Appareil de changement de vitesse progressif. Cette invention a pour objet un .appareil de changement de vitesse progressif compor tant une série d'organes qui oscillent autour d'axes fixes sous le commande d'au moins une came rotative tournant .autour d'un axe central et qui sont .accouplés pendant chacune de leurs oscillations dans un sens déterminé avec des couronnes dentées tournant libre ment autour des mêmes axes fixes et engre nant .avec -un pignon .central récepteur, ladite came étant capable de présenter au contact desdits organes oscillants une saillie de hau teur variable, ce qui permet de modifier à vo lonté l'amplitude - des oscillations imprimées à ces derniers et par suite la vitesse trans mise au pignon central récepteur.
Le dessin ci-annexé à titre d'exemple montre schématiquement plusieurs formes d'exécution de l'appareil suivant .cette inven tion.
Lai fig. 1 est une coupe verticale faite suivant l'axe des arbres moteur et récepteur; La fig. 2 est une coupe transversale faite suivant les lignes A-A, B-B, C-C, D-D de la fig. 1; La fig. 3 est une vue partielle montrant une partie de l'appareil dans une autre po sition;
Les fig. 4 et 5 montrent en élévation et en plan une came à profil déformable; La fig. 6 est une coupe d'une seconde forme d'exécution de l'appareil par l'axe commun des arbres primaire et secondaire; La fig. 7 est une .coupe par la ligne A-A de la fig. 6; La fig. 8 est une coupe par<B>la,</B> ligne B-B de la. même figure; Les fig. 9 et 10 sont une élévation et un plan d'une came à déplacement axial; La fig. 11 est une élévation par bout de la même came;
La fig. 12 est une coupe diamétrale d'une troisième forme de l'appareil, cette coupe étant faite en partie suivant la, ligne G-G et en partie suivant la ligne H-H da la fig. 13; La fig. 13 montre les couronnes dentées et le pignon central en élévation; La fig. 14 indique des détails d'un ap pareil comportant une came d'une seule pièce;
Les fig. 15 et 16 se rapportent à. une forme d'exécution de l'appareil suivant l'in vention dans laquelle les organes oscillants sont commandés desmodroniquement; La fig. 15 est une coupe longitudinale de l'appareil; La fig. 16 en est une coupe transversale. 1 désigne le bâti de l'appareil, 2 l'arbre moteur et 3 l'arbre récepteur.
Sur l'extrémité méplate 4 de l'arbre mo teur 2 peut glisser diamétralement une came 5, qui présente à -cet effet une mortaise 6. La périphérie de cette came, lorsqu'elle est convenablement excentrée (fig. 3) vient sou lever successivement quatre, organes oscillants ou balanciers 7, oscillant autour d'axes fixes 8 portés par le bâti. Ces -oscillations sont transmises dans le sens voulu à des couronnes dentées 9 qui tournent librement sur des bos sages fixes 1.0 concentriques aux axes 8, et qui engrènent continuellement avec le pignon central 11 solidaire de l'arbre récepteur 3.
Pour produire l'excentration variable de la came 5, on a prévu le dispositif suivant: la came porte une crémaillère 12 et engrène avec un secteur denté 13, dont l'axe d'oscillation. est porté par un support 14 fixé sur l'arbre mo teur 2, et qui est solidaire d'un autre sec teur denté 15 engrenant avec une crémaillère 16 parallèle à l'arbre 2.
Cette crémaillère 16 est solidaire d'une bague 17 qui peut à la fois tourner avec l'arbre, 2 et se déplacer axialement. On obtient ce dernier déplace ment au moyen d'un manchon 18, qui peut glisser sur l'arbre 2, mais qui est guidé de façon à ne pouvoir tourner, et d'un levier 19 qui pivote autour de l'arbre 2 et qui est muni d'un ergot 20 glissant dans une rai nure hélicoïdale 21 du manchon 18. L'oscilla.- tion du levier 19 oblige ainsi le manchon de s'avancer ou de reculer et celui-ci entraîne la bague 17 par l'intermédiaire de roulements à billes 22 et 23.
