit tourne seul, en vue de déplacement rotatif des lignes de force magnétiques, suivant constructions spé- ciales, d'ailleurs connues.