La partie agissante de la came 5 .a un profil ce b en forme d'épicycloïde afin d'im primer .aux balanciers 7 une vitesse d'os cillation sensiblement constante autour de leurs axes 8, en les repoussant par leur som met d, suivant le sens de rotation voulu.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 3, le profil<I>a b</I> est invariable. Par contre, dans la variante indiquée aux fig. 4 et 5, la came 5 porte deux segments 24 et 25 pouvant osciller l'un par rapport à l'autre et formant ensemble, un profil a <I>e b</I> légèrement variable, afin de réaliser, avec une plus grande précision, la. constance vou lue dans la vitesse d'oscillation des balanciers quelle que soit la, grandeur de l'excentration donnée à la came.
Le déplacement relatif nécessaire des éléments 24 et 25 pourra être assuré auto matiquement en fonction de l'excentration de la. came 5, par tous moyens convenables, par exemple au moyen de cames auxiliaires sur lesquelles ces éléments seront appuyés et qui tourneront en rapport avec l'excentration de la came 5.
Pour transmettra l'oscillation du balan cier à la couronne 9 pendant toute la- période utile (fig. 1), sur l'axe 8 est disposé un pla teau d'embrayage 30 coulissant, dont le moyeu 31, de section polygonale, glisse libre ment dans l'ouverture également polygonale du balancier, de sorte .que celui-ci entraîne le plateau 30 dans ses oscillations. D'autre part, le plateau 30 porte des griffes 32 des tinées Ù, s'engager entre d'autres griffes 33 ménagées sur la couronne 9, de sorte qu'il suffit de pousser le plateau 30 vers la. cou ronne, à l'encontre de l'action d'un ressort de rappel 34, pour produire l'accouplement voulu.
Les déplacements du plateau d'embrayage 30 sont obtenus, au moyen de leviers à four chette 35 oscillant autour d'axes 36 dans un évidement du balancier, les fourchettes étant articulées dans des logements du moyeu 31 et les extrémités opposées étant munies d'un galet 36; d'autre part, la came 5 porte à sa. périphérie une nervure 37 terminée par une rampe 38 qui vient repousser latéralement le galet 36 au moment où la rampe a b com mence à repousser le balancier 7, de manière à produire le déplacement du plateau 30 et par conséquent l'embrayage dès le début de l'oscillation à vitesse constante du balancier.
A la fin de cette oscillation, la nervure 37 abandonne le galet 36 et le débrayage est assuré par l'action du ressort 34.
Comme le balancier 7 est susceptible de fonctionner dans deux positions différentes (fig. 2 et, 3), il porte deux leviers à. fourchette 35 semblables, dont les galets 36 viennent alterna tivement se placer en c (fig. 2) ou en d (fig. 3) pour être actionnés semblable- ment par la. nervure 37.
Afin de diminuer les frottements et l'u sure les arrêtes c et d -du balancier peuvent être munies d'une rangée de billes ou de galets 39 contre lesquels portera la came 5.
Pour faire basculer les balanciers 7 afin de renverser la marche, on a prévu une cou ronne 40 concentrique à l'arbre 2 et oscillant autour d'un plateau fixe 41 sous la com mande du conducteur, qui agit par exemple sur une manette 42.
Entre des axes 43 fixés sur les balanciers et des axes 44 fixés sur le plateau fixe 41 sont tendus des ressorts à boudin 45 qui tendent à faire tourner les ba lanciers 40 dans un sens ou dans l'autre dès qu'on leur fait franchir la position médiane pour laquelle les ressorts sont dirigés radia- lement. Dans la couronne 40 sont ménagés des évidements 46 à travers lesquels les axes 43 peuvent se mouvoir librement et dont les extrémités 47 servent à entraîner ces axes quand il s'agit de faire basculer les balan ciers. Sous l'action de rappel des ressorts 45 les balanciers viennent s'appuyer par l'une ou l'autre de leurs arêtes c (fig. 2) ou d (fig. 3) contre des butées 49 formées sur un plateau fixe 50.
Le fonctionnement est le suivant: La came 5 étant à la position représentée aux fig. 1 et 2<B>où</B> son axe coïncide avec l'axe des arbres 2, 3 cette came tourne sans toucher les balanciers 7, et la nervure 37 ne touche pas les galets 36. Il en résulte que les couronnes 9 et l'arbre récepteur 3 ne sont pas entraînés et sont libres de tourner dans les deux sens. C'est le point mort.
Si l'on déplace le levier 19 de manière à excentrer la -came 5, les balanciers 7 occu pant la position indiquée à la fig. 2 reçoi vent sur leur arête c l'action de la rampe<I>a,</I> b et oscillent les uns après les autres; en même temps, la nervure 37 repousse à chaque fois le galet 36 correspondant et produit ainsi l'embrayage de la couronne 9 respective afin que le balancier oscillant dans le sens de la flèche x entraîne cette couronne et fasse tourner le pignon 11 dans le sens voulu y. Après le passage de la rampe, le ressort 34 débraye la couronne 9 et le ressort 45 rappelle le balancier contre la butée 49 cor respondante.
Plus l'excentration de la came 5 sera grande, plus grande sera l'amplitude d'oscil lation des balanciers dans le même temps et par conséquent plus grande sera la vitesse angulaire transmise aux couronnes 9 et au pignon récepteur.
Lorsque la vitesse imprimée à ce pignon est égale à celle de l'arbre moteur, il est avantageux de' mettre en prise directe les arbres 2 et 3 afin d'éviter un travail inutile du mécanisme. Dans ce but, on utilise, par exemple, un coulisseau prismatique 51 cou lissant dans un logement de même forme de l'arbre moteur 2 et pouvant s'engager sous l'action d'un ressort 52 dans un logement de forme correspondante 53 ménagé dans l'ar bre 3.
Le coulisseau 51 peut être déplacé -un moyen d'un levier à fourchette 54 oscillant en 55 sur l'arbre 2 et tournant avec celui-ci, l'extrémité de .ce levier étant munie d'un galet 56 qui roule contre un disque 57. Ce dernier, guidé de façon à glisser sur l'arbre 2, sans pouvoir tourner par rapport au bâti, est poussé dans un sens par des ressorts 58 plus puissants que le ressort 52 et peut être déplacé en sens inverse par l'action de rampes 59 et 60 formées les unes sur le disque 57, les autres sur le moyeu du levier 19.
Quand ce dernier est tourné à la position pour la- quelle la vitesse transmise à l'arbre récepteur est égale à celle de l'arbre moteur, les rampes 59 se trouvent repoussées par les rampes 60 et le disque 57 laisse le levier 54 libre d'os- #,iller de sorte que le coulisseau 51 embraye l'arbre 3 avec l'arbre 2 sous l'action du res sort 52.
Dans ces conditions, on peut amener le levier 42 à sa position moyenne telle que les balanciers 7 se trouvent hors de contact avec la came 5. Au besoin, ce résultat pourra, être produit automatiquement grâce à une liaison appropriée entre les leviers 19 et -12.
Pour revenir au point mort, on ramènera, en arrière le levier 19, ce qui déterminera, d'une part, le dégagement du coulisseau 51 sous la poussée antagoniste des ressorts 58, et d'autre part, la diminution progressive de l'excentration de la rampe a. b, ce qui réduira jusqu'à zéro les impulsions transmises aux balanciers.
Enfin si l'on veut renverser le sens de la marche, on fera basculer les balanciers en dé plaçant suffisamment la manette 42 dans le sens de la flèche x (fi-. 2) de sorte que ce seront les arêtes<B>d</B> qui subiront l'action de la. came 5 dès que celle-ci sera de nouveau excen trée (fi,,. 3). Le fonctionnement sera le même que pour la: marche avant et, la. vitesse de l'arbre récepteur pourra être augmentée progressivement en arrière comme en avant jusqu'à. une même valeur absolue.
Dans le but de permettre de donner aux couronnes 9 le plus grand diamètre possible, il pourra. être avantageux de placer ces cou ronnes dans deux plans différents, d'une ma nière alternée, en utilisant alors un pignon 11 suffisamment long. D'ailleurs on pourra, varier le nombre des couronnes et des ba lanciers disposés autour de l'a.xe de l'appareil.
Dans le cas où le renversement de marche ne sera .pas nécessaire, l'appareil décrit pourra, être simplifié par suppression des organes relatifs à cette fonction.
Les fig. 6 à 11 montrent diverses modi fications à l'appareil ci-dessus décrit en vue de le simplifier, de rendre meilleur son équi librage et d'augmenter son rendement mé canique. A cet effet, l'embrayage commandé est supprimé et remplacé par un encliquetage instantané fonctionnant automatiquement.
Les organes oscillants ne comportent plus qu'un seul bras rte levier 65, la marche arrière étant réalisée au moyen d'un grand pignon 67 à denture intérieure qui vient en grener avec les couronnes dentées satellites, 9, alors que le pignon central. 11 se trouve au contraire débrayé d'avec ces dites cou ronnes.
Une deuxième came exactement semblable à, celle de la première forme d'exécution dé crite est disposée symétriquement par rap port à. l'axe cle l'arbre _? et ces deux cames 5, 5a sont excentrées également et simultané ment. Il cri résulte que l'effort sur chaque bras de levier est réduit de moitié, et que cet effort est transmis à la fois sur les extrémités d'un même diamètre, ce qui évite les effets de torsion et de porte-à-faux sur le pignon central, et donne un équilibrage parfait, évi tant les vibrations (le l'arbre secondaire.
L'encliquetage qui remplace l'embrayage commandé est représenté sur la. fig. 8; . il comporte des dents de loup 61 taillées dans les couronnes dentées 9, qui sont au nombre de quatre, par exemple, et diamétralement opposées deux par deux, et avec lesquelles engrènent des cliquets 6?; ces derniers sont portés par des roues 6-1- solidaires des leviers 65 qui s'appuient par des galets 66 sur les éléments 25 et \?5a des cames 5 et 5a sous l'action de ressorts non représentés.
Ces cames sont disposées symétriquement par rapport ù l'axe de l'arbre 2 et sont excen trées toutes les deux en même temps et de la môme quantité par un seul mouvement chi levier 19.
Ce mouvement est transmis par let cré maillères 16, les secteurs 15 et 13 et les cré maillères 12.
Le fonctionnement est le suivant: Lorsque le levier 19 est au point mort, les cames 5 et 5a forment un chemin de rou lement circulaire sur lequel roulent les galets 66; les leviers 65 restent immobiles et aucun mouvement n'est transmis à l'arbre secon daire 3.
Si l'on agit sur le levier 19 de façon à excentrer les cames 5 et 5a, les couronnes 9 reçoivent un mouvement de rotation inter mittent par l'intermédiaire des leviers 65 et des encliquetages, et ce mouvement est trans mis à l'arbre 3 par le pignon 11. Ce mouve ment est continu parce que, lorsque deux couronnes opposées cessent d'agir, les cou ronnes disposées sur le diamètre perpendicu laire au premier commencent à travailler.
Pour réaliser la marche arrière, le dispo sitif utilisé est le suivant: Le pignon 67 à denture intérieure est monté sur l'arbre 3 de façon à l'entrainer dans son mouvement de rotation, mais à pou voir se déplacer longitudinalement sur cet arbre.
Ce pignon peut venir en prise avec les couronnes 9 et son déplacement est commandé par une fourchette 68. De même, le pignon 11 est monté coulissant sur l'arbre 3 et est com mandé par une fourchette 69.
Les fourchettes 68 et 69 peuvent pivoter respectivement autour d'axes 70 et 71 soli daires du bâti et viennent s'articuler sur un tourillon 72 porté par une tige de ma- naeuvre 73.
En abaissant cette tige 73, on fait écarter les deux fourchettes l'une de l'autre, ce qui débraye le pignon 11 et embraye le pignon 67; inversement, si on relève la tige 73, on embraye le pignon 11 et on débraye le pignon 67; on peut ainsi changer le sens de rotation de l'arbre 3.
Il doit être entendu que l'espacement des cliquets 62 est choisi par rapport à celui des dents des couronnes 9 de manière que le temps perdu au début de chaque encliquetage ne puisse jamais atteindre qu'une valeur ex trêmement petite: par exemple, si le nombre in des cliquets est premier avec le nombre 7z des dents, le jeu angulaire du temps perdu est au plus égal à
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Au lieu d'encliquetages â denture, on pourra d'ailleurs utiliser des encliquetages silencieux du genre des roues libres etc.
Au lieu d'une came à excentration; va, riable composée de plusieurs éléments telle que celle des fig. 4 et 5, on pourra utiliser une came d'une seule pièce susceptible d'être déplacée axialement et présentant aux diffé rents points de sa longueur des profils dont les excentricités varient progressivement.
Cette came présente à ses extrémités des portions cylindriques 74 et 75 de diamètre différents et vers le milieu de sa longueur un profil transversal 76 de forme allongée; les .ares K <I>L</I> et<I>M N</I> de ce profil sont de pré férence des arcs d'épicycloïde et tracés de manière à imprimer aux organes oscillants appuyés par des ressorts contre la périphérie de la came, des oscillations à vitesse cons tante.
Si l'on coupe la. came par une série de plans 1, 2, 3, 4, 5, 6 ... perpendiculaires à son axe, les différents profils obtenus va rient progressivement du cercle 74 à la courbe 76 et de celle-ci au cercle 75, comme il res sort du dessin.
Il suffira par suite de déplacer cette came axialement dans un sens ou dans l'autre par tout moyen de commande convenable, pour augmenter ou diminuer l'amplitude des os cillations des satellites et varier en consé quence la vitesse transmisse à l'arbre récep teur.
Les fig. 12, 13 et 14 montrent d'autres modifications apportées à l'appareil en vue de le simplifier, d'augmenter le rendement en prise directe, au point mort et de diminuer l'usure de l'appareil, de permettre une marche arrière égale en tous points à la marche avant, et de rendre automatique la commande de changement de vitesse.
La simplification que présente la. forme d'exécution représentée aux fig. 12 et 13 consiste en ce que le chariot 17 taillé en cré maillère pour actionner les secteurs 15 est entrainé directement par l'arbre moteur 2 dans son mouvement de rotation, ce qui évite l'intercalation du manchon 18 avec roulement à billes précédemment décrit. Ce chariot peut être actionné soit automatiquement comme on le verra plus loin,
soit par un levier à main 77 qui pivote autour d'un axe 78 et qui peut déplacer au moyen de son extrémité à fourche 79 deux bagues conceptriques 80 et 81 sépa rées par un roulement à. billes. La bague intérieure 80, en venant s'appuyer sur un épaulement 98 du chariot 17, permet de pous ser ce chariot dans le sens de la flèche (fig. 12), le mouvement inverse du -chariot est pro duit soit par la. pression des leviers 65 sur la came 25 par suite de la résistance exercée sur l'arbre 3, résistance qui se manifestera.
par une diminution de vitesse de cet arbre, soit au moyen d'un ergot qui rendra le cha riot 17 solidaire de la bague 80 dans ce mou vement de retour.
L'augmentation de rendement et la réduc tion de l'usure en prise directe -et au point mort sont obtenues dans le cas d'un appareil comportant une came déformable, tel que celui représenté aux fib. 12 et 13, par les moyens suivants:
Un doigt 82 est articulé au moyen d'un axe à rouleau 83 dans une rainure 8-1 du levier de changement de vitesse<B>77.</B> Au mo ment où les vitesses des arbres 2 et 3 seront égales, l'extrémité 85 de ce doigt, taillée en sifflet, poussera par l'intermédiaire d'un segment 86 la tête d'un verrou 87 dont l'ex trémité opposée viendra tomber dans une en coche 88 pratiquée sur le levier 65 et immo bilisera ce dernier pendant la. marche en prise directe; dès que l'arbre récepteur 3 ralentira, le levier 77 reviendra en avant, l'extrémité du verrou 87 sortira de son logement 88 et un ressort 89 remettra en contact. le rouleau 66 du levier avec la came déformable 25.
L'ap pareil représenté comporte deux couronnes qa et 9b, auxquelles correspondent deux ver rous 87 semblables. Ces verrous sont com mandés à la, fois par un même segment 86 qui est maintenu toujours parallèle à lui même par un ou plusieurs ressorts 90 con venablement placés; ce segment, attaqué en son milieu par le doigt 82, présente aux points voulus, le profil convenable pour agir sur les deux verrous. Au peint mort, le fonctionnement a lieu comme dans les formes d'exécution précédem ment décrites, comportant une came défor- mable.
Dans le cas d'un appareil comportant une came d'une seule pièce, telle que celle décrite ci-dessus, oit obtient le même ava.ntabe par le moyen suivant <B>(fi()'.</B> l.4).
Au point. mort et en prise directe, le levier 65 (fib. 1?) poussé par le ressort 89 ut muni à son extrémité d'une forte bille 91, vient reposer sur des couronnes cylindriques, res pectivement 75 et 74, montées sur billes au tour des extrémités de la came 76.
Le frot tement de roulement des billes entre la came 76 et la bague 74 ou 75 est moindre que celui de la, bille 91 entre ladite bague et le levier 65 augmenté dit frottement de glisse ment entre la bille 91. et les parois de son logement. Il en résulte que la. bague sur la quelle la, bille 91 s'appuie cesse d'être en traînée dans la, rotation de la came 76 et que la bille cesse de rouler.
La. forme d'exécution montrée aux fig. 12 et 13 comporte encore une modification qui permet d'obtenir une marche arrière égale à la marche avant, ce qui est avantageux quand l'appareil est appliqué par exemple à une voiture motrice pour voies ferrées.
Les deux couronnes dentées 9a et 9b sont seulement, combinées avec des disques 64 levier 65> et mues directement par ceux-ci. Elles sont disposées dans un même plan, leurs centres étant situés sur des rayons à peu près à 90 par rapport à l'axe de l'arbre 3.
Les deux autres couronnes 9e et 9d en- .grènent respectivement avec les couronnes 9a et 9b, mais sont placées dans un plan- en re trait par rapport an précédent.
D'autre part, le pignon 11, accouplé<B>à</B> l'arbre secondaire 3 par des pans de façon à pouvoir coulisser, a une épaisseur moindre que les couronnes de sorte qu'il petit engrener tantôt avec 9a et 9b qui tournent toujours clans un même :eus, tantôt avec 9e et<B>9d</B> qui tournent toujours dans le sens contraire. Si l'on veut obtenir la marche arrière, il suffit de déplacer le pignon 11 à l'aide d'un levier 92 qu'on .amène de la position figurée en traits pleins à celle du tracé pointillé.
Dans ce mouvement, le pignon 11 quitte les couronnes 9a et 9b et engrène avec les .cou ronnes 9e et 9d. Ces couronnes ayant le même diamètre que les couronnes 9a et 9b trans mettent à l'arbre 3 exactement les mêmes vitesses que dans la marche avant mais en sens inverse.
Afin d'obtenir l'automaticité de la. com mande de changement de vitesse, on .a attaché à l'extrémité du chariot 17 des bras 93 arti- culés à des masses 94 qui sont, d'autre part, reliées par d'autres bras 95 à l'arbre moteur 2. La sensibilité de ce régulateur à force centrifuge est augmentée par des ressorts 96 convenablement placés.
Le nombre des masses peut être quelcon que. Leur ensemble forme un collier exten sible entraîné par l'arbre moteur. Soit v la. vitesse de calage du moteur et V la vitesse de régime; le poids des masses, la forme et l'emplacement des ressorts sont calculés pour qu'à la vitesse v les masses restent en 6qui- libre contre l'arbre moteur et que pour la vitesse V, elles aient leur écartement maxi mum.
Dans le cas où l'appareil est monté sur un véhicule automobile, et si après le lance ment du moteur, l'arbre 2, par suite de l'ou verture du papillon chi gaz, tourne à la vi tesse V, les masses ne pourront d'abord s'é carter car elles resteront maintenues par l'ex trémité de la couronne 80 sur laquelle les bras 93 prennent appui.
Pour le départ de la voiture, il suffira donc de porter doucement le levier 77 vers sa position indiquée en pointillé, le régula teur entrera. en fonction et, poussant douce ment le chariot 17, provoquera le démarrage puis peu à peu la prise directe; à partir du démarrage il n'y aura plus à s'occuper du levier 77 de changement de vitesse.
Dés que la résistance fera diminuer la vitesse de l'arbre récepteur 3, cette diminu tion de vitesse se fera sentir sur l'arbre 2, car pour chaque position déterminée du cha riot 17, le rapport des vitesses des arbres 2 et 3 est aussi déterminé; les masses 94 se rapprocheront èt diminueront automatique ment l'excentration des cames déformables 25.
Il est à remarquer que la force centrifuge agissant sur ces cames facilitera le mouve ment longitudinal du chariot.
Si par suite d'un incident quelconque on veut obtenir brusquement le point mort, c'est- à-dire débrayer instantanément l'arbre mo teur d'avec l'arbre récepteur, il suffira de pousser le levier -du changement de vitesse 77 de la position indiquée en pointillé à la position de repos ou simplement de serrer les freins < l bloc.
La prise directe est obtenue par l'engagement de l'extrémité du chariot 17 sur le bossage central 97 du pignon récep teur, l'âme de ce chariot et -ce bossage ayant une forme polygonale semblable à celle de l'extrémité de l'arbre 2: Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 15 et 16 (sur la fig. 15 on n'a représenté qu'un seul -organe oscillant 64a, les autres -comportant les mêmes organes), les organes 64a et 64e sont exactement sembla bles entre eux; les organes 64b et 64d sont aussi exactement semblables entre eux, mais diffèrent des organes 64a et 640- en ce que leur partie cylindrique est plus longue;
les couronnes 9a, 9b, 9c et 9d entraînant l'arbre récepteur 3 sont placées: 9a et 9c sur un même plan, et 9b et 9d sont décalées latérale ment de la largeur de la couronne.
L'appareil est représenté en un point .mort, c'est-à-dire le rouleau d'entraînement 100 monté sur l'organe 64a étant immobile à quel ques dixièmes de millimètres de son chemin de roulement et maintenu clans cette position: d'une part, par un ressort 101 et, d'autre part, par un taquet fixe 102; l'organe oscil lant 64a porte un rouleau de rappel 103 qui est montré soulevé de façon à passer au- dessus de -.aines indéformables 104 sans les toucher.
Lorsque en ma.no?uvrant un levier 105 .on enfonce des portions de cône 106 sous les cames déformables 107, ces cames, pivotant autour de leurs axes 108 et 109 viennent im primer un balancement aux organes oscil lants 6-1a, 6-1b, 64c, 64d qui donnent le mou vement â. l'arbre 3 par l'intermédiaire des couronnes 9a, 9c ou 9b, 9d;
le balancement terminé, le rouleau 10(l poussé par le ressort <B>101</B> descend la rampe (le la. came déformable jusqu'à ce que le rouleau de rappel 103 venant rouler sur la came 10-1, ramène le r(I:uleau 1(_l0 et par suite l'organe oscillant 6-1a à son point de départ. On voit que si le mouvement très rapide empêche le ressort de fonctionner comme ressort de rappel, le rou leau<B>103</B> prendra appui sur la. came 104 à -un endroit variable, mais le contact; aura toujours lieu quelle que soit la<B>,</B> vitesse de ro tation;
par suite du passage forcé du rou leau de rappel 103 sur la. came 101, le rou leau 100 reviendra. à chaque fois à son point (1e départ pour donner une nouvelle impul sion à la. couronne dentée.
Chacune des cames déformables se com pose de deux parties: l'une 1(17 pouvant pi voter autour de l'axe 1.08, l'autre 110 pivo tant autour de l'axe<B>109;</B> l'axe 11_l8 est fixé dans (les flancs 111 et 11? d'un manchon ou bobine porte-canie;
l'axe 1(E9 peut se mouvoir dans une rainure des mêmes flancs qui li mite le mouvement d'excentration de la came, enfin l'extrémité de la. came porte un petit er-ot <B>113</B> qui coulisse dans une rainure des flancs pour également limiter l'excentration de cette came. Ces dispositions sont. néces saires à. cause de la force centrifu--e qui ten drait à chasser les cames vers l'extérieur.
Les deux cames déformables peuvent être excentrées au moyen d'un manchon porte coing llq entraîné par l'arbre primaire 2 dans son mouvement de rotation, mais pou vant se déplacer longitudinalement et pro longé par des languettes 106 en forme de coin et de profil approprié. Ces languettes soulèvent les canics lorsqu'on déplace le man chon en agissant sur le levier de com mande 105.
Le levier de commande<B>105</B> porte deux ergots symétriques 115 qui s'engagent dans des rainures hélicoïdales 116 tracées dans un chariot 117 à l'intérieur duquel tourne le manchon 11.1. Ce chariot avance ou recule guidé par deux ei@sots 118 qui suivent une rainure 119 et fait avancer ou reculer le m.a.n- chon porte-coins 114.
Les cames mobiles sont montées à l'inté rieur du manchon ayant la. forme d'une bo bine et portant les deux flancs 111 et 112; ce ma,nclion est inoide à pan: sur l'arbre mo teur et porte des ouvertures pour le passage (les coins<B>106</B> et pour le passage et le jeu des axes 108,<B>1</B>09, 113.
La ,joue ou flanc 111 de la bobine porte eaines porte deux naines 10-1 à profil épicy- cloïdal. sur lesquelles viennent prendre appui les rouleaux de rapl)(#1 <B>103;</B> leur profil est tel que le rouleau de rappel 103 en roulant jusqu'à leur extréniit@# rappelle d'un mouve ment uniforme le rouleau<B>100</B> au pied de la. came déformable.
Les cames déformables et fixes ont un profil épi.c@-eloïilal tel qu'elles impriment des vitesses égales sur uii angle de rotation de 95 de sorte due, l'entraînement des couron nes chevauchant sur cinq degrés, il ne peut y avoir de discontinuité dans le mouvement d'entraînement (lui ainsi est absolument con tinu.
La. prise directe se fait, d'une part, par l'accouplement (lis arbres moteur et récep teur comme il a été expliqué ci-dessus.
L'immobilisation des orzmnes oscillants lors de la prise directe est obtenue de la. fa çon suivante: Lorsque le tenon 1.15 du levier 105 est à l'extrémité de la. rainure hélicoïdale 116, le levier peut continuer à se déplacer sans entraîner ni faire mouvoir le manchon porte- coins 11.1: dans ce dernier mouvement, un tenon 1\i0 est poussé par une rampe ménagée dans le levier et. pousse le rouleau (le rappel 103 en écrasant le ressort 121;
la came 104 vient alors circuler dans un évidement et n'attaque plus le rouleau 103, tout le sys tème reste immobile. Des évidements 122 sont pratiqués dans les organes oscillants pour les alléger ainsi que clans les rouleaux 100 et 103.
EMI0009.0001
Enfin <SEP> les <SEP> couronnes <SEP> 9 <SEP> peuvent <SEP> être <SEP> entraî nées <SEP> par <SEP> des <SEP> rouleaux <SEP> 123 <SEP> poussés <SEP> par <SEP> des
<tb> ressoris <SEP> sur <SEP> une <SEP> rampe <SEP> 124 <SEP> et <SEP> qui <SEP> rendent
<tb> solidaires <SEP> chaque <SEP> couronne <SEP> et <SEP> l'organe <SEP> oscil lant <SEP> respectif <SEP> lorsque <SEP> ce <SEP> dernier <SEP> tourne <SEP> dans
<tb> le <SEP> sens <SEP> de <SEP> la <SEP> flèche <SEP> (fi-. <SEP> 16).